Etape 21 Giro d’Italia 2021

Un contre-la-montre de clôture pour achever cette 104e édition du Giro d’Italia et concrétiser le sacre d’Egan Bernal. Difficile de voir un retournement à la façon de 2018 où Tom Dumoulin avait repris 1’24 à Nairo Quintana comblant un retard de 53 secondes. Cette fois le vainqueur du Tour de France 2019 est un tout autre rouleur que le vainqueur du Giro 2014. Tandis que Damiano Caruso, véritablement dans l’effort individuel ne possède pas les excellentes qualités de tempo de TomDum. Sauf incident, la 1’59 semble impossible à combler.
Un chrono somme toute pour pur rouleur avec 30.3 kilomètres à parcourir dans les rues de Milan sur des routes totalement plats et un dénivelé positif risible, seulement 24 mètres. Un savoureux mélange de technicité avec de nombreuses relances et des portions de ligne droite pour exprimer toute la puissance que seuls les plus frais en bout de trois semaines pourront sublimer.

300 mètres : premier virage à négocier et première relance de la journée.

700 mètres : rebelotte

1.1 kilomètres : coinche

Ca roule, ça file

2.9 kilomètres : un rond-point qui se passe aisément sur les prolongateurs en serrant à gauche.

3.2 kilomètres : même fausse technicité apparente.

Oh shit, here we go again

3.4 kilomètres : décidément les obstacles n’en sont pas.

Une certitude : les poids-plume vont le détester.

5.7 kilomètres : « Toucher les freins, ça c’est vraiment pédé »

6.4 kilomètres : enfin une foutue relance !

A few moments later

A little longer than a few moments later

8.2 kilomètres : et même si t’es en ville et que par moment ça se rétrécit, ça roule ma boule.

9.3 kilomètres : contre-coinche

2000 years later

11.4 kilomètres : silence, ça tourne.

11.9 kilomètres : ça passe sans embuche.

Non, j’ai mal pour Romain Bardet vraiment !

13.5 kilomètres : c’est le début d’une série de cassage de rythme.

13.8 kilomètres : à gauche

14.1 kilomètres : à droite

14.3 kilomètres : à gauche

15.1 kilomètres : en haut

Ca file, Collins !

16.1 kilomètres : à tribord toute.

17 kilomètres : relance !

17.2 kilomètres : 14e relances de ce ITT.

18.2 kilomètres : moyen de ne pas être sur les freins, des petites secondes à, grapiller pour les plus kamikazes.

19.7 kilomètres : Bientôt plus de relances.

20 kilomètres : on sert sur la droite

20.1 kilomètres : Kamikaze vol.2

20.5 kilomètres : Kamikaze 2, le retour

22.4 kilomètres : pleine balle

Nairo il n’aurait vraiment pas aimé…

… des boulevards à n’en plus pouvoir.

800 mètres de la ligne : freine bon dieu !

600 mètres de la ligne : un peu moins cette fois !

400 mètres de la ligne : nous y voilà.

FIN

Vent de 7 km/h pour les premiers partants

Qui ne changera pas et restera défavorable toute la journée

filippo ganna, un maître du temps incontestable ?

Sans son coéquipier Rohan Dennis, Filippo Ganna fait figure de favori incontesté. Véritable maître en la matière après quatre titres de champion du monde de poursuite individuelle sur piste, l’italien n’a que très peu été bousculer au cours de la dernière année. Seul ce printemps avec une préparation tronquée par le Covid-19 et un entrainement accès en stage en altitude et non des compétition sur piste, l’ont sorti de sa routine. Ce qui a eu pour effet d’avoir un Pippo méconnaissable, friable et battable. Une vulnérabilité vite corrigée lors de l’étape d’ouverture avec un contre-la-montre de 8.6 kilomètres remporté à la manière. Tout comme les chronos de début de saison l’était jusqu’à ce que les ITT du Tirreno et du Romandie viennent créer des séismes dans le monde du cyclisme.
Que Filippo Ganna gagne avec autorité, ce ne serait guère surprenant. Mais peut-il consentir les efforts faits en montagne pour la protection d’Egan Bernal dans un Giro extrêmement soutenu et montagneux ? La réponse est toute aussi positive. Après tout, il convient de noter tous les efforts faits durant les deux dernières semaines depuis qu’Egan Bernal a revêti la tunique rose depuis la neuvième étape. Des efforts supplémentaires que le rouleur des Ineos Grenadiers aura fait jusque la veille sans trop en faire de plus par rapport aux autres rouleurs du peloton. Puisque le grupetto des sprinteurs/rouleurs s’est relevé au Chateau de Mesocco, dans les premiers contreforts de l’ascension de San Bernardino. Tandis que Pippo s’est relevé 5 kilomètres plus loin. Un effort de 15 minutes supplémentaires dans des pentes moyennes à 7.7 %. Loin d’être un effort titanesque supplémentaire à la veille d’un chrono mais tout autant loin d’être anecdotique avec l’accumulation des petits-plus.

Départ de Filippo Ganna : 14h08

C’est pourquoi s’il doit être battu ce ne peut être que par son compatriote : Eduardo Affini. Véritable bête à rouleur, le rouleur de la Jumbo-Visma signe un retour en fanfare après sa deuxième place lors du chrono d’ouveture. Bénéficiant d’un matériel à la pointe et surtout d’un secteur recherche et développement à la pointe chez Jumbo-Visma, le pistard de formation retrouve les traces de sa superbe en 2019.
Auteur du coup du kilomètre sans le vouloir à Vérone en passant un relai trop appuyé pour tenter de lancer Dylan Groenewegen. Affini a failli résister au retour du peloton. Le lendemain en échappée, il aura été l’artisan de la gagne de l’échappée en résistant à lui seul au retour du peloton. Un travail non conclué par George Bennett mais qui n’est pas sans démontré la force de cette bête à rouler qui n’est pas sans s’être illustré sur de telles distances dans les rangs U23. Ce qui doit-on le rappeler était il y a peu (3/4 ans). Une confirmation qui se fait attendre sur les longs distances chez les pros cependant et qui pourrait être corrigée dès aujourd’hui si la montagne ne la pas trop émoussée.

Départ d’Eduardo Afiini : 14h11

Top-10 for Brändle on the opening day of Giro d'Italia | Israel Start-Up  Nation

Parmi les hommes de l’homme ayant montré une belle forme, les performances de Matthias Brändle pour maîtriser les échappées et remettre les coureurs dans les rangs se sont vues en tête de peloton. Le rouleur de la Israel Start-up Nation est un spécialiste de l’effort solitaire. D’habitude si la distance ne dépasse guère la dizaine de kilomètres, l’autrichien n’est pas à mentionner. Préférant les efforts courts et intenses. Mais il est des exceptions dans son palmarès comme le chrono dans le Chianti en 2016 (40.5 kilomètres) où il avait pris la deuxième place derrière Primoz Roglic mais finit devant un monstre comme Fabian Cancellara, tout autant performant l’année de sa retraite. Il faudra se sublimer mais dans un Giro érintant, certains rouleurs ont cette fraicheur que beaucoup dans le peloton n’ont plus et force est de constater que Brändle a de l’énergie à revendre.

