Going Full Gas

Previews

Monuments, Previews

Liège-Bastogne-Liège 2026

Présentation du parcours et des favoris de la 112e édition de Liège-Bastogne-Liège. Une édition de la Doyenne des Classiques marquée par un truel au sommet entre Tadej Pogačar, monument de son temps, Paul Seixas, prodige de son sport et de Remco Evenepoel, qui est à un tournant de sa carrière. Plus qu’un enjeu sportif, chacun va devoir se surpasser pour conquérir le quatrième Monument de la saison.

Monuments, Previews

Paris-Roubaix 2026

Preview de Paris-Roubaix 2026 : au delà du mythe de l’Enfer du Nord, la légende est en passe d’être écrite sur les pavés rugueux des Hauts-de-France. Mathieu van der Poel réussira-t-il à contrecarrer les plans de Tadej Pogačar, dans sa quête des cinq Monuments sur une année calendaire, en réalisant un quadruplé inédit.

Monuments

Milano-Sanremo 2026

Plan de Milan – San Remo 2026 © R.C.S. Ce samedi 21 mars 2026 s’élancera la 117e édition de la Primavera, le premier Monument de la saison cycliste. À 10 h 10 précisément, le peloton prendra le départ d’une interminable traversée vernale de la Lombardie, avant d’atteindre la côte Ligure. Depuis quelques années, la classique printanière, « Milan – San Remo », a pris une toute nouvelle dimension. La quête perpétuelle du succès de Tadej Pogačar sur la via Roma a, contre toute attente, scellé, de plus en plus, le scénario d’une course particulièrement indécise. Mais les échecs constants du double Champion du Monde, dominateur cannibale des courses World Tour du plateau, n’en rendent pas moins le final, de ce long déroulé barbant, toujours plus exaltant. Profil de Milan – San Remo 2026 © R.C.S. Point météorologique de Milan – San Remo 2026 https://www.meteoam.it/it/meteo-citta/sanremo Alors que les prévisions météorologiques initiales annonçaient un vent favorable à une semaine de l’événement printanier le plus attendu, la donne a finalement changé. Au moment où le peloton atteindra la côte ligure au niveau de Gênes, un léger vent de sud-ouest se mettra en travers de leur route. Aux antipodes des prédictions de lundi dernier, les conditions météorologiques prévues ce samedi s’annoncent bien différentes. © MyWindSock sLoin du vent portant espéré, ce sera un nouveau caillou qui viendra se loger dans la chaussure de Tadej Pogačar et de l’équipe UAE Team Emirates, en cette année 2026. Les émiratis devront composer avec ces conditions défavorables et faire preuve d’une grande adaptabilité tactique pour espérer, enfin, s’imposer sur la via Roma. Points clés de Milan – San Remo 2026 Chaque année, certains imaginent les scénarii les plus fous autour du Passo del Turchino (2.4 kilomètres à 5.1 %) et sa descente rapide et scabreuse. Malheureusement, toute tentative ne restera qu’un fantasme de suiveurs un peu candides. https://veloviewer.com/segments/3045945 51.6 kilomètres de l’arrivée : le Capo Mele (1.7 kilomètre à 4.3 %), après 250 kilomètres de course, fait son apparition. Bien connu des aficionados du Trofeo Laigueglia, le premier des trois Capi mythique est le point de déclenchement d’une course à l’élimination des moins résistants. https://veloviewer.com/segments/11138886 46.7 kilomètres de l’arrivée : le Capo Cervo (1.5 kilomètre à 2.9 %) permet de fondre vers Diano Marina 38.9 kilomètres de l’arrivée : le Capo Berta (1.9 kilomètre à 6.4 %) devra, sans doute, cette fois-ci, être scruté de très près. Point de bascule, le dernier des capi pourrait servir le plan émirati afin de préparer le terrain à leur plan « Cipressa ».  