Etape 21 Tour de France 2021

Chatou – Paris Champs Elysées : 108.4 kilomètres pour clôturer la 108e édition du Tour de France. Véritable gala de clôture, le peloton parade sous une neutralisation générale dans les abords de la Capitale, en raison des festivités. Le porteur du maillot jaune y exculte fièrement sa coupe de champagne. Ce n’est pas une étape au format traditionnel comme sur les autres Grands Tours. La 21e étape du Tour est plus une exhibition qu’une vraie course à enjeux. Ce n’est qu’en rentrant sur le circuit final, à savoir le célèbre critérium des Champs que la course se déclenche. Prestigieuse et mythique arrivée, y lever les bras est l’apanage des meilleurs sprinteurs. Il n’est donc pas un hasard de voir les hommes les plus rapides y mettre tout en œuvre pour y triompher sous l’Arc de Triomphe.

une arrivée trop formatée

Pour voir un coureur seul réussir à s’imposer en solitaire, il faut remonter à l’attaque au kilomètre d’Alexander Vinokourov en 2005.

Mais le vainqueur du sprint se décide à l’accoutumée dans les 300 derniers mètres de la ligne droite finale. Dans une très large majorité des cas, virer dans les trois premiers assurent la victoire :

editionvainqueurposition au dernier virage
2020Sam BennettDeuxième
2019Caleb EwanSeptième
2018Alexander KristoffTroisième
2017Dylan GroenewegenDeuxième
2016André GreipelQuatrième
2015André GreipelHuitième
2014Marcel KittelTroisième
2013Marcel KittelDeuxième
2012Marc CavendishDeuxième
2011Marc Cavendish Troisième
2010Marc Cavendish Quatrième
2009Marc Cavendish Deuxième
2008Gert SteegmansDeuxième
2007Daniele BennatiDeuxième
2006Thor HushovdTroisième

Seulement, l’arrivée est déplacée à 700 mètres cette année après le virage de l’Obélisque de Louxor en sortant de la rue de Rivoli. Ce qui modifie considérablement la structure du sprint où le placement est minoré sans être ignoré. Les trains devront modifier leur habitude et repousser le lancement de leur sprinteur sur l’Avenue.

vers un vainqueur historique ?

Mark Cavendish blijft voor derde ritzege Wout van Aert en Jasper Philipsen  voor - Wielrennen - Sportmagazine

Mark Cavendish signe un retour en grâce. Après deux années de disette, le sprinteur de la Deceuninck Quick Step est en passe de devenir le recordman absolu de victoires sur le Tour de France. Auteur de 34 victoires tout au long de sa carrière, le Manx Missile partage les honneurs avec le grand Eddy Merckx. Tout au long de la Grande Boucle, son train se sera illustré. Que ce soit à Valence ou à Carcassonne, le travail de Kasper Asgreen aura été étirer le peloton. Son contre-la-montre de Saint Emilion avec une deuxième place derrière Wout van Aert atteste de la fraîcheur du danois. Une fois le relai appuyé sur près d’un kilomètre, le jeune Davide Ballerini entrait en jeu à 800 mètres de l’arrivée ne déposant que Michael Morkov à 200 mètres de la ligne. La clé de la réussite de Cavendish qui en temps normal aurait dû être déposé à 200-250 mètres par son poisson pilote. Seulement les derniers virages dans les 300 derniers mètres ont parachevé les exigeances du placement que ces sprints imposés pour y lever les bras. Un détail qui n’aura lieu dans une arrivée en boulevard. Mais le Cav’ a démontré se débrouiller à merveille dans un boulevard comme sa victoire à Châteauroux. Comme un symbole, c’est sur les Champs que Cavendish pourrait rentrer dans l’histoire.

Je veux essayer de faire le sprint [dimanche], c’est une étape spéciale. Gagner sur les Champs, c’est quelque chose que chaque coureur veut. Je ne veux pas rater ma chance quand elle se présente.

wout van aert au micro de france télévision

Wout van Aert est à une victoire de rentrer dans l’histoire. Mais pour se faire, il faut gagner une étape au sprint. Coincidence fortuite, le plus « beau sprint du monde » est cette occasion. Car il faut le souligner : gagner une étape chronométrée, une étape au sprint et une étape de montagne n’est pas dans les cordes de tout le monde… surtout sur une même édition de la Grande Boucle. C’est à quoi se frottera le champion de Belgique, s’il venait à gagner sur les Champs. Rééditant l’exploit de Bernard Hinault en 1979, c’est dire la taille de l’exploit quand seul Eddy Merckx a réussi pareille performance par deux fois (1970 et 1974).
Mais la participation du coureur de la Jumbo-Visma pourrait être mise en doute. Soulignons d’entrée que son avion en partance pour Tokyo ne sera que quatre heures après l’étape. Ce qui laisse peu de marge de manoeuvres alors qu’une victoire implique tout ce qui est d’ordre protocolaire : contrôle antidopage, cérémonie protocolaire. Auxquels s’ajoutent toutes les problématiques des transports. Mais quand WVA dit, WVA fait. Déjà l’an passé, le belge avait assuré que sa participation au sprint des Champs Elysées n’était pas entachée par ses ambitions pour le mondial d’Imola. Alors qu’on sait qu’un sprint est toujours synonyme de chutes. C’est donc un double vainqueur qui pourrait signer une triplé dont deux victoires d’affilée après son triomphe de la veille dans le vignoble de Saint Emilion. Et à ce jeu, le sprint en léger faux plat montant pavé lui sied à merveille. La forme n’est pas à remettre en cause, au contraire. Il a plus que démontrer être prêt pour les Jeux Olympiques.
L’absence d’un train peut lui faire défaut mais ses qualités de crossman lui font souvent honneur. Passé maître dans l’art du placement, WVA pourra compter à la fois sur le travail des autres trains comme de Mike Teunissen dans le final pour espérer décrocher une victoire de prestique.

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Si le maillot vert est sans conteste l’imbattable, Jasper Philipsen a démontré être d’une régularité sans égale. Gardien de cinq podiums, il est sur le papier le sprinteur le plus dangereux pour l’homme de l’Île de Man. A l’instar de van Aert, le sprint des Champs lui va comme un gant. Ce qui en fait assurément une menace. Évidemment, l’absence de Tim Merlier et Mathieu van der Poel dans le train sont un point noir. Mais le train Alpecin-Fenix reste entièrement dévoué à son sprinteur belge qui peut profiter du travail de son compatriote Jonas Rickaert dans les derniers mètres pour filer vers une nouvelle place d’honneur. Si ce n’est mieux.

Tour de France - Michael Matthews : «C'était une belle opportunité»

Michael Matthews 4e à Fougères et 5e à Valence pourrait profiter une concurrence étiolée par les chutes et abandons du gré de Tour. Se défaire du train des Deceuninck sera extrêmement compliqué. Mais la perspective du record augment

AG2R Citroën Team

Un fond de Top 10 serait optimiste, le Tour est finie.

Bahrain Victorious

Sonny Colbrelli a toujours eu du mal dans la bataille du positionnement. La rue de Rivoli devrait le faire reculer.

Bora – Hansgrohe

Passer de poisson pilote à sprinteur n’est jamais aisé. Daniel Oss emmènera probablement Ide Schelling

Astana – Premier Tech

Voir Alex Aranburu dans la boîte sera surprenant.

Cofidis

Un fond de Top 5 serait déjà bien.

Deceuninck – Quick-Step

En route pour briser le record de Merckx avec Mark Cavendish

EF Education – NIPPO

Magnus Cort Nielsen pour profiter lui aussi d’un plateau de sprinteurs décimé.

Groupama – FDJ

Une solution : la late attack de Stefan Küng… « Bon chance »

Ineos Grenadiers

A l’image du Tour, les Grenadiers seront plus spectateurs qu’acteurs.

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

Boy van Poppel pour emmener son frère Danny vers un Top 10

Israel Start-Up Nation

La dernière de Dédé Greipel sur les Champs. Une page se tourne.

Jumbo – Visma

WOUT VAN AERT, rien de plus à ajouter.

Lotto Soudal

Si des coureurs tenteront d’animer les Champs de seront ceux de la Lotto Soudal.

Movistar Team

Ivan Garcia Cortina a peu d’espoir

Team BikeExchange

Si Matthews n’est pas présent, Luka Mezgec représentera une nouvelle fois la victorieuse Slovénie.

Team DSM

Le meilleur train derrière celui de la DQS pour le décevant Cees Bol.

Team Qhubeka Assos

La grosse carcasse de Max Walscheid pour un Top 10

Trek – Segafredo

Mads Pedersen se sent bien et sera la carte sprint. Mais la question sera après tant de sprint non disputé. Pourra-t-il être dans la boîte ?

UAE Team Emirates

L’heure est à la fête pour célébrer main dans la main le second sacre de Tedej Pocar qui en appelle d’autres.

Alpecin – Fenix

All-in Philipsen

B&B Hotels P/B KTM

Un super combatif, le Tour est réussi. Cyril Barthe ira mais sans espoir.

Team Arkéa – Samsic

Connor Swift pour rattraper un Tour teinté de malchance ?

Total Energies

Un autre Top 10 pour Anthony Turgis

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Wout van AertGagnant🏆 6.350.25 % logo pmu sport - Professeur poteaux
Michael Matthews Podium 🏅 150.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 14 Tour de France 2021

183.7 kilomètres entre Carcassonne et Quillan pour une grande bataille où les plus puncheurs des baroudeurs voudront accrocher une victoire sur la 108e édition du Tour de France. 2877 mètres dé dénivelé positif pour s’exprimer.

Une journée profilée pour les échappées : quillan sera et qui n’en sera pas ?

La bataille pour l’échappée devrait être au moins aussi allétante qu’elle ne l’a été les jours précédents. Nombre sont les étapes remportées par des baroudeurs au nez et à la barbe tantôt des sprinteurs comme à Nïmes, tantôt des grimpeurs comme au Grand Bornand. Pour ne citer que ces étapes parmi les cinq accrochées par le peloton (Le Creusot, Tignes et Malaucène viennent s’ajouter au compteur). L’affaiblissement des équipes de leaders n’y est pas pour rien. Tadej Pogacar dispose de plus de cinq minutes sur ses premiers rivaux.
Les Ineos Grenadiers ont été décimés par les chutes. Geraint Thomas n’est plus que l’ombre de ce qu’il a montré aux Tour de Romandie et Critérium du Dauphiné. Tao Geoghegan Hart n’a jamais eu l’occasion d’être ce substitut sous les radars. Richie Porte n’a guère échappé à toute la malchance qu’on lui connait. Nourris d’histoire compliquée avec les chutes qui ont émaillé sa carrière professionnelle au cours de la saison estivale. Richard Carapaz est le seul a s’être mis en avant et semblait avoir la fibre nécessaire pour bousculer l’actuel porteur du maillot jaune. Mais l’équatorien doit combler un écart de 5:33 sur le slovène. Si ce n’est plus compte tenu du contre-la-montre de Saint Emilion. Les Jumbo-Visma ne sont pas mieux lotis. Primoz Roglic, principale menace de son compatriote, n’est plus sur le Tour. Victime d’une chute violente à Pontivy, le slovène ne s’est jamais remis. Malgré un contre-la-montre optimiste à Laval, la réalité était tout autre sur les étapes en ligne où les difficultés qui émaillaient le parcours ont eu raison du vainqueur de la Vuelta a Espana 2020. Wout van Aert caressant le rêve jaune n’a pu réaliser son rêve et être ce coureur capable de faire peur à Pogacar en vue du chrono de samedi prochain. Non, les espoirs reposent désormais sur Jonas Vingegaard. Qui a la vue de son excellent effort individuel au départ de Changé est désormais la menace numéro 1 du maillot jaune. Mais si les étapes du Creusot et de Malaucène où le jeune néerlandais de 24 ans a pu se mettre en évidence. Et l’on pense tout de suite à sa deuxième montée du Mont Ventoux où il aura fait plier le vainqueur du Tour de France sortant. Il n’est pas sans rappeler que les Killer Wasps sont diminués par les chutes. Les abandons successifs de Robert Gesink, Primoz Roglic et Tony Martin pèsent lourd dans la balance. Rattraper 5:32 sur Pogi est une tâche fort peu aisée.
Quant aux podiums finals, cela ressemble de plus en plus en une bataille à huit… Plutôt à sept, si l’on considère que l’hégémonie de Pogacar et le temps s’écoulant. Une guerre pour la deuxième place et la troisième en somme, entre le suiveur Rigoberto Uran (deuxième à 5:18), le très en vue Ben o’Connor (cinquième à 5:58), l’éternel Wilco Kelderman (sixième à 6:16), le surprenant Alexey Lutsenko (septième à 6:30) et le régulier Enric Mas (huitième à 7:11) pour citer ceux qui ne l’ont été précédemment. Au délà, les écarts sont de plus en plus abyssaux. Pello Bilbao, dixième accuse un retard de plus de 10 minutes, Mattia Cattaneo qui le suit est à plus de 15 minutes du leader. Aurélien Paret Peintre est à près de 25 minutes quand Dylan Teuns qui clot le Top 20 est à un peu moins de 44 minutes. C’est dire à quel point, ce Tour de France a été chamboulé à la fois par les nombreuses chutes que les objectifs olympiques d’un grand nombre.

Les UEA émirates sont donc en position idéale pour doubler la mise sur le TDF. Est-ce que les équipes de leaders, et l’on pense directement aux Ineos Grenadiers (qui auront tenté le coup hier d’initier une bordure), profiteront du vent pour mettre en difficulté Pogacar dès le départ ? Un Pogi qui est apparu bien seul dans les bordures de Valence et Carcassonne et dont l’équipe a été bousculée au Creusot lorsque Wout van Aert et Mathieu van der Poel se sont échappées ensemble. Trois obstacles semblent se dresser sur la route d’un tel scénario.

D’abord, la direction du vent où le mistral est plus propice aux bordures à partir de la sortie de Montréal (km 15.7) jusque l’entrée Belvèze du Razès (km 22.8). Une courte distance qui pourrait freiner les veilléités des principales équipes dans la tentative de mise à mal du maillot jaune.
D’autant plus qu’ensuite, la force du vent à peine 15 km/h n’est pas suffisante pour créer une séparation au sein du peloton.
Et enfin parce qu’en s’approchant de l’Ariège et des Pyrénéens-Orientales : le profil, au delà de suggérer un retour par l’arrière, ne favorise nullement une sélection mise en difficuté suffisante pour espérer grapiller du temps. Le bilan coût – gain semble risible dans ces conditions.
Il faudra plutôt compter sur un leader bien inspiré de s’immiscer à l’avant pour ne pas voir un final avec une course dans la course.

Vue des 200 derniers mètre du sprint intermédiaire

La bataille pour prendre l’échappée devrait être âpre. Rythmée d’une passe d’armes entre les Deceuninck Quick Step qui auront à coeur de défendre les points de Mark Cavendish au classement par points…

… et les Bahraïn Victorious accompagné de la Bike Exchange qui, au delà de vouloir s’immiscer au sein de l’échappée, voudront s’assurer que le porteur du maillot vert saute dans le Col du Bac (3.1 kilomètres à 5.3 %). Afin d’aller chercher les points du sprint intermédiaire à Lavelanet (km 76.7). Avec 101 points de retard pour Michael Matthews et 128 pour Sonny Colbrelli, l’heure n’est plus à la réflexion. Les 20 points alloués au sprint intermédiaire doivent être pris.

Dans cette optique, si l’échappée n’a pas réussi à prendre le champ nécessaire. C’est dans le col de Montségur que les costauds sortiront.

Une difficulté de 4.2 kilomètres à 8.7 %, régulière mais difficile. Avec un pied situé à Montferrier, soit après 83 kilomètres de course, il est cependant plus probable que l’échappée ait pris le large avant le sprint intermédiaire. Dotant que le vent de dos devrait favoriser un rythme élevé où un gros groupe porté par les meilleurs rouleurs prendra le large sur le peloton des leaders.

A l’image d’une classique ardennaise, le parcours du jour est jalonné de véritables toboggans comme la Croix des Morts (6.8 kilomètres à 5.7 %).

Ou comme comme la côte de Galinagues (2.2 kilomètres à 8%) dont le sommet est situé à près de 60 kilomètres de l’arrivée.

Un terrain idéal pour anticiper la montée où les routes étroites n’aideront pas à la chasse tant dans la montée…

… que la campagne rodomoise…

… et la descente qui s’en suit.

Pour tirer un maximum profit des gorges de l’aude, avant à Caudiès de Fenouillèdes de se diriger vers le Nord-Ouest et être confronté à un vent défavorable.

Le final du jour abordera le Col de Saint-Louis, rappelant les kilomètres finaux de Saint Etienne en 2019 avec le crédit de bonifications en son sommet. La difficulté longue de 4.7 kilomètres à 7.4 % a tout du terrain parfait pour décanter le groupe de tête et même voir des escarmouches au sein du peloton des leaders.

Si ce n’est sa montée vent de face, dans un décor magnifique au demeurant. Un régal pour les yeux mais aussi pour les plus lourds qui espèreront que les offensifs interviennent le plus tard possible.

Fort heureusement pour les plus téméraires, sans jamais grand visuel les 13.8 kilomètres de descente vers Quillan invitent à l’offensive.

Au bas, il ne restera que 2 kilomètres pour débouler sur les 250 derniers mètres qui sacreront le vainqueur en solitaire ou d’un sprint réduit.

une étape profilée pour un des trois fantastiques

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Lorsque l’on parle d’étape au profil d’une classique ardennaise, on pense tout de suite à Julian Alaphilippe et Wout van Aert en l’absence de Mathieu van der Poel. Deux coureurs qui auront marqué le printemps en remportant l’Amstel Gold Race et le Mur de Huy. Mais de gros doutes pèsent sur l’un et l’autre qui trouvent pourtant un terrain qui leur sied comme un gant.
Le champion du monde d’abord a été récemment sur-offensif. En échappée à Malaucène avant de remettre le couvercle le lendemain à Nîmes, Loulou n’a pas débranché pour autant hier. Mis à contribution vent de face pour emmener Mark Cavendish vers une 34e victoire sur le Tour, synonyme d’une égalité avec le grand Eddy Merckx. Un record que le britannique pourra battre s’il survit aux pyrénéens. Le français de la Deceuninck pourrait prendre une journée de repos avant l’étape d’Andorre la Vieille, qui arrive près de son domicile. Comme nombre de coureurs du peloton, Alaf Polak est pour rappel un résident de la principauté d’Andorre.
Le champion de Belgique quant à lui, aussi gardien d’une victoire sur le Tour, sur l’étape de la double ascension du Mont Ventoux, pourrait très bien profiter de cette journée pour doubler la mise comme rester en protection du GC aurpès de Jonas Vingegaard. Déjà à l’ouvrage sur les étapes aux sprints, WVA vise les victoires d’étape sur les étapes de transition. Toute la question est de savoir si le belge de la Jumbo Visma aura l’envie et la permission de se porter en échappée la veille d’une journée charnière pour le classement général. En l’absence de Mathieu van der Poel, il s’affiche comme l’épouvantail par sa polyvalent sans égale. Ce qui explique pourquoi van Aert est le favori presque incontestable. Une absence de l’ennemi jurée qui n’est pas sans le servir. Les deux étant trop souvent au marquage l’un de l’autre. Ce qui leur a valu de laisser filer la victoire de la Primavera lors du dernier Milan San Remo.

Image

Dans la bataille pour le maillot vert et une victoire d’étape, deux hommes se détachent. Sonny Colbrelli évidemment et Michael Matthews. Ce dernier à la faveur de la lutte avec Colbrelli pourrait faire partie du groupe réussissant à prendre le large. Toujours en tête du peloton sur ce type d’étape, les abandons de Simon Yates et Lucas Hamilton, hier sur chute, ne sont pas sans modifier les plans de la Bike Exchange. Désormais, la carte Bling-Bling s’impose plus que jamais sur ce type d’étape aux allures d’Amstel dont son palmarès est garni de places d’honneur.
Contrairement à son homologue italien, le sprinteur de la Bike Exchange ne devrait avoir le surnombre contre lui. On peut raisonnablement penser qu’en effet le champion d’Italie soit extrêmement marqué et que des coureurs comme Dylan Teuns ou Matej Mohoric puissent profiter à al fois de leur qualité de rouleur/grimpeur/sprinteur pour s’extraire du groupe d’échappée. L’objectif de l’équipe Bahraïn Victorious est le classement par équipe dont ils sont les leaders. Nul doute que les bahreïni feront tout pour être sur-représentés à l’avant.
La véritable ombre au tableau qui peut nuir aux ambitions de Matthews repose sur son duel avec l’homme en forme du moment, où Colbrelli le marquera de près. Les deux sprinteurs polyvalents qui ont montré monter la Gallisterna comme aucun autre sprinteur, aux championnats du monde pour l’australien, aux championnats nationaux pour l’italien, pourraient s’enterrer.

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Un enterrement de première classe dont le plus malin pourrait tirer profit. A ce jeu, il est un vieux bricard qu’il ne faut mésestimer. Vu devant lors de l’étape du Grand Bornand, Alejandro Valverde a souffert de la météo dantesque. Frigorifié, l’ancien champion du monde devrait cette fois profiter de condition climatique qu’il apprécie. Espagnol dans l’âme et dans le sang, Bala excelle sous les températures annoncées (31°C).

Je vais bien, il y a encore un long chemin à parcourir pour les Jeux Olympiques, mais c’est vrai que j’ai un œil là-bas.

Alejandro valverde

En quête du seul titre qui lui manque à son palmarès, l’objectif des Jeux Olympiques de Tokyo est une affaire de longue date. Une cinquième participation qui montre toute la longévité de Papy Bala. Avec le double objectif de porter Enric Mas le plus haut possible, l’occasion semble parfaite pour aller en échappée à Quillan et épauler son compatriote en montagne.

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Un oeil sur les puncheurs qui grimpent comme jamais, il n’ont grimpé et le nombre d’Omar Fraile vient tout de suite à la bouche. Les Astana Premier Tech ont de bien belles cartes sur le papier pour aller chercher un gain d’étape. Alexey Lutsenko ne sera pas autorisé à sortir, il faudra des éléments à ses côtés pour l’épauler. Mais l’équipe kazashk peut compter sur Jakob Fuglsang et ses basques (Omar Fraile, Alex Aranburu et Ion Izagirre) pour briller dans l’étape du jour.
Dans une étape qui semble cousue main pour Fraile, le champion d’Espagne pourrait mettre en exergue toute la forme qu’on lui a vu jusqu’à présent où il s’est accroché le plus longtemps dans les cols. Faisant office de dernier rempart pour Lutsenko. Rarement Fraile n’a paru si fort depuis le Tour du Pays Basque. L’occasion semble rêvée pour gagner une seconde victoire d’étape sur le Tour après l’étape de Mende en 2018.

AG2R Citroën Team

Si Ben o’Connor n’aura aucune permission de sortie, Aurélien Paret-Peintre pourrait profiter d’une échappée pour faire un rapproché au général. Le final semble trop dur pour Oliver Naesen et Dorian Godon, les deux coureurs pourraient bénéficier du vent de face pour tenir. Michael Schär lui est condamné à anticiper alors que Greg van avermaet fait office de meilleure carte de l’équipe terre et ciel.

Bahrain Victorious

Pello Bilbao ne devrait être autorisé par les prétendants au podium. Wout Poels se remettra probablement de sa chute de la veille pour aller chasser les pois. Sonny Colbrelli espéra un sprint réduit dont il a les faveurs. Là où Matej Mohoric pourrait refaire le coup du Creusot comme Dylan Teuns pourrait être encore à l’offensive en profitant du surnombre.

Bora – Hansgrohe

Qui restera auprès de Wilco Kelderman ? Sans doute Emmanuel Buchmann. Cela paraît trop dur pour que Nils Politt double la mise. Quid de Patrick Konrad et Lukas Pöstlberger qui trouve un terrain à leur mesure, surtout le premier des deux.

Astana – Premier Tech

Alexey Lutsenko n’aura comme tout leader aucune marge de manœuvre. Ce qui n’est pas le cas de coureurs comme Jakob Fuglsang en préparation pour les JO ou Ion Izagirre, pas loin d’une victoire au Grand Bornand. Alex Aranburu est le plus rapide de tous, mais le sprinteur polyvalent fait plus parler de ses lacunes techniques que de ses coups d’éclat.

Cofidis

Voir Guillaume Martin tenter ne serait pas étonnant mais condamnerait toutes les chances des échappées. Christophe Laporte devrait être inspiré par l’aspect classique du profil mais devra surtout espérer que le vent freiné les ardeurs dans la montée finale. La meilleure cartouche des hommes de Cédric Vasseur est probablement Anthony Perez en forme, qui trouve des difficultés qui devraient lui poser moins de problème que les longs cols qu’il a dompté étonnamment comme à Tignes.

Deceuninck – Quick-Step

Kasper Asgreen est d’office un nom qui ressort et doit ressortir. L’étape du Creusot l’a exposé derrière le duo infernal dont son travail sur les sprints de Valence et Carcassonne n’a que confirmé sa grande forme. Si Tim declerqc pensera ses plaies, la question de voir Mattia Cattaneo se pose. L’italien possède toutes les qualités et pourraient profiter de la force de l’équipe. Pas fana d’un Davide Ballerini dans l’absolu Dries Devenyns sous les radars. Mais attention au belge qui est un coureur extrêmement malin.

EF Education – NIPPO

Qui pour faire la baby-sitter de Rigoberto Uran ? Nelson Powless peut faire parler des qualités de rouleur pour anticiper, Sergio Higuita de sa vitesse au sprint et à la fois Michael Valgren et Magnus Cort Nielsen d’une entente maline entre danois dont ils ont le secret. Un duo qui aura porté à la victoire le dernier des deux à la victoire à Carcassonne en 2019. Le départ en fanfare est parfait pour Stefan Bissegger, le final plus pour Ruben Guerreiro.

Groupama – FDJ

Plus que quatre coureurs en course. Un Stefan Küng en vu, un David Gaudu malade, un Bruno Armirail convalescent et un Valentin Madouas qui a coché l’étape.

Ineos Grenadiers

Les Grenadiers laisseront-ils encore Dylan van Baarle aller devant ? Ou se préserveront-ils pour demain ? Michael Kwiatkowski a pourtant une étape qui lui va comme un gant.

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

Si Loic Vliegen, Lorenzo Rota, Jan Bakelants, Georg Zimmermann sont des coureurs offensifs, Louis Meintjes attendra-t-il les Pyrénées ?

Israel Start-Up Nation

Michael Woods et Dan Martin sont les meilleures cartes mais contraint à arriver en solitaire. Une tâche compliquée puisqu’il faudra sortir dans le col de Saint Louis.

Jumbo – Visma

Wout van Aert est l’épouvantail de la journée.

Lotto Soudal

A l’attaque avec Thomas de Gendt, Brent van Moer, Philippe Gilbert qui peuvent sur un coup d’éclat briller. Cela semble trop dur pour Harry Sweeny..

Movistar Team

Ivan Garcia Cortina est clairement la meilleure carte mais se dit rester auprès de son leader Enric Mas. Jorge Arcas voudra peut être fêter son anniversaire devant ? Comme Imanol Erviti retourner devant avec Carlos Verona.

Team BikeExchange

Si ce n’est pas Michael Matthews, ce sera à Christopher Juul-Jensen de briller. Quoi que Luke Durbridge n’a jamais aussi bien grimpé

Team DSM

Strike général hier chez la DSM, quid des blessures de chacun ?

Team Qhubeka Assos

Verra-t-on enfin Simon Clarke ?

Trek – Segafredo

Stuyven devra profiter du vent de face mais apparaît en grande forme. Toms Skujins devrait apprécier le terrain du jour.

UAE Team Emirates

Tadej Pogacar a de l’avance mais avec un final à risque, est-ce opportun de laisser un homme devant. Tant on a vu le slovène esseulé ces derniers jours.

Alpecin – Fenix

Jasper Philipsen peut être tenté dans la chasse au maillot vert. Xandro Meurisse n’est pas loin de sa forme de 2019 et Silvana Dillier pourrait mettre ses qualités de rouleur dans une anticipation.

B&B Hotels P/B KTM

Quentin Pacher a déclaré vouloir y aller. Franck Bonnamour pour être l’infatigable du Tour, à moins que Cyril Barthe aille enfin devant.

Team Arkéa – Samsic

Elie Gesbert a été vu récemment à l’attaque, le terrain est bon pour le breton.

Total Energies

Aussi surprenant que cela puisse paraître au vue de Saint-Louis, Anthony Turgis dans une étape classique est la meilleure cartouche dans le fusil des hommes de Jean René Bernaudeau.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Michael MatthewsGagnant🏆 400.15 %Betclic — Wikipédia
Alejandro ValverdePlacé 🏅 120.2 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Omar FraileVainqueur 🏆23.20.1 % logo pmu sport - Professeur poteaux
Omar FrailePlacé 🏅 7.50.15 %Betclic ou Zebet?
Toms SkujinsVainqueur 🏆 1000.1 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est ExTiHIEWgAMic3H.jpg

Etape 13 Tour de France 2021

219,9 kilomètres entre Nîmes et Carcasonne. Une étape profilée pour un sprint massif en apparence. Mais les 1960 mètres de dénivelé positif ne sont pas tout simple. Il est vrai que l’hérault et l’Aude sont des routes plutôt mal plates.

Un sprint potentiellement favorisé par le vent

La Deceuninck Quick Step devra trouver des alliers pour mener à bien la chasse. L’avantage pour le Wolfpack, c’est une journée vent de face qui favorise un filtrage plus simple. Toute la question sera de savoir s’ils seront aidés par la Alpecin Fénix ou la team DSM. Plus de doutes sur la Arkea Samsic qui est fortement diminuée avec les abandons. On pourrait dire de même avec les Alpecin mais l’équipe a montré qu’ils étaient prêts à mettre la main à la patte pour Jasper Philipsen quand bien même Tim Merlier et Mathieu van der Poel manquerait. Les premiers kilomètres seront cruciaux. Si une échappée forte de rouleurs comme hier arrive à partir alors le scénario sprint sera game over. Si au contraire, la Deceuninck n’a personne devant comme hier avec Julian Alaphilippe et réussit à maîtriser les plus véhéments. Alors, les hommes de Patrick Lefévère se mettront en route pour Mark Cavendish. En route vers les 34 victoires et la possibilité d’égaler le record de Merckx. Les possibilités se font rares. Il ne reste plus que Carcassonne, Libourne et les Champs Elysées pour le Manx Missile. Avec la possibilité d’être mis hors délai dans les Pyrénéens, c’est une étape où le meilleur train du plateau devrait all-in pour son sprinteur.

C’est pourquoi, je ne pars que sur un pick prélive. Avec en conseil de garder des billes pour le live et miser sur une échappée suivant sa composition où des profils de rouleurs avec une bonne pointe de vitesse aux sprints. Des types comme Michael Valgren, Omar Fraile, Greg van Avermaet, etc. Une composition d’échappée qu’il faudra attendre pour parier sur le sprint intermédiaire même si le bet Cyril Barthe comme on a exposé sur le chan audio de Twitch avec l’Homme de l’Ombre est un bon bet (passé de 25 à 15).

PRONOSTICS

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Mark CavendishVainqueur 🏆 3.50.5 %Betclic — Wikipédia
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Etape 12 Tour de France 2021

159,4 kilomètres de Saint-Paul-Trois-Châteaux à Nîmes dans une étape taillée pour un sprint massif.
Le format de cet article sera spécial : je vous présenterai les points clés que sont le vent, les zones exposées propices aux bordures et le final. Pour l’explication de mes choix, je vous renvoie au live RedSportsBE sur Twitch qui a eu lieu à 11 heures : https://www.twitch.tv/REDsportsBE
Etant en vacances, je fais au maximum pour dégager du temps pour les articles mais la rédaction / recherche est extrêmement chronophage.

Un sprint potentiellement réduit par le vent

Deux points clés doivent être mis en avant pour savoir si l’on aura un sprint massif ou non. Le premier est avec un Mark Cavendish souverain, avec et en l’absence de Caleb Ewan, Arnaud Demare et Tim Merlier, qui voudra aider la Deceuninck Quick Step à rouler ? La DSM apparaît comme la candidate la plus crédible disposant du meilleur train sur le papier. Quand bien même les hommes de Patrick Lefévère se sont illustrés à Valence. Le train de la DSM était décimé du fait des bordures dans le final.
Aujourd’hui, les meilleurs alliers des belges ne devraient pas être les équipes des sprinteurs restants. On aurait pu penser à la Arkéa Samsic mais avec les abandons de Clément Russo et Daniel McLay, Nacer Bouhanni a perdu son train. Non, ce sont les équipes de leaders par le biais du vent soufflant dans certaines zones exposées au vent trois quart dos. Un mistral on le sait favorable aux bordures. Malheureusement, si les Ineos Grenadiers semblent être les têtes de liste avec les Jumbo Visma. Les abandons successifs de Tony Martin hier, Robert Gesink et Primoz Roglic enlèvent des éléments précieux pour être à l’initiative d’une bordure. Du côté des britanniques, la mise hors délai de Luke Rowe est un coup dur qui enlève assurément un gros gazier. Non, c’est plutôt du côté de la Bora Hansgrohe pour à la fois Wilco Kelderman au classement général et Peter Sagan pour le sprint de Nîmes qu’il faut se tourner. Très active en tête du peloton aux abords de Valence, la EF Education Nippo pourrait tout autant être à l’initiative ou tout du moins être une des équipes les plus actives une nouvelle fois si des divisions devaient avoir lieu.

La zone entre Euzet et Uzès (sprint intermédiaire) est la plus exposée au vent trois quart dos. Elle sera assurément utilisée pour initier une bordure. Toute la question est de la réussite de celle-ci.

Si l’on se fit aux prévisions à 16 heures, la force du vent est de 15 km/h. A peine juste pour que l’opération soit réussie.

Attention cependant, si les rafales à 35 km/h viennent à souffler alors la bordure sera un succès.

La sortie d’Uzès ne devrait plus débrancher avec un vent de dos qui poussera le peloton vers le final à Nîmes.

Ce qui réduit considérablement le champ de réussite des échappées avec un peloton extrêmement nerveux et actif.

Un final où le train a son importance

3.3 kilomètres de l’arrivée

3 kilomètres de l’arrivée

2.2 kilomètres de l’arrivée

1.8 kilomètres de l’arrivée

900 mètres de l’arrivée

400 mètres de l’arrivée

Ligne droite finale

PRONOSTICS

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Jasper PhilipsenVainqueur 🏆 70.25 %Betclic — Wikipédia
Jasper StuyvenPodium 🏅100.15 % L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Anthony TurgisPodium 🏅350.1 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 11 Tour de France 2021

198,9 kilomètres de Sorgues à Malaucène pour la tant attendue double ascension du Mont Ventoux. Un cumul de dénivelé positif de 4647 mètres pour une étape qu’assurément beaucoup de grimpeurs patentés voudront accrocher à leur palmarès.

Les ambitions de tadej pogacar, clé de voûte de l’issue de l’étape

Tadej Pogacar est un leader bien encré au classement général. Possédant plus de cinq minutes sur ses principaux adversaires, le porteur du maillot jaune a de quoi voir venir. Et pourtant deux éléments pourraient le pousser à faire tirer ses coéquipiers de la UAE émirates. Une victoire de prestige serait la cerise sur le gâteau du slovène. Toute la question est de savoir si l’ogre est rassassié ou non. La seconde repose sur un aspect plus tactique de la course. En effet, la scène pourrait ouvrir un espace suivant le déroulé à Ben o’Connor. Avec 2:01 d’avance, le vainqueur du Tour de France sortant à de quoi voir venir. Surtout lorsque l’on connait sa supériorité dans l’effort individuel. Mais on a vu lors de l’étape du Grand Bornand et de celle de Tignes que Pogacar ne se refuse pas à grapiller les secondes ici et là. L’étape du Creusot se voulait être l’exemple même qu’aucune équipe ne lui fera de cadeau. Jusqu’à ce que la Total Direct Energie deviennent une allier de circonstance et que les Movistar roulent sur l’offensive de Richard Carapaz faisant le jeu d’un slovène esseulé.

L’échappée matinale devrait avoir du mal à se former pour deux aspects. D’abord, l’enchainement Côte de la Fontaine de Vaucluse – Côte des Gordes parce que la Bahraïn Victorious et la Bike Exchange essayeront au maximum de placer leur sprinteur.

Sonny Colbrelli et Michael Matthews dans de bonnes dispositions pour aller contester le sprint intermédiaire au sommet des Gordes. Une lutte acharnée avec la Deceuninck Quick Step qui essayera de leur contester les points avec Mark Cavendish.

Une échappée tardive favorisée par la Israel Start Up Nation qui devrait fournir le même travail que lors du départ de Cluses pour s’assurer que Michael Woods sera aux avants-postes pour contester à la fois les points du maillot de meilleur grimpeur que le gain d’étape.

La première montée du Ventoux pourrait décider de l’issue de l’étape. Est-ce qu’UAE laisse suffisamment d’avance ? Est-ce que les équipes se bataillant pour le podium seront résigner dans la guerre face à Pogacar mais ne se livreront pas une bataille par l’arrière ?

La descente vers Malaucène pourrait être à l’instar du Mont Dénivélé Challenge l’occasion de durcir la course. Ce qui aurait pour effet de faire fondre l’écart sur l’échappée mais aussi ouvrir des possibilités de victoires d’étape pour les leaders avant la dernière montée du Mont Ventoux.

Une montée classique, connu et revenu du Mont Ventoux par son versant le plus dur. Son passage au sommet offrirea 40 points au classement de la montagne, ce qui promet une bataille ardue entre les prétendants au maillot de meilleur grimpeur.

UNE BATAILLE POUR LE MAILLOT A POIS

Michael Woods | Une chance de passer à l'histoire | La Presse

Sans doute l’un des grimpeurs de l’année. Michael Woods a passé un cap lors des longues ascensions. Ses qualités de descendeurs laissent à désirer dans l’inconscient collectif mais il n’est pas sans rappeler que sa descente au Grand Bornand était loin d’être ridicule alors que le temps était pluvieux.