Départ de Matthias Brändle : 13h58

Peut être une image de vélo et plein air

On pourrait aisément remplacer Matthias Brändle par Patrick Bevin son coéquipier qui trouve un terrain à sa mesure. Cité des noms parmi les leaders comme Joao Almeida, Daniel Felipe Martinez, Tobias Foss ou Damiano Caruso pour aller chercher une belle place et opérer une remontée éventuelle au classement général. Cité des rouleurs comme Rémi Cavagna, Matteo Sobrero, Nelson Oliveira, Jonathan Castroviejo, Michael Hepburn, Alberto Bettiol, Max Walscheid, Jan Tratnik, Maciej Bodnar, etc. Les chronos ont aussi cette intérêt de chercher des bons rouleurs du moment, qui ont affiché une belle forme. Et/ou (de préférence avec que sans) à la pointe dde la technologie au sein de l’équipe. Mais surtout qui sont sous côtés par les bookmakers. Il n’y a qu’à voir le podium de Jonas Vingegaard à 50 pour s’en convaincre, les podiums de la doublette de la Jumbo à deux chiffres ou même celui de Will Barta l’an passé pour ne pas se dédire. Evidemment la logique voudrait que le podium soit composé de Ganna/Affini/Cavagna, plus ou moins dans cet ordre. Ce qui laisse peu de place aux spéculations.
Pourtant loin d’être ridicule dans l’effort individuel, c’est Nikias Arndt qui méritera cette mention honorable. Gardien de deux places de deux au cours de ce Giro, l’allemande de la DSM n’est pas passé loin de la passe de trois l’autre jour à Stradella. Dans la forme de sa vie, Arndt est une véritable bête à rouler une fois lancée. Il n’y a qu’à voir ses chronos passés pour s’en convaincre :

  • 7e du CLM du Tour de France 2017 – étape 20 (Marseille)
  • 7e du CLM roulant du Tour d’Abu Dhabi 2018
  • 9e du long CLM du Tour de Suisse 2018
  • 9e du CLM roulant du Tour de Suisse 2019

Un gros moteur dans les rangs amateurs, capable d’éclats chez les professionnels. Avec la forme que Arndt tient, rien n’est véritablement impossible. Un pari osé mais est-ce raisonnable de se pencher sur un Pippo à 1.25 ou même un Almeida/Bettiol T3 à 3/3.5 tant le plateau est reserré ? D’autant que les surprises sont toujours présentes dans les CLM en fin de troisième semaine : victoire de Chad Haga ou Jos Van Emden devant Tom Dumoulin sur les précédentes éditions du Giro d’Italia.

Départ de Nikias Arndt : 15h07

PRONOSTICS

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Eduardo AffiniVainqueur 🏆60.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Matthias BrändlePodium 🏅 370.15 %Betclic ou Zebet?
Nikias ArndtPodium 🏅 900.1 %Betclic ou Zebet?
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Etape 20 Giro d’Italia 2021

164 kilomètres entre Verbania et Alpe Motta qui promettent d’être intense. Dernière occasion de renverser le Giro à la façon de Christopher Froome en 2018, en se lançant dans un raid loin de l’arrivée. Seul Yates semble en position : 2’49 d’Egan Bernal et avoir le tempérament pour. Tout autre coureur du Top 10 sera contraint à une attaque de la dernière chance pour tenter un rapproché quasi-impossible du podium avec entre 3 minutes 22 pour Aleksandr Vlasov et 5 minutes 37 à combler. La solution la plus simple semble la recherche d’un accessit pour lesdits coureurs.

Avec 12, 8, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point(s) distribués pour les huits premiers coureurs classés au sprint intermédiaire situé à Cannobio (km 16.9), la bataille pour le maillot ciclamen semble est désormais joué. La messe est dite pour Peter Sagan qui ne peut plus être rattrapée. C’est sensiblement la deuxième place se tenant en seulement trois petits points qui devrait rythmer le départ d’étape. Il ne sera donc pas aisé de sortir avec une UEA émirates maîtrisant le peloton pour Fernando Gaviria. A moins que ce dernier ne soit de tous les coups. Dans ce cas, Patrick Bevin et Matthias Brändle veilleront aux grains pour juguler toute tentative du colombien et défendre la troisième place de Davide Cimolai qui marquera à la culotte son concurrent direct.

Mais il ne sera pas aisé de sortir sur la première heure de course avec un relief totalement plat. D’autant que les aspects tactiques du classement général rentreront en jeu :

  • la Deceuninck Quick Step et les UEA émirates devraient tenter de mettre des pions à l’avant afin de servir de relais plus tard dans l’étape ;
  • les Ineos Grenadiers devraient encore une fois chasser derrière toute échappée comportant des hommes desdites équipes.

Cette fois les deux premières citées auront un rôle pivot si une alliance s’est créée entre elle : la victoire d’étape pour Joao Almeida est une potentielle remontée au classement général et la tentative de renversement du classement général avec sa prise en main pour Simon Yates.

De 593 mètres d’altitude à 2065, il faudra avoir le coeur bien accroché pour ne pas subir le tempo de certaines équipes dans les 23.7 kilomètres à 6.2 %.

Une ascension escamotée avec un vent de face. Y voir donc des attaques si tôt semble utopique. Tant le temps n’accordera guère de clémence pour les plus braves.

Mais l’étape de la veille pourrait donnée des idées à une équipe comme la Deceuninck Quick Step prête à tenter l’élastique jusqu’au point de rupture dans la descente technique qui s’en suit. Piégeant d’ores et déjà des leaders mal placés.

Un nouveau coup d’épée dans l’eau ?

Le vent trois quarts face sur une section plus « plate » entre Hintterein et Spülgen pourrait mettre à néant cette tentative.

Le Spülgenpass culminant à 2115 mètres, un monstre long de 8.9 kilomètres à 7.3 %. Un objectif simple : faire un écrémage maximal et user ses coéquipiers jusqu’à y placer une attaque pour la Bike Exchange du moins. Pour les Ineos Grenadiers, la question repose plus sur la survie. Au plus Egan Bernal est entouré, au mieux la fin d’étape peut être géré et les écarts contrôlés.

Avoir un vent favorable est toujours un gage d’avoir une ascension offensive. Avec un sommet situé à guère moins de 30 kilomètres de l’arrivée, la montée de Spülgenpass sera nécessairement l’endroit où Simon Yates tentera son va-tout.

Une descente rapide et technique qui ne sera pas sans désavantager les attaquants qui descendront le mieux.

Mieux vaut ne pas tenter le raid solitaire cependant. Si la descente se fait avec un vent favorable, il en est tout autre chose avec la première partie de la dernière ascension où un groupe de chasse sera nécessairement favorisé contre un homme seul. La contrainte est donc posée : une alliance doit être faite pour Yates.

7.3 kilomètres à 7.6 % …

…dont seul les deux derniers sont montés avec un vent favorable.

Un dernier virage à 600 mètres.

200 derniers mètres plus doux à 3.9 % qui favorise très nettement un coureur comme Joao Almeida en cas de sprint en petit comité.

Si Simon Yates jouait au poker, il aurait sans doute la pire des mains et tout le monde à table le saurait. Le britannique de la Bike Exchange est contraint à l’attaque… Contraint à l’attaque de loin ! Seulement si un raid solitaire comme il l’a fait sur le Tour des Alpes à Feichten im Kaunertal est à espérer. La tentative seule s’apparente à une opération suicide. Yates est donc obligé de faire des concession. Mettre des coéquipiers à l’avant en relai n’étant pas aisé avec une Ineos qui tentera sans doute d’imprimer son tempo pour juguler au mieux les attaques et un Pippo Ganna veillant au grain pour qu’aucun Bike Exchange ne fasse partie des échappées.

S’il veut espérer reprendre le temps qui le sépare d’Egan Bernal, il doit faire alliance. Joao Almeida est sans nul doute son meilleur allié dans ce type de croisade. Le portugais de la Deceuninck Quick Step libéré des chaines de Remco Evenepoel est transcendé. D’abord à l’offensive à Cortina d’Ampezzo, il n’aura cessé d’être en vue sur les arrivées au sommet de Sega di Ala et Alpe di Mera. De tous les leaders, il détient sans doute la meilleure main. Si Egan Bernal est au dessus de ce qu’il a montré sur les deux dernières arrivées au sommet, Almeida peut profiter de sa pointe de vitesse pour régler un groupe de leaders qui n’aura su à se départager. Si alliance, il y a avec Yates alors il aura l’avantage de pouvoir faire pression pour le gain d’étape afin de collaborer avec le britannique.

Une position forte que pourrait avoir Damiano Caruso. Mais en réalité, il en est tout autre. L’italien de la Bahrain Victorious doit-il suivre Yates pour défendre sa deuxième place au risque d’exploser ? Ou doit-il compter sur le travail défensif des Ineos Grenadiers comme la veille pour assurer un podium inespérer. Monsieur Constant à une place de choix pour remporter le Giro, s’il suit Yates. Mais le britannique voudra nécessairement se débarasser de cette épine dans le pied pour ravir le maglia rosa. Jusqu’alors Caruso n’a jamais tenté mieux qu’une défense de position. Et à surtout concéder rêver de podium que de tout tenter pour remporter le Giro au risque de perdre le podium d’une vie. Un sacré dilemne que le leader de remplacement devra résoudre de lui-même.