27.3 kilomètres de l’arrivée : pied de la Cipressa où chaque année, embouteillage il y a pour les coureurs les plus mal placés. La montée à plein régime du Capo Berta doit servir à être placé au mieux dans les rues d’Impéria, afin de ne pas se faire déborder à l’approche de la Cipressa. 21.7 kilomètres de l’arrivée : la Cipressa (5.6 kilomètre à 4.1 %) est-elle devenue le nouveau juge de paix de Milan – San Remo ? En ayant réussi le coup en 2025, après l’attaque décisive de Gabrielle Colombo, 29 ans auparavant, les UAE émirates ont clairement rebattu les cartes de la Classique des sprinteurs.  Année Temps d'ascension Vitesse moyenne 2025 8:55 37.38 km/h 2024 9:35 35.69 km/h 2023 9:50 34.78 km/h 2022 9:30 36.00 km/h 2021 10:02 34.09 km/h 2020 10:30 32.57 km/h 2019 10:26 32.78 km/h 2018 10:29 32.62 km/h 2017 9:50 34.78 km/h 2016 10:00 34.20 km/h 2015 10:14 33.42 km/h 2014 10:30 32.57 km/h 2013 10:49 31.62 km/h 2012 10:20 33.10 km/h 2011 9:47 34.96 km/h 2010 10:05 33.92 km/h 2009 9:45 35.08 km/h 2008 10:08 33.75 km/h 2007 9:56 34.43 km/h 2006 9:55 34.49 km/h 2005 9:57 34.37 km/h 2004 10:01 34.14 km/h 2003 9:55 34.49 km/h 2002 10:24 32.88 km/h 2001 9:35 35.69 km/h 2000 9:50 34.78 km/h 1999 9:28 36.13 km/h 1998 9:38 35.50 km/h 1997 9:42 35.26 km/h 1996 9:19 36.71 km/h Ces derniers sont en incapacité de monter la Cipressa, en moins de 9 minutes. Ce que Mathieu van der Poel et Tadej Pogačar ont fait, et sont en capacité de rééditer pareille exploit. Les nombreuses reconnaissances, en compagnie de Niccolò Bonifazio, resté dans les mémoires pour sa descente à tombeau ouvert en 2019, finiront-elles par porter leurs fruits ? Rien n’est moins sûr. 5.6 kilomètres de l’arrivée : si ces repérages en amont ne suffisent pas à faire la différence, tout se jouera alors dans le Poggio (3.6 kilomètres à 3.7 %) qui sera le juge arbitre, comme il l’a toujours été au XXIe siècle… Enfin jusqu’à ce que Pogačar comprenne qu’il aura des difficultés à se défaire de tous ses adversaires. À la bascule, la descente du Poggio ne sera pas sans risque. Pour certains comme Tom Pidcock ou Matej Mohorič, l’option est simple : sans cesse à la limite, soit ça passe, soit ça casse. 2.4 kilomètres de l’arrivée : pied de la descente du Poggio. 900 mètres de l’arrivée : pied de la descente du Poggio. 700 mètres de l’arrivée : pied de la descente du Poggio. Vue depuis la ligne d’arrivée Les favoris de Milan – San Remo 2026 Jusqu’à présent, Milan – San Remo est une équation insoluble pour Tadej Pogačar. Il a beau retourner le problème dans tous les sens, ajuster les compositions d’équipe, tenter différentes approches du final, le verdict reste inchangé : Mathieu van der Poel s’impose comme la réponse finale. Cette 117e édition, l’équation semble se complexifier. Plusieurs inconnues viennent perturber le schéma établi et soulève plusieurs interrogations : – Comment manœuvrer une montée record de la Cipressa, selon toute vraisemblance, freinée par un vent défavorable ? – Doit-on être le plus frais possible dans les « Caps » ou y aller « full gas » ? En filigrane, c’est toute l’approche « économe » de la Cipressa, choisie en 2025, qui pourrait être repensée. – Les absences de Jhonatan Narvaez et Tim Wellens peuvent-elles être pallier par Jan Christen et Isaac del Toro ? – Faut-il basculer seul au sommet ou s’appuyer de Torito pour les 9 kilomètres de