Déjà vu au grand Bornand, Quintana n’a désormais qu’une priorité : défendre le maillot. Véritablement le plus fort de l’échappée de Tignes dans les montées, le colombien retrouve le Mont Chauve qu’il aura déjà dompté au Tour de la Provence l’an passé. Bien que ce soit jusqu’au Chalet Reynard. Le temps devrait jouer en sa faveur. Sans pluie, la descente ne sera pas si fraîche au ressenti. Dès lors les risques de fringale se feront moins sentir.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Sonny ColbrelliSprint intermédiaire 40.75 %Betclic — Wikipédia
Michael MatthewsSprint intermédiaire120.25 %Betclic — Wikipédia
Michael WoodsVainqueur 🏆 200.125 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Nairo QuintanaVainqueur 🏆 250.125 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Woods ou QuintanaPodium 🏅5.50.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
(cote boostée)
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Etape 10 Tour de France 2021

190.7 kilomètres d’Albertville à Valence pour la première étape de reprise après une journée de repos. Les seulement 1488 mètres de dénivelé positif total suggèrent un sprint massif pour une étape aux allures de cessez-le-feu, le lendemain d’une journée de repos mais surtout la veille de la terrible double ascension du Mont Ventoux

Un sprint massif prévisible pas encore écrit d’avance ?

Si l’on parle de sprint massif, c’est essentiellement vers les équipes de sprinteurs qu’il faut se tourner pour mener la chasse à bien et ramener dans les rangs les échappées de la première heure. Et ces dernières ne sont plus légions. Avec l’abandon de Caleb Ewan, la Lotto Soudal est passée en mode offensif. Brent van Moer, Thomas de Gendt, Tosh van der Sande, Jasper de Buyst et Roger Kluge, tous ont à un moment ou un autre étaient vus aux avants-postes. La mise hors délai dimanche au sommet de Tignes d’Arnaud Démare et de Bryan Coquard a changé la donne puisque ni la B&B Hôtels p/b KTM, ni surtout les Groupama-FDJ ne collaboreront désormais à la chasse. Si les hommes de Jérôme Pineau étaient d’avance aperçus à l’avant qu’à l’arrière de la course, ce sont les hommes de Marc Madiot qui collaboraient le mieux pour rameuter les fuyards.
La certitude que la Deceuninck Quick Step ira de l’avant pour Mark Cavendish ne fait guère de doute. D’une part en l’absence de Caleb Ewan et de Tim Merlier, le Manx Missile est l’homme le plus rapide du peloton. Et d’autre part gardien de deux victoires à Fougères et Châteauroux, l’actuel porteur du maillot vert pourrait accroître son avance au classement par points. Mais c’est surtout la perspective du record d’Eddy Merckx qui est une réelle motivation et pas des moindres. Deux victoires l’assureraient d’égaler les 34 victoires du Cannibale en carrière sur le Tour de France. Trois victoires supplémentaires et le Cav’ sera seul en tête du classement. L’occasion est trop belle pour l’équipe belge pour qu’elle ne file entre les mains des hommes de Patrick Lefévère.
C’est cette perspective d’un Mark sur-dominateur des sprints massifs allouant 50 points au vainqueur, qui ne devrait guère pousser la Bahraïn Victorious et la Bike Exchange à collaborer. En effet, Michael Matthews et Sonny Colbrelli pointent respectivement à 38 et 47 points. Si l’autralien et surtout l’italien sont les sprinteurs les plus en forme du plateau, leur polyvalent a un défaut. Ils sont nettement dominés dans les sprints massifs par les sprinteurs pures.
Pour aider à la chasse, il faudra donc compter surtout sur la Arkéa Samsic pour Nacer Bouhanni qui voit pointer l’ombre d’une opportunité de luxe d’inscrire son nom parmi les vainqueurs d’étapes sur les trois Grands Tours. Et sur la DSM pour Cees Bol pour profiter du plateau de sprinteurs purs décimé.
Quid de la Alpecin Fénix et de la Jumbo-Visma ? Les belges ont perdu Tim Merlier et Mathieu van der Poel, ce qui amoidrit nettement le train de Jasper Philipsen tandis que les néerlandais ont perdu Primoz Roglic. Wout van Aert a une occasion rêvée de lever les bras, lui qui n’a pu endosser le maillot jaune ?

L’avantage pour les équipes de sprinteurs, si le filtrage est bien opéré, c’est une journée totalement couverte avec un vent défavorable. Mais il ne faudra pas laisser trop de rouleurs notamment en nombre comme au départ de Tours se faire la belle… De peur de ne pas être revu.

La météo est sans conteste un élément des plus imprévisibles. La veille, le vent invité à de possibles bordures soufflant trois quarts face à la sortie de Saint Romans.

Cette fois, le modèle Arpège semble se diriger vers un vent plus de côté et donc moins favorable aux bordures.

9.4 kilomètres de l’arrivée : le final deviendra stressant avec très probablement des tentatives de cassures au sein du peloton.

Le chemin vers le centre de Valence se fait sur des routes rectilignes…

… extrêmement exposé au vent.

5 kilomètres de l’arrivée : un enchainement de rond-points dont la droite semble la meilleure option (même si les deux en apparence se valent.

4.8 kilomètres de l’arrivée : le petit frère lui aussi à droite.

Nul besoin de paniquer quand le Boulevard Roosevelt laissera tout le loisir de se replacer.

1.5 kilomètres de l’arrivée : le boulevard Winston Churchill se retrécissera un peu en laissant tout de même la place nécessaire aux trains des sprinteurs.

Gardant la même largeur à 700 mètres.

Les trois derniers kilomètres sont les mêmes qu’en 2015, les 200 derniers mètres qu’en 2018.

300 mètres de l’arrivée : un rond-point à passer pleine balle. Ce qui contraint à virer en tête pour espérer entrevoir la victoire.

Pour débouler sur les 200 derniers mètres.

Un final qui aura offert par deux occasions des late attacks dans Valence : Zdenek Stybar en 2015 et Philippe Gilbert en 2018. Jamais bien loin du but, les deux coureurs de la Quick Step semblent montré la voie que tout est possible… Surtout dans une journée marquée par la pluie.

UN sprint incertain

Qui pour chasser ? Pu grand monde. Malgré tout le renfort potentiel de la Arkéa, de la DSM et éventuellement du Panzer pourrait soulager la DQS et favoriser un scénario classique de sprint inévitable à Valence. Mais l’étape de Tours a été une mise en garde, la mafia belge pourrait refaire surface après l’an passé où tout un groupe à tenter de redynamiter la course par le biais d’une entente nationale pour foutre le souk.

Brent Van Moer à un cheveu d'une victoire dans le Tour de France | Lotto  Soudal

Qui dit rouleur… qui dit Lotto offensive dit Brent van Moer. Le jeune belge désormais habitué des raids en solitaire est le gros moteur du moment. Repris à seulement 300 mètres à Fougères, le Thomas de Gendt deuxième génération n’était pas loin de réitérer l’exploit d’Issoire. Une échappée victorieuse en solitaire sur le Critérium du Dauphiné après un Tour de Limbourg malchanceux.

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Déjà en vue, la Bahreïn-Victorious pourrait être tenté de mettre des coureurs à l’avant. Déjà vainqueur, Mohoric est en grande forme. A la fois rouleur et très bon sprinteur, le slovène pourrait profiter du chaos autour des sprinteurs pour tirer une nouvelle fois son épingle du jeu.

Cyclisme/Paris-Nice - Étape 8 - La der pour Magnus Cort Nielsen et énorme  surprise au classement général | Sport Business Mag

Dans un scénario sprint massif, il est un coureur sous les radars qui ambitionne de profiter de l’absence des sprinteurs. Magnus Cort Nielsen pourrait se mêler au sprint du côté de la EF Education Nippo. Qui dit pluie, dit danois. On pense tout de suite à Mads Pedersen mais si la menace danoise ne venait pas d’ailleurs. Stefan Bissegger a les faveurs de nombre de personnes mais à l’instar d’un Stefan Küng ne devra-t-il pas rester auprès de son leader en cas de bordures ?

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Brent van MoerVainqueur 🏆1250.1 %Betclic ou Zebet?
Brent van MoerSprint intermédiaire100.1 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Matej MohoricVainqueur 🏆 1500.05 %Betclic ou Zebet?
Tosh van der Sande Vainqueur 🏆 3000.05 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Harrison SweenyVainqueur 🏆 5000.05 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Magnus Cort NielsenPodium 🏅300.15 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 9 Tour de France 2021

144.9 kilomètres pour rellier Cluses à Tignes pour la première arrivée au sommet. Avec 4628 mètres de dénivelé positif total, nul doute qu’un grimpeur patenté du peloton s’imposera. Toute la question est de savoir si celui-ci sera issue de l’échappée ou du groupe des leaders.

Un sauve qui peut général ?

Tadej Pogacar a frappé un grand coup sur les routes du Tour de France. Les UEA émirates sont en position de force. Avec 5:01 sur Richard Carapaz qui fait office d’adversaire le plus coriace en montagne, le slovène, vainqueur sortant du TDF, peut dormir sur ses deux oreilles. La stratégie de course est donc probablement sceller pour Pogi qui doit éviter les pièges, passer entre les gouttes. Bref, la jouer fine… Jouer sur la défensive. Le coup de massue est grand pour les Ineos Grenadiers et la Jumbo-Visma qui avaient les deux armadas pour contrecarrer les desseins du maillot blanc. Seulement, les chutes successives de Tao Geoghegan Hart, Richie Porte, Geraint Thomas et Primoz Roglic ont ouvert un boulevard pour le vainqueur du Tour de l’Avenir 2018.
La vraie bataille semble se résumer à une bataille pour le podium. Sauf incident, Pogacar peut naviguer tranquille vers un second sacre. Si les émiratis se frottent les mains, les autres équipes doivent revoir toute leur stratégie. Si la question pour les Grenadiers se veut toujours de savoir comment renverser Pogacar, les autres équipes doivent être résigné au fait qu’une deuxième place serait une victoire. Après tout, exclusion fait de Wout van Aert à 1:48, Alexey Lutsenko, Rigoberto Uran, Jonas Vingegaard, Richard Carapaz, Wilco Kelderman, Enric Mas et David Gaudu se tient en seulement 1:14. Ce qui ouvre le champ des possibles pour ses hommes, qui se rêvent sans doute de figurer sur le podium sur les Champs Elysées.
L’étape du jour ressemble désormais à une transition avant la première journée de repos. Les échappées ont de grande chance d’aller au bout tout simplement car personne ne voudra rouler pour se faire écrasser une nouvelle fois par Tadej Pogacar. Qui dit grande chance des échappées dit bataille ardue pour prendre le large. Avec 15:34 d’avance au classement par équipe, deux victoires d’étape au compteur et un maillot de meilleur grimpeur à défendre, les Bahraïn Victorious sont les premiers noms qui viennent à l’esprit lorsque l’on pense à une victoire des fuyards. L’équipe se veut résolument offensive. Son leader Jack Haig ayant abandonné sur chute, Pello Bilbao se retrouve une nouvelle fois dans la peau du leader de rechange. Avec 6:41 de retard sur Tadej Pogacar, le retard offre une marge de manoeuvre sur l’équipe du Moyen-Orient. Le problème majeur du basque est de pouvoir se défaire du joug des équipes candidats au podium final dont il est une menace en naviguant sous les deux minutes.
En vérité, le départ n’a d’intérêt que de voir se former une échappée de grimpeurs emmenant avec eux des coéquipiers pour travailler au cours de la journée au succès de l’échappée. Mais encore et surtout la bataille lancée entre les Bahraïn et la Bike Exchange dans la chasse aux points du sprint bonification de Praz sur Arly où forcément Michael Matthews et Sonny Colbrelli auront un oeil sur les 20 points attribués à celui qui y passera en tête. Situé à 32.7 kilomètres, le SI est une opportunité mais rien de garantie. Puisqu’il faut basculer à Megève parmi les hommes de tête.

Avec une quinzaine de kilomètres de plat (16.7 pour être exact, le peloton devrait être compacte au pied de la côte de Domancy.

2.5 kilomètres à 9.4 % sont résolument suffisamment sélectif pour qu’un groupe de grimpeurs se dégage dans les pentes les plus escarpées de la côte de Domancy.

Avant de s’accorder un bon de sortie ou non par l’équipe du maillot jaune sur les routes ascendantes, vers Megève. Mais cette partie plus favorable peut aussi être l’occasion pour la Bahraïn Victorious, la Bike Exchange voire même pour la Bora Hansgrohe de tirer un peloton déjà morcelé vers le sprint intermédiaire.

Sans doute, faudra-t-il attendre le col des Saisies pour voir enfin le bon coup partir définitivement sur les 9.4 kilomètres à 6.2 %.

Suivi d’une descente technique, humide et rapide, les plus mauvais technicien pourrait être mis en difficulté afin notamment de s’assurer que les points attribués au sommet du Col du Pré ne viennent troubler l’équilibre de l’échappée.

Avec 20 points attribués à celui qui passera en tête du Col du Pré, la bataille pour le maillot à pois pourrait faire un sacré écrémage à l’avant. En effet, Wout Poels au classement du Grand Prix de la Montagne ne dispose que de 23 points. Un passage en tête replace nécessaire dans le jeu du maillot de meilleur grimpeur. Toute proportion gardée des cols passés précédemment et des points pris par les coureurs ayant déjà pris des points les jours passés.

Le Col de près par le Cormet de Roselend. Rien de bien exigeant après tout ce qui aura été traversé et ce qu’il reste encore à parcourir.

La Montée de Tignes sera le juge de paix de l’étape de clôture alpestre après une journée érintante et une première semaine à bloc. Comparable en certains points à Val Thorens, Tignes est une longue montée (plus de 20 kilomètres), roulante (5.6 %) au dessus des 2 000 mètres d’altitude (une hauteur où le déficit en oxygène se fait sentir).

UNE VéRITABLE LOTERIE

Qui dit échappée, dit loterie. Le relief ne fait guère de doute sur les qualités de grimpeurs du vainqueur mais la sur-représentation de certaines équipes peut influencer le cours de la scène. Le plus fort ne gagne pas nécessairement et le plus malin peut tirer son épingle du jeu.

D’autant que le mauvais temps favorise les coups du sort. La Montée de Tignes ne se fera pas sans attaques avec un vent plutôt de côté. Ce qui n’est pas un frein aux offensives.

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Dans la lignée de sa nouvelle ADN, l’équipe Ineos Grenadiers doit revoir ses plans. Traditionnellement très conservatrice et sur la défensive, c’est sur le Giro d’Italia 2020 et même sur le Tour de France de la même année que l’équipe s’est réinventée. Surprenamment sur l’offensive, l’équipe pallie désormais son manque de leader transcend le classement général par des coups d’éclats en échappée. C’était le cas à la Roche sur Foron avec la victoire main dans la main de Michal Kwiatkowski et Richard Carapaz ou d’à la fois Filippo Ganna à Camigliatello Silano, Jhonatan Narvaez à Cesanatico ou de Tao Geoghegan Hart à Piancavallo.
C’est d’ailleurs ce dernier qui a été vu maintes fois à l’offensive la veille. Comme un signe que les Ineos Grenadiers veulent jouer double jeu désormais. La perte de temps de Geraint Thomas est une obène pour le vainqueur du Giro d’Italia 2020 qui a su se replacer dans le jeu du GC après sa victoire sur les pentes de Piancavallo et doubler la mise à Sestrière. Pour remporter l’étape, il faut avoir des qualités certaines de grimpeurs mais encore et surtout des qualités indéniables en terme de vitesse. L’hypothèse d’un sprint en petit comité n’est pas à exclure. Le Sappey-en-Chartreuse (2e derrière Alejandro Valverde) a montré tout le bien qu’on peut penser du britannique dans le domaine.

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L’abandon de Primoz Roglic ne change rien quant aux ambitions de l’équipe néerlandaise sur le Tour de France. Désormais Jonas Vingegaard a tout loisir de se tester dans la lutte au classement général. La principale interrogation demeure sur le cas Wout van Aert qui possède tout de même près de 4 minutes sur les principaux candidats au podium et malgré tout peu entrevoir des espoirs de maillot jaune, en cas d’incident (ce qu’évidemment personne ne souhaite) ou de piège dans une bordure possible en deuxième semaine. Pour le reste, l’équipe est portée à l’offensive. Sepp Kuss a essayé mais à l’image du Critérium du Dauphiné a failli dans sa tâche. Steven Kruisjwijk devrait donc être porté à essayer. En 2019, l’étape de Tignes (dont la montée était plus courte) semblait se tourner vers une victoire disputée entre Simon Yates et Egan Bernal. Mais le néerlandais, frustré comme jamais, semblait avoir une idée derrière la tête. La montée de Tignes est un col qu’il connait par coeur. L’ayant gravit en entraînement par exemple en 2019, près d’une vingtaine de fois. La Jumbo Visma y a pour habitude d’établir sa base pour ses camps d’entrainement en altitude aux fins de finaliser la préparation pour le Tour de France. C’est une montée que l’équipe maîtrise sur le bout des doigts. L’arrivée de l’hégémonie Roglic au sein de l’équipe a un temps soit peu bousculer la hiérarchie au sein de l’équipe. Kruisjwijk est pour rappel un grand espoir de victoire sur un Grand Tour pour le Pays Bas (et l’on se souviendra de sa chute qui lui aura coûté le Giro 2016). 3e du Tour 2019 n’est pas sans montré toutes les qualités de grimpette du co-leader de la Jumbo-Visma. Désormais à 22:09 au GC, la marge de manoeuvre est permise pour s’envoler vers une victoire d’étape plus que mérité après tant de galère.

Blog Ben O'Connor : Des débuts sur le Tour de France et un nouveau souffle  - Swiss Cycles

Parmi les hommes en forme du peloton en 2021, Ben o’Connor s’est mis en avant à maintes reprises. Le leader de la AG2R Citröen La Mondiale a en effet été plus qu’à son avantage sur les pentes de Thyon 2000 sur le Tour de Romandie. Dans une étape au cumul de dénivelé similaire, il était le plus fort du groupe des leaders en s’expirtant lors du final aux Gets. L’australien ne cesse de monter en puissance. Ce n’est sans doute pas pour rien qu’après un Giro d’Italia 2020 offensif, marqué par la victoire à Madonna di Campiglio, qu’il s’est montré comme le coureur le plus fort derrière Miguel Angel Lopez sur les pentes du Mont Ventoux au début du mois dernier. Semble-t-il remis de sa chute, o’Connor doit obtenir la permission des Terminator du peloton pour naviguer au sein de l’échappée n’étant à guère plus de 8 minutes de Tadej Pogacar et donc 3-4 minutes du podium.

AG2R Citroën Team

Aurélien Paret Peintre pour la deuxième journée d’affilée dans sa région ?

Bahrain Victorious

Matej Mohoric et Wout Poels pour aller défendre le maillot de meilleur gripeur. Dylan Teuns pour la passe de deux à la Mark Padun ? Ou Pello Bilbao pour des conditions qu’il apprécie ?

Bora – Hansgrohe

Patrick Konrad pourrait retenter ce qu’il a initié aux Gets ? A moins qu’Emmanuel Buchmann soit de la partie ?.

Astana – Premier Tech

Omar Fraile n’a jamais paru aussi solide lorsque l’on voit sa montée du col de Romme. Jakob Fuglsang trouve un terrain à sa mesure. Tout comme Ion Izagirre peut retenter le coup

Cofidis

Jesus Herrada l’infatigable. Mais dans sa quête du mailllot à pois et d’une victoire d’étape Guillaume Martin sera revu aux avants postes. Pas sûr que le peloton lui laisse la latitude nécessaire pour se replacer au GC.

Deceuninck – Quick-Step

Dries Devenyns est sans doute sous les radars. Mais c’est Julian Alaphilippe qui a les faveurs après sa perte de temps au classement général. A l’instar de Val Thorens, Tignes est sans doute une montée trop longue pour le champion du monde.

EF Education – NIPPO

Michal Valgren a impressionné sur le Dauphiné alors pourquoi pas ? Neilson Powless remis de sa chute ?

Groupama – FDJ

Dans un scénario leader David Gaudu pourra t il nous faire rêver ?

Ineos Grenadiers

Full offensive

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

Louis Meintjes, point barre.

Israel Start-Up Nation

Michael Woods pour le rebelotte ? Ou Dan Martin sera-t-il suffisamment en forme ?

Jumbo – Visma

La guèpe doit piquer !

Lotto Soudal

Une Lotto encore et toujours offensive.

Movistar Team

Idem pour la Movistar où Carlos Verona peut faire partler sa vitesse en comité réduit. Alejandro Valverde était trop frigorifié hier, aujourd’huui ne sera guère mieux pour Papy.

Team BikeExchange

Et si Lucas Hamilton tentait enfin de remonter au GC ? Sa pointe de vitesse est vraiment un danger en cas de comité réduit.

Team DSM

Une autre équipe résolument offensive avec Mark Donovan, Soren Kragh Andersen ou même Tiesj Benoot. Mais les deux derniers ont payé un lourd tribu hier.

Team Qhubeka Assos

Quel dommage que Michael Gol ait chuté

Trek – Segafredo

Toms Skujins, Vincenzo Nibali, Bauke Mollema, Julien Bernard, Kenny Elissonde tant de noms…

UAE Team Emirates

Les grégarios pourront-ils sortir ou l’équipe jouera-t-elle la prudence ?

Alpecin – Fenix

On attend le grand Xandro Meurisse d’y il a deux ans…

B&B Hotels P/B KTM

Attaque de Pierre Rolland

Team Arkéa – Samsic

Warren Barguil enfin devant ? Nairo Quintana en quête du pois ? Elie Gesbert sur un terrain qui lui scie bien ?

Total Energies

Si Pierre Latour paye les contrecoups, n’est-ce pas l’heure de Cristian Rodriguez ?

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Tao Geoghegan HartVainqueur 🏆500.1 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Tao Geoghegan Hart Podium 🏅200.15 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Steven KruisjwijkVainqueur 🏆 1000.1 %Betclic ou Zebet?
Steven Kruisjwijk Podium 🏅 300.15 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Ben o’Connor Vainqueur 🏆 180.2 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Michael ValgrenVainqueur 🏆 3000.05 %Betclic — Wikipédia
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Etape 7 Tour de France 2021

249.1 kilomètres pour rellier Vierzon au Creusot dans une étape que l’on pourrait dénommé de Liège-Bastogne-Liège à la française. 3120 mètres de dénivelé positif avec une centaine de kilomètres de plat à avaler avant de commencer un enchainement de bosse pour dynamiter le final. Une classique, que dis-je, un Monument au sein même de la première semaine du Tour pour basculer le classement général avant les étapes alpestres du week-end au Grand Bornand et à Tignes.

unE première échapée victorieuse sur le tour de france ?

Si l’on parle de « classique » sur un Grand Tour, la façon de courir l’étape est outrement plus atypique que les courses d’un jour qui rythme le printemps dans les flandres et les ardennes. Avant deux étapes de montagne, il serait bienvenue pour les équipes de leaders de préserver leurs éléments en vue des journées plus escarpées. Ce qui augmente considérablement les chances des échappées. Les UEA émirates, Ineos Grenadiers et la Jumbo-Visma se verraient bien passer une journée tranquille avant de se déclarer la guerre dans les cols du massif alpestre. La première équipe est dans une situation idéale, Tadej Pogacar possède désormais plus d’ 1:30 sur le premier des Grenadiers et sur son compatriote slovène. Du côté des Grenadiers et Killer Wasps, les choses se sont compliquées en cours de route. D’abord, les britanniques ont fait face aux chutes de Tao Geoghegan Hart et de Richie Porte sur la première étape avant que Geraint Thomas aussi ne goûte le bitûme. Le trident de la dynastie « Sky-Ineos » compte 1:36 pour Richard Carapaz, 1:46 pour Geraint Thomas et 3:50 pour Richie Porte. Mais les comptes ne sont pas mieux chez l’héritière des Rabobank puisque Primoz Roglic affiche 1:40 de retard sur celui qui l’aura privé d’un sacre à la Planche des Belles Filles sur le dernier Tour de France. Ce n’est probablement pas sur les équipes de leaders qu’il faudra compter pour ramener les fuyards dans les rangs. Puisque si l’on ajoute la Movistar à l’équation, Enric Mas est un leader affiché à 1:50 après que Miguel Angel Lopez ait perdu plus de cinq minutes pour le prodige slovène. A seulement 8:41 au classement général par équipe, les espagnols ont un coup à jouer en cas de victoire de l’échappée. C’est tout naturellement que les hommes de José Luis Arrietta devraient se glisser à l’avant et ainsi ne contribuer à l’effort collectif qu’au sein de l’échappée. Attention, nombre sont les leaders desdites équipes et des équipes adversaires à avoir perdu du temps qu’il pourrait refaire. Il n’est pas impossible de voire un membre du Top 25 tenter de se replacer. Des écarts sont faits au GC mais les nombreuses chutes ainsi que le potentiel affaiblissement de Primoz Roglic ouvre des portes sur le podium à Paris.
Qui dit chance des échappées, dit bataille pour prendre le large. Sur un départ si plat, la guerre pourrait faire rage longtemps. La Alpecin Fénix a presque trois options qui s’offrent à elle et qui dépendra principalement de Mathieu van der Poel, actuel leader du classement général. D’abord, le caractère fougueux de MVDP pourrait l’amener à réitérer ce qu’on l’a vu faire sur l’étape de Leukerbad sur le Tour de Suisse. C’est-à-dire « faire une Greg van Avermaet » en s’échappant avec le maillot de leader du classement général sur les épaules. Dans ce cas, le poids de la chasse reposerait sur les équipes adversaires et combien de crédits sont-elles prêtes à accorder à l’homme qui sait tout faire. Ensuite, l’équipe belge pourrait très bien chasser pour le gain de l’étape avec MVDP. Il est certain que la Alpecin sera très rapidement libérée du poids qu’incombe un maillot de leader. L’équipe ne sera plus qu’en chasse sur les étapes promises pour ses sprinteurs. Si l’on parle de classique, on pense évidemment aux coureurs qui ont rythmé le printemps. MVDP est de cela. Nul doute que tout le monde se souviendra de son Tour des Flandres survolté. Enfin si l’on parle du Ronde, il est à noter que Kasper Asgreen est un des membres du classement général qui pourrait prendre l’échappée du jour. Si tel est le cas, alors les chances des plus téméraires seront drastiquement réduites. Situé à 1:41 du maillot jaune, le danois n’est pas sans ambitionné une victoire d’étape mais aussi le maillot de leader. Seulement, peu probable que la Alpecin laisse du champ au champion du Danemark de contre-la-montre. Dès lors, l’échappée serait trop à portée de fusil pour prendre du champ. Mais si Asgreen ne peut être devant ? Alors Julian Alaphilippe peut encore rêver de jaune. Près de 50 secondes, c’est un sacré retard à combler pour Van der Poel. Cependant, l’étape est cousue-main pour le champion du monde. Si aucun pion n’est mis à l’avant, la Deceuninck Quick Step mettra en route pour le meilleur puncheur du monde.
En vérité, les belges pourraient être accompagnés dans cette manoeuvre par les équipes des sprinteurs les plus polyvalents. Avec 30 points crédités au vainqueur de l’étape dans le classement par points, les sprinteurs comme Michael Matthews (4e avec 52 points de retard sur Mark Cavendish), Peter Sagan (7e avec 76 points de retard sur le Manx Missile) et Sonny Colbrelli (8e avec un débours de 82 points) pourrait combler une partie de leur retard sur le sprinteur de la DQS. La meilleure option semble être de prendre l’échappée. Sauf que si l’un des trois n’est pas parmi les hommes de tête, alors son équipe roulera pour ne pas lui permettre de prendre de l’avance sur les autres au classement par points. La Bahraïn Victorious, Bike Exchange et Bora Hansgrohe pourraient être les équipes qui se mettent au service de leurs sprinteurs pour aller glaner la victoire au Creusot.
Enfin, il n’est pas sans rappeler que le rythme pourrait être intense pendant plus d’une heure même si l’échappée venait à se former vite. Puisqu’un gros groupe serait en position favorable pour se disputer la gagne. Mais cela veut aussi dire que des équipes peuvent se faire piéger. Lorsque l’on sait que la consigne sera de ne pas louper le bon coup, il n’est pas impossible de voir une équipe de rang moindre voire une équipe invitée à se mettre à la planche. Comme une punition pour avoir loupé la bonne.

Le scénario échappée est donc probable mais loin d’être encré dans le marbre. Mieux vaut une échappée conséquente pour faire face à une journée vent de face.

Le final commencera avec la côte de Château-Chinon (3.2 kilomètres à 5.2 %).

Suivi de la côte de Glux en Glenne (2.6 kilomètres à 4.2 %), mais en réalité c’est plutôt 13.3 kilomètres à 2.5 % avec le Col de la Belle Place. Ce qui rajoute de l’exigence au parcours lorsque l’on se fit juste aux cotes répertoriées.

Entre … et la côte de Beauregard par exemple, nombre sont les petits repechos qui jalonnent le parcours.

Dans la côte de la Croix de la Libération (4.6 kilomètres à 5.3 %), certains voudront sans doute anticiper la prochaine difficulté où tous les yeux seront rivés vers les puncheurs du plateau.

Il faudra nécessairement être placé pour aborder la descente qui suivra.

Puisqu’elle se fera sur des routes nécessairement peu large.

Le Signal d’Uchon s’annonce comme le juge de paix de la course du jour. Une course qui devrait s’y décanter. 5.7 kilomètres à 5.7 %, rien de bien méchant au demeurant.

Mais ce sont les pentes à 18 % de répertoriées qui feront l’objet d’une véritable sélection.

Une descente favorable aux mouvements dans le Signal d’Uchon puisque le visuel sera rendu compliqué par les obstacles que sont la forêt environnante.

Pour finir par la côte de la Gourloye (2.5 kilomètres à 5.1 %)…

… sur les véritables routes de campagne de la Saône et Loire.

Et redescendre vers la ligne d’arrivée.

Le dernier kilomètre est un sprint en faux plat montant à 2.7 % (ne pas se fier au 10.7 % du précédent screen qui doit être pris sur une très courte distance).

DES PUNCHEURS QUI ONT TOUT à GAGNER

Michael Woods | Une chance de passer à l'histoire | La Presse

S’il est un leader qui a perdu du temps dès la première étape, c’est bel et bien Michael Woods. Dans la forme de sa vie, Rusty Woods est désormais à 14:53 de Mathieu van der Poel. Ce qui lui offre la lattitude plus que nécessaire pour aller sans crainte dans l’échappée matinale. Quand bien même l’arme fatale des Israel Start Up Nation dans les forts pourcentages peut tout autant cocher un scénario où les leaders s’entredisputent les bonifications au sommet du Signal d’Uchon. Puisqu’il faut rappeler que la difficulté offre 8, 5 et 2 secondes aux trois premiers au sommet du Mont Julien.
Evidemment, ce ne sont pas les points bonus qui intéressent le canadien mais bien la victoire d’étape. Et le puncheur à toutes les qualités requises et la forme adéquate pour briller comme il l’a déjà fait sur la Vuelta a Espana 2020 à Villanueva de Valdegovia. Cette année, Miki a franchi un cap très net. Il est vrai que Balcón de Bizkaia en 2018 a marqué un tournant dans sa carrière. Souvent autour, jamais bien loin de la vérité, c’est désormais une figure incontestée lorsque l’on parle de pourcentage à deux chiffres. Mais quelle saison 2021, une victoire annoncée au sommet du Mur de Fayence pour ouvrir la saison à l’Etoile de Bessèges. Avant de montrer des capacités de grimpeur qu’on lui connaissait peu sur des longs cols comme Vallter 2000 et Port Ainé. Favori de l’étape d’Ermualde, Woods n’aura pu montré de quoi il était capable face aux slovènes. Chutant aux abords de la difficulté qui a vu les deux premiers du dernier Tour de France se disputer le gain d’étape. La campagne ardennaise dans ces conditions a été plus qu’honorable avec une quatrième place au Mur de Huy et une cinquième place à Liège-Bastogne-Liège. Où il ne pouvait faire guère mieux que la dernière place du groupe face à quatre coureurs plus rapides que lui. Mais ce n’était que les prémices de sa victoire à Thyon 2000 au Tour de Romandie, dans une escarmouche remportée face à un Geraint Thomas malheureux (une fois de plus). Surprenant troisième, vainqueur du groupe de leaders derrière Richard Carapaz et Jakob Fuglsang au sommet de Leukerbad. C’est sur les pentes du Gotthardpass qu’il aura éclaboussé de toute la classe qu’on lui connait. Mais c’est encore une énième fois au sprint qu’il aura pêché face à Gino Mäder.
Si Michael Woods veut gagner, ce sera de préférence en solitaire. Ou alors, il faudra être intelligent en attaquant dans les kilomètres finaux intelligemment. Comme il l’avait fait à la Vuelta, profitant du marquage des hommes les plus rapides.

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On dit que la meilleure défense, c’est l’attaque. Tadej Pogacar dans un scénario leader est sans doute la meilleure des assurances. Son intérêt n’est pas nécessairement de prendre le maillot jaune si tôt dans la course. Avoir un maillot de leaders oblige à participer à tout le protocole médiatique et logistique autour à la fin de chaque étape. Mais Pogi pourrait tenter d’achever certains concurrents direct en augmentant sa marge. Nul n’est à l’abri d’un jour sans, le maillot blanc l’aura appris non pas à ses dépens mais à son profit à la Planche des Belles Filles, l’an passé. A-t-on besoin de présenter son palmarès ? Gardien de 26 victoires professionnelles en seulement trois ans, le coureur des UAE émirates a un avenir radieux devant lui. Son chrono de Laval a démontré sa forme mais qui pouvait en douter après sa performance bridée au sommet de l’observatoire de Nova Gorica au Tour de Slovénie. Véritable phénomène, sa pointe de vitesse est parmi l’un des plus rapides des leaders surtout dans un sprint en léger faux plat montant.

AG2R Citroën Team

Une équipe qui mise sur un scénario échappée mais dont l’effectif sur une telle étape faite rêver : Benoit Cosnefroy, Dorian Godon, Oliver Naesen, Greg van Avermaet. Tous peuvent plus ou moins selon les profils rêver de lever les bras.

Bahrain Victorious

Qui de Matej Mohoric lorsque l’on parle d’étape-classique.

Bora – Hansgrohe

Si toutes les bouches ont Sagan pour premier noms, gare à Patrick Konrad.

Astana – Premier Tech

QUELLE EQUIPE : Alex Aranburu, Omar Fraile, Jakonb Fuglsang, Alexey Lutsenko et Ion Izagirre tant de noms pour une seule étape.

Cofidis

Jesus Herrada et Anthony Perez sont de bien belles cartes.

Deceuninck – Quick-Step

Une équipe qui sait y faire sur ce type de profil.

EF Education – NIPPO

Michal Valgren et Magnus Cort Nielsen ont la permission.

Groupama – FDJ

David Gaudu pour nous faire rêver ?

Ineos Grenadiers

Une Ineos offensive ? Tao Geoghegan Hart pourrait être mis aux avant-postes.

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

Ma préférence à Loïc Vliegen et Lorenzo Rota.

Israel Start-Up Nation

Dan Martin en plan B ?

Jumbo – Visma

Wout van Aert pour une dernière occasion de vivre la vie en jaune.

Lotto Soudal

Thomas de Gendt l’infatigable ? Brent van Moer l’inusable ? La Lotto se veut désormais offensive.

Movistar Team

Carlos Verona et Ivan Garcia Cortina pour faire parler leur vitesse en échappée.

Team BikeExchange

Et si Lucas Hamilton tentait de remonter au GC ? Simon Yates pourrait tenter d’aller chercher la victoire d’étape qu’il se veut décrocher.

Team DSM

Une nouvelle équipe à l’offensive avec Mark Donovan, Soren Kragh Andersen ou même Tiesj Benoot.

Team Qhubeka Assos

Michael Gogl de 2020 plairait, peut être moins celui de 2021

Trek – Segafredo

Qui n’aime pas Toms Skujins ?

UAE Team Emirates

Autour de Pogacar ou Rui Costa, Davide Formolo ou Marc Hirschi auront la permission ?

Alpecin – Fenix

En forme avec MVDP

B&B Hotels P/B KTM

Cyril Barthe 👀 comme dirait Quentin Pacher sur Instagram

Team Arkéa – Samsic

Elie Gesbert y va si Warren Barguil attend la Montagne ?

Total Energies

Anthony Turgis a un terrain et la marge pour s’exprimer.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Michael Woods Vainqueur 🏆400.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Michael WoodsPodium 🏅120.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Tadej PogacarPodium 🏅80.25 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Anthony PerezVainqueur 🏆 2500.1 % Betclic ou Zebet?
Jesus HerradaVainqueur 🏆 500.15 %Betclic — Wikipédia
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Etape 5 Tour de France 2021

27.2 kilomètres pour rellier Changé à Laval dans une étape chronométrée mal plate (305 mètres de dénivelé positif) mais tout de même extrêmement favorable aux meilleurs rouleurs de la 108e édition du Tour de France.

unE bataille à trois écrite d’avance ?

Si l’on doit retenir et extraire trois noms de la starlist, les trois favoris des bookmakers sont à raison les grands noms pour le gain d’étape. Wout van Aert, Stefan Küng et Stefan Bissegger devraient se disputer la victoire avant une éventuelle demie-finale Belgique – Suisse à l’Euro 2021. Mais pour savoir si un n’est pas avantagé par rapport à l’autre, il faut se pencher sur les conditions météorologiques. A 10h30, les conditions sont comme telles.

D’abord, le vent devrait s’intensifier au cours de la journée. Celui-ci reste léger mais les pointes sont prévues aux alentours de 15 heures (une prédition qui n’a pas bougé depuis hier soir).

Dans un contre-la-montre où la partie technique, à l’entrée de la ville de Laval, est abordée avec un vent défavorable mais où une large partie du circuit sur des routes de campagne découverte est elle faite avec un vent favorable. Plus le vent souffle, plus il avantage les coureurs. Ici, Stefan Bissegger obtient un bon point. Là où le suisse de la EF Education Nippo perd des points, c’est toutes les incertitudes autour de sa capacité à tenir la distance. Muni ne s’est guère sublimé sur une telle distance.

Mais l’éventualité de pluie localisée vers 15 heures, autour et proche du circuit, reste une menace pour les derniers partants. Qui pour l’heure sont désormais épargnés par les gouttes. L’évolution des modèles semble à suggérer que les averses frapperont Ernée et Mayenne. Les derniers partants peuvent donc respirer… pour le moment.

Le départ se fera avec la bosse de Changé Saint Germain le Fouilloux (1.72 kilomètres à 4 %).

Un départ somme toute en faux plat montant.