Que ce soit Aleksandr Vlasov, Hugh Carthy ou Romain Bardet, tout trois ont le caractère offensif pour rechercher un accessit sur la 104 édition du Giro. Mais c’est sans doute le français qui trouve un terrain à sa mesure aujourd’hui. Bien que sans image sur les pentes du Passo Giau, le leader de la Team DSM aura été un artisan du final. Connu pour ses qualités de descendeur, c’est sans doute ces dernières qui lui feront accrocher le wagon de tête lorsque Yates attaquera dans les pentes de Spülgen. Et si Yates attend la montée finale, ce qui est peu probable alors Bardet pourrait tenter de partir dans la descente en solitaire et creuser suffisamment d’avance comme il l’avait fait à Saint Gervain Mont Blanc en 2016. 14e à Sega di Ala et 10e à Alpe di Mera sur des montées explosives qui ne lui scient guère, l’ancien coureur emblématique de la AG2R Citroën La Mondiale trouve un terrain à sa mesure et surtout un type de course offensive qui lui convient à merveille. Les hauteurs vertigineuses ne sont pas un frein si on se rappelle sa montée de l’Izoard en 2017 ou même du Galibier. Aujourd’hui si le Romain d’antan est présent, ça doit Bardet !

PRONOSTICS

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Joao AlmeidaVainqueur 🏆4.30.5 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Romain BardetPodium 🏅 200.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com

Etape 17 Giro d’Italia 2021

Canazei – Sega di Ala, une étape longue de 193 kilomètres et 3703 mètres de dénivelé positif total à gérer le lendemain d’une journée de repos. La course s’emballera-t-elle du côté des leaders avec un leader subissant le contre-coup de ladite deuxième journée de repos ? Sur le papier, cette étape semble promise aux échappées. Qu’en est-il vraiment ?

UN giro de baroudeurs

Les lendemains de journée de repos sont difficiles à manager. Il n’y a qu’à demander à Thibaut Pinot qui aura subit maintes fois le contre-coup occasionné par la rétention d’eau qu’elle génère sur le corps ; comme sur le contre-la-montre de Rovereto sur le Giro 2018. Mais le leader emblématique de la Groupama-FDJ n’est pas le seul à subir les journées de repos. Il n’y a qu’à prendre exemple sur Davide Formolo, Dan Martin et surtout Remco Evenepoel qui auront été éjectés des prétendants à la victoire finale et même au podium sur l’étape de Montalcino. Quand bien même la nature du revêtement lors de la onzième étape aurait eu une influence.
Les troisièmes semaines sont décisives. C’est pourquoi la deuxième journée de repos peut donner lieu à une sorte de cessez-le-feu en leaders. A l’image d’une étape comme Villard-de-Lans sur le dernier Tour de France où les leaders auront profité de cette journée pour reprendre le rythme de course interrompue et finir à près de 17 minutes des échappées. Une illustration tout autant applicable à l’étape de San Daniele del Friuli sur l’édition précédente du Giro où le peloton des leaders a accordé un crédit de près de 13 minutes aux fuyards.

Pour savoir si les échappées ont une chance d’aller au bout, il convient de se demander : qui a intérêt à chasser et qu’ont-t-ils à y gagner ?

Solide leader du classement général avec 2’24, les Ineos Grenadiers d’Egan Bernal n’ont aucun intérêt à user de l’énergie bêtement.
Les Bahreïn-Victorious n’ont aucun intérêt non plus. L’écart est trop grand entre Damiano Caruso et Egan Bernal pour espérer le bousculer, sauf contre-performance (jour sans) du colombien. D’autant que les abandons de Mikel Landa, Gino Mader et Matej Mohoric ont considérablement allégé l’effectif.
Pointe ensuite les EF Education Nippo de Hugh Carthy. Le britannique est à 1’16 de Damiano Caruso, un écart trop conséquent pour tenter de bousculer l’italien est lui ravir la deuxième place du GC sur une telle étape.
Les Astana Premier Tech d’Aleksandr Vlasov ne sont pas mieux lotis.
Les Bike Exchange de Simon Yates doivent faire avec l’inconstance de leur leader capable du pire comme du meilleur sur les pentes du Monte Zoncolan entre-autre.
Que ce soit la Trek Segafredo de Giulio Ciccone ou la DSM de Romain Bardet n’ont montré une quelconque envie de prendre la chasse à leur compte jusqu’ici. Le caractère offensif de leur leader pourrait être mis en exergue. Mais avec seulement 4’31 et 5’02, jamais un bon de sortie ne sera accordés à ces deux leaders.
Sept des vingt-trois équipes sont d’or et déjà éliminés des prétendants à la chasse, que l’on retombe sur les Ineos Grenadiers avec Daniel Felipe Martinez qui reste en position de soutien à Egan Bernal. Un dernier rempart qui joue aussi une défense d’une Top 10 au GC.
La Jumbo-Visma est dorénavant tourner vers l’attaque. Si Tobias Foss a un crédit de 8’20 pour tenter un baroude d’honneur. L’équipe du norvégien, vainqueur du Tour de l’Avenir 2019 est tourné pour le tester sur trois semaines. Le voir à l’avant serait donc surprenant.
Les réels trouble-fêtes du classement général sont les hommes déjà vu à l’avant à Cortina d’Ampezzo. Mais leurs équipes sont désormais portées sur l’offensive, à faire partie de l’échappée et non la chasser.
C’est pourquoi Joao Almeida de la Deceuninck Quick Step à carte blanche pour se porter à l’avant. Son débours de 10’01 n’est pas un frein et le portugais n’a surtout plus à se muer en chien de garde de Remco Evenepoel.
Davide Formolo (12’45) des UAE Emirates n’est pas sans être un acteur actif depuis Montalcino. Cherchant à être de tous les coups. Et Dan Martin (15’10) des Israel Start Up Nation trouvera une arrivée à Sega di Ala taillé pour lui. La question demeure sur les intérêts de son équipe en début d’étape qui auront tout intérêt à chasser le sprint interrmédiaire pour Davide Cimolai. En effet, l’italien ne compte que 22 points de retard sur Peter Sagan, actuel détenteur du maillot ciclamen. Porter le maillot ciclamen rapporte 750 € par jour, franchir en tête le sprint intermédiaire rapporte 500 € mais c’est surtout l’aspect financier du classement qui importe. En effet, remporter le classement par points à Milan rapporte 10 000 € quand la deuxième place elle n’en rapporte que 8 000. Un intérêt toutefois supérieur qu’il convient de défendre face à Fernando Gaviria puisque l’actuelle 12e place de Dan Martin ne rapporte que 2 863 €. Il faudrait remonter à la neuvième place, soit combler 7 minutes pour trouver un intérêt économique supérieur à Davide Cimolai. Tout en chassant la rente de 11 010 € offerte au vainqueur de chaque étape de cette 104e édition. Avec tout l’aspect publicitaire qu’une victoire offre aux sponsors de l’équipe. L’équilibre de l’équipe israelienne se trouve donc dans le fait d’au moins envoyer Dan Martin pour la victoire d’étape et Davide Cimolai pour le sprint intermédiaire de Trento à l’avant.

C’est là qu’en vérité, les chances des échappées reposent. Sur le travail de la Bora Hansgrohe, qui doit réussir à filtrer l’échappée pour que ni Davide Cimolai, ni Fernando Gaviria n’y figure. Si Peter Sagan est dans l’échappée, alors l’équipe allemande ne prendra pas la chance à son compte. Mais si le slovaque n’est pas présent alors son équipe se mettra en ordre de rang pour chasser que dans une hypothèse. Celle où Peto n’est pas représenté aux avants-postes mais que ses adversaires directes au ciclamen le sont. L’abandon d’Emmanuel Buchmann, leader de l’équipe a recentré totalement l’équipe vers la défense du maillot ciclamen et les gains d’étapes.

A l’image de ce Giro exceptionnel, les échappées ont encore de très grandes chances de se batailler pour la victoire d’étape à Sega di Ala. Mais quel profil de coureur peut s’immiscer dans l’échappée matinale ?