course d'un jour, Previews

Omloop Het Nieuwsblad 2026

Plan de l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 © Flanders Classics Ce samedi 28 février 2026 s’élancera la 81e édition de l’Omloop Het Nieuwsblad. Comme chaque année, la classique parcourue sur les routes de la Flandre orientale ouvre le bal des « Flandriennes ». Profil de l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 © Flanders Classics Point météorologique de l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 Beaucoup mentionne les risques de pluie, ce samedi dans la région de Bruxelles. Seulement, cette affirmation tend à être exagérée. Les chances de voir la pluie s’abattre seront de 53 %. Rien n’est donc inscrit dans le marbre. Pire encore, les prévisions mentionnent des pluies éparses chiffrées de 0.002 à 0.004 inch/h. Traduisible par 0.051 à 0.102 mm/h, ce qui concèdont-le est, à peine, un petit crachin. Pas de quoi être alarmé par d’éventuelles routes humides. Si l’on fouille un peu plus, le modèle Arome annonce des pluies bien plus importantes, au niveau de Ninove, mais aux alentours de 19 h. Le point véritable intéressant reposera sur le vent de Ouest-Sud-Ouest, qui portera les coureurs dans la phase finale pour rallier la ligne d’arrivée à Ninove. D’une puissance de 34 km/h, en moyenne, selon MyWindSock, les dégâts que le vent devraient faire ne seront pas pour arranger les sprinteurs qui voudront une arrivée réduite, comme l’année passée. Points clés de l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 https://veloviewer.com/segment/608892 Entre le kilomètre 111 (sortie d’Oosterzele) et le kilomètre 145, la course devrait subir un temps mort. La partie sera abordée de manière défavorable. De quoi attendre le moneytime. Attention cependant, ladite phase décisive pourrait intervenir plus rapidement qu’escomptée ; plus précisément dès l’Eikenberg, à 63 kilomètres de l’arrivée. Le pied de l’Eikenberg (1 200 mètres pavés, à 5.2 %) devrait être un des premiers points de tension. Tout simplement car au delà des routes étroites et pavées, l’élastique pourrait casser très rapidement au sommet. La zone sera exposée au vent ; d’abord trois quart dos, avant d’être de côté sur le Holleweg (700 mètres pavés). https://veloviewer.com/segments/19631579 Si le peloton venait à survivre aux premières estocades de marque, le Wolvenberg (645 mètres à 7.9 %) pourrait servir d’anticipation du point névralgique de la course. Un peloton lancé à vive allure, une épingle à 90° sur la gauche, une route étroite et pavée, voici tous les ingrédients pour morceler le peloton au sommet du Molenberg. Montée emblématique avec ses 463 mètres à 7 %, c’est la campagne au sommet qui permet aux différents groupes de prendre du champ sur un peloton, qui devra d’abord se reformer avant de mener la chasse. https://veloviewer.com/segments/608903 Le puissant vent portant couplé à la présence de Mathieu van der Poel implique un choix multiple sur les lieux d’attaque décisifs. Le Berendries (940 mètres à 7 %), plus connu sous le nom du « Pidcock Berg », a tout de l’encouragement aux mouvements pour les puncheurs. https://x.com/tarmacycling/status/2025845415669637213?s=20 