Le bois de Brunard offrira quant à lui une portion sinueuse, à l’abri du vent.

Sur le chemin de Saint Jean sur Mayenne, les meilleurs rouleurs trouveront un terrain de jeu qu’ils apprécieront. Où ils pourront développer toute leur puissance.

Mais sa sortie n’est pas sans rappeler que le terrain est très irrégulier. Et qu’il sera compliqué de trouver le bon rythme, en changeant constamment de braquet.

Beauchamp lès Laval marque le début d’un final vent de face.

Mais c’est véritable dans Laval que les coureurs devront alterner les relances…

… en gérant un final punchy.

WOUT VAN AERT ULTRA FAVORI

Tirreno-Adriatico: Wout van Aert beats Filippo Ganna in closing time trial  | Cyclingnews

Venu sur le Tour de France avec lobjectif de porter le maillot jaune en première semaine, Wout van Aert a indubitablement cette étape en tête. Le belge s’est même préseré au cours des deux étapes au sprint pour être le plus frais possible. A seulement 31 secondes de Mathieu van der Poel, le coureur de la Jumbo Visma a un shot clair pour être maillot jaune à l’issue de l’étape. Handicapé par une opération de l’appendice lors de la coupure. WVA a retardé sa préparation. Le faisant douter sur sess objectifs. Seulement, sa reprise a plus que rassurer. Il était édifiant de le voir combler un écart de 14 secondes entre le groupe de Tim Merlier et le deuxième groupe dans le final de Pontivy.
On le sait le matériel de la Jumbo Visma est à la pointe. Etudié en soufflerie, le triple champion du monde de cyclo cross a même un mannequin à son effigie pour avoir le vélo le plus aérodynamique possible. Lorsque l’on regarde les contre la montre du Giro d’Italia, les vélos Cervélo ont montré toutes leurs performances.
Médaillé d’argent de la discipline au mondial d’Imola, Wout n’a été battu que par l’imbattable Pippo Ganna en 2020. Un champion du monde local qu’il aura battu à plat de couture lors de son seul contre la montre en compétition, lors du Tirreno Adriatico sur les routes de San Benedetto del Tronto. Un signe qui annonce qu’un WVA au top devrait atomiser la concurrence sur le chrono du jour.

A strong start for Cattaneo at the Tour de Suisse | Deceuninck - Quick-Step  Cycling team

Deux outsiders parmi des rouleurs plus polyvalents peuvent se dégager. D’abord, Mattia Cattaneo qui monte en régime depuis le début de saison et ne cesse d’épater dans la discipline :https://www.procyclingstats.com/rider.php?xseason=&sort=date&race=&km1=&zkm1=&pkm1=equal&limit=100&offset=0&topx=&ztopx=&ptopx=smallerorequal&type=3&continent=&pnts=&zpnts=&ppnts=equal&level=&rnk=&zrnk=&prnk=equal&exclude_tt=0&exclude_tt=1&racedate=&zracedate=&pracedate=equal&filter=Filter&id=mattia-cattaneo&p=results

Ensuite, Wilco Kelderman qui est monté en puissance au fil des semaines et s’affiche comme un candidat crédible au podium du Tour. Si l’on regarde de plus près, le contre la montre qui se rapproche le plus de l’excellence commence à remonter… Vuelta 2017 mais l’étape était relativement similaire à celle du jour. Seul Chris Froome avait fini devant l’allemand. Ce qui place la performance du troisième du Giro d’Italia de l’an passé.

AG2R Citroën Team

Ne rien espérer…

Bahrain Victorious

Matej Mohoric et Pello Bilbao sur un terrain qu’il apprécieront.

Bora – Hansgrohe

Kelderman pour s’encrer au GC mais aussi Lukas Postlberger et Nils Politt pour leur qualité de rouleur.

Astana – Premier Tech

Alexey Lutsenko et Ion Izagirre le feront à fond et tenteront de réitérer la performance du Dauphiné. Mai sle terrain est moins propice à l’exploit.

Cofidis

Trop long pour Christophe Laporte.

Deceuninck – Quick-Step

Pas assez punchy pour Julian Alaphilippe.

EF Education – NIPPO

Stefan Bissegger est l’arme numéro 1 mais attention à un nouveau gros chrono de Rigoberto Uran. Nelson Powless et Jonas Rutsch peuvent faire mal tout autant.

Groupama – FDJ

Bruno Armirail pour un Top 10 ?

Ineos Grenadiers

La chute de Geraint Thomas l’handicapera-t-elle ? Richie Porte doit regagner du temps en vue d’être un second couteau à l’offensive.

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

R.A.S

Israel Start-Up Nation

Aïe

Jumbo – Visma

Wout van Aert pour le jaune et Primoz Roglic pour se rassurer après sa grosse chute.

Lotto Soudal

Brent van Moer et Thomas de Gendt les deux gros moteurs

Movistar Team

Enric Mas l’inconstant dans la discipline, capable du pire comme du meilleur

Team BikeExchange

Luke Durbridge trop tôt dans la liste des partants pour espérer gagner.

Team DSM

Soren Kragh Andersen sur un terrain presque cousue main pour lui… presque.

Team Qhubeka Assos

Trop long pour Max Walscheid, all eyes on Victor Campanearts.

Trek – Segafredo

Bof

UAE Team Emirates

Tadej Pogacar pour montrer sa forme étincellante. Attention à Brandon McNultyen cas de pluie après 15 heures… Faut-il qu’il pleuve.

Alpecin – Fenix

Mathieu van der Poel va perdre son mailot.

B&B Hotels P/B KTM

On tentera l’échappée demain

Team Arkéa – Samsic

All in sur Nacer Bouhanni demain.

Total Energies

A quoi bon…

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Wout van AertVainqueur 🏆2.60.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Mattia CattaneoPodium 🏅200.25 %Betclic — Wikipédia
Wilco KeldermanPodium 🏅160.25 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est ExTiHIEWgAMic3H.jpg

Etape 3 Tour de France 2021

182.9 kilomètres pour rellier Lorient à Pontivy dans une étape mal plate (1524 mètres de dénivelé positif) mais tout de même extrêmement favorable au premier sprint massif de la 108e édition du Tour de France.

un sprint massif potentiellement réduit

Qui dit occasion pour les sprinteurs, dit que la Lotto Soudal de Caleb Ewan sera parmi les premières équipes à prendre le filtrage et la chasse des échappées à son compte. Avec une équipe construite à la fois de gros moteurs pour aller gagner sur tous les terrains mais aussi pour bichonner Mark Cavendish pour le sprint, la Deceuninck Quick Step devrait une fois de plus mettre Tim Declercq en chasse gardée des fuyards. Cette fois-ci, el Traktor pourra un peu plus se reposer après deux jours où il aura tiré le peloton. La Groupama-FDJ arrive ensuite en tête de liste des équipes qui seront nécessairement intéressées par un sprint massif. Quasi totalement articulée autour d’Arnaud Démare, l’équipe de Marc Madiot fera tout pour que Nono réitère sa domination des sprints comme l’an passé sur le Giro d’Italia. Et évidemment, l’équipe du maillot jaune pourrait ne pas se reposer. En effet, si la Alpecin Fénix possède le maillot de leader du Tour avec Mathieu van der Poel, elle compte aussi dans ses rangs les rapides Tim Merlier et Jasper Philipsen. Tout autre équipe quand bien même un homme rapide soit au sein de l’effectif est composé d’un ou des sprinteurs ne devraient être vu à l’avant. Du moins, pas avant d’aborder le final où la position sera primordial. C’est le cas de la Bahraïn Victorious avec Sonny Colbrelli mais aussi de la Bora Hansgrohe de Peter Sagan. Si la Trek Segafredo emmène une nouvelle fois sa triplette de sprinteur. A savoir Mads Pedersen, Edward Theuns et Jasper Stuyven, l’équipe américaine devrait laisser la tâche de la chasse sur les trains de sprinteurs qui apparaîssent comme les grands favoris de l’étape. Evidemment, on peut inclure dans le lot, la DSM de Cees Bol et aussi la Bike Exchange du polyvalent Michael Matthews, qui porrait tout autant laisser Luka Mezgec allait au sprint.

Pourtant, un sprint massif n’est pas néanmoins assuré. C’est principalement, le temps qui devrait en décider. Des averses, bien bretonnes, sont attendus toute la journée. Ce qui a pour effet de rendre le final encore plus nerveux. La bataille pour une bonne position sera faite avec les équipes de leaders. Ici, on pense aux Ineos Grenadiers, jusqu’ici extrêmement vigilants. Mais aussi aux UEA émirates de Tadej Pogacar et aux Jumbo Visma de Primoz Roglic dont on ne sait si Wout van Aert viendra s’immiscer au sein du sprint. Le belge a effet déclaré au Het Nieuwsblad que « les sprints de lundi (aujourd’hui) et de mardi (demain) pourraient [lui] convenir. Et [qu’il] espérait être un peu plus près que les 31 secondes [qu’il a] perdues maintenant. Mais [il] pense toujours [qu’il va] chercher le maillot jaune au départ du CLM (mercredi). » WVA veut donc se réserver avant de se frotter et de s’immiscer dans les sprints. Au fait de garder le maximum d’énergie possible en vue de mercredi. Seulement, les bonifications pourraient le remettre plus facilement en jeu que de tenter un all-in sur l’effort chronométré.

La bataille de position est souvent amorcée dans le final avec un peloton qui commence naturellement a accéléré l’allure par le jeu des différents trains voulant se placer à l’avant. C’est souvent à près de 20 kilomètres de l’arrivée voire même avant, que la course commence à ne plus débrancher. Les routes étroites de campagne du Morbihan ne devraient pas aider à calmer la nervosité qui en découle, bien au contraire.

Jamais bien droite, le peloton devrait naturellement être étiré. Il faudra être placé tôt pour éviter d’être piégé à cause d’un mauvais placement.

Les traversées de villages ne sont pas sans simplifier les choses…

… et c’est à moins de 10 kilomètres de l’arrivée que le peloton entrera dans une portion descendante vers Pontivy.

Le placement y est rendu vital sur des routes sinueuses…

… et toujours étroites.

La fin de la descente voit l’entrée des trois derniers kilomètres mais aussi l’insertion de mobiliers urbains. Qui n’est pas sans risque dans un final nerveux mais surtout dans une descente humide.

2.8 kilomètres de l’arrivée : un rond point qui aura pour effet de tendre l’élastique…

… pour débouler dans une rue pas vraiment large.

2.3 kilomètres de l’arrivée : l’abord d’un pont qui ne devrait une fois de plus pas aider à un replacement.

Pour immédiatement, prendre la rive opposée en sens inverse.

Et prendre le chemin des Quais faisant un peu plus de place.

1.5 kilomètres de l’arrivée : Un nouveau rond-point avant d’entrée dans la ligne droite finale.

Un terrain idéal pour que les trains ne mettente en marche.

Mais attention notamment à 800 mètres au marquage au sol et plaque métallique sur route humide.

300 mètres de l’arrivée : le peloton arrive lancé dans une portion en faux plat descendant.

200 mètres de l’arrivée : on ne voit guère la ligne d’arrivée, il faudra lancer au bon moment…

… pour jallir à 100 mètres du but et enfin apercevoir l’arrivée en ligne de mire.

Mais gare de ne pas lancer trop tôt son sprint avec le vent de face soufflant.

UN CALEB EWAN ULTRA DOMINATEUR SANS SAM BENNETT ?

https://www.francetvinfo.fr/pictures/Dkml-oXPjDB25drVdHJ4sE7qb0k/752x423/2021/04/27/6087bc65bbded_5f4d1a6104b04_000_1ww07l.jpg

S’il est un grand favori en l’absence de Sam Bennett, c’est bel et bien Caleb Ewan. L’australien vient avec une équipe entièrement tournée vers lui. Comme à son habitude Thomas de Gendt aura la tâche de tirer le peloton. Pour l’accompagner Brent van Moer sera assigné à la même tâche comme il le déclaré au Wielerflits. La suite du train est presque déjà entièrement vu : Harry Sweeny, Philippe Gilbert, Roger Kluge, Tosh van der Sande et Jasper de Buyst comme leadout. Un train qui fait nécessairement parler de lui et doit permettre au Pocket Rocket d’être lancé sur orbite.

Sprint intermédiaire de la première étape

Sprint intermédiaire de la deuxième étape

S’il est une interrogation, c’est celle de savoir les objectifs réels de Caleb Ewan sur ce Tour. Connu de tous, son objectif annuel est de remporter au moins une étape sur les trois Grands Tours. Ce qui pose la question de savoir si le sprinteur de la Lotto Soudal ne compte pas abandonner en cours de route comme il l’a fait sur le Giro d’Italia après deux victoires de marque. Sa participation aux sprints intermédiaires remet cette théorie en question. En effet, l’aussie n’est pas connu pour participer à de tels exercices en cours d’étape. Ce qui induirait naturellement un objectif maillot vert. Gardant à l’esprit qu’en 2019 malgré sept podiums dont trois victoires, Ewan pointait au final à 68 points de Peter Sagan au classement par points. Sa prise de points lors des deux premières étapes pourrait le mettre dans la course au précieux maillot tant convoité des hommes les plus rapides. Mais Ewan est aussi connu pour ne gagner que très rarement le premier sprint d’une course par étape. Il faut remonter au Tour de Wallonie pour le voir s’imposer directement. Avant, il faut remonter au Tour de Grande Bretagne. Soit la fin de ses années chez Orica (Mitchelton Scott en 2017). Soit pas moins de 25 courses par étape disputés avec la Lotto pour seulement une victoire d’entrée… Un total bien maigre. La participation aux sprints intermédiaires pourrait-elle être vu comme une mise en jambe. Un déblocage en vue du premier sprint massif ? Peut être, mais il est à souligner que lesdits sprints intermédiaires ont été disputés sur la retenue par tous. Quand bien même, ils auraient été pris par Ewan lors que le peloton se disputait le reste des points.

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Gardien de trente victoires sur le Tour, Mark Cavendish pourrait s’approcher du record d’Eddy Merckx (34) en gagnant une ou plus étapes. Loin des années HTC où il était sur-dominateur, le coureur de 36 ans semble retrouver une seconde jeunesse dans une équipe qui l’a porté au sommet entre 2013 et 2015. Une résurrection en 2021 sur le Tour de Turquie où le Manx Missile a retrouvé le chemin de la victoire après 1159 jours sans lever les bras.
Son train n’est pas celui des autres sprinteurs. Quoi que la puissance de Kasper Asgreen compense largement le manque d’Yves Lampaert dans l’approche du final. Tandis que le leadout de David Ballerini suivi de Michael Morkov vaut tout l’or du monde. C’est à raison que ce dernier est reconnu comme le meilleur poisson pilote du monde. Le danois pourrait porter le britannique aux portes de sa 31e victoire sur la Grande Boucle. Une vitesse retrouvée comme on a pu le constater à l’Elfstedenronde mais aussi une importance de Morkov qui a pris tout son sens à Beringen sur la Baloise.

Cyclisme : Kasper Asgreen surprend Mathieu van der Poel et remporte le Tour  des Flandres

Du chaos d’une entrée dans Pontivy, un rouleur peut tirer son épingle du jeu. Théoriquement en tête de peloton pour tirer pour Mark Cavendish, Kasper Asgreen pourrait être ce scénario late attack que peu verront venir. La Deceuninck Suick Step est passé maître en coup tordu. Le danois apprécie les conditions difficiles mais est surtout dans la forme de sa vie. Un final à la Kuurne – Bruxelle -Kuurne où il ne faudrait pas lui laisser 100 mètres d’avance. Une fois la machine lancée, il est un des coureurs difficile à aller chercher.

AG2R Citroën Team

Une occasion pour Dorian Godon de s’exprimer et confirmer le résultat de Paris-Camembert. A moins que le temps ne mette en avant Oliver Naesen.

Bahrain Victorious

Marc Haller et Fred Wirght pour emmener Sonny Colbrelli, limité dans un sprint massif en ligne droite de plus d’un kilomètre.

Bora – Hansgrohe

Peter Sagan pour un énième Top 5 qui pourrait profiter du chaos ambiant créé par la pluie et les routes étroites pour s’immiscer sur le podium de l’étape.

Astana – Premier Tech

Une occasion pour Hugo Houle de se montrer.

Cofidis

Christophe Laporte aurait préféré un sprint plus en bosse que plat.

Deceuninck – Quick-Step

Derrière Mark Cavendish, l’équipe qui maîtrise le mieux les situations compliquées.

EF Education – NIPPO

Même problématique pour Magnus Cort Nielsen qui doit profiter du leadout de Stefan Bissegger.

Groupama – FDJ

L’absence de Ignatas Konovalovas sera un poids pour Arnaud Démare. Véritable artisan du placement (avec Ramon Sindeldam, lui aussi absent) de Nono sur le Giro d’Italie 2020, le champion de Lituanie était un des clés de tant de succès du champion de France 2020.

Ineos Grenadiers

Objectif survivre.

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

Danny Van Poppel pour un sprint où le placement est primordiale et dont il n’est pas un amître.

Israel Start-Up Nation

André Greipel profitera d’une équipe entièrement dévouée à sa cause avec la perte d’un objectif au GC, Woods ayant perdu plus de 8 minutes sur chute lors de la première étape.

Jumbo – Visma

Malgré ses déclarations, le final sélectif pourrait laisser entrevoir des bonifications à Wout Van Aert que le belge ne peut refuser.

Lotto Soudal

All-in Ewan.

Movistar Team

Ivan Garcia Cortina pour un place improbable dans le Top 10 ?

Team BikeExchange

Michael Matthews dans un sprint qui ne lui scie guère.

Team DSM

Joris Nieuwenhuis et Casper Pedersen comme l’an passé auront la tâche de faire briller Cees Bol, capable du pire comme du meilleur. Mais que trop rarement le meilleur malheureusement. Dommag

Team Qhubeka Assos

Le papier laisse penser à Max Walscheid, mais la tête me dit Carlos Barbero.

Trek – Segafredo

Quid des effets de la chute lors de la première étape sur Mads Pedersen. Sans ça, un temps de danois implique forcément que le champion du monde sortant doit être un candidat à ne pas négliger. Surtout avec les automatismes pris avec son leadout.

UAE Team Emirates

Objectif que Tadej Pogacar s’en sort sans encombre.

Alpecin – Fenix

Tim Merlier ou Jasper Philipsen, telle est la question. Avec une cuisse contusionnée et une entorse à la cheville pour Merlier, Philipsen a ma primeur mais rien n’est décidé. Ce dernier a déclaré que ce sera décidé avant le départ suivant le ressenti de Merlier. Si Merlier vient à emmener son compatriote alors son sprint long pourrait être un avantage pour Philipsen en étant déposé aux portes des 100 mètres dans un sprint vent de face.

B&B Hotels P/B KTM

Bryan Coquard a chuté mais quand bien même semble dominé dans un tel sprint.

Team Arkéa – Samsic

Nacer Bouhanni pour aller chercher une victoire sur les trois grands tours ?

Total Energies

Faire office de présence avec Edvald Boasson Hagen et Anthony Turgis.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Mark CavendishPodium 🏅2.750.55 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Mark CavendishVainqueur 🏆 80.25 %Betclic — Wikipédia
Jasper PhilipsenVainqueur 🏆 220.15 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Kasper AsgreenVainqueur 🏆 2250.05 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
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Etape 2 Tour de France 2021

Perros Guirec – Mûr de Bretagne Guerlédan : 183.5 kilomètres pour poursuivre l’aventure du départ en Bretagne avec 2149 mètres de dénivelé positif. Encore une journée casse-pattes dans le Finistère pour conclure le week-end d’ouverture qui aura fait la part belle aux puncheurs / grimpeurs du peloton.

La défense du maillot jaune dans la ligne de mire

La bataille pour l’échappée devrait être moins allétante qu’elle ne l’a été la veille. Les premiers maillots étaient à distribuer avec les premiers points attribués au sommet des difficultés répertoriées, de la première étape. Sans doute, faudra-t-il compter sur Ide Schelling pour aller défendre son maillot de meilleur grimpeur en allant chercher les quelques points offerts au sommet des difficultés de quatrième catégories avant le premier passage sur la ligne d’arrivée au Mûr de Bretagne. C’est-à-dire de prendre les quatre points aux sommets des côtes de Sainte Barbe, de Pordic, de Saint Brieuc et du village de Mûr de Bretagne. Voire éventuellement les deux points attribués au premier passage, mais pas nécessairement.
Nombre voudront aussi panser leurs plaies et calmer le jeu d’une nervosité ambiante. Mais c’est surtout Deceuninck Quick Step qui condamne naturellement toute réussite des échappées. Julian Alaphilippe, maillot jaune sur les épaules, trouve un final cette fois-ci entièrement cousue-main pour lui. Si la Fosse aux Loups lui était favorable. L’ « Alpe d’Huez de Bretagne », comme les bretons aiment à la surnommer, ressemble à un terrain de jeu outrement plus avantageux. Gardien d’une victoire désormais sur le Tour, le leader emblématique du Wolfpack a déjà réussi son Tour. L’objectif d’une victoire d’étape est déjà remplie. Mais le champion du monde, que ce soit sur route que du panache, n’est pas du genre à laisser filer un maillot de leader. En démontre ses quatorze jours en jaune en 2019. Alafpolak n’a d’autres choix que d’aller chercher les bonifications. Pour d’une part, contrer le temps éventuellement pris par les leaders comme Primoz Roglic, Tadej Pogacar ou Geraint Thomas rapide en contre-la-montre et supérieur au français dans l’exercice. Mais aussi d’autre part, contrer des coureurs comme Mathieu van der Poel ou Micheal Matthews capables d’aller chercher des bonifications dans les sprints massifs. D’autant que pour le néerlandais, le bilan médical de Tim Merlier lui ouvre une porte pour les prochains sprints. Voire même un savant mélange des deux profils avec Wout van Aert capable d’aller chercher la victoire aux sprints de Pontivy et Fougères mais au contre-la-montre de Laval. Ce qui en fait potentiellement la menace numéro 1.
Cette fois-ci, les équipes capables d’accompagner la Deceunick et fournir une aide à Tim Declercq en tête du peloton sont plus restreintes. Malgré la déconvenue de Sonny Colbrelli dans la Fosse Aux Loups, la Bahraïn Victorious pourrait contribuer à la chasse. Mais c’est plutôt du côté de la Bike Exchange qu’il faut se pencher avec un spot possible pour Michael Matthews, qui ne pointe qu’à 12 secondes d’Alaphilippe. Bien que Tadej Pogacar et Primoz Roglic aient été au rendez-vous, la UEA émirates et Jumbo-Visma sont plutôt attendues dans le rôle défensif en préservant leurs effectifs. Tout comme les Ineos Grenadiers qui ne doivent être vus aux avants-postes que pour éviter que ses leaders ne soient piégés. A l’image du jour, c’est une nouvelle fois l’équipe du maillot érisé désormais teinté de jaune qui sera accompagné de l’équipe de l’insatiable Mathieu van der Poel. La Alpecin Fénix aura une nouvelle fois du pain sur la planche.

Au cours de la dernière décennie, le Mûr de Bretagne a accueilli par trois fois l’arrivée d’une étape du Tour de France.

editions
2018Dan MartinPierre LatourAlejandro Valverde
2015Alexis VuillermozDan MartinAlejandro Valverde
2011Cadel EvansAlberto ContadorAlexandre Vinokourov

Le final de la version 2021 est un savoureux mélange des deux dernières éditions avec le double passage de l’édition 2018 et le dernier passage s’abordera par la N164, sans l’élan de la Route de la Vallée. Un point commun à 2015 cette fois. C’est donc une fusion des deux derniers passages qui construit l’ensemble du circuit de la 108e édition.
Comme il y a de cela trois ans, le premier passage au sommet de Mûr de Bretagne offrera des bonifications aux trois premiers. Situé à 15.3 kilomètres de l’arrivée, toute la question est de savoir si elles auront une influence sur la course. Puisqu’en 2018, situées plus loin que la ligne d’arrivée, Geraint Thomas dans le groupe des leaders était allé les contester pour prendre deux petites secondes.

Mûr de Bretagne : 2 kilomètres à 6.9 %. dont la partie raide mesure 700 mètres à 10.3 %. Toute la spécificité réside dans la capacité d’anticipation des uns et des autres dans la montée.
La Fosse aux Loups a démontré que l’opération est tout à fait réalisable quand Primoz Roglic et Tadej Pogacar se sont isolés ensembles en contre mais n’ont réussi à collaborer. Gardant cela à l’esprit, il est aisé d’y voir une nouvelle opportunité. Si Julian Alaphilippe semblait déjà remuant en 2018, accélérant à 1.5 kilomètres de l’arrivée dès le pied des pourcentages les plus forts. C’est Dan Martin qui aura eu le dernier mot en anticipant à 1.3 kilomètres de l’arrivée. La même distance que la première attaque de Vuillermoz. Qui aura été rattrapé par un Chris Froome en chasse. Et pourtant cela n’a pas empêché le français de répondre par un contre quasi immédiat à 800 mètres de la ligne.

Très certainement si Julian Alaphilippe n’est pas à l’origine de la première banderille, qui pour prendre en compte l’organisation du groupe pour combler les mètres pris par l’offensive ? Wout van Aert est sans nul doute la clé d’un sprint réduit comparé aux années précédentes en travaillant pour son leader comme il a su le faire à Landerneau. Dès que Julian Alaphilippe a réussi à creuser un écart sur le groupe. Problème, y aura-t-il suffisamment de main d’oeuvre pour se faire ? En 2015, personne n’a voulu emmener sur un plateau Chris Froome qui était marqué à la culotte. Et il ne restait guère de coéquipier aux uns et aux autres. Ce qui devrait une nouvelle fois être le cas avec une bataille de position pour aborder le pied en tête et dont le premier passage aura forcément fait un premier écrémage.

Le sprint long, à l’image de celui de Pierre Latour en 2018, est tout à fait un autre scénario envisageable. Pour rappel, le français à l’époque avait lancé à 500 mètres pour tenter de revenir dans la roue de Dan Martin.

Montée finale de l’édition 2018 – timecode : 33:00

Montée finale de l’édition 2015 – timecode : 2:20:40

Avec un vent favorable les offensives devraient être encouragées. Ce qui exclut les sprinteurs à la Matthews, Colbrelli et Sagan ou tout du monde ne les favorisent pas. Puisqu’ils devront impérativement au delà d’avoir les cannes, suivrent les mouvements.

Vers un nouveau show alaphilippe ?

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Le leader de la Jumbo Visma, Primoz Roglic, après une troisième place au sommet de la Fosse aux Loups a montré tout le talent qu’on lui connait et surtout être au rendez-vous. Bien placé à l’amorce du pied de la difficulté, juste derrière les Deceuninck Quick Step. Le slovène a profité du travail de Wout van Aert pour tenter un temps de rentrer puis de limiter la casse sur Julian Alaphilippe.
Une nouvelle fois, il n’est pas inutile de faire un parallèle avec le final de Biot lors de Paris-Nice. Où Roglic aura réglé jusqu’à Christophe Laporte dans un sprint punchy où les grimpeurs comme Guillaume Martin avait leur mot à dire. Dans la foulée du sprint de Suance, le leader de la Jumbo Visma a démontré comment il peut être dominateur dans les arrivées punchy. On pensera aisément aux arrivées au sommet disputé face à Pogacar comme Orcières Merlette mais aussi le sprint bonification du col de Marie Blanque. Mais surtout au Tour de l’Ain et au Dauphiné 2020 où il a montré être la crême de la crême. Si Julian Alaphilippe venait à anticiper, il est un des seuls coureurs à pouvoir suivre le français dans sa fameuse injection. Mais c’est surtout la possibilité du sprint long qui peut être la force du vainqueur de la Vuelta, si on a en mémoire son accélaration dans le Mur de Huy, à la Flèche Wallonne à près de 500 mètres de l’arrivée.

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Je suis déjà focalisé sur demain et l’étape de Mûr-de-Bretagne qui peut s’avérer piégeuse, même si le final est un peu moins technique qu’aujourd’hui

david gaudu

Local de l’étape, David Gaudu connaît le Mûr mieux que quiconque. Connu pour ses qualités de puncheurs qu’il aura démontré dès ses premières participations à la Flèche Wallonne à son entrée chez les professionnels. Le leader de la Groupama-FDJ s’est fait progressivement un nom chez les professionnels. Troisième de Liège-Bastogne-Liège, toute la dimension du vainqueur du Tour de l’Avenir 2016 a changé depuis la Vuelta a Espana de l’an passé avec deux succès à la Covatilla et à la Farrapona. Rapide au sprint, la fibre punchy de Gaudu s’est déjà vu au Romandie 2018 quand à Romont le frenchy s’est imposé au nez et à la barbe de Rui Costa, Primoz Roglic ou même Michael Woods pour ne citer qu’eux. Ce qui place le coureur sur l’échéquier World Tour. Si Julian Alaphilippe a su transformer la naissance dde son enfant en extra boost, c’est bien le soutien du public local qui devrait laisser pousser des ailes à l’enfant du pays.

Que dire de la forme de Pierre Latour. Déjà en vue sur le championnat de France, en mettant une sacrée banderille en compagnie de Guillaume Martin à 47 kilomètres de l’arrivée. C’est-à-dire sur une course assez verrouillée à l’arrière que le coureur de la Total Energies était extrêmement actif déjà à près de 80 kilomètres de l’arrivée. La stature du coureur qui crie sur ses jambes lors des montées à évoluer jusqu’à obtenir le rôle de leader dans l’équipe il a été transféré après ses galons à la AG2R et dans son réservoir amateur à Chambéry. Rapide au sprint comme l’atteste sa troisième place à Levens. Pierre Roger de son prénom complet est à un niveau supérieur à la Vuelta 2019. Dont il était loin d’être ridicule au contraire. De bonnes augures pour prendre un place encore une fois et confirmer ce qu’on a vu de lui aux Asturies.
Et pourquoi pas à l’image de Dan Martin, respecter cet adage modifié à l’occasion : les deuxièmes seront un jour les premiers.

AG2R Citroën Team

Une occasion rêvée pour Benoit Cosnefroy. Si celui-ci n’était pas tombé à deux reprises. Le puncheur ne français souffre de dermabrasions avec contusion dorso-lombaire et cervicale ainsi que d’une plaie au niveau du bras droit causée par un pédalier et qui a nécessité la pose d’un point de suture

Bahrain Victorious

Sonny Colbrelli a montré ses limites à la Fosse aux Loups alors pourquoi réussir quand on a déjà échoué dans une arrivée moins favorable. Heureusement Jack haig est en très bonne forme et trouve un terrain d’expression comme Pello Bilbao et Wout Poels.

Bora – Hansgrohe

Six coureurs à terre pour la Bora mais un Peter Sagan qui doit en profiter pour aller chercher de gros points dans une arrivées où il n’a réussi à s’immiscer sur le podium sans pour autant louper le Top 10.. Wilco Kelderman et Patrick Konrad sont préférés mais ont chuté.

Astana – Premier Tech

Une arrivée moins bonne pour Alex Aranburu mais sera-t-il suffisamment bien placé ? Jakob Fuglsang et Alexey Lutsenko épargnés par les chutes sont préférés.

Cofidis

Une hanche douloureuse pour Guillaume Martin pris dans la chute de la femme à la pancarte. Et si Simon Geschke était le dark horse.

Deceuninck – Quick-Step

All-in Alaphilippe

EF Education – NIPPO

Rigoberto Uran voudra faire mieux que sa quatrième place en 2011. Mais Sergio Higuita, pétrie de talent est immensément plus rapide.

Groupama – FDJ

David Gaudu a-t-il un boulevard au sein de l’équipe avec Valentin Madouas pris dans les chutes hier ?

Ineos Grenadiers

Les Grenadiers doivent encore limiter la casse. Les chutes de Richie Porte et Tao Geoghegan Hart sont une sacrée épine dans le pied qui contraint les plans des Britanniques.

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

Loic Vliegen, Lorenzo Rota ou Georg Zimmermann pour un nouvel utopisme ?

Israel Start-Up Nation

Michael Woods ayant chuté, Dan Martin épargné. L’irlandais a la primeur et surtout l’expérience.

Jumbo – Visma

Le penchant va à Primoz Roglic mais Jonas Vingegaard ou Wout van Aert peuvent-ils anticiper pour pousser Alaphilippe à la faute ?

Lotto Soudal

Caleb Ewan trouve un obstacle. Rendez-vous lundi donc.

Movistar Team

Il faudra être ingénieux du côté de la Movistar pour briguer le général avec la perte de temps de Miguel Angel Lopez.

Team BikeExchange

Michael Matthews ou Simon Yates plutôt du côté du britannique

Team DSM

Tiesj Benoot a la primeur, Soren Kragh Andersen ayant chuté

Team Qhubeka Assos

Carlos Barbero encore et toujours. Mais trop dur pour lui.

Trek – Segafredo

Entre Theuns et Pedersen que de malchance pour le train des sprinteurs de l’équipe. Trop compliqué pour Stuyven, il faut compter sur Kenny Elissonde, Vincenzo Nibali, Bauke Mollema et Julien Bernard.

UAE Team Emirates

Tout pour Tadej Pogacar qui retrouve un Marc Hirschi blessé. Sans doute l’une de ses meilleures armes pour aujourd’hui. Le slovène pourrait se retrouver bien vite seul.

Alpecin – Fenix

Mathieu Van der Poel encore et toujours mais la question du placement qui demeure en suspens.

B&B Hotels P/B KTM

Montrer le maillot, point barre.

Team Arkéa – Samsic

Warren Barguil pour réussir ce qu’il voulait entreprendre il y a trois ans ?

Total Energies

Pierre Latour pour ce panache au kilomètre ? Un final qui semble trop dur pour Anthony Turgis ou Julien Simon.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
David GauduGagnant🏆 350.1 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
David GauduPlacé 🏅 100.15 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Pierre LatourVainqueur 🏆300.1 %Betclic — Wikipédia
Pierre LatourPlacé 🏅 80.15 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Primoz RoglicVainqueur 🏆 7.250.5 % Betclic ou Zebet?
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Etape 1 Tour de France 2021

Profil de l’Etape 1 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Brest – Landerneau : 197.8 kilomètres pour ouvrir le Tour de France avec 2774 mètres de dénivelé positif. Une journée casse-pattes en prise à la pointe du Finistère entre Brest et Quimper pour finir par une conclusion dans la côte de la Fosse aux Loups et désigné le premier porteur du maillot jaune de la 108e édition du Tour de France.

Trop de main d’oeuvre pour que les échappées matinAles aient une chance d’aller au bout

Si on s’intéresse à l’arrivée de cette première étape, la première chose qui saute aux yeux c’est son atypicité. D’oridinaire les premières étapes couronnes un rouleur à l’occasion d’un contre-la-montre / prologue d’ouverture ou un sprinteur dans une arrivée en boulevard. Ici, ce sont les puncheurs, sprinteurs aux capacités de puncheur et les leaders qui auront leur mot à dire. Naturellement certains noms émergent comme le récent champion d’Italie, Sonny Colbrelli dont la Bahraïn Victorious pourrait être une des équipes à mettre en route derrière les échappées. Dans le même type de profil, la Bike Exchange pourrait offrir un premier maillot jaune à Michael Matthews. Dieu sait qu’un Bala des grandes années aurait une arrivée quasi parfaite. Mais il n’est pas à exclure qu’après un Critérium du Dauphiné couronné d’un succès, que la Movistar contribue à cet effort collectif pour Alejandro Valverde. Nombre sont ces sprinteurs/puncheurs présentes sur le Tour, la Astana Premier Tech aligne sans doute l’équipe avec le plus d’armes pour ce type d’arrivée. La cible privilégiée est sans doute Alex Aranburu mais d’autres coureurs peuvent tirer leur épingle du jeu dans un tel final où la tactique peut être payante. Alors Jakob Fuglsang, Alexey Lutsenko, Ion Izagirre ou même Omar Fraile peuvent prétendre à voir la vie en jaune. Fort de la présence du vainqueur sortant, les UEA émirates seront au service de Tadej Pogacar pour le protéger au mieux et bien le placer à l’amorce de la dernière difficulté. Un peu à l’image de la Jumbo-Visma qui aura pour miser de protéger au mieux Primoz Roglic et/ou placer sur orbite Wout van Aert dont l’objectif est le maillot jaune en première semaine. Une situation de protection assez similaire avec les Ineos Grenadiers en protection de son tryptique de leaders capable de dynamiter le final avec Geraint Thomas, Richie Porte, Richard Carapaz et Tao Geoghegan Hart. Quid de Michael Kwiatkowski suffisant rapide mais avec le rôle de véritable baby-sitter. Les français ne sont sens doute pas en reste et sans doute deux noms reviennent plus que les autres avec le champion du monde, Julian Alaphilippe. Dont il est certain que la Deceuninck Quick Step mettra en route pour le meilleur puncheur du monde. Et Benoit Cosnefroy dont AG2R Citroën la Mondiale le breton se verrait bien briller sur ses terres. Des terres que Valentin Madouas et David Gaudu portés par la foule, rêvent de faire trembler. Les coureurs de la Groupama-FDJ arrive avec la pression de vouloit bien faire. Mais surtout de gagner à domicile. Evidemment, il est des incontournables, la Bora Hansgrohe est de ceux-là avec Peter Sagan, se rêvant parer de vert sur les Champs Elysées. Le barême de points à l’arrivée (50) offre le même décompte qu’une arrivée au sprint. Ce qui nécessairement est un avantage certain pour le slovaque dans la quête d’un huitième sacre. Pourtant celui que tout le monde a à la bouche n’est autre que Mathieu van der Poel, dont la victoire ferait vibrer nombre de français. Tant le néerlandais, petit fils de Poulidor, est un prodige apprécié de tous. La Alpecin Fénix sera attendue aux tournants mais surtout aux avants-postes pour placer le quatruple champion du monde de cyclo-cross dans les meilleures dispositions en vue de réaliser ce que le grand-père n’a pas réussi : porter le maillot jaune au moins une fois. L’ajout de la Lotto Soudal pour Caleb Ewan est envisageable mais l’équipe belge attendra plutôt les premiers sprints pour se mettre à la planche. C’est donc un sacrée vivier où l’on peut éliminer sept à huit équipes pour faire le travail. Toutes les autres ont à un moment ou un autre, une fênetre de tir pour condamner, de manière voulue (gain d’étape) ou non voulue (protéger son leader), les chances des échappées.