Avec 55 premiers kilomètres à – 1.1 %, soit en faux-plat descendant, la bataille devrait être accharnée pour prendre le large. Toutes les équipes devraient être intéressées pour être portées à l’avant. C’est donc une lutte sans relâche qui attend les coureurs sur la première heure de course où une équipe sera toujours là pour relancer derrière. Mais attention, les récentes étapes n’ont pas été sans enseignemement. Si l’on pouvait s’attendre à une lutte acharnée à Montalcino, l’échappée s’est formée à vitesse grande V, tout comme à Gorizia. Avec des gros rouleurs appliquant la technique du départ canon en équipe. A l’image de Victor Campenaerts et Maximilian Walschied qui auront d’abord creusé un trou sur le Ponte Figariola au dessus du Canal di Belvédère juste avant une neutralisation sur chute. Et de refaire de même sur les routes de Terzo d’Aquileia, emmenant les mêmes coureurs qu’avant ladite neutralisation.

La météo devrait être clémente à l’amorce de la troisième semaine. Le peloton selon toute vraisemblance sera épargné par la pluie.

Le seul obstacle en apparence est le vent défavorable toute la journée durant. Mais les apparences sont parfois trompeuses puisqu’il ne sera guère plus forts que les 5 km/h, soit quasiment inexistant.

Une aubaine pour les gros rouleurs, mais une mauvaise nouvelle pour les poids plume du peloton qui ont du mal à sortir sur le plat. Vers une échappée de « pim-pim » ? C’est probable, il convient donc de se tourner vers deux types de profil :

  • des rouleurs passant bien les difficultés grâce à la métronomie du lissage de l’effort ;
  • des grimpeurs ayant des aptitudes de rouleurs.

Si l’échappée n’y est pas formée, ce n’est sans doute pas au mur de Sover que l’échappée partira.

2.7 kilomètres devraient en théorie être suffisant à 9.8 % pour se détacher du peloton.

Mais ce sont les 31 kilomètres de portions descendantes vers Trento (- 2,8 %) et son sprint intermédiaire qui y seront alors un frein. Cependant au vue de la force du vent, ce scénario n’est pas le plus prévilégié et sans doute faut-il se tourner vers des rouleurs réussissant à vite faire le trou.

Le final commence avec le Passo di San Valentino : 14.8 kilomètres à 7.8 %. Une montée régulière sur des routes nécessairement peu larges.

Dans un décor splendide, que les leaders n’auront guère le temps de savourer. Il faut s’attendre à une course dans la course. Des équipes comme les EF Education Nippo ou probablement plutôt la Astana Premier Tech y tenteront un coup de force.

17.6 kilomètres de descente à – 6.6 % avec toute une portion technique entre San Giacomo et Brentonico. Une occasion pour certaines équipes de tenter un coup de force. Sans doute pour celle que les kazashs figurent en tête de liste des équipes qui joueront à faire vasciller les autres leaders du classement général.

Une conclusion à Sega di Ala : 11.2 kilomètres à 9.8 %, une montée comparable au Monte Zoncolan où les différences peuvent être faite. Et surtout où des coureurs comme Hugh Carthy et Aleksandr Vlasov sont forcément attendus dans de tels pourcentages.

Dans une montée serpentant…

… sur des routes tout aussi peu larges que la montée précédentes, Egan Bernal devrait encore être chahutté. Tous espéreront un moment de faible. Mais quand même bien, la bataille pour le podium final sera enclenché dans des pentes moyennes frôlant les 25% au maximum.

Le final est plus simple : 1.75 kilomètres à 5.3 %, sur des routes plus ou moins rectilignes toujours dans un secteur boisé. L’impact du vent y sera donc nul, les attaques ne devraient y être que plus encouragées.

Pour être honnête, je ne m’attendais pas à ce que Sega di Ala soit si difficile. Il y a des passages très raides, c’est une montée qui peut faire des différences. La précédente ascension vers San Valentino doit également être gérée avec précaution, et elle va peser sur les jambes pour le final

simon Yates en reconnaissance du final de la dixième étape avec les organisateurs du tour des alpes

Si une course des leaders est attendue dans le final, c’est bel et bien l’échappée matinale qui devrait se disputer la victoire finale. Deuxième au Monte Zoncolan, Jan Tratnik de la Barhain Victorious coche l’ensemble des cases pour aller cueillir une nouvelle victoire pour l’équipe après celle de Gino Mäder à San Giacomo. Le slovène d’1m73 pour 67 kilos est plus connu pour ses qualités de rouleur que de grimpeur. C’est pourquoi il est un candidat idéal pour un départ rapide avec l’abandon de Matej Mohoric parmi les siens.
L’an passé à la sortie de la deuxième journée de repos, c’est d’ailleurs lui qui s’était imposé sur l’étape de San Daniele del Friuli après être parti en solitaire sur le plat et fait parler ses qualités dans l’effort individuel. Avant de rester à tout un groupe de chasse et n’être rejoint que par Ben O’Connor au sommet de Monte di Ragogna (3 kilomètres à 9 %).
Une fois de plus toute sa polyvalence parmi les rouleurs pourraient être mis en exergue à Sega di Ala pour aller chercher une nouvelle victoire sur un Grand Tour après celle de l’an passé.
Sa place au côté de Damiano Caruso n’est pas une obligation. Les Bahrain Victorious ont été beaucoup porté à l’avant. Sans doute, son leader n’aura besoin d’être entouré que par le friable Pello Bilbao et Rafael Valls.

Si Davide Formolo faisait partie des attaquants à Cortina d’Ampezzo et sera la figure locale de l’étape (Regrar n’étant qu’à 32 kilomètres de l’arrivée), Antonio Pedrero mérite tout autant de faire partie de la liste des favoris du jour. Il est vrai qu’au cours de l’étape du Monte Zoncolan, l’espagnol était la carte numéro 1 des Movistar avec Einer Rubio. Le rôle de Nelson Oliveira sera une nouvelle fois le même : emmener Rubio ou Pedrero le plus loin possible. Seulement si le colombien est sans doute trop léger pour partir sur un départ si violent avec des rouleurs. Ce n’est pas le cas de l’espagnol. Dernier survivant de l’échappée rattrapé par Egan Bernal sur les pentes du Passif Giau. La mission sera cette fois simple : refaire de même sur une ascension similaire au Passo Giau sans se faire rattraper.

Sega di Ala est une arrivée quasi-inédite, la montée n’aura été empruntée, sans doute à tort, qu’une fois dans l’histoire : lors du Giro del Trentino, en 2013. Une étape remportée par Vincenzo Nibali. Cette année le requin de Messine pourrait doubler la mise. Animateur de l’échappée matinale de l’étape 16, Nibs commence à retrouver de sa superbe après sa blessure à la main. Bon dans tous les domaines, Nibali coche toutes les cases et devrait une nouvelle fois profiter du travail sans doute de Gianluca Brambilla pour s’extirper du peloton et s’envoler sur les pentes les plus escarpés.

Le bet « Jan Tratnik » fait l’objet d’une collaboration avec :

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Jan TratnikVainqueur 🏆 700.1 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Antonio PedreroPodium 🏅 60.3 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Vincenzo NibaliVainqueur 🏆400.15 %Betclic — Wikipédia
Vincenzo NibaliPodium 🏅 100.2 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
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Étape 14 Giro d’Italia 2021

Jour-J pour la première grande bataille pour les coureurs du classement avec la terrible et mythique montée du Zoncolan. Une arrivée prestigieuse que certains voudront sans doute accrochés à leur palmarès.

Ce serait spécial de gagner au sommet du Zoncolan. Mais ça veut dire contrôler le peloton. Je serais heureux si je pouvais juste garder le maillot rose.