D’autant que cette année, la phase transitoire entre le Berendries et le Mur de Grammont s’est, quelque peu, durcie. La question est de savoir si le Tenbosse (500 mètres à 6.1 %) et le Parikelberg (800 mètres à 4.4 %) pourront véritablement couper la chasse. A l’instar de la côte des Forges, entre la côte de la Redoute et la Roche-aux-Faucons, sur le parcours de la Doyenne, lesdits bergs pourraient n’être que des écrans de fumée. Ces derniers, asphaltés, semblent trop courts et peu sélectifs pour être un frein à une meute en chasse gardée. 15.7 kilomètres de l’arrivée : le Mur de Grammont (475 mètres à 9.3 %) cristallise le cœur des attentions depuis des années. Ses plus forts pourcentages (19.8 %) ne laissent plus de place aux doutes sur les hommes forts qui auront le loisir de prendre des mètres précieux sur la meute. 11.8 kilomètres de l’arrivée : le Bosberg (980 mètres à 5.8 %) est impitoyable. Rectiligne, la sortie des pavés au sommet est tout aussi destructrice que sa montée. En sortant du bois, les coureurs sont à bien des égards pris au vent sur la continuité du faux plat bétonné. Cette année, le dernier berg de cette 81e édition se franchira avec un vent de dos. 4.5 kilomètres de l’arrivée : virage à gauche, potentiellement stratégique avec le terre-plein central en fonction de la taille du groupe. 1.1 kilomètre de l’arrivée : dernier tournant, avant une arrivée finale en léger faux plat montant. Vue depuis la ligne d’arrivée Les favoris de l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 Pour sa première participation à l’Omloop Het Nieuwsblad, Mathieu van der Poel s’aligne comme l’homme à abattre. « Pour suivre Mathieu, il me manque encore 50 watts » ou encore « sa présence signifie aussi que mes chances de victoire diminuent » disaient Arnaud de Lie et Tim Wellens au sujet du choix du sociétaire de la Alpecin – Premier Tech d’être au départ de la classique d’ouverture de la saison. Comment leur donner tort ? Depuis l’annonce de son nom dans les coureurs engagés, la course est de suite devenue plus lisible. Trois groupes de coureurs peuvent être listés. Ceux qui n’ont aucune chance à la régulière et tenteront ainsi d’anticiper son action. Le problème étant que MVDP est un coureur aux multiples tours de passe-passe, capable de lancer ses offensives à plus de 50 kilomètres de l’arrivée. Ceux qui tenteront de le suivre, au risque d’en payer le tribut plus tard dans la course, notamment dans l’enchainement final Mur de Grammont-Bosberg. Et enfin, ceux qui tenteront d’arrêter l’hémorragie. On peut penser aux sprinteurs, désireux d’être relégué le moins loin possible au sommet du Bosberg. Ce sera notamment le cas de Jasper Philipsen, qui restera en backup en cas de sprint réduit, dans les rues de Ninove. Bien que privé de Jasper Stuyven, le Wolfpack reprend des couleurs en 2026. Gardien de deux victoires autoritaires sur les routes d’Algarve, Paul Magnier a une revanche à prendre sur l’édition 2025. Le français de la Soudal – Quick Step arrive avec le plein de confiance, tout en étant conscient de la marche qui le sépare avec un coureur d’exception comme Mathieu van der Poel. Son profil faisant de plus en plus