Les vingt derniers kilomètres surtout sur les premières étapes sont un objet de tension. En effet, la neutralisation des temps à trois kilomètres fait que la totalité des équipes de leaders veulent être placer en tête du peloton. Ce qui ajoute de la nervosité avec les équipes qui souhaitent disputer uniquement le gain d’étape. Plus nerveuses que les étapes suivantes, il n’est pas rare que les premières étapes fassent des dégâts. Cette fois, il ne faudra pas oublier qu’avec une arrivée en côté, la règle de la neutralisation des temps à trois kilomètres n’est plus. Ce qui ajoutera de la nervosité puisque toute cassure avec le vainqueur implique des secondes en moins dès le départ du Tour.

Les abords de Landerneau, à 6.4 kilomètres seront déjà cruciaux avec des splits du peloton à cause de terrre plein-centraux.

6 kilomètres de l’arrivée : une voie ferrée suivi d’un terre plein- central pour ne pas estomper la nervosité ambiante.

5.8 kilomètres de l’arrivée : un rond-point à passer par la droite pour ne pas rétrograder avant les abords de la montée finale.

5.4 kilomètres de l’arrivée : situé en contrebas d’un secteur descendant, c’est-à-dire en arrivant pleine balle, il faudra une nouvelle fois faire avec les aménagements urbains. On ne le souhaite pas mais tous les ingrédients sont réunis pour qu’il y ait chute en pleine milieu du paquet à cet endroit.

5.1 kilomètres de l’arrivée : à droite, t’es bien… A gauche, t’es mort.

En sortie dudit rond-point, une route qui se rétrécit alors qu’elle était déjà peu large.

4.8 kilomètres de l’arrivée : reprise d’une route toujours sans trop laisser de place pour les différents trains du peloton.

3.5 kilomètres de l’arrivée : il n’y a quà se laisser porter par la route principale…

… avant de déboucher sur un rond-point où droite/gauche peu importe.

3.2 kilomètres de l’arrivée : Premier twist and turn final avant d’aborder le pied de la Fosse aux Loups.

3.1 kilomètres de l’arrivée : l’heure de vérité.

La Fosse aux Loups : 3.1 kilomètres à 5.5 %, un final pour puncheurs dont les plus forts pourcentages sont au pied. Un premier kilomètre à 8.5 %…

…dont une portion de 300 mètres à 11 %.

Une montée découverte par le peloton lors du Tro Bro Leon, en mai dernier. Dont vous pouvez retrouver la montée intégrale sur GCN via le timecode : 14:00 (139km de l’arrivée) à 22:45 avec le passage du peloton.

Avec des équipes en chasse gardée, il sera probablement compliqué… Bien que pas nécessaireimpossible de tenter de résister au peloton. Ou du moins ce qu’il en restera après les pourcentages les plus compliqués ou en cas de late attack. Dès lors, le scénario le plus envisageable est celui d’un sprint réduit.

Les modèles météorologiques ne sont pas tous d’accords sur les risques de pluie. Selon la météo agricole, les pourcentages de chance de précipitations sont de 30 % pour 0.2 mm.

Le final s’abordera avec un léger vent trois quart dos, ce qui devrait favoriser les offensives. Mais aussi être un point noir pour certains sprinteurs qui auraient apprécier un vent de face pour calmer les plus véhéments.

UN PREMIER MAILLOT JAUNE DISPUTé

The route to Brest of Team Jumbo-Visma

Je suis confiant, je suis ma forme. Normalement, je réagis très bien à un stage en altitude. Les années précédentes, j’ai aussi eu des longues périodes sans courir. Comme la période entre le Giro d’Italia et la Vuelta a España en 2019 ou la période du confinement en 2020.

primoz roglic

Le leader de la Jumbo Visma, Primoz Roglic, après une déconvenue sur le Tour de France précédente, revient avec un esprit revanchard. Son équipe vient achever le travail commencer en 2020, à savoir gagner la plus belle course du monde.
Dans un final ultra sélectif, l’écrémage devrait se faire à l’amorce du final avec la nervosité ambiante et dès le pied de la Fosse aux Loups où la Jumbo ira placer au mieux le slovène. Après sa victoire à Biot lors de Paris-Nice, le vainqueur de la Vuelta a une nouvelle fois une occasion de briller. La victoire justement à Suance peut être prise en parallèle et montre à quel point le slovène est dominateur dans les arrivées punchy. Le problème : le replat au sommet qui vient ajouter au tableau les hommes rapides du peloton. Mais il faut se remémorer Ciudad Rodrigo pour réaliser que Roglic a une petite pointe de vitesse au sprint sur le plat. Battant Valverde ou même Smith Dion, en prenant la deuxième place derrière Magnus Cort Nielsen. Ce qui en dit déjà long.
Mais quand on a Wout van Aert qui se rêverait parer de jaune en première semaine n’est-il pas opportun de l’emmener au sprint ? Un peu à l’image de Saint-Christo-en-Jarez sur le Dauphine 2020 où le belge avait pris le premier maillot jaune. Après sa victoire au sprint sur le champion national, WVA pourrait troquer la tunique tricolore pour la tunique jaune très rapidement. La forme est présente, nulle doute que le belge pourrait continuer sa folle saison avec pas moins de treize Top 10 en quinze jours de courses. Tout simplement phé.no.mé.nal quand on sait en plus que son palmarès 2021 affiche un compteur de neuf podiums hors classements généraux.

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Avec David Gaudu et Valentin Madouas, Benoit Cosnefroy peut être considéré commme un des locaux de l’étape. Avec son punch capable à son zénith de rivaliser avec Julian Alaphilippe et sa pointe de vitesse au sprint, il n’est pas sans dire que le français de la AG2R Citroën La Mondiale est en forme. Loin d’être impériale en Suisse et en Mayenne, Cosnefroy a rassuré sur les championnats de France où il aura été à l’offensive derrière l’échappée victorieuse. Ce n’est que dans les deux derniers tours que Benoit aura éclaboussé de tout son panache. Un gage de forme mais s’il est un problème pour le français, ce sont ses douleurs au genou qu’il a annoncé guérit. La vitesse était bonne au Tour du Finistère qu’il a remporté. Le champion du monde espoirs 2017 est en quête de ses jambes de la fin de saison dernière qui lui ont permis d’aller décrocher au sprint parfois punchy comme à la Flèche Wallonne (2e) des podiums sur la Flèche Brabançonne (3e) et Paris-Tours (2e). Des courses au final sélectif et dynamique mais où Cosnefroy a affronté des hommes rapides. Avec deux shots, l’un à Landerneau, l’autre à Mûr de Bretagne, ce dernier pourrait rêver de jaune par le jeu des bonifications. Un rêve jaune qu’il avait fait un objectif l’an passé, qu’il réambitionne cette année. Mais pour cela, il faudra briller lors de ce week-end breton. Au risque de devoir attendre une année plus porpice qui n’arrivera peut être plus de si tôt.

Omar Fraile est à l’esprit de son équipe en chasse d’une étape. La forme est grande lorsque l’on regarde la manière avec laquelle il s’est imposé lors du championnat national de Costa Blanco. Poisson pilote d’Alex Aranburu dès les 500 derniers mètres après le relai de Luis Leon Sanchez, le basque aura fait preuve de tellement de force pour lancer son coéquipier vers la victoire qu’il en aura creusé un trou victorieux. Une victoire en costaud à l’image de son Tour du Pays Basque.

Brent Van Moer staat voor Tourdebuut: “Je weet nooit wat mogelijk is”

L’intention est d’essayer de m’échapper, comme dans le Dauphiné. On ne sait jamais ce qui est possible.

Brent van Moer

En tant que coureur de la Lotto Soudal, Brent van Moer a un rôle pré-défini pour aller glaner des victoires d’étapes. Dans les étapes que Caleb Ewan peut remporter, le belge sera mis à contribution pour tirer le peloton derrière les échappées. Le ticket de sortie est définitivement permis sur les étapes moins favorable. Ce sera le cas des deux premières étapes.
En forme et en vue ces derniers temps, le Thomas de Gendt bis du peloton est un vrai attaquant dans l’âme. Après un désappointant Tour du Limbourg où il aura été aux portes de remporter la course après une échappée victorieuse faisant la nique au peloton. C’est une erreur de signalement qui lui aura coûté la victoire qui lui tendait les bras. Loin d’être abattu, le gros moteur belge aura retenté le baroude à Issoire lors du dernier Critérium du Dauphiné. Dans une étape casse-patte, van Moer n’aura laissé que des miettes à ses compagnons d’échappée. Vaiqueur des GPM mais aussi du sprint intermédiaire, il se sera envolé vers une victoire en solitaire méritée. Une envie d’escapade qu’il pourrait réitérer. C’est tout naturellement que si le coureur de la Lotto est à l’avant que les sprinteurs eux ne le seront pas. Dès lors comment ne pas le voir en tête du premier sprint intermédiaire de ce Tour de France ? La réponse n’est autre que : s’il n’est pas à l’avant.

AG2R Citroën Team

Sans doute Greg Van Avermaet est-il le meilleur gage, en cas de défaillance de Cosnefroy. Aurélien Paret-Peintre, Nans Peters, Oliver Naesen et Michael Schär devraient tâcher d’aider Ben O’Connor à ne pas perdre de temps. Quant à Dorian Godon, le parisien devrait profiter de sa forme pour quelques coups d’éclat… Sans doute pas demain.

Bahrain Victorious

Tous derrière Sonny Colbrelli mais bien qu’il tienne la forme de sa vie, peut-il se défaire de toute la concurrence ? Adepte des sprints longs, cela purrait lui coûter la victoire.

Bora – Hansgrohe

Une occasion en or pour Peter Sagan de marquer des points précieux face aux sprinteurs du peloton.

Astana – Premier Tech

Une arrivée taillée pour Alex Aranburu mais sera-t-il suffissamment bien placé ? Nombre sont les prétendants dans l’équipe avec Jakob Fuglsang, Ion Izagirre et Alexey Lutsenko.

Cofidis

Le panache de Guillaume Martin qui doit arriver en solitaire pour espérer gagner contre les qualité de puncheur de Christophe Laporte.

Deceuninck – Quick-Step

Quand on dit puncheur, on pense à Julian Alaphilippe. L’équipe sera en contrôle pour le champion du monde mais avec un final si long replat, ne vaut-il mieux pas laisser sa chance à Kasper Asgreen pour le coup du kilomètre ? A moins que Davide Ballerini ait la forme de début de saison.

EF Education – NIPPO

Magnus Cort Nielsen, Ruben Guerreiro, Sergio Higuita, Rigoberto Uran et Michael Valgren ont ce punch pour être les facteurs x. Bien que l’avant-dernier soit là pour limiter la casse.

Groupama – FDJ

Valentin Madouas pour samedi, David Gaudu pour dimanche ?

Ineos Grenadiers

Un train Ineos pour limiter la casse. Si on était pas au Tour, Michal Kwiatkowski aura un shot. Mais ce sont Richard Carapaz pour l’anticipation et Tao Geoghegan Hart pour le sprint qui sont sans doute les meilleures cartes.

Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux

Loic Vliegen, Lorenzo Rota ou Georg Zimmermann pour une échappée publicitaire voire un Top 10 optimiste. Mieux paraît utopiste.

Israel Start-Up Nation

Michael Woods pour le Classement Général et une arrivée punchy qui convient tout autant à Daniel Martin.

Jumbo – Visma

Soit Wout van Aert, soit Primoz Roglic mais personne d’autres, pas même un Jonas Vingegaard.

Lotto Soudal

Un grand Caleb Ewan serait un sacré obstacle. Mais l’australien ne brille que raremet lors des premières étapes et le vent de dos ne l’avantage pas. Philippe Gilbert n’a malheureusement plus le punch d’antan.

Movistar Team

On peut sans doute dire de même pour papy Alejandro Valverde. Qui trouve un remplaçant éventuel en forme, en la personne d’Ivan Garcia Cortina.

Team BikeExchange

Un final qui scie à merveille à Michael Matthews. Simon Yates lui tentera-t-il un coup ?

Team DSM

Tiesj Benoot pour le panache ou Soren Kragh andersen pour la montée en puissance ?

Team Qhubeka Assos

Carlos Barbero -pour réitérer les surprises du Dauphiné ?

Trek – Segafredo

Jasper Stuvyen a probablement la préférence sur les sprints plus « punchy » mais n’est-ce pas un poil trop dur ?

UAE Team Emirates

Marc Hirschi aurait une occasion franche et nette de montrer toute la classe qu’il a montré en 2020 sur les routes du Tour. Mais le Suisse n’est que l’ombre de sa meilleure version et l’équipe est entièrement centrée autour de Tadej Pogacar.

Alpecin – Fenix

Mathieu Van der Poel est le favori numéro pour réussir où son grand père a échoué. Son problème maintes fois vu que ce soit au Tirreno Adriatico qu’en Suisse, c’est son placement qui lui a trop fait défaut. Une épine dans le pied qui pourrait fortement l’handicaper et le mettre hors jeu dès le pied.

B&B Hotels P/B KTM

Montrer le maillot et pourquoi pas espérer avec Quentin Pacher, Cyril Barthe, Frank Bonnamour ou Cyril Gautier ? Cyril Lemoine trop lourd ne passera pas quant à Bryan Coquard, cela semble trop dur pour lui. Là où le final Pierre Rolland ne devrait guère plaire à

Team Arkéa – Samsic

Connor Swift pour le clin d’oeil au Tro Bro Leon ? Sans son championnat de France, j’aurais dit que c’était trop dur pour Nacer Bouhanni. Mais allez savoir 🤷

Total Energies

Pierre Latour pour ce panache au kilomètre ? A moins que Anthony Turgis ou Julien Simon dans un final trop dur pour Edvald Boasson Hagen ne fasse parler leur punch. Jérémy Cabot mérite sa mention après son championnat de France mais au delà de se faire violence, il faut éviter de lancer trop tôt.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Omar FraileGagnant🏆/ Placé 🏅 1100.2 % logo pmu sport - Professeur poteaux
Brent van MoerVainqueur du sprint intermédiaire 300.15 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Primoz Roglic ou Wout van AertVainqueur 🏆5.50.5 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Benoit CosnefroyPorte au moins une fois le maillot jaune 250.15 % Betclic — Wikipédia
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Classement Général – Tour de France 2021 Preview

Parcours officiel du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

3484 kilomètres répartis sur 21 étapes avec seulement 4 arrivées au sommet.

Où faire basculer le Tour ?

Pour se faire une idée de la globalité du parcours, l’article rédigé en décembre dernier après la présentation du parcours 2021 permet de se faire une idée globale des différents scénarios envisageables et des points clés de chaque étape.

Profil Etape 5 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Etre le plus polyvalent possible est un impératif lorsque l’on est un leader sur un Grand Tour. Sur cette première des deux épreuves chronométrées, les meilleurs rouleurs parmi les leaders devraient commencer à gagner du temps. Une première hiérarchie devrait se dessiner au sein du classement général. Si la moyenne des chronos en première semaine rapproche guère les 25 kilomètres. C’est que d’ordinaire, les efforts individuels en première semaine ne sont pas si longues. Si on exclut les contre-la-montre par équipe de l’équation. Sans doute, faut-il remonter à 2012 pour voir une distance si élévée en individuel. 2008 pourrait être l’année par excellence de comparaison entre le type de CLM, distance et placement dans l’agencement du Tour.

Etape la plus longue comme un Monument, taillée comme une classique. De quoi inspirer, plus d’un homme fort des printemps dans les flandriennes. Le Liège-Bastogne-Liège français pour ne pas s’y méprendre. A n’en pas douter, s’il est une première occasion de mettre une hiérarchie entre les grandes écuries et tester l’équipe de Pogacar. C’est bien dans la Saône et Loire. Près de 250 kilomètres, rarement le Tour de France n’a parcouru de telle distance au cours des deux dernières décennies. En ne dépassant guère les 230 kilomètres, il faut remonter à 2013 et l’étape du Mont Ventoux remporté par Chris Froome pour s’en approcher (242.5 kilomètres). Mais ce n’est qu’en 2000 que la barre des 249 kilomètres a été franchi avec l’étape Draguignan-Briancon remporté par Santiago Botero. Depuis 1997, la barre symbolique des 6 heures de course franchit à de multiples reprises n’est à l’ordre du jour.

Profil Etape 8 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Toute la question est de savoir combien de temps auront d’avance les échappées dans le Col de la Colombière. Les bonifications au sommet pourraient inspirer les attaques et favoriser un écrémage dans le groupe des leaders avant d’aborder la descente vers le Grand-Bornand. Un final dans un format, maintes fois vu « (Col de Romme -) Col de la Colombière – desccente vers le Grand Bornand ». Un final dont se souviendra Julian Alaphilippe après sa première victoire sur le Tour de France en 2018 ou encore du duo Schleck contre Alberto Contador en 2009.

Profil Etape 9 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Une longue montée de Tignes où toutes les équipes sont allées en stage pour répérer la première arrivée au sommet de ce Tour. Une longue et inéxorable montée vers la Station de Tignes, trop peu utilisé. Après une victoire de Michael Rasmussen en 2007, Tignes ne devait être revu qu’en 2019. Mais la grêle et les éboulements auront eu raison de la fin d’étape dont les temps ont été neutralisé au sommet de l’Iseran. Tignes est sans doute attendu de tous tant la quasi-totalité des équipes y ont passés leur dernier stage en altitude. C’est le cas de la Jumbo-Visma qui a pour habitude d’y installer sa base avant le Tour de France.

Profil Etape 11 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

La terrible double ascension du Mont Ventoux, considéré par beaucoup comme l’étape reine du Tour de France. Une journée assurément où le Tour de France peut se perdre définitivement. Gravir le Mont Ventoux est une chose, l’escalader par deux fois en est une autre. Mais le sommet du mont chauve ne sera pas le point d’arrivée, puisqu’il faudra redescendre vers Malaucène. Une descente rapide et technique qui mettra à rude épreuve les plus mauvais technicien.

Profil Etape 14 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Des bonifications au sommet du Col de Saint-Louis qui pourraient inciter à l’offensive. Une construction qui rappelerait presque l’étape de Saint-Etienne en 2019 qui avait vu l’attaque de Julian Alaphilippe suivi de Thibaut Pinot dans la côte de la Jaillière. Une étape en apparence plutôt taillée pour les échappées, mais avec le champion du monde qui sait.

Profil Etape 15 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Une étape explosive dans la principauté d’Andorre à la veille d’une journée de repos. Des dégâts forcément à prévoir. Non content de dépasser la barre symbolique des 2 000 mètres avec le Port d’Envalira, le GC devra batailler dans le Col de Beixalis avant de replonger vers Andorre la Vieille dans une descente extrêmement technique.

Profil Etape 17 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

S’il est une spécificité de cette édition, c’est la rareté des arrivées au sommet. Qui invite nécessairement à l’offensive dans les dernières difficultés. Le col de Portet à Saint Lary Soulan sera une occasion rêvée pour tenter d’assommer le Tour et devrait rappeler des souvenirs à Nairo Quintana qui aura remporté l’étape en 2018 dans un format totalement différent. Pour rappel, l’étape de 2018 n’est autre que les 65 derniers kilomètres de 2021. Un format rallongé de plus de 110 kilomètres pour la 108e édition mais un enchainement Col de Peyresourde – Col du Val Louron-Azet – Col de Portet portant un dénivelé positif total de 3272 mètres sur une distance pour cadets.

Profil Etape 18 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Se coltiner le Col du Tourmalet et une chose mais poursuivre avec l’arrivée au sommet de Luz Ardiden en est une autre. Si l’étape de la veille, la montagne accouche d’une souris. Alors cette étape fera office de dernier va-tout en montagne. Une arrivée au sommet de Luz Ardiden gravit huit fois par le passé où les grands champions y ont levé les bras. Il n’y a qu’à nommer les noms de Pedro Delgado (1985), Samuel Sanchez (2011), Richard Virenque (1994), Lance Armstrong (2003) ou même Miguel Indurain (1990) pour en prendre la pleine mesure.

Profil Etape 20 du Tour de France 2021 ©️ A.S.O.

Dernière occasion de renverser le Tour dans une épreuve chronométrée où à la fois Laurent Fignon et Primoz Roglic pourront être l’illustration que rien n’est actée avant la ligne d’arrivée finale.

L’EMPIRE INEOS GRENADIERS CONTRE-ATTAQUE

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L’équipe britannique n’aura que rarement aligné une équipe démesurément si forte. L’édition 2018 pourrait aisément faire office de parallèle. C’est d’ailleurs cette Grande Boucle que Geraint Thomas aura remporté. Pour la 108e édition, le gallois partagera le leadership avec Richard Carapaz, vainqueur du Giro d’Italia 2019 et deuxième de la Vuelta a Espana 2020. Ainsi qu’avec Richie Porte, troisième de l’édition précédente du Tour de France. S’ajoute au trident de leaders, Tao Geoghegan Hart vainqueur du Giro 2020 pour mettre en avant une statistique rare. Jamais depuis la Salvarani de 1969, une équipe n’aura convoqué au début du Tour et même d’un Grand Tour, trois vainqueurs de course de trois semaines (Felice Gimondi vainqueur des trois Grands Tours, Franco Balmamion vainqueur du Giro d’Italia et Rudi Altig vainqueur de la Vuelta). A l’effectif s’ajoute les coéquipiers de luxe capable d’imprimer un gros tempo tant que le plat que lorsque les pentes s’élèvent : Michal Kwiatkowski, Jonathan Castroviejo, Dylan van Baarle et Luke Rowe.

Si les Ineos Grenadiers font si peur, c’est parce que l’équipe arrive fort de succès de marque dont les quatre dernières courses par étapes World Tour :

  • Tour de Catalogne (22 au 28 mars) : 🏆 Adam Yates 🥈 Richie Porte 🥉 Geraint Thomas
  • Tour de Romandie (27 avril au 2 mai) : 🏆 Geraint Thomas 🥈 Richie Porte
  • Giro d’Italia (8 mai au 30 mai) : 🏆 Egan Bernal
  • Critérium du Dauphiné (30 mai au 6 juin) : 🏆 Richie Porte 🥉 Geraint Thomas
  • Tour de Suisse (6 au 13 juin) : 🏆 Richard Carapaz

Geraint Thomas offre, au sein du triumvirat des Grenadiers, le plus de garantie lorsque l’on parle du Tour de France. Vainqueur du cru 2018, il aura pris la deuxième place pour le millésime 2019. En position claire de briguer la victoire sur le Giro d’Italia 2020 au départ de Palerme, sa chute au départ fictif de l’Etna ne lui aura pas permis de voir la vie en rose. Ses qualités de rouleur le placent nécessairement en tête de la hiérarchie des Grenadiers.
Seulement, si G. a remporté le Tour de Romandie. Ce n’est pas sans rassuré sur un retour aux jambes de 2018. En vérité, Richie Porte est apparu plus à son aise au cours des dernières semaines et dispose des mêmes qualités pour les épreuves chronométrées. L’australien réduit chez Sky au coéquipier de luxe de Chris Froome aura eu chez BMC la stature du leader. Souvent frappé de malchance sur les grandes courses, son abandon lors de Paris-Nice sur chute en est le parfait exemple. Et pourtant l’aussie aura chez la Trek Segafredo réalisé le rêve d’une vie. Sur les marches du podium final du Tour, Porte revient pour la saison 2021 dans la maison mère. Celle qui l’a mis en lumière et porté jusqu’au statut de leaders au sein des équipes adversaires.

La Ineos devra revoir ses plans pour défaire la concurrence. Par l’annonce de Dale Brailsford de reproduire le schéma 2020 avec une équipe portée à l’offensive, Richard Carapaz trouve son essence et peut exprimer au mieux son potentiel. Coureur offensif, c’est sur son Giro d’Italia victorieux en 2019 que l’équatorien a montré toute son intelligence de course. Maniant à la perfection, le marquage de son leader Mikel Landa pour ravir le classement général final. Son caractère offensif s’est une nouvelle fois exprimée lorsqu’Egan Bernal a abandonné le Tour à cause de ses problèmes de dos. Pour finir par se sublimer dans la chasse au maillot de meilleur grimpeur du Tour qu’il n’aura concédé que dans le contre-la-mpntre final du Tour, à la Planche des Belles Filles. Avec la ferme ambition de bousculer Primoz Roglic sur la Vuelta a Espana, l’équatorien aura échoué de peu (24 secondes du maillot rouge) dans l’ascension de la Covatilla. Clotûrant une Vuelta de bien belle manière.
Un caractère offensif que Tao Geoghegan Hart peut illustrer cette saison. Dans la peau de gregario, le britannique n’a pas hésité à attaquer dans l’ascension du Col de la Frette pour n’échouer que face à Alejandro Valverde à l’arrivée Sappey-en-Chartreuse. Il est vrai que, si le vainqueur du Giro d’Italia n’a pas l’aura de ses anciens. Il pourrait être utiliser comme un coureur sous les radars. Probablement mésestimé pour forcer la Jumbo – Visma et la UAE émirates à prendre le poids de la course à leur compte.

L’effectif de la Ineos Grenadiers est tel qu’ils peuvent aisément imprimer le tempo dans les cols pour esseuler au maximum leurs opposants. Le problème majeur de la manoeuvre résiste dans l’adversaire cette année. Qui est la plus forte depuis le début du règne de la Sky. Est-ce dans leur intérêt de cramer leur effectif pour se retrouver face à un effectif adversaire non décimé, prêt à prendre le relai. Cela pourrait être vu comme tendre le bâton pour se faire battre. La meilleure stratégie est de profiter de la force de l’effectif pour jouer sur le secteur aggressif.

Une hydre slovène à deux têtes

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Le 800-pound gorilla se cache du côté de l’Est de l’Europe. Gardien des deux premières places sur le podium du Tour de l’an passé, Tadej Pogacar et Primoz Roglic s’affichent comme les grandissismes favoris du Tour. Et ce malgré la récente domination des Ineos qui est à mettre en perspective. Pour cause, les britanniques se sont imposés sur les courses par étapes World Tour où le duo infernal n’était pas aligné.

  • UAE Tour (21 au 27 février) : 🏆 Tadej Pogacar
  • Paris-Nice (7 au 14 mars) : 🏆 Maximilian Schachmann
  • Tirreno Adriatico (10 au 16 mars) : 🏆 Tadej Pogacar
  • Tour du Pays Basque (5 au 10 avril) : 🏆 Primoz Roglic 🥉 Tadej Pogacar

Paris-Nice fait figure d’exception mais une anomalie essentiellement dûe à la malchance de Primoz Roflic qui avait le classement général maîtrisé mais aura chuté trop de fois pour espérer conserver son matelas de 52 secondes sur l’allemand de la Bora Hansgrohe. C’est simple la Ineos ne s’est plus imposée, sur une course où Primoz Roglic était aligné, depuis le Tour de France 2018. Et l’ancien sauteur à ski était en apprentissage à ce moment de sa carrière, avant d’aborder la stature de leader intransigeant sur le Giro d’Italia, l’année suivante. La statistique est encore plus édifiante face au vainqueur du Tour 2020. Puisque les Ineos ne se sont tout simplement jamais imposés lorsque Pogi était au départ. C’est dire qu’il faut remonter aux années Sky pour revoir un succès face aux slovènes dont l’un était encore amateur, il y a trois ans.

Editionsvainqueur du tour de franceplace au critérium du dauphinéplace au tour de suisse
2020Tadej PogacarQuatrième/
2019Egan Bernal/Vainqueur
2018Geraint ThomasVainqueur/
2017Christopher FroomeQuatrième/
2016Christopher Froome Vainqueur/
2015Christopher Froome Vainqueur/
2014Vincenzo NibaliSeptième/
2013Christopher Froome Vainqueur/
2012Bradley WigginsVainqueur/
2011Cadel EvansDeuxième/
2010Andy Schleck*/Quatorzième
* à noter qu’Alberto Contador a été déclassé de cette édition du Tour de France et avait pris la deuxième place du Critérium du Dauphiné

Au cours de la dernière décennie, le Critérium du Dauphiné était la course de préparation par excellence pour les juillistes du peloton. La Team Sky l’aura remporté dans cinq des septs sacres de ses champions. La spécificité cette année, c’est que Primoz Roglic aborde le Tour de France avec aucun jour de course depuis Liège-Bastogne-Liège, soit deux mois sans rythme. Pour Tadej Pogacar, l’interrogation pointe sur son niveau réel. Le vainqueur en titre n’est apparu que sur le Tour de Slovénie dont l’équipe a été sur-dominatrice face à une concurrence outrement moins relevée qu’en Word Tour. La montée de l’observatoire de Nova Gorica est à teinter d’une excellente note. Si Pogacar n’a concédé la victoire qu’à son coéquipier Diego Ulissi, le slovène aura été vu bridé. Hésitant à faire l’effort qui clourait l’italien et le priverait d’une victoire offerte sur tapis vert par son leader. Cependant, la troisième place de Pogacar au championnat national de contre-la-montre n’est pas le meilleur signal à quelques jours du chrono de Chargé.

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Contrairement à la Vuelta 2019 où il aura remporté pas moins de trois étapes et au Tour de France 2020 où il était bien seul. Tadej Pogacar navigue désormais avec la pancarte mais cette fois avec une équipe totalement dédiée à des ambitions bien différentes que celle des deux dernières années. Le jeune prodige, vainqueur du Tour de l’Avenir 2018 emmènera avec lui Mikkel Bjerg et Vegard Stake Laengen qui seront attendus pour tirer sur le plat. Quand Rui Costa, Brandon McNulty, Marc Hirschi, Rafal Majka et Davide Formolo seront attendus lorsque les pentes s’élèvent pour entourer au mieux son leader et résister aux offensives et tentatives de déstabilisation adverses. Si sur les courses par étape d’une semaine, Pogacar était attendu comme sur les précédents Grands Tours dans la peau de l’attaquant, c’est désormais dans un rôle plus défensif qu’il est attendu.

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Une position bien différente pour Primoz Roglic qui pourra jouer celle de l’agressif-défensif au sein d’une équipe plus passive que l’an passé grâce à Wout van Aert. Pour sûr, le belge n’a pas eu la préparation idéale. Contraint de revoir son programme d’entrainement en raison d’une opération pour soigner son appendicite, des doutes planaient sur sa forme à l’entrée du Tour. Le champion de Belgique a rassuré le triple champion du monde de cyclo-cross. A l’attaque dans le final, emmenant Edward Theuns sur le porte-bagage, Wout aura battu ce dernier de peu sur la ligne dans un sprint qu’il aura lancé de lui même dans la plus mauvais position. Surprenant sur le Tour de France 2020 par sa résistance en montagne, WVA a demandé un statut revu pour cette saison. Chose faite sur le Tirreno où il aura été d’une régularité sans pareille. Signant une treizième place pour pire place de la course d’une semaine et de ses quinze jours de course en 2021. Tout simplement monstrueux lorsque l’on sait que l’étape de Lido di Fermo était remportée par l’échappée et que le peloton bataillait pour la septième place dans une étape promise aux sprinteurs. Esseulé sur les pentes du Prati di Tivo, le coureur capable de tout était bien seul a assumé le travail derrière un Tadej Pogacar offensif.
La présence de Mike Teunissen sur le Tour est un indice quant à savoir si van Aert ira au sprint. La réponse est semble-t-il affirmatif. Un shot sur le maillot jaune est plus que l’objectif après deux étapes d’ouverture pour puncheur, deux sprints suivi d’un contre-la-montre. Wout van Aert peut rêver à raison de maillot jaune. Une position qui pourrait être bénéfique tant pour le belge, capable de défendre le plus longtemps possible le maillot de leader et être une menace constante si possible jusqu’au plus prêt du contre-la-montre de Saint Emilion.

Que pour Primoz Roglic qui pourra naviguer sans la pression que lui met sur les épaules le maillot de leader dont il a montré tant sur le contre-la-montre de la Planche des Belles Filles que sur les pentes de la Covatilla, que les fins de Grands Tours sont souvent usantes sur le Slovène agé de bientôt 32 ans. Tony Martin et Robert Gesink seront une nouvelle fois mis à contribution pour tirer sur le plat. Quand Jonas Vingegaard, Sepp Kuss et Steven Kruisjwijk pourront entouré leur leader le plus longtemps possible en montagne. Le rôle de Wout van Aert sur le Tour est sans nul doute le même que le danois sur l’itzulia Basque Country. Un doublon qui a permis à la Jumbo de jouer un double jeu troublant pour les UAE qui auront mal géré le duo McNulty-Pogacar.

un trident movistar classique mais remanié

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La Movistar à l’image des dernières éditions du Tour de France aligne un trio de leaders. Alejandro Valverde, Enric Mas et Miguel Angel Lopez seront une nouvelle fois mis tout trois en commun après le Critérium du Dauphiné. Le poids de l’âge se faisant Bala est plus dans la transmission mais bataillera comme à l’accoutumé pour maintenir un bon classement général par équipe. La question du leadership repose essentiellement sur Mas et Lopez, respectivement 5 et 6e du Tour de France 2020. Cette année, le colombien transfuge de la Astana Pro Team porte les couleurs de l’équipe espagnol.
A choisir, comme l’a démontré la Plagne et les Gets, Miguel Angel Lopez a les faveurs des pronostiques. Ecrasant dominateur du Mont Ventoux Dénivelé Challenge, MAL s’aligne comme un candidat redoutable sur les plus grands cols du Tour. Et l’équipe aura de quoi l’entourer encore plus avec le clivant Marc Soler, les expérimentés Imanol Erviti et Carlos Verona. Mais aussi miser sur la forme d’Ivan Garcia Cortina et l’infatiguable Jorge Arcas. Seule ombre pour les deux leaders de la Movistar, si ce n’est leurs lacunes, leurs fluctuabilités en CLM qui devraient leur causer un débours qu’ils seront obligés de combler en passant à l’offensive.

une mirade d’outsiders et de prétendants au podium

Parmi eux, on pourrait citer le très en vue Rigoberto Uran (EF Education Nippo) qui aura fait un très beau Tour de Suisse. Tout comme la saison de Michael Woods a été prometteuse et sera le leader des Israel Start-Up Nation. Côté Astana Premier Tech, Jakob Fuglsang vient sans ambition au Général. Il faudra donc compter sur Ion Izaguirre dont le parcours devrait lui plaire. A l’image d’un Bauke Mollema, reste à savoir pour le leader de la Trek Segafredo comment il aura récupéré du Giro d’Italia. La même problématique repose sur les épaules de Pello Bilbao qui est annoncé coéquipier de Jack Haig mais le parcours semble plus favorisé l’espagnol de la Bahrain Victorious. Lucas Hamilton saura-t-il briller comme il l’a fait à Pris-Nice en début de saison pour la Bike Exchange ? Wilco Kelderman voudra sans doute confirmer son Giro 2020 avec la Bora Hansgrohe en profitant de l’excellent travail, d’Emmanuel Buchmann. Quant à Ben O’Connor, sa forme sur le début de saison n’augure que le meilleur pour le Tour de France où il endossera le rôle de leader en apprentissage. Quid de Julian Alaphilippe qui rêve une nouvelle fois de maillot jaune en première semaine et dont les nombreuses arrivées en descente devraient l’inspirer. L’équipe n’est pourtant pas articulée autour du champion du monde. A l’image de la Groupama-FDJ qui délaisse David Gaudu en montagne pour faire briller Arnaud Demare dans les sprints.

Betting advice : Certains coureurs perdront en début de première semaine, notamment à cause du temps lors du contre-la-montre. C’est donc avec opportunités qu’il faudra se pencher éventuellement en live sur ces coureurs et ne pas se précipiter pré-live.

La victoire slovène semble se dessiner. Primoz Roglic a sans doute ma primeur. Le problème repose sur sa cote et toutes les incertitudes qui planent autour du leader de la Jumbo : problème à gérer la troisième semaine, préparation inédite à base de stage uniquement, etc. Si on donne 80 % de chance aux deux slovènes répartis en quasi-équilibre (55-45), la cote Betstars à 3.1 est la plus haute du marché où une légère value se dégage. 32.25 % estimé par le bookmaker contre un peu plus de 40 pour ma part (44 % pour être exacte).

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Classement de la montagne – Tour de France 2021 Preview

Le maillot à pois du Tour de France déménage à Pogacar | FR24 News France

Le maillot à pois du Tour de France désigne le meilleur grimpeur au classement de la montagne. Classement le plus impronostiquable, le maillot est tantôt remporté par :

  • le vainqueur du Tour de France : Tadej Pogacar en 2020 ou Christopher Froome en 2015 ;
  • plus rarement par un dauphin du vainqueur mais cela implique une avantage en terme de temps au GC assez importante pour que le maillot jaune laisse la marge de manoeuvre aux coureurs qui le suivent au GC : Nairo Quintana en 2013 ou Richard Virenque en 1997 ;
  • par un coureur qui aura fait de la chasse d’étape son objectif avant de porter le maillot et finir par le défendre : Rafal Majka en 2014 ou Julian Alaphilippe en 2018 ;
  • par un leader du GC largué au Général et à la recherche d’un accessit : Warren Barguil en 2017 ou Samuel Sanchez en 2011 ;
  • et même (à regret) par désintérêt des grimpeurs patentés en se trouvant sur les épaules d’un de ces derniers par pur hasard : Romain Bardet en 2019.

L’article 24 c du règlement de la 108e édition dispose que « le classement général individuel du meilleur grimpeur s’établit par l’addition des points obtenus sur l’ensemble des cols ou côtes ou arrivées en altitude, selon les barèmes suivants :

  • cols ou côtes ou arrivée en altitude hors catégorie : 20-15-12-10-8-6-4-2 points respectivement du 1er au 8e coureur classé ;
  • cols ou côtes ou arrivée en altitude de 1re catégorie : 10-8-6-4-2-1 points respectivement du 1er au 6ecoureur classé ;
  • cols ou côtes de 2e catégorie : 5-3-2-1 points respectivement du 1er au 4e coureur classé ;
  • cols ou côtes ou arrivée en altitude de 3e catégorie : 2-1 points, respectivement aux 2 premiers coureurs classés ;
  • cols ou côtes de 4e catégorie : 1 point au 1er coureur classé.

Les points attribués seront doublés lors de la 11e étape et du 2e passage au sommet du mont Ventoux et aux arrivées des 17e et 18e étapes ».

De prime abord, le tracé du Tour de France avec très peu d’arrivées est, une fois de plus, favorable aux échappées. Cependant les points doublés, au sommet du deuxième passage du Ventoux et des deux dernières étapes de montagne, augmentent les chances du classement général de contester les points aux plus combatifs du Tour.