Egan Bernal

Cela implique que si chasse de l’échappée, il doit y avoir. Il ne faudra compter sur les Ineos Grenadiers que si le filtrage de l’échappée a été mal fait. Seulement, ce filtrage s’avère plus aisé avec un départ plat. Alerte sur les dernières étapes, Jhonatan Narvaez et Filippo Ganna auront ce rôle de garde-fous qu’ils ont eu jusqu’alors. Des coureurs comme Davide Formolo ou Dan Martin désormais à 7 minutes au classement général tenteront probablement de sortir mais le bon ne devrait leur être accordé. En effet, un remplacement au GC n’était pas permis à l’italien lors de l’étape Bagno si Romagne. Peu probable donc que les Britanniques accordent un bon de sortie à de tel coureur où l’écart ne pourrait filer au dessus des 10 minutes et les obligerait ainsi à contrôler plus durement le peloton et non l’endormir.

L’autre menace des chances des échappées, ce sont les coureurs satellites placés en point de relais à l’avant. Des coureurs placés au GC comme Vincenzo Nibali ou même Ruben Guerreiro ou Nick Schultz obligerait les Ineos a naviguer sur des œufs. En devant gérer l’écart pour ne pas les replacer trop près au GC. Tout en manœuvrant dans le final pour annihiler toutes les opportunités qu’un relai de ces coureurs impliquent.

Enfin, la dernière épine dans le pied des échappées est la météo avec un vent de face sur les 100 premiers kilomètres. Soit globalement toutes la pleine avec que le peloton ne se heurte aux premières rampes du Forcella Monte Rest.

Cependant, les raisons d’espérer pour les fuyards sont grandes. D’abord parce que le vent est léger. Ensuite parce que sur l’étape de Montalcino, une échappée s’est formée vite dans une étape qui semblait être promise au peloton. Une échappée qui n’a fini par être revu alors que le départ était similaire : totalement plat. Enfin les averses qui devraient frappés le final. Si la descente du Forcella est mouillée, le peloton n’y prendra aucun risque de fait de sa technicité et l’échappée devrait y reprendre du champ.

Pour sortir sur le plat et espérer gagner au sommet du Zoncolan depuis l’échappée. Ce qui n’a été fait qu’une fois en six arrivées au sommet, en 2014 par Michael Rodgers. Une année où dans une configuration similaire au départ. L’échappée composé de grimpeurs chevronné s’est formé en seulement 10 minutes. Il faudra être puissant mais aussi avoir des qualités d’escalade sans pareilles.

Un Monte Zoncolan par son versant le plus facile. Monté par Sutrio, l’ascension est plus longue mais plus douce. Seulement gardons à l’esprit que ses pourcentages n’en reste pas moins indigeste.

9 premiers kilomètres à 8.3 %, moins raide que le versant opposé mais encore plus subtil à manœuvrer. Un versant où si l’on souffre, le sommet nous achèvera.

3 kilomètres à 13 %, tel est le final qui est réservé aux plus vaillants. A ce stade, ce n’est que souffrance à manager.

Si les chances de l’échappée demeure, il faudra de gros rouleurs pour se sacrifier sur le plat. Dans des équipes n’ayant plus rien à jouer des coureurs comme Victor Campenaerts, Thomas de Gendt, Alexis Gougeard, etc ont un sacré rôle à jouer. Mais c’est probablement vers la Movistar qu’il faut se tourner. Orpheline de Marc Soler qui a abandonné sur chute, l’équipe espagnol n’a plus que les victoires d’étape à jouer. Antonio Pedrero, Dario Cataldo (présent dans l’échappée en 2014) et Einer Rubio font figure de tête de liste pour aller glaner l’étape quand un coureur comme Nelson Oliveira pourrait s’avérer précieux pour pousser l’échappée le plus loin possible.

Mieux vaut se garder quelques shots pour le live pour couvrir une journée GC qui potentiellement peut UP en live et du moins ne droppera pas en live une fois l’échappée formée.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Dario CataldoVainqueur 🏆1250.1 %Zebet
Dario CataldoPodium 🏅410.15 %Unibet
Antonio PedreroVainqueur 🏆600.1 %Winamax
Antonio PedreroPodium 🏅210.15Unibet
Einer RubioVainqueur 🏆1000.1 %Betclic
Einer RubioPodium 🏅 310.15 %Unibet
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Etape 13 Giro d’Italia 2021

Près de 200 kilomètres à parcourir entre Ravenna et Verona où Carlos ne devrait théoriquement pas s’imposer dans une plate comme la main.

Avec les abandons de Caleb Ewan et de Tim Merlier, il est légitime de se demander si l’échappée peut avoir ses chances d’aller au bout. La majorité des équipes de sprinteurs étant limitées dans leur train. Qui pour chasser ?
La Bora Hansgrohe de Peter Sagan, porteur du maillot ciclamen pour 17 points sur Fernando Gaviria et Davide Cimolai. Hors l’arrivée offre 50 points au premier, 35 points au deuxième, 25 points au troisième jusqu’à la 15e place. Le lead de classement par points est en danger. L’équipe allemande serait ravis de voir laisser filer les gros points.
La Jumbo-Visma de Dylan Groenewegen, la Cofidis Solutions Crédits d’Elia Viviani, la Team Qhubeka Assos de Giacomo Nizzolo figure parmi la tête de liste des équipes pouvant collaborer à l’avant du peloton pour ramener tous les hommes dans les rangs.
La Israel Start Up Nation de Davide Cimolai et la UAE Team Emirates de Fernando Gaviria sont en renfort nécessaire tant par les qualités qu’ont montré leur sprinteur au cours des différents sprints massifs et réduits font d’eux des prétendants au maillot ciclamen à Milan. Mais aussi parce que leur leader au GC à savoir Dan Martin pour la première et Davide Formolo pour la seconde sont désormais hors jeu depuis l’étape de Montalcino.

La main d’oeuvre est donc présente pour aller ravir le probable dernier sprint massif tant des incertitudes planes autour de la 18 étape. Hors de question de laisser passer une telle occasion tant la voie sur la Corso Porta Nuova se libère avec l’abandon des deux sprinteurs s’étant imposé sur cette 104e édition.

Des bordures peuvent-elles troubler la fête ? Un vent par occasion trois quarts dos soufflera.

Sur des zones découvertes, qui pour tenter le coup ? La réponse est simple : PERSONNE. Sur des portions trop loin de l’arrivée, qui tenterait le coup alors que le parcours alterne zone urbaine et traversée de campagne. A la veille d’une étape cruciale comme celle du Monte Zoncolan, aucune équipe de leaders ne devraient vouloir tenter une telle opération. La mission principale du jour est de reposer ses éléments en vue d’une bataille entre les hommes du GC demain. Quant aux équipes de sprinteurs, les trains sur ce Giro ne sont pas les plus forts. Quel serait l’intérêt d’affaiblir voire d’anéantir un train avant le final dans les rues de Vérone. Souhaiter des bordures semble totalement utopique.
L’étape se dirige pour être d’un ennui total sur les 170 premiers kilomètres où les pro-Conti italienne habituelles prendront le large. Eolo-Kometa, la Bardiani CSF Faizane avec Umberto Marengo et la Androni Giocattoli Sidermec avec Simon Pellaud se battant aux classements de la Fuga (474 points pour le premier et 504 points pour le second) et de la Traguardo Volante (38 et 41 points). Sans doute, la Lotto Soudal cette fois ne mettra d’hommes à l’avant en misant sur Stefano Oldani au sprint.

Comme pour chaque sprint, la course s’emballera progressivement à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Où les équipes de leaders batailleront pour être en tête du peloton.

5.6 kilomètres de l’arrivée : premier obstacle avec un rond-point à prendre de préférence par la droite.

5 kilomètres de l’arrivée : une occasion de se replacer idéale, avec une route passant à trois voies.

4.4 kilomètres de l’arrivée : avant de passer à quatre voies.

4.2 kilomètres de l’arrivée : moment de tension avec un premier rétrécissement qui ne devrait étirer le peloton outre mesure.

Sur des boulevards tout aussi large que le peloton avancera inéxorablement vers la ligne d’arrivée.

3.4 kilomètres de l’arrivée : premier vrai moment de tension aux abords de la barrière fatidique des trois kilomètres et un peloton qui va se tendre.

Mais les occasions de remonter seront légions.

2.7 kilomètres de l’arrivée : un rond-point à passer obligatoirement par la droite, pour essayer de créer de la technicité là où il n’y en a pas selon toute vraisemblance.

Une fois de plus, le replacement est aisé pour qui subira les vagues montantes et descendantes.