courses par étape, Previews

Volta a la Comunitat Valenciana 2026 – Etape 1

Profil de l’étape 1 de la Volta Comunitat Valenciana 2026 © vueltacv.com Ce mercredi 4 février 2026 s’élancera la première étape de la 77e édition de la Volta a la Comunitat Valenciana Gran Premi Banc Sabadell. Une étape, sans l’ombre d’une difficulté, promise à un sprint massif, après 1 605 mètres de déclivité proposés sur les 160 kilomètres à parcourir entre Segorbe et Llegada. Profil de l’étape 1 de la Volta Comunitat Valenciana 2026 © vueltacv.com Point météorologique de l’étape 1 de la Volta Comunitat Valenciana 2026 Le temps sera doux avec son soleil et ses 15°C d’annoncés. Le vent quant à lui soufflera depuis le Sud-Ouest, ce qui implique que la journée sera rapide. Même s’il baissera en intensité du départ (24km/h) à l’arrivée (5km/h), il faudra se méfier de ne pas laisser de gros gaziers en échappée. De craintes que ces derniers ne réussissent l’impossible face à un peloton peu au faite des choses. Description du final de l’étape 1 de la Volta Comunitat Valenciana 2026 Même si le pied de la seule difficulté répertoriée, le Puerto del Madroño (4.8 kilomètres à 4%) sera située à 38 kilomètres de l’arrivée, il conviendra pour tous les leaders de rester alerte. Le revêtement de ladite montée ne sera pas des plus propres et la route ne sera pas non plus la plus large. Il ne faudra pas s’attendre à une course de mouvement, en la gravissant puisque la chaussée retrouvera par la suite une étendue ordinaire. 22.1 kilomètres de l’arrivée : sommet du dernier repecho non répertorié, dont le profil est ci-dessus 18 kilomètres de l’arrivée : pour rallier l’arrivée, la vision sur l’avant de la course ne sera pas à l’avantage de fuyards. Il faudra pour autant rester concentré, pour ne pas ruiner son printemps en chutant bêtement. Fort heureusement, ce sera la seule zone de danger éventuelle jusqu’au derniers hectomètres de course. 4.6 kilomètres de l’arrivée : bifurcation sur la droite, où la position sera déjà importante, sans être vitale. Immédiatement, il faudra serrer la droite sur une rue qui deviendra étroite et dont les trottoirs sur la droite de la chaussée peuvent être piégeux. 4.4 kilomètres de l’arrivée : si le placement n’est pas vital, c’est bien entendu parce que la route ne sera pas étroite très longtemps. Attention tout de même, tout le monde voudra être en tête pour éviter la moindre cassure, qui deviendrait  3.4 kilomètres de l’arrivée : virage à 90°C sur la droite. 3.3 kilomètres de l’arrivée : entrée dans la zone de sprint où la neutralisation des temps se fera. D’avis personnel, il aurait mieux valu la mettre à 4.6 pour minimiser au mieux la tension entre peloton des sprinteurs et peloton des leaders. 1.8 kilomètre de l’arrivée : passage sur la droite Vue depuis la ligne d’arrivée Les engagés de la Volta Comunitat Valenciana 2026 Data powered by FirstCycling.com Les favoris de la première étape de la Volta Comunitat Valenciana 2026 Sans l’ombre d’un sprinteur de classe au départ de cette 77é édition de la Volta a la Comunitat Valenciana, les Lidl-Trek auront fière allure avec leur train. Mads Pedersen bénéficiera des services de Mathias Vacek pour l’emmener au mieux. Là où Martin Pedersen devra gérer le rôle de P2 et où Mathias Sunekær Norsgaard jouera les rôles d’ouvreur. Une aubaine sur un sprint plat dont il n’est pas le plus friand face à une grosse concurrence. C’est justement la faiblesse de celle-ci qui favorise nettement un meilleur placement du sociétaire de la Lidl-Trek. Sachant que rares sont les rentrées qu’il a pu raté depuis quatre-cinq ans. Très généralement, la Danish Dynamite a de la poudre dans les jambes, dès les premiers jours de course. Pour la simple et bonne raison que la campagne de classiques arrive à grand pas et que cette dernière est citée à un moment charnière dans sa saison.  Mais pour se faire, le Danois devra se défaire de Biniam Girmay qui lui aussi n’est pas dans son A-game sur un sprint en très léger faux plat descendant. Lewis Askey serait là pour déposer au mieux l’Erythréen, transfuge de la Intermarché – Wanty. qui aurait préféré un sprint ascendant plutôt qu’en faux plat descendant. La patte NSN est séduisante sur le papier avec Tom van Asbroeck, spécialiste des bons débuts de saison et Riley Sheenan, qui s’est parfois mué en excellent poisson pilote. On aura en mémoire, l’étape d’ouverture de l’Artic Race of Norway. Seulement, ces hommes vont devoir mettre en place des automatismes très rapidement autour de leur nouveau sprinteur. La véritable inquiétude que l’on pourrait avoir, c’est la question du placement avec un Erythréen qui a tendance à se faire chahuter et perdre des placements. Son train devra regarder celui des Lidl-Trek dans les yeux, pour espérer ne pas démarrer son sprint de trop loin. Bien que vainqueur surprise du Trofeo Palma, Arne Marit ne sera pas celui qui obtiendra la faveur des suffrages. Sans train, le Belge va devoir se débrouiller tout seul. Pour espérer lever les bras, il devra suivre les bonnes roues… Et qui sait peut être bénéficier d’un bon coup de pouce de Remco Evenepoel, qui a par le passé, donné de sa personne pour son sprinteur. Maintenant, si l’on doit parler de sprinteurs accompagnés par un train, Ben Turner a bien plus d’éléments en sa faveur que le sociétaire de la Red Bull – Bora Hansgrohe. Seulement, comme la quasi-totalité des sprinteurs présents, Big Ben a une préférence pour les sprints ascendants. Pour entrevoir la victoire Tobias Foss devra parfaitement emmener le kilomètre final, pour déposer au mieux Kim Heiduk qui n’aura qu’à ouvrir le plus tard la porte à son sprinteur. Prédiction Une victoire de Mads Pedersen qui ne souffrira d’aucune contestation.