Guillaume Martin, un candidat plébiscité à raison

LA VUELTA A ESPAÑA - 12e ÉTAPE CLASSEMENT DE MEILLEUR GRIMPEUR : G. MARTIN  CONSOLIDE SON AVANCE

Depuis sa création en 1933, le Grand Prix de la Montagne a été remporté à vingt-trois reprises par un français dont sept fois par le recordman absolu : Richard Virenque entre 1994 et 2004. Avec la retraite de Richard Coeur de Lion, le maillot était délaissé des français jusqu’à la bataille Charteau – Moreau où le premier avait une belle avance sur le second qui ne voulait rien lâcher jusqu’au dernier jour à partir des Alpes. Mais il est vrai que les années n’étaient pas toujours propice aux coups d’éclats face aux leaders. On pensera à l’année 2013 en exemple pour Pierre Rolland qui aura bûché face à Christopher Froome et Nairo Quintana. Les cinq dernières années ont montré une réminescence de l’attrait des coureurs locaux pour le maillot historique qui aura fait vibrer le pays pendant les années Armstrong. Faisant de son porteur le chouchou du public avec à tour de rôle : Warren Barguil, Julian Alaphilippe et Romain Bardet.

S’il est un leader qui a annoncé faire des victoires d’étape et du maillot de meilleur grimpeur un objectif, ce n’est autre que Guillaume Martin. Le français de la Cofidis Solutions Crédits l’aura répété à maintes occasions. Un objectif qu’il commence à affirmer de plus en plus fermement après son passage dans Mon Peloton dont le podcast est disponible en lien. Il faut dire qu’attaquant dans l’âme, le maillot lui scie à merveille. Ce n’est sans doute pas pour rien qu’il aura réussi à le glaner en le défendant par la suite bec et ongles sur la dernière Vuelta a Espana.

Le philosophe du peloton aura commencé la saison sous les meilleurs hospices à Paris-Nice. Remportant récemment le Mercan Tour à la manière, les championnats de France n’ont pu que le rassurer sur la condition. Avec un contre-la-montre totalement défavorable si tôt dans le Tour, le débours pourrait lui procurer une perte de temps suffisante pour l’étape du Grand-Bornand. Et ainsi le propulser en tête du classement ou tout du moins proche de la tête du classement pour entrevoir le port du maillot à pois. Fort de ses qualités en haute montagne, Martin peut aller chasser les points tant à l’avant qu’avec les leaders lorsque le scénario est moins favorable pour les fuyards. Ce qui lui procure un avantage certain sur des coureurs au profil comme Benoit Cosnefroy ou Tim Wellens qui s’étaient retrouvé avec le maillot mais qui ont des difficultés à défendre dans les plus gros cols du Tour.

Pourtant le chemin n’est pas sans embûche. D’abord, les abandons consécutifs de Thibaut Pinot, Julian Alaphilippe et Romain Bardet pour les Jeux Olympiques ont libéré la voie pour le leadership de l’équipe de France à Tokyo. Ensuite, parce que nombre sont ceux à avoir pour objectif le titre olympique et sont désireux de laisser filer le classement général. Le placement de l’épreuve sur route, le 24 juillet, soit seulement six jours après la fin du Tour force une majorité à la prudence. C’est le cas de Simon Yates, Fakob Fuglsang entre autre. Enfin, d’autres coureurs ont annoncé avoir les mêmes objectifs, à l’instar de Nairo Quintana en début de saison.

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Les dangers sont multiples dans la quête d’un maillot distinctif. Trois coureurs s’élanceront de la Grande Boucle avec la ferme intention de gagner une étape pour rentre dans le club fermé de ceux qui ont lever les bras au moins une fois sur les trois Grands Tours. D’abord, Nacer Bouhanni sur les étapes au sprint pour parfaire sa collection après ses trois victoires sur la Vuelta (deux en 2014 et une en 2018) et sur le Giro (trois en 2014). Ensuite, Matej Mohoric avec une victoire en Espagne (2017) et une en Italie (2018). Enfin, Esteban Chaves gardien de deux victoires en 2015 sur la Vuelta a Espana et de trois victoires sur le Giro d’Italia en 2016, 2018 et 2019.

Esteban Chaves qui a gagné des étapes à la fois sur le Giro d’Italia et la Vuelta a España ambitionne d’ajouter des victoires sur le TDF à son palmarès.

Matt White – directeur sportif

Ce dernier est selon toute vraisemblance un véritable gage dans la quête d’une victoire d’étape. En quatre participations au Giro, le colombien de la Bike Exchange aura ramené presque autant de succès. Ces jeunes années au sein du peloton professionnel ont sans doute été ce qu’on peut désormais appelé les années de sa superbe. Il est vrai que 2015 et 2016 qu’en ramenant deux podiums sur les Grands Tours, les espoirs mis sur le vainqueur du Tour de l’Avenir 2011 semblait fondé. Mais voilà seulement seize victoires professionnelles viennent vernir le tableau de Chavito. Peu de victoires sur les étapes (11) mais quelles victoires :

  • Volta Ciclista a Catalunya 2021 – étape 4 : victoire en solitaire au sommet de Port Ainé après une attaque à 7.1 kilomètres du sommet ;
  • Giro d’Italia 2019 – étape 19 : victoire en solitaire au sommet de San Martino di Castrozza après une échappée victorieuse ;
  • Giro d’Italia 2018 – étape 6 : victoire au sommet de l’Etna après une masterclass de la Mitchelton Scott (arrivée « offerte » par Simon Yates) ;
  • Herald Sun Tour 2018 – étape 3 : victoire en solitaire au sommet de Lake Mountain ;
  • Giro d’Italia 2016 – étape 14 : victoire dans un sprint slowmotion avec Steven Kruisjwijk et Goerg Preidler dans une étape au dénivelé positif total de 6126 mètres ;
  • Abu Dhabi Tour 2015- étape 3 : victoire en solitaire au sommet de Jebel Hafeet ;
  • Vuelta a España 2015 – étape 6 : victoire en solitaire au sommet de la Sierra de Cazorla après une attaque à 2 kilomètres de l’arrivée ;
  • Vuelta a España 2015 – étape 2 : victoire au sprint face à Tom Dumoulin au sommet de Caminito del Rey après une attaque nucléaire à 2.1 kilomètres du sommet ;
  • Tour de Suisse 2014 – étape 8 : victoire en solitaire au sommet de Verbier après une attaque tranchante à 2 kilomètres de l’arrivée ;
  • Amgen Tour of California 2014 – étape 6 : victoire en solitaire au sommet de Mountain High ;
  • Vuelta a Burgos 2012 – étape 5 : première victoire professionnelle négociée avec Sergio Henao au sommet de Lagunas de Neila

Après quelques saisons mitigées mais toujours au sein de l’équipe originelle Orica Green Edge, El Chavito semble avoir retrouvé les jambes d’antan. Très en vue en Catalogne que ce soit lors de sa victoire à Port Ainé ou la veille lors de sa montée de Vallter 2000. Il n’a cessé de convaincre de sa bonne forme. Comme au Pays Basque où le colombien n’a pas hésité à se porter à l’offensive. J’en veu pour preuve son étape à Hondarribia. Fort mais pas suffisant rapide pour contester le sprint à Ide Schelling et Rui Costa au Grand Prix du canton d’Argovie, c’est sur le Tour de Suisse qu’il s’est une nouvelle fois fait remarqué. Très récemment donc le colombien s’est une nouvelle fois mis en avant. A l’attaque sur les pentes de l’Erschmatt. Vent de face, Chaves n’a de cesse creusé l’écart sur les pentes escarpées de la difficulté (8 kilomètres à 8.4 %). Avant de se faire reprendre dans la descente par Jakob Fuglsang, en ayant pris trop large un virage.
C’est tout naturellement qu’il faudra compter sur le colombien pour aller chercher une victoire en échappée. Et ainsi collecter des points en montagne qui pourrait le laisser entrevoir un maillot de meilleur grimpeur, que peu peuvent lui contester.

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Esteban ChavesGagne au moins une étape4.50.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Classement par points – Tour de France 2021 Preview

Sam Bennett secures Champs-Élysées win and Tour de France green

Le maillot vert du Tour de France est désigné à tort ou à raison comme le maillot du meilleur sprinteur. Il n’y qu’à voir le nom des coureurs ayant inscrit leur nom au palmarès dudit classement durant les deux dernières décennies et même au siècle dernier pour s’en convaincre : Zabel, McEwen, Hushovd, Boonen, Freire, Petacchi, Cavendish. Il est vrai que le système de points dégressif en fonction de la complexité des étapes n’est pas étranger à la favorisation des hommes les plus rapides du peloton au sein du classement, qui a pour but de récompenser le coureur le plus régulier sur les premières places de chaque étape.

L’article 24 b du règlement de la 108e édition dispose que « le classement général individuel par points s’obtient par l’addition des points enregistrés dans les classements individuels de chaque étape, selon les barèmes suivants, et compte tenu des pénalités en points :

  • pour les étapes en ligne dites sans difficulté particulière (art. 22-coeff. 1 et 2) : 50-30-20-18-1614-12-10-8-7-6-5-4-3-2 points pour les 15 premiers coureurs classés ;
  • pour les étapes en ligne dites de parcours accidenté (art. 22-coeff. 3) : 30-25-22-19-17-15-13-11-9-7-6-5-4-3-2 points aux 15 premiers coureurs classés ;
  • pour les étapes en ligne dites de grandes difficultés (art. 22-coeff. 4 et 5) : 20-17-15-13-11-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 points aux 15 premiers coureurs classés ;
  • pour l’étape en contre-la-montre individuel (art.22-coeff. 6) : 20-17-15-13-11-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 points aux 15 premiers coureurs classés ;
  • pour chaque sprint intermédiaire, 20-17-15-13-11-10- 9-8-7-6-5-4-3-2-1 points aux 15 premiers coureurs classés ».

Depuis 2012, Peter Sagan y assoit un règne quasi sans partage. Seules deux éditions lui ont échappées. En 2017 où Michael Matthews lui a ravi la classification à la suite d’une disqualification ayant entraîné une mise hors course pour sprint irrégulier (en ayant poussé à la faute Mark Cavendish et provoqué sa chute). Et en 2020 où Sam Bennett a fait figure de candidats redoutables dans la contestation des précieux points aux sprints intermédiaires. Après avoir pris une pénalité de 30 points, correspondant aux points de sa deuxième place de l’étape de Poitiers, à la suite d’un déclassement pour sprint irrégulier (coup de tête sur Wout van Aert). C’est pour dire majoritairement à la faveur de ses propres erreurs que Peto s’est éloigné de son huitième et potentiellement neuvième sacre.

Les années Peter Sagan ont vu un élément de plus en plus s’immiscer dans la lutte au maillot vert. Le jeu des sprints intermédiaires a désormais une place prépondérante dans la course au classement par points. C’est pourquoi, le slovaque a pour habitude de les chasser là où les sprinteurs les plus purs ne peuvent prétendre y prendre ses points marginaux : en montagne.

Dans la lutte du maillot vert, plusieurs candidats semblent se détacher : Sagan, Mathieu van der Poel, Sonny Colbrelli, Wout van Aert, Caleb Ewan, Arnaud Demare, Christophe Laporte, Michael Matthews.

Pourquoi éliminer Mathieu van der Poel des prétendants ?

Mathieu van der Poel remporte l'épreuve short-track à Albstadt - Be Celt

La réponse est simple, le néerlandais ne prévoit pas de finir le Tour de France. Avec l’objectif affiché de devenir champion olympique de VTT, Mathieu van der Poel prévoit d’écourter son Tour. D’autant que le néerlandais fera office de poisson pilote pour Tim Merlier sur les sprints favorables aux belges. Ce qui lui coûtera assurément des points dans la bataille pour le maillot vert.

Pourquoi éliminer Ewan des prétendants les plus dangereux ?

Caleb Ewan après deux victoires sur le Giro d’Italia et une Baloise Belgium Tour couronnée de succès arrive en forme sur le Tour de France. Coureur le plus régulier dans les sprints massifs, l’australien de la Lotto Soudal se rêve à réaliser le triplé sur les trois Grands Tours en remportant au moins une étape la même année. Fort de deux succès sur les routes italiennes, l’objectif est de marquer le coup sur les routes françaises avec pas moins de neufs occasions. Une fois chose faite, Ewan pourrait être dans la peau du coureur récupérant en vue de la Vuelta. Et ainsi ne pas accumuler trop de fatigue en vue de la Vuelta a Espana.

Malgré cela Thomas de Gendt assure que l’australien n’abandonnera pas en cours de route comme en mai dernier. Une hypothèse envisageable, mais il est à noter que la pocket rocket n’a guère l’habitude de se battre sur les points au sprint intermédiaire.

Pourquoi éliminer les coureurs au doublon dans les équipes ?

Comme la Alpecin Fenix, nombre sont les équipes a emmené un sprinteur pur et un sprinteur polyvalent. C’est le cas de la Bike Exchange avec Michael Matthews et Luka Mezgec mais aussi de la Astana Premier Tech avec Alex Aranburu et Hugo Houle ou encore de la Deceuninck Quick Step avec Davide Ballerini et Mark Cavendish. A l’instar de l’édition 2020, la Trek Segafredo ramène sa triplette Mads Pedersen, Edward Theuns et Jasper Stuyven. Un partage de points dans les arrivées un peu plus punchy nuira forcément aux équipes avec plusieurs cordes à leur arc.

Peter Sagan, en atteste par ses sept maillots verts, est le coureur le plus régulier sur le Tour de France au cours de la dernière décennie. Pas moins de 155 étapes disputées pour un peu plus de la moitié de Top 10 (83 fois), 45.2 % de Top 5 (70 fois), près d’un tiers de Top 3 (47 fois) et presque 8 % de victoires (12 fois). Ce n’est donc pas une surprise qu’il soit le recordman incontesté devant Zabel au classement par points. Un huitième sacre prolongerait encore plus son hégémonie pour les décennies à venir. De plus, la piste Sagan est toujours un gage de sûreté financière. Le maillot Vert offre une grille de prix attractive pour le vainqueur avec 25 000 €. Auxquels s’ajoutent les 300€ de rentes quotidienne au porteur du maillot et ainsi que 1 500€ pour le vainqueur au sprint intermédiaire.

Il est à noter que ce Tour de France en apparence est extrêmement favorable aux sprinteurs purs avec pas moins de sept arrivées. Soit un total de 350 points sur les 750 alloués aux arrivées du Tour. Sur les sprints intermédiaires, c’est un total de 140 points sur les 380 points alloués. Seulement, les sprinteurs les plus polyvalents peuvent profiter de 100 points avec les arrivées pour puncheurs / leaders des deux premières étapes. Auxquels s’ajoutent les 60 points des arrivées pour puncheurs. C’est pourquoi Peter Sagan est une nouvelle fois en excellente position pour briguer un nouveau titre.

La question de la forme pourrait se poser après un Giro plein de réussite. Mais après un enchainement Tour-Giro 2020 plutôt bien géré dans une saison condensée. La récupération est doublée cette année dans un enchainement stable, offrant un mois de récupération. C’est un Sagan des plus réguliers qui est attendu et peut être sans doute, sauf incidents, la saison la plus régulière de toute (13 potentiels Top 10). Mais la concurrence la plus dangereuse vient en provenance de la Bahraïn Mérida. Sonny Colbrelli affiche très clairement la forme de sa vie. En vue depuis les Flandriennes, l’italien démontre avec son Tour de Romandie et son critérium du Dauphiné que son niveau a significativement augmenté. Basculant avec les grimpeurs au sommet du col de la Vue des Alpes (7.8 kilomètres à 6.7 %) pour gagner l’étape de Saint Imier. Résistant à l’enchainement Châbles (1.8 kilomètres à 6.1 %) – Les Granges (2.5 kilomètres à 7.7 %) dans une étape dantesque à Estavayer. Laissant son équipe prendre à son compte la montée de la côte de la forêt de la Pourcheresse (7.1 kilomètres à 6.5 %) pour s’offrir le sprint du peloton des leaders. Vainqueur de l’arrivée pour puncheurs à Saint-Haon-Le-Vieux (700 mètres à 5.7 %). Basculant avec les meilleurs au sommet de la côte de Montrebut (1.4 kilomètres à 11 %) pour finir comme une balle sur Geraint Thomas, auteur du coup du kilomètre. Pour finir tout fraîchement champion d’Italie à Imola, en ayant survécu à la Cima Gallisterna (2.9 kilomètres à 6.5 %). Une montée qui n’est pas inconnue pour les suiveurs les moins avisés.

Cependant, la concurrence sera plus rude sur le Tour qu’en Suisse ou sur le Dauphiné. En Romandie, Colbrelli aura gagné Saint Imier sans la présence de Peter Sagan dans le groupe et aura été dominé par ce dernier sur les sprints d’Estavayer et de Martigny. Sans doute, faudra-t-il que le niveau soit osé sur les sprints plus plats pour purs sprinteurs où Sagan a un avantage sur Colbrelli. Mais le slovaque trouve un concurrent de taille qui pourrait le mettre des bâtons dans les roues sur les sprints intermédiaires.

Wout van Aert aurait pu être un redoutable prétendant. Malheureusement ses objectifs avec la Jumbo Visma semble être ailleurs. Christophe Laporte avec les jambes de Paris-Nice pourrait être tout autant un sprinteur polyvalent glanant des points ici et là. Quant à Arnaud Demare, le train autour du sprinteur français est la même que sur le Giro d’Italia 2020 dont il est le détenteur du maillot cyclamen. Toute la question est de savoir si Nono pourra conclure le travail de son puissant wagon composé de Bruno Armirail, Miles Scotson, Stefan Küng, Ignatas Konovalovas et Jacopo Guarnieri. La concurrence sera outrement plus dense que sur le Communauté de Valence, qu’au Boucle de la Mayenne et qu’à la Route d’Occitanie. Le plein de confiance est pris, le sprinteur de la Groupama-FDJ vient pour gagner des étapes dans un premier temps. Le cumul de points fera le reste. Mais cela sera-t-il suffisant avec un barème de points handicapant sur les deux premières étapes ?

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Etape 7 Tour de Suisse 2021

Un contre-la-montre de 23.2 kilomètre entre Sedrun et Andermatt composé de deux parties distinctes. Une première moitié (11.85 kilomètres) grimpant inéxorablement jusqu’à sommet de l’Oberalpass et une seconde moitié redescendant vers l’arrivéé. C’est d’ailleurs sur la première des deux moitié que le dénivelé positif total s’élève à 654 mètres. Ce qui rend l’effort individuel hors de portée des spécialistes « poids lourds » et donne une opportunité aux meilleurs grimpeurs du plateau de gagner un CLM qu’ils n’ont guère l’occasion d’aborder.

1.8 kilomètres : début des ennuis avec les premières pentes qui feront leur apparition.

Une longue ascension d’abord sur une route ne serpentant que légèrement sur le flanc des Alpes glaronaises, en longuant le Rhin.

8.2 kilomètres : début des lancets menant au sommet du col de l’Oberalp et des plus forts pourcentages de la montée.

Une pente maximale à 10.5 % sur un col culminant à 2038 mètres après une ascension de 9.6 kilomètres à 6.5 %.

Un ITT en montagne difficile à gérer avec la combinaison : altitude et changement de rythme incessant.

11.85 kilomètres vient le moment de la bascule pour 11.35 kilomètres de descente.

D’abord une portion de près de deux kilomètres en faux plat descendant (- 0.9 %) autour du lac de l’Oberalp.

Avant une portion plus prononcée et plus technique aux abords d’Andermatt.

Mieux vaut être lourd et/ou aérodynamique pour profiter d’une longue section (5.8 kilomètres au total) de descente peu technique.

Une vision panoramique des lacets en contre-bas qui donne toute la mesure la technicité de la portion.

800 mètres de l’arrivée : dernier lacet de la descente.

700 mètres : on tourne à gauche…

… pour débouler sur une rue pavée.

Et d’en sortir à 200 mètres de la ligne d’arrivée.

UN CHRONO PLUS OUVERT AVEC LE RETRAIT DE JULIAN ALAPHILIPPE

Quand on pense qu’il faut être à la fois grimpeur et bon descendeur, avec la forme affichée. Dans la lignée du contre-la-montre de Pau, Julian Alaphilippe faisait figure de favori. Mais la paternité aura eu raison de sa fin de Tour de Suisse. Ce qui n’est pas sans ouvrir la voie à la fois du podium mais aussi du gain d’étape.

C’est à logique que Richard Carapaz fait figure de favori de l’étape du jour. Pas friant des efforts solitaires, l’équatorien n’est jamais monté sur le podium d’un CLM. Mais un chrono en montagne n’est pas vraiment un effort solitaire commun. C’est un effort spécifique où peu peuvent prétendre à la victoire. Son attaque sur les pentes de Leukerbad a démontré toute sa classe lorsque la route s’élève et à quel point il est alaise lorsque la pente est positive. Des qualités qu’il a maintes fois montrées sur les trois Grands Tours, au cours des trois dernières années. Bon en descente, il ne devrait pas perdre de temps où l’on peut raisonnablement penser qu’il sera le temps de référence au sommet de l’Oberalpass.

Giro d'Italia: Mountains loom large for Vincenzo Nibali and Jakob Fuglsang  after ITT setbacks | VeloNews.com

Son principal adversaire en l’absence de Julian Alaphilippe pourrait être Jakob Fuglsang. Le danois de la Astana Premier Tech est un des grimpeurs spécialiste de la discipline. Ses skills en descente du à son passé de vttétiste pourrait lui donner un avantage sur bon nombre de ses adversaires. Le matériel de l’équipe kazahk a montré toute son efficacité sur le Dauphiné avec des coureurs sortants de stage qui auront marqué le chrono de Roche la Molière. 9e temps intermédiaire du CLM de Pau, Birdsong devrait retrouver des marques dans un CLM qui lui scie comme un gant.

New Cannondale time trial bike ridden by Rigoberto Uran at Volta a  Catalunya | Cyclingnews

Un mix des deux profils pourrait revenir à Rigoberto Uran. Le colombien ne devrait souffrir de l’altitude mais surtout ses qualités dans l’effort individuel qui devrait être mis en avant. 6e de l’intermédiaire dans la Côte d’Esquillot à Pau en 2019, le coureur de la EF Education Nippo a montré être parmi les hommes en forme sur ce Tour de Suisse. Si la forme est proche de sa superbe, alors le playboy du peloton pourrait retrouver des résultats proches de 2014 où il a excellé. Une année marquée par des chronos montagneux :

  • départ en cote punchy sur la Vuelta a Espana à Borja (étape 10)
  • départ en cote sur le Giro d’Italia à Barolo (étape 12)
  • 3e de la Cima Grappa (étape 19 du Giro d’Italia)

Toute la mesure est de trouver un prétendant sous côté. Maximilian Schachmann réussira-t-il à trouver le rythme dans une telle montée et ne pas compter trop de débours au sommet ? Domenico Pozzovivo étonnamment à son aise dans l’effort individuel peut-il réitérer ses exploits de la Cima Grappa (5e) ou de l’Alto del Moncayo (Vuelta 2013) ? Ou des coureurs en forme en ce début de saison au profil très polyvalent comme Mattia Cattaneo, Andreas Leknessund ou Neilson Powless ?

Aggressive Team BikeExchange rewarded with 3rd place for Esteban Chaves at  GP Gippingen – PelotonPost

La stature d’Esteban Chaves a toujours été celle d’un grand espoir gâché. Dont le palmarès ne reflète que peu le talent du colombien de la Bike Exchange. Mais cette année 2021 semble marqué une renaissance de Chavito. A l’attaque sur les pentes de l’Ershmatt, le vainqueur du Tour de l’Avenir 2012 signe un renouveau que les afficionados ne peuvent qu’apprécier. Agressif sur le Tour de Catalogne, il aura été chercher une victoire à la manière sur les pentes de Port Ainé après s’être mis en évidence sur les pentes de Vallter 2000. Dans la même trempe que Carapaz, Chaves pourrait profiter d’un CLM rare pour les coureurs de son accabit. Il n’y a qu’à se remémorer Alpe di Siusi sur le Giro 2016 où il aura pris la 6e place pour s’en convaincre. Au vue de la performance sur les pentes d’Ershmatt où il ne cessait de creuser l’écart, la seule crainte repose sur la descente où il a envoyé quelques mauvais signaux.

Concernant la météo, les premiers partants devraient bénéficier d’un vent plus léger que les derniers.

Un vent guère favorable dans la montée venant du NNO. Mais la différence étant légère et les meilleurs grimpeurs n’étant pas dans le lot des premiers partants, l’avantage tiré d’un départ tôt ne devrait pas être pris en compte.

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Esteban ChavesPodium 🏅300.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 5 Tour de Suisse 2021

Une étape longue de 175.2 kilomètres pour un dénivelé positif total de 2 850 mètres selon les organisateurs (2 501 mètres selon la Flamme Rouge dont la fiabilité n’est plus à démontrer).

Si l’étape de la veille était fortement inspirée de l’étape 4 de l’édition 2018, il en sera de même avec l’étape 5 qui se voit dans un miroir déformé. Un départ de Gstaad en démarrant par l’ascension du Pillon, pour finir par l’ascension vers Lerkerbad avec une distance quelque peu rallongée de vingt kilomètres.

Un final écrémé où Stefan Küng, maillot de leader sur les épaules aura céder sous les attaques de François Bidard, Hugh Carthy et plus tard Mikel Landa pris en chasse par Tejay Van Garderen dans le peloton bien amaigri, puis par Jesper Hansen. A deux kilomètres de l’arrivée, le basque a été confronté au vent de face puissant qui aura eu raison du succès de son offensive. Matthias Frank ramenant le groupe à une portée de fusil de Landa à 400 mètres avant l’accélération

Un départ en cote signifie que le contrôle des grimpeurs et le risque d’une échappée d’hommes forts dans les pentes escarpées sont grandes. Seulement deux problèmes de taille semblent se dresser sur la route des plus téméraires. Nombre d’équipes auront mis leur dévolu sur l’arrivée finale, mais c’est surtout sur la Deceuninck Quick Step qu’il faudra compter pour prendre la chasse à son compte. Julian Alaphilippe a un oeil sur l’étape et l’on sait que le Wolfpack est en ordre serré derrière le champion du monde lorsqu’une étape lui convient. La Bora Hansgrohe pour Maximilian Schachmann et les Israel Start-Up Nation pour Michael Woods pourraient venir prêter main forte. Ce qui ne donne guère de chance à l’échappée matinale.
En 2018, le tempo de Romain Sicard dans la difficulté fut si élevé que l’échappée n’a pris forme qu’au bout d’une heure de course avec Sylvan Dillier, Daniel Oss, Paul Ourselin, Willie Smit, Jasper Stuyven et Larry Warbasse. Une échappée formée sur la grande portion plan entre Aigle et Sion. C’est d’ailleurs, cette longue portion de près de 100 kilomètres jusqu’à Sierre qui est très nettement en défaveur des hommes de tête avec un terrain de chasse idéal pour le peloton.

Le final commencera à ne plus connaitre beaucoup de replat à partir de la côte de Varen (2.4 kilomètres à 5;4 %). Rien de bien excitant cependant, la difficulté n’est pas assez prononcée pour y tenter un durcissement.

Ce qui n’est pas le cas de Ershmatt (8 kilomètres à 8.4 %) qui n’est autre que la plus grosse difficulté du jour. Une difficulté avec des pourcentages avoisinant souvent les deux chiffres, n’allant jamais au delà de 13.7 % mais qui rend la montée difficile à manager. Un durcissement dans la difficulté devrait esseuler un bon nombre de leaders au GC. L’oeil est évidemment tourné vers les Ineos Grenadiers.

La descente qui s’en suit pourrait inspirer les coureurs de la Astana Premier Tech qui pourraient dès lors prendre le contrôle du peloton au sommet de la difficulté pour basculer en tête et aborder la descente dans les premiers de cordée.

Une descente courte, rapide, semie-technique sur des routes plus ou moins étroites.

Une montée finale beaucoup plus abordable que la précédente. 7 kilomètres à 5.3 %, une côte finale qui doit nécessaire être marquée par une désorganisation ambiante pour éviter un sprint entre puncheurs. Si l’ascension précédente est menée tambours battants, cela implique que peu d’équipiers seront là pour remettre les attaquants dans les rangs.

Plus clémente que les jours précédents, la course ne devraient pas voir de signe de pluie. Cependant comme en 2018, l’ascension finale sera marquée par un vent de face. Ce qui devrait nettement stopper les tentatives d’attaques. Un vent entre 5 et 8 km/h, léger mais suffisant pour retarder les premiers mouvements.

Un final taillé sur mesure pour julian alaphilippe ?

Incisif en ce début de Tour de Suisse et visiblement en forme, le champion du monde arrive avec la pancarte sur une étape où il a annoncé la couleur. La tâche la plus ardue pour le français de la Deceuninck Quick Step sera de ne pas subir le tempo des Ineos Grenadiers dans l’avant-dernière ascension du jour. Julian Alaphilippe devra composer avec une dernière ascension plus décousue mais dont il est passé maître de la gestion et de la domination.

Et il n’est pas impossible que la montée soit aussi apocalyptique que celle de Chiusdino lors du Tirreno Adriatico où Alaphilippe aura profité de l’attaque de son coéquipier Joao Almeida pour laisser la chasse sur les épaules de Geraint Thomas. A ce moment, le portugais était accompagné dans son offensive de Pavel Sivakov et de Mikel Landa.

Tour de Suisse - Wout Poels : «Je me sentais bien dans les montées»

Cette fois, ce n’est pas le basque de la Bahraïn Victorious qui pourrait être amené à anticiper mais Wout Poels. Qui a montré être parmi les hommes en forme sur ce Tour de Suisse. Le néeerlandais a l’avantage d’aimer les pourcentages abruptes de Ershmatt et de posséder le caractère offensif pour éviter un sprint en comité réduit.

Mais il y a encore beaucoup à venir et encore d’autres opportunités pour remonter au CG et d’aller chercher une victoire d’étape. Donc mes yeux sont rivés vers les étapes plus montagneuses.

michael woods

S’il est un coureur qui aime tout autant les pourcentages abruptes et être à l’offensive que ce soit sur ce Tour de Suisse comme sur toutes les courses auxquelles il a participé c’est bien Michael Woods. Le canadien de l’ISN est sans doute sur le papier, le puncheur qui a les meilleurs qualités pour contrer Alaphilippe. Dans un scénario similaire à 2018, le remake d’un podium des deux meilleurs puncheurs est reproduisible avec Alafpolak dans la peau de Diego Ulissi et Rusty Woods dans celle de Tom Jelte Slagter. A ceux-ci près que Julian et Woody ont fait de nette progrès en montagne et peuvent avec la forme affichée tenir le rythme d’un Ershmatt mené grand train. D’autant que le vent de face dans le final devrait les favoriser en vue d’un enchainement plus maîtrisé.

PRONOSTICS

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Julian AlaphippeVainqueur 🏆 50.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
COTE BOOSTEE
Wout PoelsPodium 🏅60.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Michael Woods et Julian Alaphilippe Podium 🏅4.620.25 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
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Etape 2 Critérium du Dauphiné 2021

Une deuxième étape entre le village natale de Romain Bardet : Brioude et Saugues. 172.8 kilomètres dont le denivelé positif grimpe jusqu’à 3224 mètres, ce qui en fait une étape exigeante. Une étape accidentée qu’on pourrait presque considérée de montagneuse. De telle sorte que les baroudeurs ont un terrain parfaite pour s’exprimer. Seulement avec un classement général encore reserré, difficile de laisser filer. 80 coureurs se tiennent au plus à 36 secondes de Brent van Moer, premier leader du GC. Ce qui impose que la Lotto Soudal défendra le maillot jaune et chassera toute échappée dangereuse.
La question qui se pose : qui pour leur venir en aide ? Les Ineos Grenadiers sont les plus à même d’aider les belges dans cette tâche si un individu dangereux pour le GC final s’immisce dans l’échappée matinale. Quid des équipes comme la Bahraïn Victorious, la Movistar ou des Astana Premier Tech qui pourraient viser la victoire d’étape ? La main d’oeuvre ne devrait manquer pour remettre les fuyards dans les rangs où d’autres équipes inattendues pourraient montrer un intérêt certain pour l’étape telle la Cofidis Solutions Crédits ou les Arkea Samsic. Deux équipes français qui voudront sans doute mettre leur leader en avant sur une grande course locale.

La complexité de la chance des échappées devraient se résumer aux éléments qui l’a compose. Si l’échappée part avant Prades alors elle sera composait à majorité de rouleurs. Si au contraire au bout des 43.5 kilomètres, elle ne s’est toujours pas formée. Alors cela implique que des costauds se seront extirpés dans le Col de Peyra Taillade.
Quoi qu’il en soit avec un maillot à défendre, la Lotto Soudal sera l’équipe qui ne laissera filer d’autant que l’équipe belge à plusieurs cartes à son arc. Si Brent van Moer ne tient pas le final, Tim Wellens trouve un terrain presque cousue-main pour ses capacités et peut donc aisément faire figure de relai à son coéquipier dans le port du maillot jaune de leader de l’épreuve.

Tous les regards seront rivés vers la principale difficulté du final : la côte de la forêt de Pourcheresse. Longue de 6.9 kilomètres à 6.4 %, la montée est exigeante et propice aux offensives.

Enfin propice aux offensives sur le papier.

Mais il faudra se battre avec un vent certes léger mais de face tout au long du chemin vers Saugues. Ce qui n’encouragera pas nécessairement les attaques, aura tendance à les juguler de craintes de faire une attaque dite « boomerang ».

Une légère descente suivra, sans aucune technicité.

Avant un léger lève-cul avec la Côte de Masset, un taquet de 1.5 kilomètres à 5.1 %.

Mais il faudra résister sur une portion si exposée au vent de face et favorable à une chasse ayant une ligne de mire quasi constante, sur les quatre derniers kilomètres.

600 mètres : premier et unique virage à négocier mais impérativement en tête…

… pour aborder le début d’un sprint en faux plat montant.

Dont la dernière courbure n’est qu’à 100 mètres de la ligne d’arrivée.

Comment ne pas faire de Sonny Colbrelli le favori de la journée ? La journée est certes escarpée pour un sprinteur mais l’italien de la Bahraïn Victorious est d’une polyvalence sans égale. Son sprint de la veille pour la seconde place était tellement autoritaire qu’on ne se demande guère pourquoi il était le favori incontestable de cette première étape.

Sur le papier, la montée finale devrait être trop dure pour Colbrelli si le rythme venait à être trop élévé au sein du peloton des leaders. Le vent de face pourtant est sans doute sans meilleur aillier. Mais la montée du Col de la Vue des Alpes était tout aussi dure, si ce n’est plus. Marquée tout autant par le vent de face et les attaques. Et pourtant Sonny Colbrelli y a survécu. Mieux encore, il en a remporté l’étape. Sur ce même Tour de Romandie, le super Sonic Colbrelli a montré une résistance aux difficultés assez impressionnante. Résistant à Produit à Martigny, au Col de la Vue des Alpes à Saint-Imier et à l’enchainement Chäbles-Les Granges à Estavayer. A-t-elle point que seule la malchance pourrait le battre s’il vire aujourd’hui avec le groupe des leaders en tête de la Côte de la forêt de Pourcheresse.

Loin de ne pas vouloir assurer le coup, je pense plus propice de garder une cartouche pour du live si Colbrelli vient à sauter dans la difficulté.

PRONOSTICS

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Sonny ColbrelliVainqueur 🏆100.75 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 19 Giro d’Italia 2021

Profil Étape 19 Giro d’Italia 2021: Abbiategrasso, Alpe di Mera (Valsesia)

166 kilomètres pour relier Abbiategrasso et Alpe di Mera, avec 2811 mètres de dénivelé positif et une arrivée au sommet à la fois les échappées et les leaders seront inspirés. Une étape qui comptera dans la bataille au classement général.

Avec seulement deux étapes en ligne restantes, nombre sont ceux qui tenteront d’être à l’avant. De nombreuses équipes ne jouent plus le classement général, la Trek Segrafredo avec l’abandon de Giulio Ciccone rejoint la liste des équipes contraintes à l’offensive. Mais le départ plat et rapide n’est pas sans désavantager les purs grimpeurs qui auront nettement moins de facilité à sortir du peloton.

D’autant que la première difficulté n’apparait qu’après 70 kilomètres parcourus, une distance qui ne laisse guère de marge à l’échappée pour prendre le large si le groupe n’y est pas formé avant.
13.7 kilomètres menant au sommet de l’Alpe Agogna (2.9 %) qui n’est pas le seul obstacle au succès de l’échappée. L’étape de Sega di Ala a donné quelques enseignements :

  • Simon Yates doit être offensif
  • Joao Almeida a faim de victoire
  • Egan Bernal a montré des signes de faiblesse

C’est surtout le cumul de ses trois points qui devrait motiver à la fois la Bike Exchange et la Deceuninck Quick Step à rouler derrière les échappées et ainsi condamné toute leur chance dans une étape facilement contrôlable au vue de son relief. Les australiens ont tenté le coup de vice sur l’étape de Sega di Ala mais n’ont su rattraper un Dan Martin aérien, seul rescapé de l’échappée matinale. Quant aux belges, Joao Almeida a montré tant de forme à la fois lors de ladite étape que sur l’étape de Cortina d’Ampezzo, que le portugais fait figure de favori pour l’étape du jour. A 8’45 du maglia rosa, Almeida n’est en aucun cas un danger pour le leader, ni même pour le podium. Ce qui lui offre une marge de manoeuvre assez confortable lors qu’il attaque.

Si l’étape, sans le Mottarone originellement prévu, peut se résumer à une course de cote. Le Passo della Colma (7.5 kilomètres à 6.4 %) peut être le lieu des premiers écrémages.

Suivi d’une descente technique, l’importance du placement sera primordiale pour éviter tout incident comme celui de mercredi dans la descente du Passo di San Valentino.

Mais tous les yeux seront tournés vers le juge de paix du jour : Alpe di Mera. 9.7 kilomètres à 9 %, suffisamment exigeant pour faire de belles différences et asseoir encore plus certaines positions ou même rebattre les cartes.

Une montée difficile, comparable à l’ascension de Sega di Ala, bien que légèrement moins pentue mais tout aussi régulière.

Bien que l’ascension soit grimpée par un vent défavorable, la montée sera à majorité couverte et le vent sera léger guère plus d’ 1m/s soit à peine 4 km/h.

