Ce dimanche 1er février prendra part la première manche de la FDJ United Series, avec le Grand Prix La Marseillaise. Dans une formule remaniée, la 48e édition sera amputée d’une vingtaine de kilomètres par rapport aux années précédentes. Si le scénario reste toujours aussi indécis entre les attaquants de la dernière heure et les sprinteurs, la seule certitude que l’on pourra avoir, au départ du Château Gombert, sera que le Poitevin, Valentin Ferron, ne se succèdera pas à lui-même. Profil du Grand Prix La Marseillaise 2026 © La Flamme Rouge Point météorologique du Grand Prix La Marseillaise 2026 Le temps sera clément du côté de la Cote d’Azur. Là où le vent de Nord-Ouest soufflera de manière défavorable, dans le final menant au Vélodrome de Marseille. Tout en soulignant que sa faible puissance, seulement 7 km/h, ne freinera pas les velléités. Description des secteurs clés du Grand Prix La Marseillaise 2026 Pour la 48e édition, la Route des Crêtes, introduite en 2016, ne figurera pas au parcours. Le Grand Prix d’ouverture de la saison, en France, a choisi de se priver de sa montée emblématique afin d’écarter une descente jugée trop périlleuse. Les impératifs de sécurité ayant primé sur les considérations sportives, c’est à contrecœur, mais dans le respect de la volonté des acteurs de la course, qui en réclamaient l’éviction, que le traditionnel juge de paix fait ses adieux à l’épreuve marseillaise. En écartant ce rempart depuis La Ciotat (3.4 kilomètres à 8 %), les chances des sprinteurs s’en trouvent considérablement renforcées. Désormais, tout se jouera dans le col de la Gineste, un col qui n’en a que le nom. Sur ses 7.4 kilomètres à 3.1 %, les grimpeurs avaient pour habitude d’y faire parler la poudre. Mais cette année, les spécialistes des hauteurs ont choisi de faire l’impasse sur cette première manche de la FDJ United Series. La scène est donc laissée aux puncheurs, chargés de tenter d’y créer la décision et de se défaire des plus grosses cuisses. De quoi promettre, comme à l’accoutumé, un final à couteaux tirés, avant une plongée sous haute tension dans les rues de la métropole marseillaise. 9.8 kilomètres de l’arrivée : sommet du Col de la Gineste, suivi de la redescente rapide vers Marseille 5 kilomètres de l’arrivée : passage droite, sans encombre 4.3 kilomètres de l’arrivée : bas de la descente, à ce point la route sera en faux plat descendant 2.1 kilomètres de l’arrivée : entrée sur le Boulevard Michelet pour rejoindre les abords de l’Orange Vélodrome, où la ligne d’arrivée a retrouvé sa place Flamme Rouge Vue depuis la ligne d’arrivée Les engagés du Grand Prix La Marseillaise 2026 Data powered by FirstCycling.com Les favoris du Grand Prix La Marseillaise 2026 Meilleure équipe française de 2025, et de très loin, les Decathlon CMA-CGM s’élanceront avec le statut de grands favoris. Déjà détentrice du record de Top 10 (37) et de podium (10), la formation savoyarde vise un cinquième succès, après ceux d’Aurélien Paret-Peintre (2021), Benoît Cosnefroy (2020), Alexandre Geniez (2018) et Marco Saligari (1998). Un nouveau triomphe installerait définitivement l’équipe comme la référence indiscutable de cette première manche de la Coupe de France. Pour mener à bien cette mission, Paul Lapeira et Noa Isidore entendent prendre le Col de la Gineste d’une main de fer. Les deux puncheurs français se relaieront, à tour de rôle, pour user leurs adversaires, les esseuler et surtout s’isoler, à minima en compagnie de coureurs moins explosifs qu’eux. L’ancien Champion de France aura, quoi qu’il arrive, la priorité en cas de sprint réduit. Jordan Labrosse pourrait également jouer les jokers dans une course que les hommes de Nicolas Guillé chercheront à durcir au maximum, au fil des 2365 mètres de déclivité, à digérer en 3 heures et demie d’effort. Pour les épauler dans cette entreprise, les Groupama – FDJ United ne devraient pas se montrer avares d’efforts. Dans ce registre, Ewen Costiou apparaît comme la meilleure carte à abattre, tandis que les néo-pros Maxime Decomble et Victor Loulergue pourraient constituer des atouts à conserver dans la manche. En cas de sprint réduit, la question reste ouverte : Axel Huens n’est pas le plus rapide, mais il devrait se montrer plus endurant que Cyril Barthe. Si le scénario d’un sprint réduit tient la corde dans les pronostics, c’est parce que nombre d’équipes entendent miser sur leur homme le plus rapide. La Cofidis en offre l’illustration parfaite. Bryan Coquard devrait d’autant plus apprécier la simplification du tracé. Et si Jenthe Biermans et Alexis Renard parviennent à s’inviter dans l’emballage final, la formation nordiste disposera, très nettement, du meilleur train. Il faudra, à tout le moins, un tel alignement des planètes pour mener à bien l’opération « remontée en World Tour ». Pour le Coq, l’équation passera d’abord par le col de la Gineste, où il faudra se débarrasser du facteur x, qu’est le sprinteur de TotalEnergies : Emilien Jeannière. Convaincant lors de sa rentrée sur la Communauté de Valence, le Vendéen ne dispose toutefois pas de tous les arguments pour plaider pleinement en sa faveur. D’abord, sa science du placement lors d’un sprint n’est pas la plus innée. Ensuite, sa présence dans le final n’est en rien garantie. Les attaques dans la Gineste, malgré un vent contraire, pourraient le repousser trop loin de la tête. La question serait moins épineuse si la puissance du vent venait à forcir. Enfin, une course durcie devrait davantage sourire à Alexandre Delettre, loin d’être le dernier des manchots en comité réduit. Non invités sur le prochain Tour de France, les Unibet Rose Rockets devront, tout au long de la saison, démontrer qu’ils ont les armes et la légitimité nécessaires pour prétendre à une wild card sur la plus grande course du monde. À la lumière de 2025, Lukáš Kubiš sera, une nouvelle fois, appelé à porter son équipe vers les sommets. À l’inverse du sprinteur français, le Slovaque est un véritable génie du placement, ce qui rendra toute tentative de surprise, dans le sprint ou dans la Gineste, particulièrement délicate. La