course d'un jour, Previews

Grand Prix La Marseillaise 2026

Ce dimanche 1er février prendra part la première manche de la FDJ United Series, avec le Grand Prix La Marseillaise. Dans une formule remaniée, la 48e édition sera amputée d’une vingtaine de kilomètres par rapport aux années précédentes. Si le scénario reste toujours aussi indécis entre les attaquants de la dernière heure et les sprinteurs, la seule certitude que l’on pourra avoir, au départ du Château Gombert, sera que le Poitevin, Valentin Ferron, ne se succèdera pas à lui-même.  Profil du Grand Prix La Marseillaise 2026 © La Flamme Rouge Point météorologique du Grand Prix La Marseillaise 2026 Le temps sera clément du côté de la Cote d’Azur. Là où le vent de Nord-Ouest soufflera de manière défavorable, dans le final menant au Vélodrome de Marseille. Tout en soulignant que sa faible puissance, seulement 7 km/h, ne freinera pas les velléités.  Description des secteurs clés du Grand Prix La Marseillaise 2026 Pour la 48e édition, la Route des Crêtes, introduite en 2016, ne figurera pas au parcours. Le Grand Prix d’ouverture de la saison, en France, a choisi de se priver de sa montée emblématique afin d’écarter une descente jugée trop périlleuse. Les impératifs de sécurité ayant primé sur les considérations sportives, c’est à contrecœur, mais dans le respect de la volonté des acteurs de la course, qui en réclamaient l’éviction, que le traditionnel juge de paix fait ses adieux à l’épreuve marseillaise. En écartant ce rempart depuis La Ciotat (3.4 kilomètres à 8 %), les chances des sprinteurs s’en trouvent considérablement renforcées. Désormais, tout se jouera dans le col de la Gineste, un col qui n’en a que le nom. Sur ses 7.4 kilomètres à 3.1 %, les grimpeurs avaient pour habitude d’y faire parler la poudre. Mais cette année, les spécialistes des hauteurs ont choisi de faire l’impasse sur cette première manche de la FDJ United Series. La scène est donc laissée aux puncheurs, chargés de tenter d’y créer la décision et de se défaire des plus grosses cuisses. De quoi promettre, comme à l’accoutumé, un final à couteaux tirés, avant une plongée sous haute tension dans les rues de la métropole marseillaise. 9.8 kilomètres de l’arrivée : sommet du Col de la Gineste, suivi de la redescente rapide vers Marseille  5 kilomètres de l’arrivée : passage droite, sans encombre  4.3 kilomètres de l’arrivée : bas de la descente, à ce point la route sera en faux plat descendant  2.1 kilomètres de l’arrivée : entrée sur le Boulevard Michelet pour rejoindre les abords de l’Orange Vélodrome, où la ligne d’arrivée a retrouvé sa place Flamme Rouge Vue depuis la ligne d’arrivée  Les engagés du Grand Prix La Marseillaise 2026 Data powered by FirstCycling.com Les favoris du Grand Prix La Marseillaise 2026 Meilleure équipe française de 2025, et de très loin, les Decathlon CMA-CGM s’élanceront avec le statut de grands favoris. Déjà détentrice du record de Top 10 (37) et de podium (10), la formation savoyarde vise un cinquième succès, après ceux d’Aurélien Paret-Peintre (2021), Benoît Cosnefroy (2020), Alexandre Geniez (2018) et Marco Saligari (1998). Un nouveau triomphe installerait définitivement l’équipe comme la référence indiscutable de cette première manche de la Coupe de France. Pour mener à bien cette mission, Paul Lapeira et Noa Isidore entendent prendre le Col de la Gineste d’une main de fer. Les deux puncheurs français se relaieront, à tour de rôle, pour user leurs adversaires, les esseuler et surtout s’isoler, à minima en compagnie de coureurs moins explosifs qu’eux. L’ancien Champion de France aura, quoi qu’il arrive, la priorité en cas de sprint réduit. Jordan Labrosse pourrait également jouer les jokers dans une course que les hommes de Nicolas Guillé chercheront à durcir au maximum, au fil des 2365 mètres de déclivité, à digérer en 3 heures et demie d’effort. Pour les épauler dans cette entreprise, les Groupama – FDJ United ne devraient pas se montrer avares d’efforts. Dans ce registre, Ewen Costiou apparaît comme la meilleure carte à abattre, tandis que les néo-pros Maxime Decomble et Victor Loulergue pourraient constituer des atouts à conserver dans la manche. En cas de sprint réduit, la question reste ouverte : Axel Huens n’est pas le plus rapide, mais il devrait se montrer plus endurant que Cyril Barthe. Si le scénario d’un sprint réduit tient la corde dans les pronostics, c’est parce que nombre d’équipes entendent miser sur leur homme le plus rapide. La Cofidis en offre l’illustration parfaite. Bryan Coquard devrait d’autant plus apprécier la simplification du tracé. Et si Jenthe Biermans et Alexis Renard parviennent à s’inviter dans l’emballage final, la formation nordiste disposera, très nettement, du meilleur train. Il faudra, à tout le moins, un tel alignement des planètes pour mener à bien l’opération « remontée en World Tour ». Pour le Coq, l’équation passera d’abord par le col de la Gineste, où il faudra se débarrasser du facteur x, qu’est le sprinteur de TotalEnergies : Emilien Jeannière. Convaincant lors de sa rentrée sur la Communauté de Valence, le Vendéen ne dispose toutefois pas de tous les arguments pour plaider pleinement en sa faveur. D’abord, sa science du placement lors d’un sprint n’est pas la plus innée. Ensuite, sa présence dans le final n’est en rien garantie. Les attaques dans la Gineste, malgré un vent contraire, pourraient le repousser trop loin de la tête. La question serait moins épineuse si la puissance du vent venait à forcir. Enfin, une course durcie devrait davantage sourire à Alexandre Delettre, loin d’être le dernier des manchots en comité réduit. Non invités sur le prochain Tour de France, les Unibet Rose Rockets devront, tout au long de la saison, démontrer qu’ils ont les armes et la légitimité nécessaires pour prétendre à une wild card sur la plus grande course du monde. À la lumière de 2025, Lukáš Kubiš sera, une nouvelle fois, appelé à porter son équipe vers les sommets. À l’inverse du sprinteur français, le Slovaque est un véritable génie du placement, ce qui rendra toute tentative de surprise, dans le sprint ou dans la Gineste, particulièrement délicate. La