Sur des routes étroites, il faudra être bien placés pour tenter de surprendre en attaquant et surtout ne pas subir les cassures occasionnées par ceux craquants.

Un dernier virage à 200 mètres de la ligne d’arrivée…

… pour un potentiel sprint punchy en cas d’arrivée en petit comité.

OPéRATION REMONTADA POUR SIMON YATES

Simon Yates sur le Giro d’Italia à l’instar de 2018 et globalement de toutes ses saisons, souffle le chaud et le froid. Que ce soit au Monte Zoncolan qu’à Sega di Ala, le britannique a brillé par ses offensives. Dont la dernière qui a eu raison d’Egan Bernal, permettant au coureur de la Bike Exchange de grapiller du temps dans sa tentative de renverser la 104e édition. Parmi les coureurs, Yates est sans doute le meilleur du monde dans ce type d’ascension. Originellement favori du Giro à l’ouverture après son Tour des Alpes, il pourrait aisément profiter des réminences de douleurs au dos de Bernal. D’autant que les raisons d’espérer sont grandes pour l’étape du jour. Le temps sera clément, ce qui est nécessairement à son avantage. Yates détestant le mauvais temps. Mais surtout le sommet ne contient pas de section de replat, ce qui rééquilibre un matchup Yates/Almeida en cas de sprint entre les deux hommes sans doute les plus rapides du groupe des leaders.

Seulement, il faudra se défaire d’Egan Bernal dont les raisons de la défaillance de mercredi sont encore obscures. Est-ce une forme descendante après tant d’efforts consentis jusqu’alors pour parfois des gains marginaux ? On pense ici à tous les sprints intermédiaires disputés à Remco Evenepoel. Est-ce la réapparition des douleurs au dos qui le freine désormais ? Ou est-ce simplement un jour sans comme beaucoup ont connu le lendemain d’une journée de repos ? Les questions demeurent en suspens mais avec une journée totalement érintante, il est fort à penser que la dernière question est un élément de repos à privilégier. Le colombien comme tous les autres leaders a du faire face à plus d’une heure de bataille intense pour que l’échappée se forme. Le rythme ensuite n’a guère baisser longtemps. La Bike Exchange ayant pris à son compte la chasse des fuyards. Les deux ascensions du final ont été montées tambours battants, ce qui a sollicité les organismes. Qui ont probablement eu du mal à se débloquer le lendemain d’une journée de repos. Au final, le débours concédé par Bernal de 53 secondes aurait pu être plus importants. Il n’y a qu’à constater les défaillances de Romain Bardet, Aleksandr Vlasov et Hugh Carthy pour s’en convaincre.
Daniel Felipe Martinez a eu un rôle clé dans le maintien à flot de son leader. Solide sur tous les ascensions jusqu’ici, le vainqueur du dernier Critérium du Dauphiné (2020) est l’artisan de la mise sur orbite d’Egan Bernal. Ne lâchant jamais pour la bataille de son fond de Top 10 peut espérer mieux si les trois derniers cités font une nouvelle fois preuve de méforme sur une arrivée tout aussi exigeante. Si Bernal tient jusqu’aux alentours du sommet et se sent aérien, il n’est pas impossible de voir Martinez sur l’offensive dans deux situations :

  • un duo colombien volant vers le sommet et assommant les candidats au GC la veille de l’étape de la dernière chance ;
  • en attaquant pour servir d’éléments dynamiteur et permettre une offensive d’Egan Bernal qui n’aura juste qu’à marquer ses adversaires.

Dans les deux hypothèses, la réussite de Martinez dépend de l’état de forme de son compatriote. Mais si son leader est en jambe alors Bernal pourrait lui rendre la pareille et permettre à son grégorio de luxe de remporter un assessit pas démérité. S’il est un des équipiers les plus en forme avec Alberto Bettiol et des plus aériens quand les pentes sont escarpées, c’est bien Daniel Felipe Martinez.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Simon YatesVainqueur 🏆50.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Daniel Felipe MartinezVainqueur 🏆400.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Daniel Felipe MartinezPodium 🏅100.25 %Betclic ou Zebet?
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Etape 16 Giro d’Italia 2021

212 kilomètres reliant Sacile à Cortina d’Ampezzo, pour ce que est l’étape reine du Giro d’Italia 2021. Quatre cols à franchir dont un enchainement infernal de trois à plus de 2000 mètres d’altitude où le déficit en oxygène se fait sentir. Une Cima Copi qui devrait se voir couronner le prochain détenteur et probable vainqueur du maillot Azzurro de meilleur grimpeur. Mais surtout un dénivelé positif totalement fou de 5682 mètres. Une étape assurément où Egan Bernal peut assoir définitivement sa domination sur le Giro, où les membres du Top 10 peuvent tout perdre comme renverser le Giro et rentrer dans l’histoire.

Après 8.9 kilomètres, la route commencera son inéxorable ascension vers le sommet de la Crosetta. pas moins de 11.6 kilomètres à 7.1 % de répertoriés. L’échappée s’y formera avec seulement en son sien des purs grimpeurs contrairement aux échappées présentes où les profils étaient mixtes. Ici, avec un départ si dur, il faudra nécessairement avoir des aptitudes en tant que grimpeurs pour s’immiscer dans le coup.

Difficile de filtrer les fuyards dans des portions si compliquées à négocier sans faire imploser le peloton dès le départ. C’est pourquoi des hommes comme Dan Martin entre autres pourraient condamner les chances des fuyards en s’y immissant. Forçant les Ineos Grenadiers à contrôler et ne pas laisser filer l’écart. Mais quand bien même des équipes de leaders pourraient très bien avoir mis des pions à l’avant afin de servir de relais. Ces coureurs dits satellites pourraient venir d’équipes comme la Astana Premier Tech d’Aleksandr Vlasov, actuel quatrième du Général ou même de la Bike Exchange de Simon Yates, actuel dauphin d’Egan Bernal et à seulement 1’33 de ce dernier.

Le Passo Fedaia sera le premier des trois monstres du tryptique final. Un titan de 14 kilomètres à près de 7.1 % mais surtout 5.2 derniers kilomètres à 10.8 %. Bien que le sommet soit à 90 kilomètres de l’arrivée. Y tenter une manoeuvre fera littérallement exploser le groupe de leaders dont une majorité se retrouveront esseuler. Il est suivi d’une descente vraiment peu technique et rapide, menant au pied de la Cima Copi de cette 104 édition.

Le Passo Pordoi, culminant à 2239 mètres. Une hauteur vertigineuse qui les sud-américains ne sont pas sans tolérés et où les européens ont tendance à souffrir, du fait de la rarefaction de l’oxygène à de telle hauteur. 11.8 kilomètres à 6.8 %, moins brutal que son prédécesseur mais rendu tout aussi compliqué par les conditions climatiques qui seront dantesques et l’altitude qui sera un frein au sein des organismes.

Mais si des mouvements doivent être insufflés, c’est surtout pour profiter de la descente scabreuse qui s’en suit.

Un sommet à 17.5 kilomètres de l’arrivée, jugée au bas de la descente qui suivra. C’est le col de la dernière chance et des va-tout d’une majorité qui aura un regard tourné vers cette difficulté. Le Passo Giau long de 9.9 kilomètres à 9.3 %. Un colosse indomptable où la Bike Exchange tentera probablement de faire pression sur les Ineos Grenadiers et d’esseuler au maximum Egan Bernal. Daniel Martinez sera sans doute le coureur clé des britanniques pour parer au jeu défensif dans lequel le colombien s’est mué. Une position qui le contraint dans une journée rendue compliquée par les conditions climatiques à ne pas prendre le moindre risque.

Surtout dans une descente tout aussi technique que la précédente…

… menant directement au bas de l’arrivée.

Une arrivée dont les 900 derniers mètres sont en faux plats montants et sera jugée sur une place pavée. Impossible donc d’y espérer un regroupement qui ne sera possible que dans la descente. Ce qui oblige naturellement à passer Giau en tête.

vers une étape disputée par les leaders

S’il est une étape qui peut voir le Giro se renverser à l’image de Christopher Froome à Bardonecchia, sur le Giro 2018. Une journée où le quadruple vainqueur du Tour de France n’aura pas hésiter à attaquer dans le Colle delle Finestre, à 80 kilomètres de l’arrivée. Dans une étape dont le dénivelé positif total était de 4500 mètres. Dans un équilibre précaire, des coureurs comme Dan Martin sont contraint à chercher à se replacer au CG, défendre une position au sein du 15 et rentrer dans le Top 10 tout en cherchant les assessits. Mais en ayant pas un bon de sortie systématique de ses 7 minutes au GC. Un écart suffisant pour ne pas être craint par le porteur du Maglia Rosa mais insuffisant sur une telle étape pour permettre de laisser filer une échappée avec un crédit suffisant. L’irlandais est dans une position de « rien à perdre, tout à gagner ». A l’image d’un Romain Bardet qui pourrait profiter des descentes escarpées pour opérer une sacrée remontée au classement général.
La logique Martin peut tout autant s’appliquer aux coureurs qui le précèdent, on pense de suite à Davide Formolo mais aussi à Joao Almeida qui a désormais carte blanche donnée par son leader. C’est d’ailleurs sur les épaules de Remco Evenepoel que le costume de Chris Froome 2018 pourrait être endossé. Le belge au tempérament bien trempé pourrait tout à fait tenter le baroude, qu’il nous a fourni plusieurs fois par le passé comme sur le Tour de Pologne 2020 avec un raid solitaire de 52 kilomètres. Si tenté que les jambes répondent. Tant d’éléments perturbateurs qui pourraient vouer définitivement à l’échec toute tentative d’échappée.

CYCLISME. Giro : Ciccone vainqueur, Roglic grand perdant

L’importance des pions à l’avant peut être clé pour certains coureurs. On pense naturellement à la Trek Segafredo de Giulio Ciccone. L’italien devrait profiter de ce rôle pivot que Bauke Mollema aura à l’avant. Dans la lutte du maillot azzuro, le néerlandais devrait entamer son troisième jour devant.

Un rôle rendu déterminant par la situation de Vincenzo Nibali, qui aura été pris la veille dans la grosse chute au départ de l’étape de Gorizia. Auteur d’un début de Giro tonitruant, Ciccone n’est pas sans être connu pour son caractère. Coureur offensif, il aura marqué la première semaine par ses nombreuses attaques. Assagis depuis son bon classement au général, l’italien est en bonne passe pour prétendre à une pace honorable au GC. Seulement 1’30 le sépare du podium. Ce qui est beaucoup et peu à la fois quand on regarde le profil du jour. Ses trois minutes au GC sur Bernal, lui permettent une liberté d’action que Simon Yates et Damiano Caruso n’ont pas.
La question de son endurance sur une telle étape pourrait se poser mais il n’est pas sans rappeler l’étape de Monte Avena où Ciccone aura été un artificié et pris la troisième place. Une étape similaire à un peu plus de 5 300 mètres de dénivelé positif total. Sa quatrième place parmi les leaders (si on exclut Daniel Felipe Martinez) au Monte Zoncolan n’est pas sans montré sa force.

Véritable renaissance attendue, Simon Yates n’a guère déçu sur les pentes du Monte Zoncolan. Dominateur sur le Tour des Alpes, il était parmi les déceptions de la première semaine. Bloqué par des problèmes dont il n’a pas voulu révelé les détails, Yates est de retour au top de sa forme. Au tempérament offensif, le britannique est un des meilleurs grimpeurs du plateau. Sans doute le seul à pouvoir tenir la dragée haute à Egan Bernal. On se souviendra aisément qu’il était le seul à suivre le colombien sur le sommet du col de l’Iseran lors du Tour de France 2019. Un col culminant à des hauteurs vertigineuses de 2751 mètres et où le leader de la Ineos avait montré toutes ses qualités de meilleurs grimpeurs du monde. Le britannique est contraint au mouvement mais surtout à retrouver sa nature dominatrice du Giro 2018 qu’il avait dompté avant de totalement exploser. Si tel est le cas, Yates prendra sans doute des risques que Bernal ne prendra pas. Il n’est pas sans rappeler les qualités respectives des deux leaders dans les descentes.

L’étape du jour est taillée pour un coureur de la Bahrain Victorious à savoir Pello Bilbao. Mais l’espagnol déçoit sur ce Giro malgré une forme étincellante sur le Tour des Alpes. Pourtant s’il est un coureur qui performe sur de tel dénivelé, c’est bien le basque. Bilbao pourrait avoir ce rôle clé d’hommes mis à l’avant en relai pour Damiano Caruso. L’italien actuel troisième du CG fait son bonhomme de chemin sans remou. Et pourtant solide leader, Caruso est un coureur qu’il faudra aller détrôner. Rarement à l’attaque, ce n’est que lorsqu’il passe à l’offensive qu’il nous éclabousse de toute sa classe. A l’offensive sur la fameuse étape du Giro 2019 mentionnée pour Ciccone, Caruso s’était montré aux avants-postes. Le troisième du GC possède toutes les qualités requises pour faire parler de lui aujourd’hui : bon descendeur, bon sous les intempéries et excellent grimpeur. De quoi lui faire entrevoir le podium final.

Les infos sont actuellement entremelées. Le CPA militerait pour une étape raccourcit avec seulement le Passo Giau et l’éviction des deux premiers cols du tryptique. Ce qui influencerait encore plus un GC day où les équipes de leaders auraient tout intérêt à prendre le contrôle de l’étape. La pluie et la neige au sommet des cols contrainte le CPA à batailler avec RCS pour modifier l’étape. RESTEZ EN ALERTE DES NOUVELLES.

PRONOSTICS

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Giulio Ciccone Vainqueur 🏆290.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Giulio CicconePodium 🏅 90.25 %Betclic ou Zebet?
Simon YatesVainqueur 🏆 150.15 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Simon YatesPodium 🏅 50.25 %Betclic ou Zebet?
Damiano CarusoPodium 🏅 180.15 %Betclic ou Zebet?
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Tour de France 2021 Preview Long Terme

Cet article est fait en collaboration avec Gilles de l’équipe RedSportsBe dont vous pouvez consulter la vidéo (parsemée d’une pointe d’humour belge) en passant par ce lien (bon visionnage) :

Description du Tour de France 2021

SEMAINE 1

Étape 1 : Brest – Landerneau (187 km)

Une étape d’ouverture où les puncheurs devrait rêver se parer de jaune.

Une occasion en or dans une arrivée inédite au sommet de la cote de fosse aux loups (3 kilomètres à 5,7%). Une difficulté finale que le peloton professionnel et les suiveurs pourront découvrir à l’occasion du Tro Bro Léon 2021, le 16 mai.

Étape 2 : Perros Guirec – Mûr de Bretagne (183 km)

Bis repetita à Mûr de Bretagne le lendemain ? Les bonifications auront-elles une influence au premier passage sur la ligne d’arrivée ? Situées à 15 kilomètres de l’arrivée, tout est permis si une équipe désire y jouer le jaune… Au risque de laisser du jus pour le punch final ? La question demeure en suspens. Rappelons qu’en 2018, le peloton était groupé au premier passage sur la ligne. Bien que les bonifications étaient un peu plus loin, Geraint Thomas en avait profité pour prendre 2 secondes.

Un maximum de 14%, le Mûr de Bretagne est l’arrivée qui fait rêver les Benoît Cosnefroy et David Gaudu. Contrairement aux éditions 2015 et 2018, le premier passage au pied du Mûr s’abordera par la rue de la Résistance et non par la route de Quenecan. Tout comme la montée finale se fera par la N164 et non la Route de la Vallée. Des modifications ayant pour but de couper l’élan du peloton et d’aborder la montée à l’arrêt.

Étape 3 : Lorient – Pontivy (182.5 km)

Première occasion pour les sprinteurs, que les équipes des hommes les plus rapides ne devraient pas laisser filer.

Une succession de deux ronds-points après la flamme rouge, dont un dernier à 700 mètres pour déboucher sur la dernière ligne droite finale Rue Nationale.

Étape 4 : Redon – Fougères (151.5 km)

Dans un Tour marqué par les doublettes, le lendemain d’un sprint massif ne peut offrir qu’une nouvelle chance pour le plateau des sprinteurs.

Attention cependant, tous les départs de Grands Tours sont marqués par une certaine nervosité. Les zones à découvert à la sortie de Vitré devraient rajouter une tension au sein du peloton. Si le vent souffle, gare aux bordures.

Étape 5 : Chargé – Laval (26.5 km)

Premier des deux contre-la-montre individuels de la 108e édition, une première hiérarchie entre leaders devrait se dessiner, avec en tête les meilleurs rouleurs de ces derniers.

Aucune surprise possible, avec 294 mètres de dénivelé positif (soit 0.1%), le tracé de cet effort individuel sacrera obligatoirement un spécialiste.

Étape 6 : Tours – Châteauroux (160.6 km)

A l’image de l’étape « Tours – Saint Amand Montrond » en 2013 marqué par une bordure déclenchée à plus de 92 kilomètres de l’arrivée, le Val de Loire pourrait être le théâtre d’une bataille dans une étape marquée par les bordures.

Dans une version du parcours remaniée depuis la présentation du Tour, avec un passage devant le Château de Valençay.

La sortie de Levroux menant vers Châteauroux devrait rester LE secteur à risque. La sortie de Valençay offrant un secteur totalement découvert entre la Fernigauderie et la Taupelière sur seulement 5 kilomètres avant d’être entouré par toute la zone boisée séparant Vicq sur Nahon et Levroux. Cependant ne pas écarter les coups de trafalgar, loin de l’arrivée comme à Nouans les Fontaines. Nombreuses seront les occasions si le vent souffle.

Étape 7 : Vierzon – Le Creusot (247.5 km)

Plus longue distance du Tour 2021, l’étape a tout d’une classique dans sa composition. Que ce soit des 6 heures de courses, en passant par une première moitié totalement plate avant un final où les difficultés s’enchainent et un final alaphilipesque (une dernière difficulté punchy située à une quinzaine kilomètres de l’arrivée suivi d’une descente).

La côte de Montcenis étant cette rampe de lancement de par sa localisation à 17 kilomètres de la l’arrivée mais les yeux seront rivés sur le Signal d’Uchon beaucoup plus sélectif, qui offrira des secondes de bonifications.

Étape 8 : Oyonnax – Le Grand Bornand (151 km)

Première explication entre leaders…

… mais jugée au pied de la descente du col de la Colombière dans un dernier kilomètres à 3.2%.

Étape 9 : Cluses – Tignes (144.5 km)

4612 mètres de dénivelé positif, 53.3 kilomètres d’ascension répertoriées : une journée somme toute indigeste.

Une longue montée finale vers Tignes (20 kilomètres) qui devrait clôturer la première semaine en fanfare.

SEMAINE 2

Étape 10 : Albertville – Valence (186 km)

Le sprint ne fait guère de doute dans une étape d’entame de deuxième semaine.

D’autant plus avec une côte de Beauregard-Baret située trop loin de l’arrivée pour espérer éliminer les sprinteurs du peloton de l’emballage final.

Étape 11 : Sorgues – Malaucène (199.5 km)

La tant attendue double ascension du Mont Ventoux mais une arrivée jugée au bas de la descente vers Malaucène.

Le Géant de Provence retrouve de sa superbe après deux éditions où il a été mis à l’honneur au cours du Dénivelé Challenge éponyme.

Étape 12 : Saint Paul Trois Châteaux – Nîmes (161 km)

Nîmes promis à un sprint ?

C’est l’objectif… sauf si le vent vient se mêler à la partie de manivelle entre les échappées et le peloton.

Etape 13 : Nîmes – Carcassonne (220.5 km)

En apparence pour les sprinteurs…

… Mais attention les abords de Carcassonne sont casse-pattes comme on l’a vu en 2018 avec la victoire en baroudeur de Magnus Cort Nielsen. La forteresse de Carcassonne a toujours résisté aux sprinteurs.

Étape 14 : Carcassonne – Quillan (184 km)

Une journée valonnée, le col de Saint Louis devrait faire un écrémage.

Une journée typée baroudeurs.

Étape 15 : Céret – Andorre La Vieille (191.5 km)

Une étape de montagne en clôture de deuxième semaine. Cela doit nécessairement inspirer les grimpeurs du peloton, notamment les coureurs du Classement Général.

Un col difficile de Beixalis qui verra des offensives avec des bonus secondes au sommet suivi d’une longue descente scabreuse vers Andorre la Vieille. Au delà d’être grimpeur, il faudra être un virtuose de la descente pour espérer gagner l’étape du 11 juillet.

SEMAINE 3

Étape 16 : Pas de la Case – Saint Gaudens (170 km)

Une occasion rêvée pour les baroudeurs/puncheurs dans le final punchy…

… marqué par la côte de Aspret Sarrat.

Étape 17 : Muret – Saint Lary Soulan (178 km)

Étape reine du Tour avec Peyresourde / Val Louron et Col du Portet. Quoi de mieux pour un 14 juillet sous un feu d’artifice d’offensives ?

Un dernier col long et exigeant surtout dans sa première moitié. L’étape du lendemain fera-t-elle accoucher Saint Lary Soulan d’une souris ?

Étape 18 : Pau – Luz Ardiden (130 km)

Dernière occasion pour les grimpeurs de prendre du temps avant le CLM et/ou de renverser le Tour dans le l’enchaînement Tourmalet / Luz Ardiden.

Les 25 lacets de la station de Luz Ardiden donneront une idée claire du potentiel vainqueur du Tour de France 2021.

Étape 19 : Moureux – Libourne (203 km)

Sprint, quoi d’autres ? Seule l’usure des trois semaines peuvent avoir raison d’un emballage final massif.

Étape 20 : Libourne – Saint Émilion (30.5 km)

Une fois n’est pas coutume, le Tour de France comme le Giro met son terroir à l’honneur, au cours du contre-la-montre dans le vignoble de Saint Émilion.

Contrairement à Pau, le profil ne fait guère de doute : ITT de rouleurs. Attention au vent, avec beaucoup de zones exposées.

Étape 21 : Chatou – Champs Élysées (117.5 km)

Traditionnel gala de clôture du Tour, les Champs-Élysées seront encore et toujours le théâtre du critérium où les sprinteurs tenteront d’accrocher un succès de prestige. Où seul le maillot vert peut encore être disputé.

Que penser de cette 108e édition ?

Ce qui saute aux yeux dans ce Tour de France, c’est le format dit traditionnel. Avec une première semaine où les sprinteurs auront la part belle et près de 60 kilomètres de CLM totalement taillés pour les spécialistes de la discipline. Très peu d’arrivées au sommet, ce qui doit inviter les courses de mouvement en théorie.

  • la première semaine est spéciale puisqu’un puncheur avec de grosses aptitudes dans l’effort individuel peut gagner du temps et clôturer la semaine avec le jaune sur les épaules.
  • la deuxième semaine est la plus favorable aux baroudeurs qui auront nombre de terrain pour s’exprimer.
  • quant à la dernière, les grimpeurs devront gérer avec perfection les deux seuls fenêtres de tir qui sont à leur disposition. Sauf défaillance et écarts serrés, Luz Ardiden devrait voir le vainqueur final. Principalement si le maillot jaune à l’arrivée de cette étape est un très bon rouleur.

En l’état actuel, quel est le favori du Tour de France 2021 ?

Le retour de Dylan Groenewegen devrait se faire à la veille du Giro, sa présence sur le Tour d’Italie est attendue. Ce n’est pas impossible que la Jumbo Visma mise sur Wout van Aert pour les arrivées au sprint de par sa pointe de vitesse. L’objectif du belge est de revêtir le maillot jaune en première semaine en faisant parler des qualités variées. Rappelons que le belge coche toutes les cases : excellent rouleur, bon puncheur et grosse pointe de vitesse au sprint.

Un objectif réalisable d’abord parce que les deux premières étapes peuvent lui convenir. Ensuite parce que contrairement aux puncheurs sur les étapes 3 et 4 en participant aux emballages finaux, WVA peut aller chercher des bonifications. Le ITT devrait néanmoins sans les sprints lui permettre de combler son retard et encore plus de parfaire son avance.

Au cours du TDF 2020, le belge a montré une véritable résistance en montagne. Son relai dans une ascension menée tambours battants à Orcières-Merlette avait posé les bases d’un relai phénoménal (long et rythmé) au Grand Colombier. Allant même jusqu’à prendre la 3e place de la difficile étape de la Roche sur Foron. Nul doute qu’il travaillera en stage, ses aptitudes de grimpeur.

D’autant qu’il faudra le lâcher à Tignes. On se souviendra des propos de Kruijswijk qui avait déclaré ne pas avoir réussi à faire exploser WVA dans la montée de Tignes en entraînement. Le belge offre aussi beaucoup de garanties et de crédit à une durabilité puisqu’au cours de la saison condensée de 2020, il n’a tout simplement ni rompu, ni faibli. En étant toujours aux avants postes parmi les meilleurs (des Strass Blanche jusqu’au Tour des Flandres.

Les Jeux Olympiques pourraient être un frein mais de prime abord, le coureur de la Jumbo Visma devra composer un leadership avec Remco Evenepoel. Si le jeune prodige, nous signe un retour tonitruant.

Ce qui devrait être le cas, dans le cadre de sa rééducation suite à son accident au Lombardie. Le coureur de la Deceuninck Quick Step est entouré de Thijs Hertsens. Le physiothérapeute qui s’était occupé de la rééducation de Wout van Aert après son accident au Tour 2019. L’avantage reposant sur le fait que l’objectif de son compatriote étant le Giro d’Italia puis les Jeux, le coureur de la Jumbo ne devrait pas affronter le jeune cannibal de Patrick Lefévère sur le Tour de France.

WVA place certes les JO au dessus étant une compétition tous les 4 ans mais Paris est proche et tout aussi taillé pour lui. Intelligent, il sait aussi que toutes les occasions qui se présentent à lui doivent être saisies. Le Tour de France 2021 en est une.

Je voudrais aussi briller d’abord que des courses comme Tirreno-Adriatico, le Critérium du Dauphiné ou le Tour de Suisse. Le plus rapidement possible, particulièrement dans des courses par étapes avec des contre-la-montre, tel le Tirreno-Adriatico. J’aimerais viser des résultats aux classements généraux en 2021, et plus tard sur des classiques vallonnées comme Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie.

Van Aert au Sport/Voetbalmagazine

L’équipe, en ce sens, commencera à miser sur WVA dans les Classements Généraux sur les courses d’une semaine. En cas de réussite pré-Tour, la cote de WVA devrait subir une chute drastique. Une chute qui pourrait être amorcée dès le printemps si la campagne de classiques est une réussite.

Sa reprise récente des cyclo-cross devrait placer une forme printanière précoce. Sa forme dans les labourés est, au delà des résultats, déjà excellente.

Au sein de la Jumbo-Visma, le futur rôle du double médaillé de bronze aux mondiaux 2020 reste à établir. Gardons à l’esprit que le triple champion du monde de cyclo cross ne s’interdit rien et à même demander à obtenir un nouveau rôle. Tout en étant prêt à se sacrifier. Si le rôle de leader peut être jugé présomptueux, le moment venu il peut être opportun de se couvrir avec le maillot vert.

Certains bookmakers offrent un cashout, c’est au vue de sa probabilité de maillot jaune en première semaine LE BET long terme à prendre rien que pour le drop de cote qui devrait passer de 3 chiffres à seulement 1 dès les premières étapes du TDF 2021. A l’instar de Julian Alaphilippe à 60 pré-Tour 2019 descendu jusqu’aux alentours de 2 ou de Hugh Carthy passant de 350 à moins de 10 sur le dernier Giro.

Pour ceux qui auraient peur d’une saison trop remplie, il n’est pas meilleur gestionnaire qu’un crossman qui sait parfaitement couper (sans doute après le Tour des Flandres) pour refaire du jus avant les objectifs estivales et surtout changer son programme d’entraînement et son alimentation en vue de s’affûter (perdre du poids) pour la montagne.

PRONOSTICS

pour s’assurer un cash out positif

Wout van Aert vainqueur du Tour de France : 60 – 0.25% (PMU – mise maximale : 25€)

pour vibrer pendant l’été

Wout van Aert vainqueur du Tour de France : 90 – 0.25% (Zebet)

Etape 21 Tour de France 2020 Preview

Merci à tous d’avoir été et d’être toujours plus nombreux à suivre et/ou lire ce que je peux écrire. A l’instar du Tour de France et de la saison cyclisme, mon Tour se finit mais la fête va continuer avec les mondiaux d’Imola au cours de la semaine prochaine.

Profil Etape 21 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

L’arrivée aux Champs Elysées est le final traditionnel du Tour de France où se déroule le désormais célèbre critérium des Champs (8 tours de 6.8km). Contrairement aux autres Grands Tours, une large partie de la course du jour est neutralisée en raison des festivités. La 21e étape du Tour est plus une exhibition qu’une vraie course à enjeux. Prestige des Champs Élysées, arrivée mythique y lever les bras est l’apanage des meilleurs sprinteurs. Il n’est donc pas un hasard de voir les hommes les plus rapides y mettre tout en œuvre pour y triompher sous l’Arc. Seul Vinokourov en 2005 a réussi à s’extraire de la meute pour s’y imposer grâce à une attaque au kilomètre.

Plan du circuit des Champs Elysées ©️ A.S.O.

Mais le vainqueur du sprint se décide à l’accoutumée dans les 300 derniers mètres de la ligne droite finale.

Dans une très large majorité des cas, virer dans les trois premiers assurent la victoire :

  • 2019 : Ewan vire en 7e position
    • 2018 : Kristoff vire en 3e position
  • 2017 : Groenewegen vire en 2e position
    • 2016 : Greipel vire en 4e position
  • 2015 : Greipel vire en 8e position
    • 2014 : Kittel vire en 3e position
  • 2013 : Kittel vire en 2e position
    • 2012 : Cavendish vire en 2e position
  • 2011 : Cavendish vire en 3e position
    • 2010 : Cavendish vire en 4e position
  • 2009 : Cavendish vire en 2e position
    • 2008 : Steegmans vire en 2e position
  • 2007 : Bennati vire en 2e position
    • 2006 : Hushovd vire en 3e position

Le sprint des Champs Elysées est donc souvent une affaire de train.

L’an passé, j’avais ces mots : « sur un final en léger faux plat montant pavé, j’aurais tendance à éliminer Caleb Ewan pour une raison simple : quand il développe toute sa puissance le petit australien se penche énormément en avant sur son guidon. Une position peu commune mais surtout une position qu’il ne pourra pas tenir sur les pavés des Champs sans se mettre à la faute et risquer la chute. J’ajouterais tout de même que l’aussie finit exténué en terminant pour la première fois une course de trois semaines« . Si le premier point est totalement revenu avec un Ewan beaucoup moins penché en avant. Cette année, je ne commettrais pas la même erreur de l’éliminer sur son manque de fraîcheur présumé. Cependant, l’an passé il a su trouvé la fail alors qu’il était enfermé. Les coureurs devant lui était moins puissants. Ce qui ne risque pas d’être le cas cette année. Pour réussir la passe de deux, l’australien de la Lotto devra virer cette fois en meilleure position.

Une fois n’est pas coutume, Alexander Kristoff bien que n’ayant pas de train est toujours placé dans les six premiers des Champs avec quatre podiums en six participations. En enlevant l’an dernier où il n’a pas pris part. Ce qui pourrait être encore le cas pour cette édition, en participant à la photo finale de l’équipe franchissant la ligne avec le vainqueur du Tour et coéquipier Tadej Pogacar.

Le sprint des Champs Elysées sera encore une fois une bataille entre deux trains : celui de la Deceuninck Quick Step et celui de la Sunweb. Ascendant à celui de l’équipe du maillot vert qui est rôdé pour ce type d’arrivée si spéciale où les hommes de l’équipe belge excelle. L’an passé, l’équipe est sorti en tête du tunnel débouchant en bonne position sur la Rue de Rivoli. Morkov déboulant en tête place de la Concorde. Mais cette fois, Sam Bennett devrait être dans la roue d’un des meilleurs poisson pilote du monde contrairement à Viviani qui n’avait pas accroché la roue de Richeze parfaitement emmené par Morkov. Permettant à l’argentin de décrocher un magnifique podium. Avec un tel train et un Morkov qui n’a pas failli sur ce Tour, l’irlandais est très certainement le gros client pour la victoire sur les Champs Elysées.

Sur Sporza, Wout van Aert avouait que sa participation au sprint des Champs Elysées n’était pas entachée par ses ambitions pour le mondial d’Imola. Avec la chute du maillot jaune lors du chrono d’hier, sa participation ne devrait faire guère de doute. L’équipe pouvant gommer à défaut d’effacer cet affront par le biais d’une bonne note finale sur les Champs. Le Tour des Jumbo-Visma a été parfait jusqu’à hier et ce renversement totalement inattendu et spectaculaire. Un grand moment de sport qui va marquer l’Histoire. Nul besoin de rappeler les qualités du belge au cours des sprints. Vainqueur à Privas en profitant du train des Sunweb parfaitement huilé. Le belge avait récidivé à Lavaur dans un sprint marqué par la bordure et la disparition des purs sprinteurs. Troisième à Poitiers dans un sprint vent de face. Le belge avait une énième fois montré toute sa puissance mais aussi son principal défaut. Celui de lancer ses sprints beaucoup trop tôt comme nous avions pu l’analyser pour l’étape 1 : https://atomic-temporary-154287695.wpcomstaging.com/2020/08/28/etape-1-tour-de-france-2020-preview/

Wout van Aert a pour habitude de lancer de trop loin. Si son positionnement est de mieux en mieux au fil des étapes au sprint. Le sprint des Champs est un sprint spécial où les grosses cylindrées peuvent se permettre de lancer plus loin qu’à l’accoutumée si ces dernières virent en tête. Sprint en faux plat montant… sprint pavé, tous les ingrédients réunis pour que WVA comme Tadej Pogacar opère la passe de trois sur cette 107e édition. Malgré son travail pour son leader, le belge finit en grande forme inscrivant le 3e meilleur temps de la montée de la Planche des Belles Filles, ce qui indique que son temps moyen sur la section plate était due à une gestion trop prudente.

PRONOSTICS

Sam Bennett ou Wout van Aert contre les autres : 2.4 – 0.5% (Winamax, ne pas prendre la double chance vainqueur qui est à 2.3)

Wout van Aert podium : 2.1 – 0.5% (Betstars)

Etape 20 Tour de France 2020 Preview

L’ultime étape avant les Champs Elysées, l’étape de vérité. Tantôt espéré, tantôt redouté, le Chrono de la Planche des Belles Filles va établir la hiérarchie finale sur le classement du maillot jaune. Mais aussi plus surprenant celui du maillot à pois.

Profil Etape 20 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

36 km divisible en trois parties. Ces trois parties distinctes le sont d’ailleurs très nettement. En étant démarquer aux emplacements des chronométrages intermédiaires.

Une première partie extrêmement plate, hormis le départ il n’y a aucun virage qui nécessite de relancer la machine. Une partie qui favorise les gros rouleurs qui peuvent y aller plein pot. Une partie FULL GAS !

La deuxième partie fait d’abord plus à une route sinueuse montant au sommet du col de Chevestraye sur 10 kilomètres à 2.6%. Somme toute, pas un col où on lâche le grand plateau. Les meilleurs vont donc pouvoir garder leur plateau de 55.

Et bien que le profil semble offrir quelques relances, ces dernières se passent tout en injection.

S’en suit une descente rapide et légèrement technique avant de se diriger via un faux plat vers Plancher-les-Mines où les coureurs devraient changer de vélo pour effectuer l’ascension.

Nul n’est sans connaitre la Planche des Belles Filles qui est une montée redoutée de tous les leaders dans un mauvais jour. Les 5.8 kilomètres à 8.2% ne laissent peu de places au doute, ce chrono est l’affaire des leaders plutôt que des purs spécialistes.

Nombre de leaders taisent leur intention quant au changement de vélo. Passeront-ils d’un vélo de contre-la-montre à un vélo traditionnel en cours de route pour effectuer la montée de la Planche des Belles Filles ? L’intérêt d’un changement de vélo peut s’avérer payant puisque les coureurs troquent une machine lourde mais aérodynamique contre une machine plus légère sur des parties où l’influence de l’aérodynamisme est moindre. Lors du CLM du championnat de Slovénie, cette stratégie avait été mis en exergue. En effet, si Roglic avait opté pour un chrono 100% sur un vélo de chrono, Pogacar avait changé de vélo au cours du chrono. En tout et pour tout, Pogacar avait déboursé 12 secondes entre le changement et la fin de poussette du mécano. Mais certains comptes ont calculé que grâce à ce changement de vélo, le coureur de UAE Team Emirates a gagné 48 secondes sur les 7.6 kilomètres restants, que s’il était resté sur un vélo traditionnel.

Selon toute vraisemblance, la meilleure stratégie à adopter est celle du changement de vélo. Attention, cependant la poussette du mécano ne sera pas autorisée. Ce qui implique un démarrage à zéro.

Probablement que le meilleur endroit pour se faire est juste avant le pied de la Planche des Belles Filles. Un endroit où la perte de vitesse est minimale et où la pente est légère pour permettre de s’élancer avec le bon braquet et la bonne cadence de pédalage.

Le matériel sera un des points clé et je vous invite à lire ses deux threads qui sont riches d’enseignements et de questions qui demeurent en suspens :

Le constat est que le matériel sera un secteur clé dans les gains marginaux sur ce contre-la-montre individuel (vélo, transition, pneumatique, gabarit des coureurs).

Des gains marginaux qui seront minorés, Mathieu Heijboer directeur de la performance a souligné deux aspects avant le chrono. Le premier sur les chances de Wout van Aert par rapport à Roglic où il estime que le belge doit avoir 45″ à l’intermédiaire de Plancher-les-Mines sur le slovène pour espérer l’emporter. Et le second, la perte de 1.3% de performance pour Roglic du fait de la tenue conçus par A.S.O. contre celle conçues en soufflerie par la Jumbo et Agu. Un gain estimé entre 30 et 35 secondes sur ce chrono. Ce qui contrebalance nettement l’argument déficitaire contre le belge tant on sait à quel point il excelle sur les chronos plats. Explosant des coureurs comme Victor Campenaerts et même Remco Evenepoel. Deux monstres belges de l’effort solitaire les mettant par deux fois sur les deux derniers chronos du championnat de Belgique a plus de 30″. Et pourtant on connait les qualités de rouleur de Remco champion d’Europe 2019 et vice-champion du monde 2019 derrière le maître du temps Rohan Dennis. Coté changement de vélo, je ne me fais guère de soucis pour Wout van Aert qui sera sûrement l’un, si ce n’est le changement le plus rapide de ce chrono. Certes, Pogacar s’est entraîné et son directeur sportif a déclaré qu’il opérait ses changements de vélo en 7″. Mais WVA est un cyclocrossman et a l’habitude des changements de vélo qui sont monnaie courante dans la discipline.