900 mètres de l’arrivée : c’est ici que le placement est vital avec un pont à passer à pleine vitesse qui réduira l’espace devant. Un véritable entonoir… Un coupe gorge où les risques de chutes et de cission du peloton seront tellement accrues par la dangerosité du passage.

700 mètres de l’arrivée : peut-on parler de carrefour quand c’est sur de véritable boulevard ?

De la deux voies…

… avant de débouler à 500 mètres de la ligne d’arrivée sur un billard.

Vu des 200 mètres

Un sprint sans aucune technique dans les rues de Vérone qui devrait laisser place de la place aux trains de sprinteurs.

S’il est une étape qu’Elia Viviani a coché, c’est bel et bien l’étape de Verone qu’il a à la bouche depuis des mois. Et le natif de Isola della Scala (20 kilomètres de Verona) n’arrive pas sans pression.

C’est la chance d’une vie de gagner à la maison. En onze ans chez les professionnels, une étape du Giro d’Italia n’a jamais fini au sprint à Vérone.

https://www.cyclingnews.com/news/viviani-looks-to-raise-standard-in-giro-ditalia-homecoming-in-verona/

Un extra de motivation qui ne sera pas de trop. Mais attention vouloir briller à la maison à ses vices et ses vertus. La balance entre motivation et pression est difficile à trouver. Pour le mener à bien dans sa tâche, Fabio Sabatini et Simone Consonni devront l’emmener à la perfection. Jusqu’à présent ce dernier à fourni un travail parfait, apparaissant même plus rapide que son sprinteur. Son travail de replacement à Foligno en fut assez édifiant. Une différence assez édifiante à Catolicca où Viviani n’a pas su profiter de la position et du lancement parfait de Consonni. Un sprint où Viviani qui pourtant malgré un sprint en plusieurs temps à Novara est paru dominé par Giacomo Nizzolo avatn d’être terrasé par Caleb Ewan.

Quand on parle de poisson pilote de luxe, la patte de Juan Sébastian Molano pour Fernando Gaviria souffle le chaud et le froid. Le poisson pilote colombien à d’abord saborder son compatriote à Novara et à Catolicca avant de corriger parfaitement le tir à Termoli puis récemment à Foligno. Probablement que si Gaviria avait suivi et non fait la cassure derrière, la victoire devant Sagan était acté. Seulement, le final n’est guère technique. Les longs boulevards sont un dada pour El Misil qui apprécie les longues lignes droites où la puissance pure joue. Du moins, le El Quetzal Splendente d’antan, à l’apogée de sa vitessse. Ce qu’il n’a que peu montré au cours des différents sprints cette année.

Un autre à apprécier les sprints sur de longues lignes droites est bien Dylan Groenewegen. Le néerlandais rassure de jour en jour. Dans un final si peu technique, il ne devrait pas être à son désavantage. D’autant qu’il possède le meilleur train, sans nul doute le plus puissant avec Eduardo Affini, Tobias Foss et David Dekker. Le placement et la forme malgré le manque de rythme du à sa période de suspension sont derrière lui lorsque l’on voit sa surprenante septième place à Termoli. Dans un final qui ne lui sciait guère. Lancé dans de parfaite condition, en parfaite position, il est sans doute sur le papier, le sprinteur le plus rapide encore présent.

Riccardo Minali | Intermarché Wanty Gobert

Souvent les sprinteurs sont des pistards confirmés, c’est le cas de Riccardo Minali qui mérite sa mention honorable. Comme Viviani, il sera le local de l’étape. Son train avec Quinten Hermans véritable artiste quand il s’agit de frotter dans le peloton et le rapide Andrea Pasqualon devrait lui ouvrir la porte dans un final où son placement cette fois ne devrait pas souffrir.

Tour de Turquie - Alexander Krieger a été transporté à l'hôpital

S’il est un poisson pilote qui peut profiter de l’abandon de son sprinteur, c’est bien Alexander Krieger. Parfait dans le placement, il aura été l’artificier de la victoire de Tim Merlier à Novara mais aussi de son podium. Sans doute, sa position de poisson pilote au sein de la Alpecin Fenix fait oublier à quel point Krieger peut être rapide. Il n’y a qu’à voir des sprints l’an passé comme à Paris-Chauny où il n’est battu que par Nacer Bouhanni mais devant un coureur comme Arnaud Demare. Bien que battu largement par ce dernier au luxembourg, il était au coude à coude avec un Jasper Philipsen. Cela ne l’epêchant d’accumuler les places d’honneur sur le podium. Une situation répété au Tour du Poitou Charente avec une nouvelle fois Arnaud Demare dans l’année de sa superbe et battu par Alvaro Hodeg. Une rivalité donc avec les grands noms du sprint mondial dont le belge n’a pas à rougir.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Dylan GroenewegenVainqueur 🏆4.50.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Alexander KriegerPodium 🏅 80.25 % Betclic ou Zebet?

Pour les plus frilleux, l’assurance de la cote boostée Winamax semble ok. Avec une valeur similaire aux cotes étrangères.

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Etape 11 Giro d’Italia 2021

162 kilomètres entre Perugia et Montalcino pour 2364 mètres de dénivelé positif total. Un cumul de 35.2 kilomètres de strade bianche sur les 69.2 derniers kilomètres, à travers les quatre secteurs de chemins blancs de toscane.

Un secteur numéro 2 qui correspond au final de l’étape dantesque de 2010 remporté par Cadel Evans. Avec la moitié de routes asphaltées et l’autre moitié de chemins gravillonneux, la dramaturgie de la scène repose sur l’impondérable qu’elle génère. Comme il y a onze ans, où Vincenzo Nibali sur chute dans une des descentes du parcours y a perdu le maillot rose pour ne jamais le récupérer. Là où David Arroyo y a sans doute construit les fondations de son podium final sur la 93e édition du Giro d’Italia.

Quelles sont les chances des échappées sur ce type d’étape ?

Au lendemain d’une journée de repos, tout peut arriver. Certains digèrent mieux que d’autres cette journée où l’organisme fait de la rétention d’eau, le lendemain. Une journée difficile attendront les leaders qui n’y gagneront pas le Giro mais pourront assurément le perdre.
Le départ plat offre un terrain adéquate aux Ineos Grenadiers pour leur permettre de filtrer l’échappée et éviter que des hommes dangereux ne s’y immiscent. Le crédit accordé aux fuyards peut donc filer très vite vers 7/8 minutes. Un écart qui ne seraient pas irrémédiables.
L’inconvénient majeur dans la réussite de l’échappée matinale repose dans la composition du final. Avec la moitié de chemins de terre, les risques de cassures et un écrémage par l’arrière se fait naturellement au fil des kilomètres et secteurs, à l’instar des étapes et classiques pavées. Le rythme s’y accélère intrinsècquement par le biais des trains de leaders désireux d’être placés à l’avant. Et d’éviter tout soucis.
Le terrain inclut des impondérables que sont les crevaisons. Qui sont accrues du fait du revêtement jonché de petites pierres. Une variable déjà vue encore une fois dans le Nord de la France où chaque leader a cette épée d’Amoclès sur la tête. Chaque équipe a pour intérêt d’accélérer en cas de soucis d’un autre leader. Ainsi en 2010, lorsque Nibali a chuté la Milram et la Acqua & Sapone ont profité de la confusion que cela a créé.
Ce sont deux facteurs qui accélèrent la course dans le peloton et condamne un peu plus les chances des échappées. Ajoutons le prestige d’une étape mythique au palmarès. Mais surtout la possibilité de s’inscrire dans le temps sur les trois semaines de Grand Tour. Soit en gagnant du temps précieux sur des adversaires ou soit en perdant qu’une poignée de secondes voire aucune dans une position légèrement plus défensive.

qui pour composer l’échappée ?