course d'un jour, Previews

Trofeo Calvià – Challenge Ciclista Mallorca 2026

Ce mercredi 28 janvier prendra part la 25e édition du Trofeo Calvià, première des cinq manches indépendantes du Challenge Mallorca. Malgré les courses au sein de la communauté de Valence, une semaine auparavant, celles dans les Îles Baléares marquent le début des hostilités, en Europe. Profil du Trofeo Calvià 2026 © https://vueltamallorca.com/challenge-mallorca/trofeos/trofeo-calvia Point météorologique du Trofeo Calvià 2026 Si la pluie ne devrait quitter le peloton du départ à l’arrivée ; la puissance du vent fera, quant à elle, les grands huit. En quittant la Baie de Palma, à Palmanova, celui-ci baissera en intensité. Avant de reprendre en puissance dans le final, en quittant le relief du côté d’Andratx, pour rallier la ligne d’arrivée. Description de la difficulté majeure du Trofeo Calvià 2026 Niché au cœur des côtes de la Serra Tramuntana, le final (traditionnel) du Trofeo Calvià est promis à un final décousue et explosif. Dans sa globalité, l’avant-course ne bouge que très peu. Si Brandon McNulty, en 2022, s’était extirpé avant le Coll den Claret (2.8 kilomètres à 4.5 %). Il apparaît peu probable que les plus téméraires se lancent dans une telle chevauchée, avec un vent de Sud-Ouest. Une direction qui rendra, toute une portion, de près de 36 kilomètres, abordée de manière défavorable. Majoritairement couvert, la Carretera d’Andratx (4.1 kilomètres à 4.7 %, non répertoriée) a été, lors de l’édition passée, le lieu du saut de puce de Jan Christen et Marc Hirschi sur la tête de course. Néanmoins, le Coll de Sa Gramola (3.5 kilomètres à 4.9 %) sera le dernier point où le vent sera de face fera son office. Ce qui pourrait verrouiller un peu plus la course sur sa phase finale. Dès lors, il conviendra de se tourner vers les descentes humides pour observer quelques cassures opportunes et sur le Coll Sa Coma (2.6 kilomètres à 5.8 %, non répertorié), pour profiter des derniers morceaux de relief, à près d’une quinzaine de kilomètres de l’arrivée. 15.3 kilomètres de l’arrivée : sommet de ladite difficulté, suivi d’une portion mal plate 12.4 kilomètres de l’arrivée : début d’une longue portion en descente vers Calvià 6 kilomètres de l’arrivée : fin de la portion descendante 2.9 kilomètres de l’arrivée : descente vers Palmanova, où Marc Hirschi, en compagnie d’Antonio Morgado, essaya de faire le jump sur le trio de tête (Jan Christen, Christian Scaroni et Frederik Wandahl), en 2025 1.4 kilomètre de l’arrivée : passage à droite 1.1 kilomètre de l’arrivée : passage à droite 850 mètres de l’arrivée : passage à droite 500 mètres de l’arrivée : dernier tournant à droite 500 mètres de l’arrivée Les engagés du Trofeo Calvià 2026 Data powered by FirstCycling.com Les favoris du Trofeo Calvià 2026 Chaque course où ils seront alignés, les coureurs émiratis seront les grands favoris. Déjà présent, pour les accessits en 2025, António Morgado doit être le nom à pointer. Le moustachu Portugais possède toutes les qualités pour s’imposer dans les rues de Palmanova : punchy, rapide et adepte du mauvais temps. C’est d’ailleurs cette qualité qu’il faudra posséder pour tirer la quintessence de cette manche du Challenge Mallorca. Comment la UAE Emirates va-t-elle manœuvrer ? Telle est la question. Les hommes de Simone Pedrazzini ont l’avantage du nombre. Benoît Cosnefroy peut être une solution de repli, mais n’a guère été flamboyant lors de sa reprise. Pavel Sivakov est contraint d’arriver en solitaire, là où un coureur comme Nils Politt a plus de marge.   