Véritable bête à rouler, Wout van Aert est le plus gros candidat à la victoire à la Planche des Belles Filles avec son coéquipier Primoz Roglic. Ses qualités montraient en montagne sur ce Tour en auront surpris plus d’un. Mais les suiveurs avisés savent sa valeur depuis les Strade Bianche

Si à ce moment-là, ce tweet pouvait paraître et même à moi abusé, il aura montré tant au Dauphiné que sur ce Tour qu’il sait grimper. Que ce soit à Orcières-Merlette où Wout van Aert a lâché un gros relai dans la montée finale asphyxiant tout le peloton. Mais ce n’était que le prémices de son relai de 8 kilomètres dans le Grand Colombier qui a été fatal à Bernal, Quintana et G. Martin imprimant un tempo de 20 km/h sur des pentes à 9%. Plus récemment, après un gros relai dans le Col de la Loze, le belge a pris la 19e place de l’étape, à moins de 7′ des deux slovènes. Mais l’exploit repose sur son relai au plateau des Glières qui ne l’a pas empêché de rejoindre le groupe des leaders et de sprinter pour la 3e place. Dans une étape avec plus de 5200 mètres de dénivelé positif, ce qui démontre qu’au delà de savoir grimper, le belge grimpe très bien. Un effort en montagne sûrement comparable aux 60 minutes au seuil lors des cyclocross. Le chrono du jour devrait être inférieur à l’heure, ce qui implique nécessairement que l’effort lui convient. Son Directeur Sportif a annoncé qu’il jouerait le chrono à bloc et le belge avant Tour en faisait son objectif du Tour. Autant dire que les astres sont réunis pour une performance de mon favori pour le vélo d’or 2020. C’est pourquoi, si WVA devrait avoir l’ascendant sur Roglic sur les deux tiers du circuit. Il faut s’attendre à ce qu’il ne perde pas autant de temps qu’on ne le pense dans la Planche des Belles Filles.

Entre le départ des premiers concurrents…

… et du haut de classement sur la fin de 17h, les conditions météorologiques ne devraient que peu changer. Il n’y a donc pas véritablement un avantage à partir dans les premiers, que les derniers.

A ceux tenter de prendre Pogacar vainqueur du KOM, c’est-à-dire effectuant la montée la plus rapide. J’aimerais rappeler qu’il perdra lui aussi au change avec la combinaison d’A.S.O. mais aussi que Carapaz est nettement avantagé. En effet, l’équatorien peut se permettre de faire comme Ciccone lors du chrono d’ouverture du dernier Giro à San Luca. En faisant la première partie du chrono en dedans, avant d’opérer la montée de la Planche à bloc. Pour rappel sur seulement 2 kilomètres, l’italien avait mis 3″ à Roglic et 20″ à Tom Dumoulin. Rappelons enfin que se faisant Carapaz peut gagner des secondes où Pogacar et Roglic en perdront : en partant avec son vélo traditionnel dès le départ. Les délais sont de 25% par rapport au vainqueur, ce qui lui laisse une marge tout à fait convenable. Pogacar est son rival le plus sérieux avec seulement 2 points d’écarts mais avec 10-8-6-4-2 et 1 points de distribués, le slovène est condamné à mettre un concurrent entre lui et l’équatorien pour ravir le maillot. Et Roglic devrait très logiquement être devant son jeune compatriote. Certes, Pogacar l’a battu lors du chrono national mais tout indique qu’au vue de la météo exécrable, Roglic n’avait pas pris de risques (et n’avait pas changé de vélo, faisant toute la montée sur son vélo de chrono contrairement à Pogacar).

Parmi les prétendants au podium de l’étape, il est une équipe qui ne laisse jamais les gains marginaux de côté : la Ineos. Ayant perdu son leader, l’équipe britannique a rattrapé son Tour avec un probable maillot à pois et la victoire de Michal Kwiatkowski. C’est d’ailleurs ce dernier qui est la meilleure chance de victoire aujourd’hui pour son équipe. Rien ne l’oblige à faire le chrono en dedans. Ayant une nouvelle chance de remporter une victoire sur le Tour, le chrono est idéalement placé. En fin de Tour, rien ne lui interdit de se préserver pour son leader. On sait que lorsqu’il le fait à fond, le Pole n’est jamais loin de la vérité. 6e à Algarve cette année. En 2018, il avait d’ailleurs pris la 4e place du chrono de fermeture du Tour derrière TomDum, Froomy et G. C’est peu dire des capacités de récupération du polonais sur troisième et de ses aptitudes dans l’effort solitaire. Et si vous n’êtes pas convaincu de ses résultats dans les divers chronos : https://www.procyclingstats.com/rider.php?id=michal-kwiatkowski&p=results&xseason=&sort=date&race=&km1=&km2=&limit=100&page=0&topx=&type_3=1&continent=&pnts=&level=&rnk=&exclude_tt=0&filter=Filter&morefilters=

Kwiatkowski coche toutes les cases pour faire un chrono d’enfer en étant à la fin très bon rouleur et bon grimpeur. Avec toutes la classe qu’il a démontré à La Roche sur Foron, nul doute que Kwiatkowski devrait figurer parmi les 5 premiers et pourquoi pas accrocher un podium tant mérité.

PRONOSTICS

Wout van Aert vainqueur : 4.5 – 1% (cote boostée Betstars)

Michal Kwiatkowski podium : 4.75 – 0.5% (Betstars)

Etape 19 Tour de France 2020 Preview

Le Tour touche à sa fin, les baroudeurs n’ont plus qu’aujourd’hui pour briller. Le chrono de la Planche des Belles Filles ne leur convenant pas tout comme le sprint des Champs Elysées, véritable gala de luxe pour les sprinteurs qui auront survécu à cette 107e édition. Seulement les considérations pour le maillot vert pourraient brouiller les plans des plus téméraires.

Profil Etape 19 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Un profil mal plat avec une arrivée offrant 50 points au vainqueur. Du pain béni à la fois pour Peter Sagan et Matteo Trentin pour mettre un sacré bazar.

En tant qu’étape au coefficient 1, les délais ne sont pas larges mais loin d’être insurmontables. La tactique de la mise hors délai de Sam Bennett être compromise par un début de parcours trop simple. Cela dit, les occasions de le lâcher tout au long de la deuxième moitié de parcours ne manqueront pas. Et c’est bel et bien Ewan qui devrait vivre une énième très mauvaise journée.

Un départ dans le col de France qui devrait être rapide qui favorise la Bora dans un filtrage. Pas certains que les attaques y soient nombreuses si la Bora chasse les échappées comme elle l’a fait à Lyon.

Gardons-nous d’or et déjà de toute comparaison. Le départ n’est pas aussi dur qu’à la sortie de Millau pour tenter de faire sauter Bennett dès le départ. Cela dit, je n’interdis pas la Lotto qui comme à Lyon aide la Bora dans une première partie de circuit à chasser l’échappée et maintenir un écart faible. La seconde moitié est défavorable à Ewan. Maintenir un écart réduit sur les échappées pour la Lotto, c’est s’assurer que l’aussie rentre dans les délais. C’est pourquoi, il faut s’attendre à un début de course rapide entre attaques en tête de peloton et intérêt des sprinteurs potentiellement lâchés. Tous ces éléments favorisent une course avec un écrémage par l’arrière. D’autant que si le début de parcours est simple, il n’en reste pas moins usant avec la côte de Montmerle, le faux plat de Loisia ou même la côte de Chille où la Bora et la CCC ont tout intérêt à accélérer le tempo en tête de peloton pour user les sprinteurs comme Bennett et Ewan.

La course devrait se lancer et ne plus débrancher à partir de la côte du Château Chalon où la Bora sera nécessairement inspirée du schéma de la côte du Château d’Aulteribe où elle avait réussi à faire exploser Sam Bennett. Dans un tel scénario, j’élimine logiquement des rouleurs comme Kasper Asgreen qui comme à Lyon devrait être de la garde rapproché de Sammy Be. Pour lui permettre de rentrer dans les délais.

Si la cote est répertoriée sur 4.3 kilomètres, elle est néanmoins prolongée. 8.2 kilomètres à 3.8% ne laissent peu de place aux doutes surtout en début de montée.

Situé à 49 kilomètres de l’arrivée avec 20 points à la clé, le sprint intermédiaire intéressera forcément à la fois Sagan et Trentin dans la course au maillot vert surtout dans une optique de course durcie par la Bora et la CCC, le risque que l’échappée prennent les gros points est réduit par le travail de chasse et de rythme pour dompter les attaques au sein du peloton.

Le seul véritable obstacle à un sprint réduit est une attaque sur les routes étroites menant à Champagnole qui ne favorisent pas les chasseurs. Cependant, avec des équipes en ordre de marche pour récupérer les 50 points mais aussi des équipes qui n’ont pour le moment pas gagnées et qui ont des armes pour se faire. Les probables attaques tardives ont plus de chance de réussite dans la descente menant à Champagnole qu’autre part. Bien avisé celui qui tentera le coup puisqu’il faudra avoir de sacrées aptitudes de rouleurs pour résister sur les 3.5 kilomètres restants.

Que ce soit la Bora qui a annoncé se battre durement et jusqu’au dernier jour…

Que la CCC qui peut encore espérer s’accrocher à une victoire d’étape sur un terrain favorable à Matteo Trentin encore en course pour le maillot vert. La course ne devrait échapper à un sprint réduit. D’emblée j’élimine Wout van Aert dont l’inconnu quant à la participation à un sprint demeure. Le belge en effet est le chien de garde de Primoz Roglic dans les kilomètres finaux et à pour cible le chrono de demain. Prendra-t-il le risque d’un sprint final lui qui a évité la chute à Poitiers ? Roglic aura-t-il un problème dans le final nécessitant l’appui de WVA ? Trop d’inconnu qui pèse dans la balance. Évidemment, s’il venait à participer à un sprint réduit, Van Aert est un sérieux candidat.

Si Trentin est un candidat crédible à la victoire finale, il convient sûrement de se pencher sur lui mais sur le sprint intermédiaire. Situé au sommet d’un long faux plat, l’italien apprécie ce genre de sprint.

Pour la victoire à Champagnole, le scénario d’un sprint réduit semble le plus probable. En fin de troisième semaine, il convient de privilégier des hommes ayant une certain fraîcheur. Après sa démonstration sur les pentes du col de la Loze, accompagnant son leader le plus loin possible. Mads Pedersen a montré que les jambes étaient présentes en cette fin de Tour. L’usure du parcours sur les plus de 2000 mètres de dénivelé ne sont pas pour le désavantager. Maitre du placement, le danois est rarement mal placé. Ce qui est un avantage sur des routes si étroites dans le final. Emmener par Stuyven, il a nécessairement un bon leadout sur un sprint. Les Champs Elysées seront son dernier jour de course avec le maillot de Champion du monde. Mads n’a levé les bras qu’une fois en 47 jours de course. Nul doute que Champagnole lui convient mieux que les Champs Elysées pour le faire. Sur le Tour de l’Avenir 2015, il avait claqué d’ailleurs une victoire à Arbois non loin de là. Cela résonnerait un symbole.

Encore une fois quand on mise sur un sprint réduit, la mention spéciale des masterclass revient au Sunweb qui ont dominé de la tête et des épaules les stratégies d’équipe. Sur un final si tricky, Hirschi aurait été une formidable carte pour dynamiter le final. Mais sa chute d’hier a sûrement laisser des traces. Ce qui fait de Soren Kragh Andersen sûrement la meilleure carte emmenée par un Casper Petersen de luxe. Un danois qui a été monstrueux sur les kilomètres finaux des divers sprints de ce Tour mais aussi en emmenant ses leaders sur les échappées lorsqu’il partait en contre. L’option late attack avec ses aptitudes de rouleurs ne sont pas pour me déplaire tant il m’a impressionné par sa puissance lorsqu’il est revenu sur Rolland avec Benoot dans sa roue l’autre jour. 5e à Lyon, Pedersen a une petite pointe de vitesse dans les sprints réduits alors ma foi. Si la Sunweb réussit à surprendre avec Pedersen en électron libre. Quand on est champion d’Europe espoirs devant Cosnefroy et Hirschi ça en dit long sur la classe du bonhomme, largement sous-coté.

PRONOSTICS

Matteo Trentin vainqueur du sprint intermédiaire : 3.5 – 0.5% (Winamax)

Mads Pedersen podium : 5 – 0.5% (Betclic)

Soren Kragh Andersen ou Casper Pedersen vainqueur : 28.57 – 0.15% (prendre les cotes 40 et 100 sur Winamax)

Soren Kragh Andersen ou Casper Pedersen podium : 7.64 – 0.35% (prendre les cotes 11 et 25 sur Winamax)

Etape 18 Tour de France 2020 Preview

5166 mètres de dénivelé positif attendent les coureurs du Tour pour la dernière des trois étapes alpestres. Un menu gargantuesque avec des batailles à tous les échelons qui semble offrir un véritable feu d’artifice potentiel.

Profil Etape 18 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Et si Peter Sagan voyait rouge que Sam Bennett voit la vie en vert ?

Le premier duel apparaît à seulement 14 kilomètres du départ avec la lutte pour le maillot vert au sprint intermédiaire. 200 points sont encore à distribuer sur ce Tour de France. Mais en réalité seulement 180 puisqu’il semble peu probable que les sprinteurs soient dans les premiers à l’arrivée du chrono de la Planche des Belles Filles. Peter Sagan possède actuellement 47 points de retard D’emblée, on peut émettre l’hypothèse que Bennett prendra les 70 points maxi de l’étape de clôture du Tour aux Champs Elysées. Ce qui porte sont totalement de points à 348 points. Admettons toujours qu’à la fois, la même logique se répète : Morkov réussi à s’intercaler entre l’irlandais et le slovaque à l’intermédiaire de Paris mais que le septuple vainqueur du classement par points réussisse à prendre la deuxième place sur les Champs. Sagan possède un débours de 72 points virtuels. Ceci dit dans l’une des meilleures hypothèses. Et pour les combler, il ne lui reste guère que 90 points accessibles (les 40 points des sprints intermédiaires du jour et de demain ainsi que les 50 points de l’arrivée de Champagnole). Le constat est sans appel pour gagner le maillot vert, Sam Bennett doit être mis hors course.

L’étape du jour offre un relief plus favorable au slovaque qu’à l’irlandais qui peine plus en montagne. Crédité d’un coefficient 4, les délais estimés pour l’étape du jour sont tout de même favorables au porteur du maillot vert actuel. Mettre Bennett hors délai aujourd’hui s’annonce donc compliqué pour la Bora si l’équipe se lance dans cette entreprise.

Sur le profil officiel, un court raidard semble jaillir de nul part. Mais détrompez-vous, rien de bien méchant. Ce n’est qu’un faux plat où il sera quasi-impossible décrocher Bennett sauf incident pour ce dernier. Surtout que le départ fictif sera rapide descendant de 1949 m à 483 m d’altitude. Si tout le monde s’attend à un départ rapide de la Bora au regard du classement par points actuel et du profil officiel trompeur, le tempo devrait être dicté par la Deceuninck Quick Step qui devrait museler toutes les attaques jusqu’au sprint intermédiaire pour permettre à Sam Bennett d’accroître son avance et de pousser Peter Sagan à la résignation.

Et si Pogačar tapait du pois sur la table ?

Un maximum de 59 points est encore disponible pour le Grand Prix de la montagne. Tadej Pogačar est le leader du classement avec 66 points. Nous asmettrons que son adversaire principal le plus sérieux est Richard Carapaz. Le jeune prodige slovène possède 34 points d’avance sur l’équatorien. D’emblée, on peut se dire que les leaders feront parti des plus rapide ssur le chrono de la Planche des Belles Filles. 10 points seront alloués à sa montée la plus rapide. Carapaz devra y avoir pour stratégie la même que Ciccone à San Luca sur le Giro : faire la partie la première partie plane en dedans et faire la montée à bloc pour prendre le KOM. Mais avant toute chose, il convient de faire une véritable razzia aujourd’hui pour maintenir l’espoir lors de l’effort individuel de samedi.

Si Carapaz prend tous les points de la journée et que Pogačar n’en prend pas, l’équatorien aura une avance de 13 points sur le porteur actuel du maillot à pois.

Globalement, Carapaz peut avoir un matelas de 25 points sur Pogačar s’il va chercher le maximum de points lors des quatre dernières étapes. La tâche s’annonce rude mais pas impossible.

En effet le barème de points au sommet des cols de première catégorie offrent 10-8-6-4-2-1 tandis que les cols hors catégorie offrent quant à eux 20-15-12-10-8-6-4-2-1 aux huit premiers classés au sommet.

Pogačar pourrait avoir un intérêt à chercher des points au sommet du Cormet de Roseland puisque se faisant même en y finissant deuxième derrière l’équatorien, il n’aurait que 17 points à combler dans la pire des situations. A la fois, la Montée des Glières et le chrono lui donne les possibilités de combler cet écart si une explication de leaders vient à s’y dérouler.

Et si vous ne l’en croyez pas capable. Deux signes ne trompent pas. Le premier verbal par son interview d’hier après-course.

J’ai vu que dans la Madeleine, il y avait 10 points gratuits (en réalité 8), j’y suis allé et à la fin je savais que j’avais beaucoup de points donc pourquoi pas. Si je suis en position de le prendre, je le prendrais. J’en serais très heureux. L’objectif, c’est le classement général mais si je ne peux pas le prendre. Je prendrais le KOM.

Tadej Pogacar, au micro de Eurosport le 17 septembre 2020

Le second est son masque totalement personnalisé avec le sponsor de l’équipe dessus. Ce qui implique que l’équipe avait prévu de le récupérer. Rien n’est laissé au hasard.

Le départ pourrait être rapide et dans ces conditions il n’est pas impossible de voir un départ très rapide et même une échappée qui a des difficultés à sortir avec un peloton totalement écrémé dès le Roseland à l’instar de ce que l’on a vu sur l’étape de Laruns où le col de la Hourcère a vu un peloton ne pas débrancher. Les espoirs donc de Carapaz repose une échappée d’au moins six unités dans le col de Roseland pour que le slovène ne prenne pas de points. Avec pour idéal, une échappée victorieuse. La question que l’on peut se poser, les UAE peuvent-ils tenter de jouer sur les deux tableaux : maillot jaune et maillot à pois ? On a vu hier que la Bahreïn avait émoussé le peloton des leaders sans pour autant faire vasciller le train de la Jumbo et en se tirant même une balle dans le pied. La question demeure en suspens. En toute honnêteté, je n’ai pas la réponse tant l’actuel dauphin de Roglic à semble agressif, avec un appétit insatiable mais tout aussi friable sur les pentes du col de la Loze.

Et si les coureurs du Général tentaient leur va-tout ?

5 coureurs se tiennent en seulement 1’13 » pour la 4e place du Général. Roglic ne dispose que de 57″ sur Pogacar et 1’26 » sur Miguel Angel Lopez. Le matelas est satisfaisant compte tenu de ses aptitudes en chrono mais pas pour autant confortable pour prévenir d’une défaillance ou de tout incident comme cela avait été le cas au Giro 2019. Au final, le podium est encore à porter de fusil pour le Top 8 du GC. Ce qui pourrait inciter à une course de mouvement où la meilleure solution semble de placer des pions à l’avant. Au-delà du Top 10, les coureurs peuvent être inspirer de rattraper leur Tour par une victoire d’étape. Un coureur comme Guillaume Martin pourrait très clairement être offensif. D’autant qu’il n’est pas réputé pour exceller dans l’effort solitaire. Bien mal lui en prendrait. Si avec 10’35 », il n’est plus une menace pour la Jumbo-Visma. Ce n’est pas le cas pour la dizième place de Valverde pointant à 1’04 ». Par le jeu désormais connu de la défense d’un Top 10, les Killer Wasps pourraient trouver des alliés de circonstance pour se mettre en tête du peloton. Ce qui favorise encore plus une étape à la fois rythmée et désert les chances des échappées sur une étape qui semble pourtant leur tendre les bras.

La montée du plateau des Glières devrait être le point d’orgue des tentatives des leaders. Pogačar devrait être inspiré de tenter de reproduire le même schéma qu’à la plateforme de Gredos lors de sa troisième victoire lors de la Vuelta de l’an passé. Les pourcentages sont abruptes devrait permettre de faire le tri comme dans Mary Blanque, Puy Mary/Pas de Peyrol et même que dans la Loze.

Cependant, le sommet offre une partie plus favorable pour qu’un groupe revienne si les écarts sont faibles.

Une belle partie de chemins de terre qu’Alaphilippe avait franchit en tête 2018 lors de sa première victoire sur le Tour et du passage alors inédit au Plateau des Glières.

S’en suit, la descente rapide vers le col de Fleuries.

Puis le col de Fleuries, trop roulant pour faire des écarts.

Et la descente vers La Roche sur Foron menant à un sprint en faux plat montant.

Dans ces conditions, où la course est assez indécise avec des enjeux partout de miser sur la doublette d’Ineos. En effet, Carapaz devrait tenter un baroude d’honneur pour aller chercher le maillot à pois. On le sait la Ineos a dans ses gènes de chercher des assessits lorsqu’elle n’a plus rien à jouer au Général. On se souviendra d’un Landa très remuant sur le Giro 2017 pour le maillot de meilleur grimpeur. Pour se faire, il aura en appui Kwiatkowski qui s’est réservé dans le grupetto dans l’étape d’hier. Si Carapaz venait à manquer de jus, le Pole a une excellente pointe au sprint. Puisqu’il est tout aussi raisonnable de voir des bons grimpeurs tenir le groupe des leaders pour un sprint réduit.

Dans une course où le GC va se marquer à la culotte, il n’est pas inenvisageable de voir un groupe de leaders ne pas arriver à se départager dans le Plateau des Glières. Encore une fois, la fougue de Pogačar est la clé de l’étape. Il tentera sûrement. Sa jeunesse de vététistes font de lui un bon descendeur et sa pointe au sprint n’est plus à prouver. Le slovène coche donc toutes les cases. Reste à régler le sprint du groupe des leaders où Alejandro Valverde est sûrement le plus rapide. Le Slovène l’a déjà battu à Cullera. Mais que ce soit à Burgos qu’à Saint Christophe en Jarrez, Papy Bala a montré qu’il n’avait pas totalement perdu de sa superbe.

PRONOSTICS

Sam Bennett vainqueur du sprint intermédiaire : 3.5 – 1% (Winamax)

Richard Carapaz ou Michal Kwiatkowski vainqueur d’étape : 6.67 – 0.25% (prendre les cotes 12 et 15 sur Winamax)

Tadej Pogačar vainqueur / Top 3 : 13 / 4 – 0.5% (Unibet/Betstars)

Alejandro Valverde Top 3 : 5.75 – 0.25% (Betstars)

Etape 17 Tour de France 2020 Preview

Le Col de la Loze, toit du Tour 2020 fait figure d’étape reine où tout doit se décider. Mais avec un chrono fatidique à la Planche des Belles Filles, une troisième étape alpestre dangereuse à la Roche sur Foron et Pogacar, agressif se tenant à 40″ de Primoz Roglic, la montagne n’accoucherait-elle pas d’une souris ?

Profil Etape 17 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Il nous reste encore à faire des étapes importantes, il y aura des montées, notamment celle du Col de la Loze qui sera l’un des points clés. Je ne pense pas que je doive chercher des bonifications pendant la course, juste ne pas faire d’erreurs et ensuite j’aimerais gagner en montée. Dimanche, je voulais gagner et j’ai fait une erreur en attaquant dans le final… J’ai fait une erreur dans les dernières étapes en laissant Pogacar finir avec moi. C’est bien d’avoir 40 secondes d’avance sur lui mais je devrais avoir plus.

https://www.tuttobiciweb.it/article/1600098579?fbclid=IwAR31dNQvNHqSuKjBeZ_ysnEHE56Q8awomLqK1BJuGHm9GhsJVZ-T8EhaxsE

Par ses mots lors de la journée de repos, le maillot jaune du Tour ne semble vouloir délaisser le gain d’étape pour laisser filer les bonifications. Prime à la victoire finale, le compatriote slovène laisse planer une menace sur la tête de Primoz Roglic. Finissant devant lui au Grand Colombier au sprint et hier à l’arrivée, le vainqueur du Tour de l’Avenir a montré être un candidat redoutable dont la pointe de vitesse n’est plus à démonter tant dans un sprint plat qu’ascendant. Courir après l’étape, à l’heure des gains marginaux, semble être un compatible avec la prise de risque de laisser les bonifications à maillot blanc du Tour.

Mais si la Jumbo ne prend pas la chasse qui pour le faire ?

Encore une fois qui dit départ plat, implique un début d’étape rythmé par les attaques. La Bora est une nouvelle fois attendue avec un Sagan incisif pour le sprint intermédiaire de la journée. Le débours est toujours de 45 points et le slovaque voit revenir dans le jeu Matteo Trentin à 12 points. Dans la montée vers Saint Pierre d’Allevard, Sagan doit répéter le même schéma que la cote du Château d’Aulteribe. Un jeu qui ne favorise les dessins des échappées qu’après La Rochette. Les écarts abyssaux au-delà du top 13 sont à l’avantage du filtrage de la Jumbo-Visma.

La responsabilité de la chasse incombera à l’équipe UAE, si Pogacar est désireux d’une arrivée bonifiée. Seulement l’équipe n’a d’arme que pour maintenant l’écart sur le plat. Et il lui faudra nécessairement du renfort. Mais que ce soit EF, Astana, Barhein ou Trek, tous ont plus d’intérêt à placer des pions à l’avant en relai que d’épuiser des coéquipiers. Là où le train de la Jumbo-Visma se préservera pour la montée finale.

Certes la descente est longue, rapide et technique…

… Mais 14 kilomètres de plaine attendent les coureurs avant la montée finale. Qu’un leader attaque de loin, c’est-à-dire dès le col de la Madeleine. Des supports sont nécessaires mais cela implique de monter la Loze tout seul… Derrière un groupe de leaders chassant, cela s’apparente une opération suicide.

La stratégie de la Jumbo est simple : rouler le plus fort possible dans le col de la Loze pour asphyxier les adversaires de Roglic et annihiler toute tentative d’attaque.

Pogacar devrait attendre les cinq derniers kilomètres pour tenter de faire exploser le groupe des leaders et isoler Roglic.

Le dernier kilomètre est tout aussi insane à l’image des cinq derniers kilomètres.

Evidemment, en cas de sprint final à l’image de du Puy Mary. Deux hommes semblent se détacher et le matchup apparaît tout de même plus favorable à Roglic en face à face. Tant le maillot jaune a fait preuve d’aisance sur les hauts pourcentages pendant tout ce Tour que ce soit à Laruns qu’au Pas de Peyrol.

Aujourd’hui apparaît être une affaire de course dans la course, avec la course pour la gagne d’étape et l’explication des leaders. Comme hier, le début d’étape devrait être au main de la Bora. C’est donc à logique qu’un coureur de la Bora devrait finir devant. Comment donc ne pas pointer, sur ce type d’ascension taillé pour un leader déchu, vers Emmanuel Buchmann qui a enfin montré le bout de son nez hier. Présent dans la première échappée de costaud, l’allemand nous a laissé un indice : il attaquera en troisième semaine. Contraint d’abandonner ses ambitions au Général tant du Dauphiné que du Tour pour panser ses blessures, le leader de la Bora semblait avoir repris la semaine fort. Et faisait figurer de candidat très crédible à un Top 3. Pas lâché du groupe de leader sur l’Iseran l’an passé, Buchmann n’a jusqu’ici pas donné de contre-indication à une arrivée au dessus des 2000 mètres. Pour rappel, le Col de la Loze culmine à plus de 2 300 mètres. A une telle hauteur, l’oxygène se fait plus rare et l’oxygénation des muscles rendue plus complexe. Ce qui avantage les coureurs sud-américains qui ont grandi et vécu à de telle hauteur. Ce n’est pas le cas de l’allemand. Mais sa résistance a de telle hauteur n’a pour l’heure pas failli.

Evidemment lors qu’on parle de montée longue et rude, un autre coureur peu en vue sur ce Tour me vient à l’espoir. Jan Hirt, le grimpeur de la CCC qui aura lui aussi tenter hiers avant de finir grupetto. Très certainement en vue de cette étape. Vainqueur à Edelweißspitze à 2555 mètres, le tchèque a montré qu’il savait encaisser les arrivées au sommet les plus hauts. Véritable coureur diesel, c’est un des hommes du peloton qu’on a l’habitude de voir plutôt en troisième semaine comme les démontre ses Giro 2017 ou encore celui de l’a passé avec une belle 2e place à Ponte du Legno derrière Ciccone.

Dans une course où les relais sont envisageable, je ne peux que pointer derrière des équipes qu’on mésestime ou qu’on attend pas nécessairement. Le premier d’entre eux sera Herrada qui pourra tant servir d’appui pour une attaque de G. Martin qui semble être derrière Pogacar le leader le plus offensif. Sa perte de temps au général le contraint au baroude miraculeux, à la tentative flamboyante. Hier, il aura tenté dans le final. Herrada semble être une belle assurance pour la Cofidis qui pourra miser sur une gagne d’étape en cas d’écarts trop conséquents avec le peloton. Le 2e de Mont Aigoual nous gratifie de bonnes jambes. Un candidat en échappée. Le second sera un homme qui a tenté hier : Powless. D’office la meilleure carte EF semblerait être Martinez. Mais le colombien sera selon toute vraisemblance rattachée à Uran. L’américain qui a déclaré avoir eu de très bonnes jambes durant les premières heures de course hier a ma préférence par rapport à un Hugh Carthy. La Ineos pourrait faire un beau up au classement par équipe. Préserver le podium d’Uran et conforter le placement au classement par équipe ne semble pas incompatible si Uran garde avec lui Martinez. Powless est donc autoriser à sortir et il nous a déjà montré qu’on pouvait compter sur lui s’il est en position favorable et non d’équipier au sein de son équipe.

Avec l’abandon de Bernal, Ineos sera forcément à l’attaque. Carapaz est évidemment le gros client. Mais je pointerais vers le Pole qui lui aussi a perdu du temps hier. Si une échappée se dessine sur le plat, les rouleurs sont avantagés. Kwiatkowski sera nécessaire d’entre eux. Les forts pourcentages lui conviennent parfaitement et sans leader, le polonais a enfin sa chance pour gagner une étape sur un Grand Tour. Lui qui était jusqu’ici un gregario de luxe. Une bien belle récompense pour un coéquipier dévoué.

PRONOSTICS

Emmanuel Buchmann vainqueur/Top3 : 50-9 – 0.5% (Winamax)

Jan Hirt vainqueur/Top3 : 75-15 – 0.25% (Unibet/Betclic)

Jesus Herrada vainqueur/Top3 : 75-15 – 0.25% (Unibet/Betclic)

Neilson Powless vainqueur/Top3 : 400-75 – 0.10% (Winamax)

Michal Kwiatkowski vainqueur/Top3 : 35-10 – 0.15% (Winamax/Betclic)

Etape 16 Tour de France 2020 Preview

Première étape du tryptique alpin, l’étape de Villard-de-Lans est le début d’une bataille qui s’annonce âpre entre les deux slovènes. Mais avant les grandes opérations, la première guerre pourrait se résumer à une guerre des tranchées.

Profil Etape 16 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Une étape au lendemain d’une journée de repos est toujours compliquée à aborder. Certains coureurs gèrent mal cette transition. Avec 3903 mètres de dénivelé positif, une journée de repos difficilement digérée se paie cash.

Avec un départ montant, peu de places au doute : les coureurs vont devoir faire une bonne séance d’home-trainer avant le départ s’ils ambitionnent de prendre le large. Tout le peloton s’attend à une chose : à ce que la Bora vise d’entrée pour faire sauter Sam Bennett très tôt. Évidemment, la solution de facilité serait de penser que la Deceuninck aurait tout intérêt de laisser filer une échappée peu fournie avec Sagan dedans pour éviter que la Bora ne chasse et éventuellement placé des pions passant mieux les difficultés que leur sprinteur pour contester les points du sprint intermédiaire au slovaque, tout en prenant une poignée de points derrière avec le peloton. Seulement, deux problèmes s’opposent à ce scénario. D’une part, les attaques incessantes des équipes ayant loupés l’échappée et les Bora qui ne désirent qu’une chose : que Bennett n’inscrive aucun point.

Bien que le départ dans la traversée de Marlieu y soit propice, l’endroit idéal pour lâcher l’irlandais porteur du maillot vert et mettre un coup de vise semble être dans la cote de Virieu.

Même si Bennett y est lâché, hors de question d’un relâchement dans la partie ascendante entre Voiron et Saint Etienne de Crossey. Avant de redescendre vers le sprint intermédiaire situé au bout de 44.5 kilomètres.

Dans ces conditions, le pied du Col de Porte devrait vite arriver. Les qualités de l’échappée ne font guère de doute : beaucoup de grimpeurs et peu de rouleurs devraient réussir à se dégager du peloton. La Jumbo-Visma a tout intérêt à laisser filer afin d’économiser ses troupes pour le lendemain, d’éviter un sprint entre leaders au sommet de Villard-de-Lans pour ne pas perdre au jeu des bonifications. D’autant que nombre de départ devrait être durci par la Bora. Chaque étape sera donc durcie et nerveuse dès le départ. De quoi pousser encore plus à une journée tranquille pour les leaders avant la grande explication. Mais pour se faire, les Killers Wasps doivent trouver l’équilibre entre hommes peu dangereux au Général et qu’assez d’équipes soient représentées dans l’échappée avant de faire rideau pour éviter qu’une équipe ne prenne la chasse à son compte.

La composition du final n’est pas sans désintéresser les leaders de se lancer dans de grandes opérations puisqu’ils devraient dans cette hypothèse batailler dans la Montée de Saint Nizier pour aller récupérer les huit secondes de bonifications au sommet.

Mais ensuite faire face à près de 18 kilomètres de plaine qui sont évidemment défavorables à un homme solitaire ou un petit groupe pris en chasse par une meute organisée.

Une logique applicable à l’échappée… sauf si une équipe peut jouer plusieurs cartes et désorganiser la chasse. Ce qui devrait être le cas de la Sunweb et des Bora. Mais je m’en expliquerais. S’ils ont tentent de partir dans Saint Nizier, il faut évidemment des qualités de rouleurs. Mais si on attend les deux kilomètres finaux, il faudra avoir des qualités de grimpeur/puncheur pour rejoindre le Balcon de Villard.

Après le sprint intermédiaire, l’étape sera finie pour Sagan dont le final n’offre que 20 points. La débauche d’énergie pour faire partie de l’échappée et pour jouer la gagne étant trop grande pour la faiblesse de points récoltés. Dès lors, les hommes de la Bora devraient être libre de jouer leur carte pour le gain de l’étape. Kamna et Schachmann qui se sont révélés d’un forme monstrueuse sur les pentes du Puy Mary devraient être de ceux-là. Le premier, qui nous avait offert un véritable spectacle sur la première arrivée à Megève sur le Dauphiné coche toutes les cases : grimpeur et extrêmement bon rouleur. Si les deux sont échappées, il ne serait pas incohérent de le voir sortir dans la Montée de Saint Nizier et faire parler ses qualités de rouleurs sur le replat. Tandis que Schachmann resterait au marquage pour un éventuel regroupement. Très actif à Laruns et Sarran, l’allemand nous a montré depuis l’an dernier qu’il est parmi les meilleurs puncheurs du monde. Disposant d’une belle pointe de vitesse, en cas d’arrivée en petit comité il sera parmi les favoris. Les deux derniers kilomètres à 7.1% lui scie comme un gant.

Mais quand on parle de jeu d’équipe, on parle surtout de la Sunweb qui nous a gratifié de masterclass sur masterclass. Tout d’abord à Sarran où Tiesj Benoot et Soren Kragh Andersen ont su la jouer très finement en propulsant Hirschi vers la victoire. Il en a été de même à Lyon, où ils ont reproduit le même schéma en profitant du marquage du petit suisse pour propulser cette fois si SKA vers la victoire. Le schéma demain pourrait être le même, avec une superposition à celui de la Bora exposé ci-dessus où Benoot attaque une fois de plus en premier au sommet de la Montée. Profitant de ses qualités de rouleurs et du marquage d’Hirschi qui fait figure d’épouvantail sur une telle étape tant Alaphilippe peut laisser des espoirs aux autres puncheurs. Le cumul de dénivelé et le marquage comme à Lyon plaidant en la défaveur du français de la Deceuninck (au-delà de son manque de forme optimale, ce qui est rassurant. Ses échéances étant après le Tour). Et si Benoot venait à se faire rattraper Marc Hirschi nous a démontré qu’il était un excellent rouleur en tenant en respect une Jumbo chassant à Laruns. Mais aussi qu’il avait un excellent sprint rivalisant avec Alaphilippe à Nice. Une pointe de vitesse qui n’est qu’une confirmation de ce que l’on a peut voir à la Klasikao et au Binck Bank Tour l’an passé. Gardons à l’esprit que ce n’est jamais anodin d’être champion d’Europe et du monde la même année chez les amateurs. Le disciple de Cancellara n’en a pas fini de nous éclabousser de toute sa classe et s’il continue comme ça, le titre de super-combatif du Tour lui tend les bras.

Qui dit troisième semaine dit dernière chance pour les équipes qui n’ont pas encore brillé de le faire. Exit le chrono de la Planche des Belles Filles qui semble promis aux leaders, exit les Champs Elysées qui sont une offrande aux sprinteurs. Exit le Col de la Loze dont le sommet semble s’ouvrir aux leaders. Les occasions pour les baroudeurs se font rares. Orphelin de Bardet, la AG2R n’a plus que les étapes à jouer et éventuellement le maillot à pois avec Nans Peters. Avec un vainqueur sortant en perdition, la Ineos doit se repenser et revoir ses objectifs sur le Tour. La B&B semble river ses yeux vers le maillot à pois avec Pierre Rolland comme homme le plus dangereux capable de le ravir aux leaders du GC. Affublé d’un Pinot sans jambes dont les seules raisons de finir le Tour sont le respect du public, la Groupama-FDJ est dans la même situation que les AG2R.