Encore une fois la comparaison avec les étapes pavées, des étapes où l’aléa sportif est renforcée est de mise. Lors desdites étapes, les équipes de leaders ont une stratégie plus défensive avec une chasse gardée autour de leur leader pour parer à tout risque. Les gregarii n’ont que peu de marge de manoeuvres pour jouer leur carte personnelle. A l’image de l’étape de Roubaix sur le Tour 2018, où seulement les équipes sans prétention au classement général ne sont risquées à aller de l’avant. Dans une course à l’écrémage, mieux vaut tenter sa chance plus loin que de loin. La majorité verra sans doute une journée pour les hommes du classement général. La bataille pour prendre l’échappée devrait être moins féroce qu’à l’accoutumé. Cela laisse-t-il une chance pour ces gregarii de s’exprimer dans le final ? Encore une fois, la position plus défensive d’une telle étape ne le permet guère. Sauf à être dans la peau de la Lotto Soudal et d’être contraint à l’attaque.

Reconnaissance du parcours

69.2 kilomètres de l’arrivée : le premier secteur est un secteur roulant, principalement descendant. Un secteur où la course va devoir s’intensifier juste avant son entrée.

Les Ineos Grenadiers y imprimeront sans doute un tempo élevé pour débuter un écrémage par l’arrière et comment le travail de sape en vue d’esseuler le maximum de leaders avant l’abord du secteur décisif.

56.3 kilomètres de l’arrivée : le repecho de Bibbiano. Seulement un petit kilomètres mais 8.6 % de moyenne.

Un repecho qui montre l’ardeur du terrain où le peloton est toujours au prise des difficultés dans le final même sur les parties asphaltées.

53.2 kilomètres de l’arrivée : le plus long secteur menant à proximité de Montalcino. Véritable copier-coller du dernier secteur de Montalcino version 2010, le secteur numéro 2 est un véritable coupoir pour le peloton où les offensives doivent pleuvoir. Sans doute de seconds couteaux pour user le train des Grenadiers.

Fort de pentes maximales à 16 %, il est impossible de se cacher dans ce secteur. La course devrait s’y emballer définivement. Le groupe de leaders qui en ressortira sera selon toute vraisemblance bien amaigrit.

La seconde partie alternant « up and down » n’offre guère de visuel sur une bonne partie du trajet. Ce qui n’est jamais une bonne nouvelle pour un groupe de coureurs essayant de faire la jonction avec le groupe de devant.

37.4 kilomètres de l’arrivée : l’importance du placement dans ce type de course est vitale tant le parcours n’offre que peu d’endroits où remonter entre les secteurs. Et la descente entre Montalcino et Castelnuevo menée tambours battants ne le permettra pas. A son pied commencera le troisième secteur. Au bas de ladite descente, des bonifications qui devraient forcer certaines équipes à prendre tous les risques pour bonifier au mieux leur leader.

25.9 kilomètres de l’arrivée : Bernal le soulignait en interview, il faudra profiter de chaque secteur roulant pour faire un écrémage dans le peloton. Ce sera à nouveau une occasion parfaite dans le secteur numéro 3.

La technicité de Castelnuevo est qu’il est extrêmement compliqué de trouver son rythme. L’irrégularité de la route change constamment le tempo et il faut pouvoir encaisser les changements de rythme.

13.6 kilomètres de l’arrivée : Dernière occasion pour profiter des chemins enpierrés pour dynamiter le groupe.

Un joli secteur où il faut profiter des 1.25 premiers kilomètres à 8.1 % avant tout un secteur roulant en quasi ligne droite de 3.2 kilomètres.

8.7 kilomètres de l’arrivée : seulement après le secteur, c’est sur une route asphaltée en montée qu’il faudra se confronter dans les 10 derniers kilomètres.

Au cours d’une journée érintante, cette dernière partie pourrait voir les écarts enfler. Une partie où il ne vaut mieux pas être seul, à moi d’être au dessus de la meute.

Une descente rapide où il faut éviter de virer trop large dans le dernier virage comme Evans en 2010.

Avant 800 mètres dans les ruelles de Montalcino et 200 derniers mètres à près de 10 % dont un maximum à 12 %. Un vrai sprint pour pur puncheur.

bernal doit gagner du temps

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Bien que porteur du maglia rosa, Egan Bernal a toujours Remco Evenepoel qui est une menace au GC. Si le belge est dans l’inconnu sur ses capacités à tenir trois semaines. Le prodige de la Deceuninck Quick Step représente un danger pour le sacre final du colombien, sans une marge nécessaire en vue de contre-la-montre de clôture. De ses mots, le leader des Ineos Grenadiers estime qu’une marge d’au moins 1 minute 30 est nécessaire à la sortie de l’étape 20.
Fort de son expérience en VTT dans sa jeune carrière, Bernal a montré toute sa classe sur les chemins blancs de toscane, au printemps. Vainqueur au sommet de Campo Felice sur des routes gravillonneuse, le vainqueur du Tour de France 2019 a démontré qu’il était le client pour ce genre de journée.
La stratégie des Ineos à Montalcino est simple : profiter du parcours pour mettre en difficulté certains leaders plus fragiles sur les chemins enpierrés… Ou du moins censé l’être, notamment Remco Evenepoel. Mais en chemins, il devra trouver des alliers de circonstance pour creuser l’écart. Si Bernal se trouve à l’avant, en ayant fait un trou sur Evenepoel principalement. Le colombien aura le poids de la course sur ses épaules où il sera à la fois marqué et attendu pour fournir le plus gros du travail. Une situation bien différente du col de l’Iseran où il n’avait juste qu’à forcer son talent pour emmener Simon Yates et un temps Warren Barguil et Vincenzo Nibali à plus de 2700 mètres d’altitude. A la fois rapide au sprint et alaise sur les forts pourcentages comme le montre son explosivité lundi au plus fort de la pente (14 %), ne sera-t-il pas entamer par ce travail défensif. Mais ne faut-il mieux pas se demander s’il se retrouve avec quelques coureurs à l’avant ? Ne doit-il pas rouler pour éviter un retour de l’arrière en compromettant ses chances de victoires et d’obtention des 10 secondes de bonification ? La réponse est sans doute mieux vaut-il perdre quelques secondes de bonifications qu’une avance sur un groupe en ne collaborant pas. Egan Bernal pour le gain d’étape est probablement contraint à la victoire d’étape.

Remco Evenepoel après sa remontée du fond de groupe à Campo Felice et sa soif pour les secondes de bonification à une posture presque idéale. Mais probablement est-il le leader qui a le plus à perdre sur une étape test. Son objectif est de limiter la casse. Joao Almeida sera son lieutenant sur les chemins blancs. 37e des Strade Bianche, l’objectif était de se faire une expérience sur ce type de terrain afin de mieux l’apprivoiser pour l’étape du jour. La Deceuninck Quick Step devra faire parler de son expérimence sur les classiques pour entourer au mieux son leader.

L’expérience sur les Strade Bianche est un atout. Alberto Bettiol aurait coché toutes les cases en tant que coureur local, s’il n’avait pas été le coéquipier de Hugh Carthy qui a tout à perdre sur une telle journée. Compliqué de voir le toscan de sortie vers une victoire d’étape sur un relief qui n’est pas nécessairement à son avantage. L’étape de Montalcino est presque incomparable avec les Strade Bianche. Beaucoup plus dur, son directeur sportif, Matti Breschel le concédant. La place de Bettiol est au côté de son leader. La place à l’offensive est permise mais ne reposera-t-elle pas sur les épaules de Simon Carr. S’il doit y avoir un EF Education Nippo à l’avant c’est bien le britannique, français de naturalisation.

A vrai dire, plusieurs leaders se sont mis à leur avantage sur la dernière arrivée au sommet. C’est le cas de Giulio Ciccone qui pourra profiter de l’expérience souvent malheureuse de Vincenzo Nibali pour gérer cette journée cruciale.

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Mais surtout d’Aleksandr Vlasov qui monte en puissance de jour en jour. Les conseils de son manager, Alexandre Vinokourov, véritable artificié de l’étape de 2010, ne seront pas de trop. Le leader de la Astana Premier Tech, a montré être un sacré coureur lorsque les pourcentages sont les plus raides. Et un sprint qui n’a rien à envier au meilleur, loin d’être ridicule. Lui permettant d’atteindre des places d’honneur à plusieurs occasions. Légitimement se pose la question de son expérience dans les chemins blancs. Mais chez les amateurs, le russe les aura harpenté.