Déjà vainqueur à la Classica Camp de Morvedre, Christian Scaroni a une revanche à prendre sur les coureurs émiratis sur les routes du Trofeo Calvià. Sur sa lancée de 2025, le sociétaire de la XDS Astana a déjà fait le plein de confiance. Il est probablement la clé de voute du scénario de cette manche. Si l’Italien pose une cacahuète dans l’une des montées du jour, les hommes rapides n’auront que peu de chance de se disputer la victoire. Aux vues de la condition de ses coéquipiers, il est fort à parier qu’Arjen Lyvins soit le plus à même de l’accompagner le plus loin possible afin de pouvoir profiter du nombre. Dans le même registre que Scaroni, Marc Hirschi lorsqu’il fait un temps de chien. Chirurgical sur les classes 1, lors de ses années émiraties, le petit suisse a perdu de sa superbe sur les courses d’une journée. Sans être ridicule pour autant, l’année 2025 a été couronnée de moins de succès. Le Bernois sera le capitaine de route d’une équipe de novices chez la Tudor, ce qui laisse à penser qu’il devra principalement sur lui-même pour lever les bras sur la Passeig Mar. Derrière ce trio de puncheurs, les sprinteurs polyvalents de la Jayco-AlUla ont le vent en poupe. Michael Matthews et Andrea Vendrame ont commencé de fort belle manière la saison. Le premier en s’adjuvant le Gran Premio Castellón, signant sa seizième saison professionnelle couronnée d’au moins une victoire sur les dix-sept que compte sa très belle carrière. Mais c’est probablement sur le transfuge de la Decathlon – AG2R La Mondiale qu’il faudra compter. Virevoltant sur le Puerto del Garbí, l’Italien est très certainement le coureur le mieux taillé pour cette épreuve détrempée. Lorsque l’on pense aux mouvements de course sur les descentes rendues périlleuses, sous des trompes d’eau, il pointe en tête de liste des dynamiteurs, qui n’attendent que ce moment, tel un renard des surfaces prêt à bondir devant la balle. Naturellement, les conditions à la dure sont toujours l’occasion d’observer les Uno-X Mobility se sublimer. Magnus Cort Nielsen est toujours un nom qui a le vent en poupe, pour mettre la balle au fond. Malheureusement, le Danois n’est jamais meilleur après plusieurs jours de course. Rarement, le moustachu, natif de Bornholm, est performant sur les courses d’un jour. Ce qui rend sa carte des plus incertaines. Doit-on se tourner plutôt vers des noms comme Sakarias Koller Løland, vainqueur surprise de la Veneto Classic ou comme Markus Hoelgaard, qui possède bien plus de références. Somme toute des prétendants aux bonnes places, plutôt qu’à la victoire. L’évolution de Jon Barrenetxea sera l’une des curiosités de la saison, du côté des Movistar. L’équipe

Retour en haut