Dans une loterie pour savoir qui sera devant, mon choix se portera vers l’offensive des Groupama-FDJ et en son meilleur élément sur un tel parcours : Valentin Madouas. Le français a montré lors de l’étape du Puy Mary qu’il était en grand forme. Un peu chien fou dans sa tentative de raid après le Col de Guéry, le français a fini derrière le trio infernal au sommet du Pas de Peyrol. Ses qualités de puncheur ne sont plus à prouver. L’étape fait d’ailleurs penser dans un profil vraiment similaire à celle de San Giovanni Rotondo de la Vuelta de l’an dernier où il avait pris la 7e place. L’expérience d’un grand Tour engrangée, le français dispose d’un bon sprint comme le démontre son sprint du peloton réglé l’an dernier à l’Aquila derrière les échappées ou ses nombreuses places d’honneur derrière des hommes dont le punch et la vitesse au sprint de son plus à démontrer. Il est des récents jours sur les étapes difficiles, le coureur GFDJ le plus convainquant mais aussi le plus entreprenant.

C’est en attaquant qu’on gagnera des étapes, pas en restant dans les roues.

Valentin madouas

Ne reste plus qu’à joindre les paroles aux actes.

PRONOSTICS

Tiesj Benoot vainqueur remboursé si Marc Hirschi : 360.25% (Winamax/Unibet)

Leonard Kamna vainqueur/Top3 : 20/6 – 0.25% (Betclic/Winamax)

Maximilian Schachmann vainqueur/Top3 : 17/6 – 0.25% (Winamax)

Valentin Madouas vainqueur/Top3 : 43/10 – 0.25% (Unibet)

Etape 15 Tour de France 2020 Preview

Une étape aux allures de Tour de l’Ain. L’enchainement n’est pas inconnu pour nombre de leaders qui ont eu l’occasion de batailler lors de la dernière étape dudit Tour, il y a de cela quelques semaines. Aura-t-on droit à un nouveau récital des Jumbo-Visma ? Pogacar absent du Tour de l’Ain sera-t-il encore le facteur x ?

Profil Etape 15 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

3724 mètres de dénivelé positif attendent les coureurs du peloton. Une journée que Sammy Be ne devrait guère tant l’irlandais porteur du maillot est en manque de jus en cette fin de semaine. Une journée d’enfer pour Caleb Ewan qui est en perdition sur les récentes étapes dès que la route s’élève. La Bora va-t-elle durcir le début d’étape pour aller prendre des points au sprint intermédiaire ? La réponse semble négative. Le début d’étape ne comporte aucune difficulté pour décrocher Bennett qui collera Sagan comme son ombre pour garder son matelas d’avance de 43 points intact et avec l’aide de Morkov l’alourdir d’une poignée supplémentaire si possible.

Quelles sont les chances des échappées ?

Avec 98.5 kilomètres de plat avant la première des trois difficultés, on pourrait créditer les échappées de grandes chances de bonnes chances d’aller au bout. Seulement deux possibilités amènent à tempérer leur chance. La première est une échappée partant rapidement. Cela implique que les coureurs qui la compose sur plus bons rouleurs que grimpeurs. Dès lors peu d’espoirs de maintenant l’écart avec des leaders en chasse dans les difficultés du jour. La seconde est qui dit possibilité pour les baroudeurs et lutte pour le maillot à pois ainsi que le classement par équipe implique que la lutte pourrait être longue pour prendre le large. Dès lors le pied du Fromentel pourrait arriver plus vite que prévu. On se souviendra le Tour de l’Ain où l’échappée n’avait guère eu plus de 2′ de crédit. Condamnant les chances des fuyards. Force est de constater que l’écart doit être conséquent pour avoir un espoir de lever les bras au sommet du Grand Colombier. Surtout quand on voit l’aisance de Roglic dans Puy Mary. Sa cadence de pédalage au sommet dans des pourcentages entre 12% et 15% étant monstrueuse. Une cadence qui permet de répondre à une question : Roglic est-il en forme trop tôt ? Par son efficience dans sa vélocité sur des portions si compliquées, nous démontre que Roglic a encore beaucoup de fraîcheur en ce milieu de Tour. Ce n’est donc pas pour rien que l’écart entre l’échappée et Roglic/Pogacar a fondu de près de 5′ dans l’enchaînement Neronne/Pas de Peyrol. Ce qui amoindri entre les chances quand la Jumbo-Visma mettra en route dans le Grand Colombier.

Mais qui pour contrôler la course ?

Après l’étape de Laruns et l’étape du Puy Mary, Jumbo-Visma nous a montré que si l’équipe était la plus solide du Tour, elle est aussi la plus difficile à lire. Certes Jumbo-Visma n’a aucun intérêt à chasser. Mais quel était son intérêt de chasser durant une heure sur l’étape du Puy Mary lorsque l’homme le plus dangereux de l’échappée était Rolland pointant à 18′ du leader ? Cependant, nombre d’équipes dont Ineos serait inspiré de placer des pions à l’avant afin de servir de relais pour les enchaînements Fromentel – Biche – Grand Colombier. La Ineos pointe en tête de liste. On a vu déjà l’équipe britannique prendre les choses en main lors du Tour de l’Ain où Bernal avait pris la deuxième place derrière Roglic. Certes, Bernal a été peu flamboyant sur le sommet de Puy Mary mais le vainqueur du Tour sortant à montrer une hargne dans le final à Lyon tentant de suivre l’attaque d’Alaphilippe. Evidemment, c’est un terrain que le colombien apprécie. On se souviendra des classiques italiennes de l’automne. Mais attention aux signes trompeurs, Bernal n’a pas non plus déçu. Ses données sont excellentes, ce qui doit forcer l’équipe à travers pour son leader et prendre chaque occasion qui s’offre à elle de grappiller du temps avant le chrono de la Planche des Belles Filles. D’autant qu’il faut rappeler que si Bernal semblait mal au Mont Aigoual, il semblait voler à Laruns dans les pentes de Marie Blanque. Un schéma somme toute similaire à celui de l’an dernier.

Le premier des trois cols est le col de Fromentel avec des passages monstrueux en son sommet…

… dont le segment Strava « la pente infernale ». ADMIREZ.

Le col est suivi d’une descente très rapide et courte vers le col de la Biche. Peut-on y voir des mouvements ? Tenter d’esseuler Roglic dès le Fromentel pourrait être une bonne idée. Mais la route reste longue jusqu’au Grand Colombier. Peu de chance de voir des mouvements.

Le col de la Biche, un col court mais raide. Mais les attaques si les attaques peuvent être inspirées…

… par la descente rapide qui s’en suit.

La partie plane menant au pied du Grand Colombier impose de disposer de relais à l’avant pour avoir un espoir d’avoir un écart suffisant sur le groupe des leaders dont les trains Ineos et Jumbo ne devraient pas avoir trop soufferts si les deux cols précédemment cités sont escamotés.

Le final appelle un monstre : 17.6 kilomètres d’ascension. Avec des bonifications en son sommet, les leaders qui ont perdu du temps et du temps à récupérer sur Roglic seraient bien inspirer de mouvementer le final.

Un final de col qui se complexifie au fur et à mesure des mètres. Au Tour de l’Ain, Richie Porte avait désorganisé le relai de Kuss en attaquant à la flamme rouge avant que Bernal et Roglic ne fasse le trou et se décide la gagne à la pédale avec un Roglic impérial.

Nul besoin de faire des lignes et des lignes quand un final est jugé entre favoris, les deux slovènes semblent les plus forts. Assurément Pogacar est un électron libre et ne se contentera pas d’observer. Toujours à l’attaque quand il en a l’opportunité. Le jeune prodige devrait une énième fois être celui qui fait voler le groupe des leaders en éclat en l’aube du second jour de repos. Asseoir son avance sur Bernal au maillot blanc grâce aux bonifications et une meilleure pointe de vitesse au sprint devrait nécessairement l’inspirer. Evidemment, Roglic est supérieur au sprint. Cette fois-ci l’écart semble maigre pour que le Slovène leader du Général offre la victoire à son jeune compatriote comme il l’avait fait lors de l’étape de Los Machucos de la Vuelta 2019. Cependant une chose est certaine lorsque les deux sont isolés en tête, il n’y a guère de rupture d’entente. Ce qui implique que les chasseurs ne doivent pas se regarder.

PRONOSTICS

Primoz Roglic vainqueur : 4 – 0.5789% (Betstars – cote boostée)

Tadej Pogacar vainqueur : 5.5 – 0.4211 (Pasinobet)

Une double chance manuel qui revient à une cote de 2.32

Etape 14 Tour de France 2020 Preview

Sagan rugira-t-il comme un Lyon ? Passera-t-il au vert sur ce Tour de France ? L’étape du jour devrait nous apporter une réponse sur ces ultimes chance de ramener le maillot sur les Champs Elysées pour la huitième fois.

Profil Etape 14 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Avec 66 points de retard, 20 points distribués au meilleur du sprint intermédiaire et 50 à l’arrivée, il apparaît très clairement que Sagan devrait être intéressé par cette étape. Ayant montré une grosse envie de placer Sagan dans l’échappée en faisant sauter les sprinteurs dans la cote de Chateaugay la veille, la Bora n’a pas pu emmener son sprinteur au sprint intermédiaire de par le rythme trop élevé dans le col de Ceyssat. Bennett pouvant adresser ses remerciementsvau Jumbo-Visma qui ont chassé après une échappée composée d’hommes peu dangereux au Général. Cependant, le col de Béal devrait rapidement devenir un cauchemar pour les sprinteurs comme Sam Bennett. La Bora y imprimera un gros rythme avec certitude pour tenter de mettre par la fenêtre le maillot vert. L’espoir de garder le maillot vert à la sortie de cette étape demeure tout de même puisque le deuxième de l’étape ne prend que 30 points. Sagan est donc contraint de gagner et de finir dans les deux premières places du sprint intermédiaire sans que Bennett ne soit devant lui pour lui ravir la tunique du meilleur sprinteur.

La stratégie de la Bora peut-elle être de mettre hors délai Sam Bennett ? Bien que le profil du jour soit vallonné constamment, le dénivelé positif total le démontrant en affichant pas moins de 2646 mètres. La plus grosse difficulté réside dans le Col de Béal. Il apparaît tout de même peu probable de mettre hors délai, un Sam Bennett bien entouré sur les parties les plus planes. Asgreen, Cavagna, Declercq, Jungels et Morkov ayant montré une très grande force individuelle et collective pour maîtriser le groupe de gros rouleurs au cours de l’étape de Poitiers et ayant maintenu à flot, Sammy Be au cours de l’étape de la bordure de Lavaur (14’32 » du groupe de tête). Pourtant cela n’empêche tout autant pas l’inévitable : la Bora doit rouler. Cela n’empêche pas l’inéluctable : la Bora va rouler.

La question se pose de savoir qui aura envie de tenter de sortir quand on sait que la Bora devrait avoir la main sur cettr étape toute la journée. Pouvant trouver des alliés de taille en cours de route avec en premier lieu : la CCC puisque Trentin est toujours intéressé par le classement par points. Quid des équipes comme la Mitchelton qui ont une carte à jouer avec Mezgec ? Des Sunweb qui ne jouent plus que les victoires par étapes avec Hirschi et Soren Kragh Andersen qui ont un bon coup à jouer aujourd’hui. Ou encore des AG2R qui ont perdu Bardet et seront en électron libre sur toute la fin de ce Tour. Il en va de même pour les Groupama-FDJ. Les Deceuninck auraient tout intérêt à mettre la zizanie dès le départ, en allant chercher le sprint intermédiaire non pas pour Bennett mais pour enlever des points à Sagan. Sortir les gros rouleurs sur le plat s’avérerait être une option pour prendre les gros points du sprint intermédiaire au slovaque et sauver une journée de plus le maillot vert. C’est pourquoi, je m’attends à voir des Cavagna ou Asgreen attaquer d’entrer. Accompagné de Küng et Naesen dont les équipes sont maintenant intéressées que par le Général. Un groupe de rouleurs difficile à dompter.

Avant le sprint intermédiaire, deux difficultés devaient permettre à la Bora de faire reculer Sam Bennett au fond du peloton. D’abord la cote de Barrioux, courte (seulement 1 kilomètres) et relativement taillée pour l’irlandais.

Ensuite la cote répertoriée du Château d’Aulteribe (1 km à 8.2%) mais c’est en réalité 1.6 km à 5.9% puisqu’elle se poursuit en son sommet. Le pied est l’endroit parfait pour asphyxier Bennett.

Evidemment, même si Sagan est bon descendeur, le danger qu’un Alaphilippe en défenseur attaque, pour faire la descente dont le sprint intermédiaire est jugé à son pied, n’est pas à écarter. Exit donc les Sagan vainqueur du sprint intermédiaire à 2.3. Avec le risque d’une échappée de gros rouleurs et d’attaques dans la cote du château pour anticiper la descente.

Evidemment, avec certitude la Bora mènera le tempo du Col du Béal pour faire sauter les Bennett, Ewan et consorts en vue de l’arrivée à Lyon.

Que ce soit à Courreau …

… qu’au col des Brosses non répertoriées. Une longue journée attend le groupe des sprinteurs pour être dans les délais.

Mais pour la Bora, c’est le final casse-pattes dans Lyon qui devrait mobiliser le plus d’énergie.

La cote de la Duchère est sûrement la plus dure des deux cotes qui jalonnent le final. Durcir la course dedans est envisageable. Le sommet est jugé à 10 kilomètres de l’arrivée.

Seulement la descente menant à la Cote de la Croix-Rousse par la rocade est favorable à un groupe chassant étant extrêmement roulante.

La Cote de la Croix-Rousse est moins dure que la Duchère avec ses quatre lacets, le peloton devrait s’allonger et les attaques devraient fuser puisque son sommet est situé à 4.5 kilomètres de l’arrivée.

Un final sinueux qui devrait inspirer plus d’un late attacker. Mais il faudra être costaud pour résister à un peloton réduit en chasse. Un final qui somme toute devrait se courir à la façon d’une classique.

Mes culpa sur la descente, mes premières indications à domicile me disaient que la descente de la Croix Rousse était propice au écart mais ce n’est que la montée de cette dernière en fin de compte avec ses lacets (dans le sens inverse). Encore une fois, la seconde descente qui compose le final est un vrai billard menant aux quais.

La Bora ne roulant pas pour Sagan, Schachmann aurait un terrain de jeu à sa mesure. Même Postlberger pour une attaque au kilomètre. Seulement l’équipe mise sur le maillot vert et à raison. Pour rappel, une victoire d’étape est gratifiée de 11 000€. Tandis que le port du maillot vert de 6 000€ par jour porté et de 25 000€ pour son porteur sur les Champs Élysées. Autant dire que le jeu économique vaut plus la chandelle de se battre pour le Vert. D’autant que à la fois Lyon et à la fois Champagnole sont des occasions pour Sagan de lever les bras et donc de gratifier l’équipe de la rente offerte pour la victoire d’étape. Exit donc la carte Schachmann, aujourd’hui c’est un all-in sur le slovaque pour ne pas le priver de points précieux.

Un sprint avec un léger vent, de dos qui devrait favoriser les hommes rapides. Avec une Bora et une CCC fortement intéressée, dans un final malgré tout favorable à une chasse difficile d’échapper à un sprint réduit.

Comparatif final 2020 / 2013 du Tour de France à Lyon

Dans la tentative d’échappée hier avec Sagan, Matteo Trentin a montré être l’un des adversaires les plus redoutables de Peter Sagan. Emmener tant sur l’Île de Ré qu’à Poitiers par Greg van Avermaet, il serait logique que l’italien soit la carte de la CCC aujourd’hui. Le gros point d’interrogation étant sur l’organisation de l’équipe qui a montré en interne qu’en course être désorganisée et à contre-temps. Cependant, Trentin a un sacré coup à jouer dans un final qu’il connaît désormais puisque si l’arrivée ne se joue pas sur la rive est mais cette fois sur la rive ouest du Rhône. En effet, le sprinteur y avait inscrit sa première victoire sur le Tour en 2013.

Evidemment si on parle d’une Bora travaillant toute la journée et d’un final façon classique, Sagan ne peut être que parmi les favoris. Ses équipiers ont pour l’heure abattu un travail monstre pour une poignée de points. Pourtant son sprint à l’Île de Ré a montré qu’il avait une pointe de vitesse redoutable. Sa faiblesse de points dans sa récolte est surtout dû aux circonstances. A Lavaur, le slovaque déchausse en plein sprint, à Poitiers il finit déclassé et hier la Jumbo a sapé ses espoirs en chassant pendant une heure un groupe qu’elle aurait pu laisser filer.

Tactiquement et collectivement, une équipe ressort : la Sunweb. Dans un final taillé pour Hirschi, le suisse pourrait être la carte de l’équipe pour décrocher son second succès sur la Grande Boucle. Beaucoup d’efforts ont été consentis pour le jeune qui découvre son premier Grand Tour. Le final convient tout autant à son coéquipier SKA. Il ne serait pas étonnant que le petit suisse déguste en tête du peloton dans le final pour jouer l’option danoise et ainsi rendre la pareille. SKA a montré de belles jambes à Sarran finissant 3e malgré le travail abattu pour Hirschi. Une tout aussi belle carte en cas de late attack pour le récent 3e de l’Het Nieuwblad.

PRONOSTICS

Peter Sagan podium : 2.88 – 1% (Betstars)

Trentin vainqueur : 15 – 0.25% (Winamax – cote boostée)

Soren Kragh Andersen : 21-6 – 0.25% (Unibet-Winamax)

Etape 13 Tour de France 2020 Preview

Pas moins de 4459 mètres de dénivelé positif attendent les coureurs pour rallier Puy Mary. On le sait dans la montagne, les chances des échappées augmentent considérablement. Passant à près de 47%. Un coin flip profitable quand la loterie s’avère gagnante. Lors qu’un groupe passe d’une dizaine de coureurs à une quinzaine les chances des échappées passent d’un tiers à près de deux tiers. La question principale de cette étape sera donc de savoir si les échappées ont une chance d’aller au bout ?

Etape 13 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Pas moins de sept difficultés répertoriées au classement de la montagne jalonnent le parcours de cette treizième étape. Avec 36 points de distribués au maximum, Châtel Guyon – Puy Mary est l’étape charnière de la deuxième semaine pour le maillot à pois. Qui figurera dans les premiers dudit classement à l’issue de l’étape fera office de favoriser pour revêtir le maillot sur les Champs. L’étape du Grand Colombier offre certes un total de 40 points mais on peut d’or et déjà considérer que l’arrivée au sommet sera entre favoris. Dès lors l’étape est amputée de 20 points pour les échappées. Les coureurs intéressés par le classement de la montagne seront donc de sortie de sortie aujourd’hui.

Pour répondre à la question des chances des échappées d’aller au bout, il faut se demander qui pourrait chasser derrière les fuyards et pourquoi ? Intéressons-nous au classement général. Des hommes qui ont paru les plus en forme, Pogacar apparaît comme le plus dangereux par sa forme à l’heure actuelle. Toujours à l’attaque, le slovène a perdu du temps dans la bordure de Lavaur et ne cesse d’essayer de récupérer le temps perdu comme il nous l’a montré à Laruns. Chaque arrivée offre 10″ de bonifications au vainqueur et le col de Neronne quant à lui gratifie celui qui le passe en tête de 8″ supplémentaires. Avec 44″ à combler sur Roglic, le jeune prodige de UAE devrait être fortement intéressé. Les Jumbo-Visma ont donc tout intérêt à ce qu’il y ait une course dans la course et ne pas prendre les choses en main. Pour maintenir un écart suffisant et chasser derrière les échappées. Dès lors, UAE et les Ineos de Bernal actuel 2e du Général à 20″ de Roglic sont les équipes numéro 1 pour partir en chasse. Seulement l’enchaînement du Col de Neronne et du Pas de Peyrol est extrêmement compliqué et long. Dans une journée avec autant de dénivelé, serait-il pertinent de fatiguer des équipiers alors que le train des Yellow Warps apparaît comme le meilleur de ce Tour et pourrait se reposer avant l’enchaînement final fatidique ? Si la Team Ineos est au complet, il en est tout autre des UAE où Pogacar souffre des abandons de Fabio Aru et sûrement de son meilleur gregario sur ce Tour en la personne de Davide Formolo.

Les chances des échappées sont donc considérables. La bataille pour y aller devrait être terrible tant il faudra bien filtrer pour la Jumbo-Visma et s’assurer une journée plutôt tranquille jusqu’au pied du Neronne. Si le filtrage est bon alors l’échappée pourra prendre le large sur potentiellement plus de dix minutes. Tous les coureurs au delà de la 17e place ont ce bon de sortie. En effet, Valverde est 17e à seulement 3’43 » contre 12’13 » pour Esteban Chaves qui le précède. Le gap est donc conséquent entre les deux hommes.

La cote de Chateaugay devrait voir un petit groupe s’extraire mais de part sa brièveté, les attaques ne devraient cesser et il sera compliqué de faire rideau derrière. C’est donc dans la longue ascension de Ceyssat que la bonne devrait se dessiner. Le profil des coureurs qui la compose est sans appel :

  • des grimpeurs intéressés par une victoire d’étapes
  • des grimpeurs intéressés par le classement de la montagne
  • des Movistar, Education First et Trek pour le classement par équipe.

L’enchainement Pas de Peyrol et Col de Neronne est usant, pas moins de 29.9 kilomètres non répertoriés à 3.3% si on prend le pied de Neronne au Aldières.

Dans sa phase répertoriée, avec un pied au Falgoux, l’ascension est plus courte avec « seulement 14.8 kilomètres ». Ce qui reste une longue ascension.

Que ce soit Neronne que Pas de Peyrol, chacune des deux ascensions à une portion de trois kilomètres à près de 10%. Il faut donc être un coureur qui apprécie les gros pourcentages pour briller sur cette étape.

Mais c’est véritablement le sommet du Pas de Peyrol qui devrait voir une montée des écarts conséquents et établir une hiérarchie claire entre les leaders. Les deux derniers kilomètres sont à 12.8%, ce ne sera pas la journée pour avoir un jour sans

Pour choisir mes favoris, j’en prendrais un par catégories précédemment citées. La première étant celle des chasseurs d’étapes. Mon œil se dirige donc instinctivement vers un des locaux de cette étape, en la personne de Pierre Rolland. Habitant à Superbesse, il connaît ses cols par cœur étant sur ses routes d’entraînement. L’étape est cochée, il a annoncé hier qu’il s’échapperait. En grande forme, le leader des men in glaz nous a confirmé tout au long de ce Tour qu’il avait la canne. Déjà lors du Dauphiné, le français a épaté en restant au près des leaders. A l’attaque dans l’ascension d’Orcières-Merlette pourtant monté à un rythme soutenu. Dirais-je même à l’asphyxie par les Jumbo, le français est le seul avec Guillaume Martin à avoir tenté et même à réussir sa tentative. Deuxième à Sarran en attaquant du groupe de contre, il aura une énième fois confirmé sa forme du moment. Pas avare d’efforts lorsque le frenchie s’échappe, il fait figure de favori et ne se laissera plus endormir par une attaque en tête de groupe comme cela avait été le cas à Alfacar en 2018 sur la Vuelta.

Concernant la catégorie des hommes du classement par points, je me tourne vers le 15e dudit classement. David Gaudu totalise 8 points au classement du meilleur grimpeur. Non destiné pour aller chercher les points, le lieutenant de Thibaut Pinot a désormais le champs libre depuis la défaillance de ce dernier. Et si on peut légitimement se demander si le français peut en faire son objectif. La réponse pourrait être : si ce n’est pas un objectif pourquoi se battre pour un point au sommet des cols de Soudet et d’Ichère lors de l’étape de Laruns ? Une étape où il a rassuré en s’échappant et montrant une meilleure forme que lors de l’étape de Nice où il est apparu en souffrance après sa chute la veille. Le coureur de la Groupama-FDJ semble avoir récupéré. On se souviendra de sa montée monstrueuse l’an passé de la Planche des Belles Filles dans le peloton pour TiboPino pour argumenter sur ses capacités à apprécier les forts pourcentages. Ayant pour vocation de devenir le succès de Pinot au sein de l’équipe, Gaudu a tout du leader en puissance. Sur les courses italiennes de fin de saison, il ne cesse de confirmer depuis deux ans. L’an passé au Tour des Emirats et en Romandie notamment il a éclaboussé de toute sa classe. Assurément l’un des meilleurs grimpeurs en échappée, s’il venait à prendre le large.

Dans la dernière des catégories, il convient de choisir entre Movistar, EF et Trek. Avec l’envie prononcée hier, les coureurs de la Trek me semble la meilleure option. Au vue des attaques dans le final dans le groupe de contre, Kenny Elissonde ressort de ma liste. On le sait le français est un excellent grimpeur. La question demeure en suspens de savoir s’il restera au près de Richie Porte. Mais le final lui convient à merveille. Au service de ses leaders, durant les années Sky/Ineos, le grimpeur de la Trek a désormais plus d’opportunités que par le passé. Et si certes, cela remonte à ses années FDJ quand on gagne à l’Angliru, c’est une preuve qu’on aime les gros pourcentages. Son gabarit en effet, l’avantage en ce sens (facile à retenir puisque j’ai exactement le même : 1m69 pour 52 kilos).

PRONOSTICS

Pierre Rolland vainqueur/Top 3 : 30/8 – 0.25% (Winamax)

David Gaudu vainqueur/Top 3 : 15/5 – 0.25% (Winamax)

Kenny Ellisonde vainqueur/Top 3 : 101/230.25% (Betstars)

Etape 12 Tour de France 2020 Preview

Châtelaillon Plage – Poitiers promettait d’être une étape somnifère. Hormis l’attaque mafieuse de Naesen et sa bande, il n’y avait pas grand chose pour meubler l’étape. Mais « la nuit est sombre avant qu’apparaisse l’aube. Je vous promets que je vois pointer l’aube » vers Sarran. Une étape avec 3389 mètres de dénivelé positif où les chances des échappées sont grandes promet toujours quelques feux d’artifices en perspective.

Profil Etape 12 du Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Qui dit étape pour baroudeurs implique souvent une grosse bataille pour prendre l’échappée. Avec un sprint intermédiaire au kilomètre 51, Sagan serait bien inspiré d’aller chercher des points sur cette étape. Le slovaque, avec son déclassement et sa pénalité de treize points, pointe désormais à 68 points de Sam Bennett. Sans cette sanction, le sprinteur de la Bora ne sera qu’à seulement quinze points du sprinteur de la Deceuninck. Les choses semblent désormais différentes et le temps semble compté.

Evidemment, prendre une échappée semble compromis. La Deceuninck Quick Step ruinant toute chance du multiple porteur du maillot vert de prendre le large. C’est pourquoi nombre voit les chances des échappées augmenter. Comme c’était le cas d’ailleurs pour l’étape de Colmar en 2019 où la cote des Trois Epis (7,9km à 5,4%) et surtout la cote des Cinq Chateaux (5,3km à 6,3%) pouvaient être les rampes de lancement d’attaquants voulant se débarrasser des sprinteurs. Puisque le sommet de la dernière des deux côtés n’était située qu’à 19,5 kilomètres de l’arrivée. Un terrain somme toute favorable au mouvement comme celui menant à Sarran de cette édition 2020. Pour l’étape 5 de 2019, la Bora et la Sunweb étaient les candidates parfaites pour chasser l’échappée. Ce qui n’a pas loupé avec ces deux équipes ne laissant guère plus de 2’30 » à une échappée peu fournie et maîtrisant les attaques dans la dernière difficulté grâce une chasse rapide dans la descente qui suivie.

Bien entendu, Suc au May est outrement plus compliquée. La difficulté est indigeste. Romain Feillu décrit son revêtement comme accrocheur. Malheureusement, les images Maps ne sont disponibles pour l’ascension. Mais des vidéos YouTube comme celle-ci offrent une idée de l’ascension : https://youtu.be/4edbR1nU4bc

La route est vraiment peu large, ce qui implique que le placement est primordial pour pouvoir suivre et non subir les offensives.

Sur la vidéo, le revêtement du sommet a été refait. Mais ce sont les portions les plus faciles de Suc au May (seulement 2,2% de moyenne).

La vidéo ayant été prise au cours d’une sortie le 14 juin, quid du revêtement de la partie la plus raide ? A-t-il été refait entre temps ou l’ancien revêtement est-il maintenu ? Évidemment, cela ne change pas l’analyse mais c’est un paramètre qui augmente la difficulté de l’ascension rendant cette dernière encore plus casse-pattes.

Le meilleur endroit est bel et bien Suc au may pour un mouvement de course. Un coureur comme Julian Alaphilippe y sera forcément attendu. Mais sortir en solitaire semble de la folie. Déjà à Epernay, une telle attaque semblait suicidaire à seize bornes de l’arrivée. Il faudra compter sur dix kilomètres de plus pour relier Sarran. La cote de la Jallière, elle aussi était proche de l’arrivée : 13 km de l’arrivée. On pourrait tout autant comparer la deuxième étape à Nice. Mais la descente qui a suivi les Quatre Chemins ne faisait guère de place à un replat final suffisamment pour être rejoint. Le constat est quasi sans appel : sortir dans Suc au May oui, sortir en solitaire non.

La descente n’est pas la plus rapide de ce Tour de France mais elle reste un endroit technique où on peut prendre un peu de temps. Cependant, elle est trop courte pour espérer en gagner beaucoup. Le replat entre La Gane de Roumaillac et Le Moulin du Cher est plutôt favorable à un groupe de chasse. D’autant qu’il faudra ensuite faire face aux cinq kilomètres finaux montant vers la ligne d’arrivée à Sarran. Un menu d’exception a été concocté (neanmoins Michel n’en est pas l’artisan) pour les coureurs. A eu de le sublimer et de le digérer.

Un final que les puncheurs devraient apprécier en cas de comité réduit car il élimine par le jeu de course et sa longueur les sprinteurs purs.

Sur le papier, l’étape semble être du cousue main pour Alaphilippe. Ce dernier s’est totalement relâché dans le final de Poitiers pour perdre 4’25 » sans mettre la main à la pâte pour Sammy Be. Ce qui semble être un indicateur de ses ambitions pour l’étape de Sarran. Mais pourtant, avec l’importance des points dans la chasse au classement par points. Sagan ne peut être totalement oublié malgré les pourcentages abruptes de Suc au May.

Remontons le temps en arrière de deux ans, l’édition 2018 offrait une arrivée à Mende en franchissant la terrible cote de la Croix Neuve. Jasper Stuyven l’avait anticipé en partant à une trentaine de bornes de l’arrivée. Tandis qu’Omar Fraile lui était parti dès le pied de ladite cote pour lui aussi anticiper une attaque fatale de Julian Alaphilippe. Évidemment, le frenchie avait mis une attaque tranchante pour revenir sur les deux hommes. Dans son groupe figuré : Caruso, Geschke, Edet, Calmejane, de Gendt, Rolland, Martinez, Perez, Gorka Izaguire et Peter Sagan. Malgré les près de 10% de pente moyenne tout le long de l’ascension, le slovaque n’a jamais implosé. Dans l’impossibilité de suivre les coups, Sagan a fini à seulement six secondes d’Alaphilippe et Stuyven rejoint par ce dernier et douze secondes de Fraile qui avait viré en tête avec neuf secondes d’avance. Pour rappel, à 1 km du sommet moment où Alaphilippe est sorti du groupe Peter Sagan, le coureur de la DQS comptait 40″ de retard sur Stuyven et 15″ sur Fraile. Ce qui indique que le slovaque a fait une très grosse montée lui aussi au vue de son temps à l’arrivée et sa quatrième place.

Est-ce exceptionnel ? Cette fois cinq ans en arrière, toujours à Mende, le slovaque avait pris la cinquième place de l’étape dans le même final favorable aux puncheurs/grimpeurs. La désormais terrible et non moins célèbre étape où Pinot/Bardet c’était regardé dans le final pour laisser revenir Cummings sur eux, Sagan avait fini à seulement 9″ d’Uran, 26″ de Bardet, 27″ de Pinot et 29″ de Cummings. Dans un groupe pourtant composé de Gautier, Plaza, Jungels, Castroviejo, Yates, Bakelants, Pantano, Perichon, Kore et van Avermaet. En somme encore une fois des coureurs au dessus du slovaque dans de tel pourcentage. Ce qui rajoute à l’exploit, ce sont les attaques incessantes dans le groupe qui n’ont pu reléguer le futur champion du monde près de trois minutes comme Grivko l’a été.

Comme le comparatif le démontre, Suc au May peut être similaire à la Croix Neuve. Si tenté que les pourcentages les plus abruptes sont sur une distance plus courte. Ce qui n’interdit rien au slovaque dans sa quête aux points. Buchmann pointant à 15’35 » du Général, l’objectif de l’équipe n’est pas de maintenir un Top 20 de l’allemand mais chercher des victoires d’étape et ramener le maillot vert à Paris. Chasser l’échappée en vue de préparer un sprint pour Sagan en éliminant Bennett sur sa route n’est donc pas inenvisageable ; au contraire.

Dans un scénario similaire à Colmar sur l’édition précédente et un final pour puncheur, Greg van Avermaet a toutes ses chances. D’autant que deux options s’offrent à lui : prendre l’échappée si cette dernière est consistante ou avoir un sprint réduit grâce à une chasse conjointe de la CCC et de la Bora. Véritablement en forme, le belge sera monté en puissance depuis le Tour de Wallonie. Aérien dans le col des Quatre Chemins, réglant le sprint du groupe en chasse derrière Alaphilippe, Hirschi et Yates, le champion Olympique nous a confirmé ses jambes sur l’étape du Mont Aigoual.

Les seuls ombres au tableau pour les deux hommes semblent l’indécision du scénario échappée. Sagan arrivera-t-il ou non à s’y immiscer sans que la DQS ne s’obstine à le chasser ? Aura-t-on une échappée fournie ou maîtrisée et filtrée excellemment bien par la Bora ? Schachmann et Trentin ont tout autant un terrain à leur mesure. Le premier semble être la meilleure carte de la Bora tant il a paru en jambe sur l’étape à Laruns en étant très offensif et dans le groupe de chasse derrière Hirschi. Le second ayant une arrivée taillée pour lui mais étant confronté à une concurrence interne. Faisant partie du quatuor chassant les points du maillot vert, ses ambitions au maillot pourrait être un frein au belge.

PRONOSTICS

Peter Sagan vainqueur : 25 – 0.25% (PasinoBet)

Peter Sagan podium : 6.5 – 0.25% (Betstars)

Greg van Avermaet vainqueur : 12 – 0.21% (Winamax)

Greg van Avermaet podium : 3.5 – 0.29% (Unibet)

Double chance podium Trentin ou Schachmann : 2.8 – 1% (Unibet)

Etape 10 Tour de France 2020 Preview

En posant son regard sur l’étape reliant l’Île d’Oléron à l’Île de Ré, une évidence s’imposait. A la sortie l’ouverture d’une deuxième semaine, la tension devrait être palpable tant l’étape en bord de mer est propice aux bordures. Toute la question est de savoir si le vent de septembre le permet et où devrait-elles avoir lieu ?

Plan Etape 10 Tour de France 2020 ©️ A.S.O.

Longue de 168.5 kilomètres, l’étape semble promise aux sprinteurs tant le profil ne fait guère de place aux difficultés. Même pas 600 mètres de dénivelé positif devrait être parcouru. Une journée facile sans nulle doute. Cependant, quiconque a déjà couru les plages vendéennes en février/mars chez les amateurs sait que la région peut rapidement devenir un enfer. C’est pourquoi le facteur x ne reposera pas sur la composition du parcours mais sur les conditions météorologiques.

Parcourant les marais de la région ainsi que des villages pavés comme la citadelle de Brouage, l’étape du jour offrira un panorama bien souvent découvert. Ce qui est déjà un des éléments constitutifs d’une tentative de bordures où le peloton doit parcourir une zone exposée.

Le vent en début d’étape devrait offrir un point de tension notamment sur le Pont d’Oléron et l’arrivée sur le continent. Cependant, si le vent est fort. Sa direction n’est pas idéale, en étant de côté sur la remontée vers La Rochelle. Ce qui devrait refroidir toute tentative de bordures.

Mais le vent va s’intensifier au fil de la journée.

Et la tension devrait réapparaître vers l’Houmeau où les routes seront peu larges en direction du Pont de Ré.

Le secteur clé de cette étape est sans nulle doute le Pont amenant à l’Île de Ré.

Long de 2 926,5 mètres, il monte jusqu’à 42 mètres au dessus de la mer. Si on se fit au plan, ce dernier monte durant les 1759,7 premiers mètres. Ce qui dont un pente de 2.27%. Le Pont est donc en faux plat montant et fortement exposé aux vents marins qui souffleront puissamment. On le sait les vents marins sont tournants. Si bordure il y a, le Pont est le meilleur endroit pour faire la sélection. D’autant que les routes dans l’Île sont peu larges ce qui laissent peu de place à une équipe mal placée de remonter. La tension augmentant à l’Houmeau, il est fort probable que le peloton casse sur le pont.

Avec un vent de face dans les kilomètres finaux et des routes qui laissent peu de places. L’importance des trains et leur placement seront primordiaux. Le dernier virage à 300m doit inciter à virer en tête avec son poisson pilote tout en ne lançant pas de trop tôt.

D’office, il convient d’éliminer Wout Van Aert. Après ses deux succès la tentation peut-être belle de miser sur lui. Seulement, son succès à Lavaur est à tempérer. Le belge paraît sur une journée de bordures mais nul ne se doutait que la Bora ne débrancherait jamais. La bordure était anticipé dans le final. Et le multiple champion du monde de cyclo cross partait dans le but de protéger Roglic et nullement de faire le sprint. Qui s’est décidé en cours d’étape. Dès lors WVA n’a plus roulé. Aujourd’hui il en sera tout autre avec deux succès et un maillot jaune à protéger.

La Deceuninck revancharde d’avoir subi pour la première fois depuis longtemps la bordure devrait être l’équipe qui devrait secouer le cocotier sur le Pont, voire même avant. Cependant, Sam Bennett n’est absolument pas un gage en cas de bordure. Ayant subi toutes celles de 2020 et n’ayant pas été victorieux sur celle de la Vuelta.

C’est pourquoi pour les mêmes raisons que pour le sprint de Lavaur, je me dirigerais encore vers Bol qui a le meilleur sprint et nous a montré une pointe de vitesse aussi redoutable que celle de Wout Van Aert à Privas. Casper Pedersen a fait un travail formidable vent de face et le sprint décollé du sprinteur néerlandais de la Sunweb