Perdant l’occasion de ravir le classement général de la Toscana Terra di Ciclismo Eroica 2018 lors de la dernière étape après une crevaison dans le dernier secteur. Perdant la tête du groupe et l’occasion de combler les 3 secondes de retard au GC face à Andrea Bagioli.

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Expérience, vitesse au sprint, qualité de puncheurs, leaders au GC bien entouré, Davide Formolo est sans doute le leader sous les radars demain. Le leader des UAE émirates est sans doute un membre du Top 10 qui n’est pas autant redouter que les autres en haute montagne. Deuxième des Strade Bianche 2020, Formolo pointe 1’02. Une marge qui lui laisse plus de libertés en cas d’offensive dans le final que tous les autres coureurs précités. L’aide de Diego Ulissi qui a montré une belle forme au cours de l’étape de dimanche. Sur un terrain qui scie tout autant son compatriote, Formolo peut véritable éclabousser de toute sa classe lorsqu’il est au paroxysme de la douleur comme sur les pentes de Saint Martin de Belleville l’an passé. Rares sont les coureurs a poussé aussi loin la douleur, le caractère exigeant du terrain est une très bonne nouvelle pour l’italien.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Davide FormoloVainqueur 🏆28 0.25 % logo pmu sport - Professeur poteaux
Davide FormoloPodium 🏅 90.25 Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Aleksandr VlasovPodium 🏅 80.5 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
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Etape 10 Giro d’Italia 2021

139 kilomètres entre l’Aquila et Foligno pour un sprint massif à la veille de la journée de repos. Une étape courte avec 1460 mètres de dénivelé positif. Mais la bataille pour le maillot cyclamen et la victoire d’étape pourrait ajuster du piment à la course.

Rares sont les étapes offrant un total de 50 points à l’arrivée pour le vainqueur. Le cumul de points de coureurs comme Peter Sagan et Davide Cimolai sur des sprinteurs tout autant durables comme Giacomo Nizzolo et tout aussi polyvalents pourrait enfler.
De plus, l’abandon de Caleb Ewan en cours de route a rebattu les cartes pour la victoire d’étape que certains peuvent entrevoir avec un concurrent redoutable de moins.

Après 7.9 kilomètres, le peloton entamera la montée de Sella di Como. On pourrait y penser que l’échappée s’y forme avec plus ou moins de facilité. Seulement après une première semaine usante, la fatigue pourrait se faire sentir et inspirer plus de coureurs pour passer à l’offensive. Mais c’est surtout l’intérêt que pourrait y porter la Bora Hansgrohe et potentiellement Israel Start up Nation qui devrait jouer un rôle ou non sur le tempo sur lequel sera montée la difficulté. Bien inspiré serait ces deux équipes dont l’allemande que l’on a déjà vu dans cette position par le passé faire le départ sur des départs en cote. Avec l’objectif clair de faire sauter les sprinteurs les plus purs.

Seulement, le vent trois quarts face dans une telle montée ne devrait pas faciliter le drop desdits sprinteurs.

Des chances de voir un départ musclé ? On pourrait être déçu comme à l’étape 14 du Tour de France où la Bora était attendu pour rouler et elle ne l’a pas fait.

C’est sans doute plus loin que l’on pourrait retrouver la Bora. A la sortie de Rieti, toute une zone découverte est traversée sur près d’une petite quinzaine de kilomètres avec un vent suffissament fort pour tenter le coup de trafalgar.

L’effort du sprint intermédiairei de Santa Rufina pourrait se prolonger et il n’est pas à exclure que si un leader se retrouver piéger une équipe comme la Deceuninck Quick Step prête main forte. La course pourrait très vite s’emballer. Comme retomber comme un soufflé si personne ne se fait piéger.

C’est alors que le peloton enchainera quatre difficultés non répertoriées et roulantes où il sera impossible s’ils ne le sont pas décrochés avant, de se séparer des sprinteurs.

Forca di Amore

Monte Franco

S’il faut espérer que la course s’emballe si ce n’a pas été le cas avant : Valico Della Somma offre le terrain le plus propice avec ses 6.8 kilomètres à 4.8 %.

Mais l’opération semble vouée à l’échec lorsque l’on y regarde de plus près. Si tempo doit être imprimer dans cette difficulté, c’est que les sprinteurs auront été lâchés avant et que le peloton tentera d’empêcher leur retour. Ou alors pour les fatiguer en vue de l’arrivée finale.

Attention cependant aux dernières opportunités de bordures sur des zones dégagées proches de l’arrivée vers San Giacomo.

A 10 kilomètres de l’arrivée, la course devrait voir une importante bataille de placements avant d’aborder l’entrée dans Foligno.

7.2 kilomètres : premier rond-point qui étirera le peloton.

Pour biffurquer sur la droite 400 mètres plus loin.

Sur une longue ligne droite, les occasions de se replacer seront légions.

Attention cependant aux aménagements urbains qui couperont par moment le peloton en deux comme à 5.2 kilomètres du but…

… ou à 4.1 km.

3.3 kilomètres, le désormais habituel rond-point à prendre forcément par la droite (cf. vidéo ci-dessous du final de 2014 et 2016).

Même chose à 2.6.

Nouveau split à 2.3 kilomètres.

1.6 kilomètres : le peloton biffurque sur la droite.

1.2 kilomètres : un virage à prendre pleine balle.

Tout comme à 1.1 kilomètres où le peloton s’étirera toujours un peu plus. Le placement est donc vital bien avant la flamme rouge.

800 mètres : entrée dans une rue en peu moins large…

…qui laisse moins de place au replacement.

Un dernier tournant qui commence à 400 mètres et plaque le peloton étiré sur la droite de la route.

Pour débouler à 200 mètres dans la dernière ligne droite finale. Le placement est donc vitale pour sortir en tête du dernier virage.

Etape 7 du Giro d’Itala 2016

Timecode 22′ : dans la montée de Valico Della Somma, la Trek Segafredo de Giacomo Nizzolo avait essayé en vain de faire lâcher les sprinteurs dans un peloton étiré.

Timecode 1:00:00 : les 3.6 derniers kilomètres où l’on peut voir un sprint dans le sprint à 1.5 kilomètres pour aborder le premier tournant à droite en tête.

QUAND BORA A LA CLE DE LA COURSE EN MAIN

Il faudra bel et bien compter sur une course dynamitée par la Bora. Les occasions de bordures à la sortie de Rieti implique que des équipes de leaders pourraient se meler au jeu de la guerre des sprinteurs pour piéger un ou des hommes placés au GC. Dans une étape courte, la veille d’une journée de repos, la journée ne devrait pas être de tout repos. Dans cette opération, la Bora Hansgrohe pour Peter Sagan n’est pas seule. Les Israel Start up Nation pour Davide Cimolai et les Qhubeka Assos pour Elia Viviani pourraient se meler à la fête.

Juan Sébastian Molano est probablement la clé de la réussite du sprint du jour. Le colombien aura commis des erreurs sur les précédents sprint plat qui ont coûté à son compatriote Fernando Gaviria. Des sprinteurs les plus purs, Nando a montré une forme qui lui a permis de passer les difficultés avec aisance. Echappée l’autre jour, Nando s’est écrassé au sol mais les blessures ne sont qu’abrasion. Son train composé d’Alessandro Covi, Maximiliano Richeze et Juan Sébastian Molano fait figure d’un des meilleurs parmi le peloton. Fort d’une anticipation à Termoli, Gaviria n’est pas passé loin de la mettre au fond. La question demeure sur sa capacité à tenir une course durcie. Mais Molano pourrait être un parfait substitue. Fort en montagne, il aura placé sur orbite Diego Ulissi la veille pour que l’italien fasse le jump sur l’échappée dans le Passo Godi. Un parfait plan B pour les émiraties.

Au vue du placement dans les derniers 200 mètres, le Top 10 de Consonni poisson pilote d’Elia Viviani et potentiel plan B pourrait être une option plus qu’envisageable, à l’instar de Molano.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Fernando GaviriaVainqueur 🏆10 0.35 % Betclic ou Zebet?
Fernando GaviriaPodium 🏅 3.50.5 Betclic — Wikipédia
Juan Sebastian MolanoPodium 🏅 310.15 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
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Etape 9 Giro d’Italia 2021

Une courte étape de 158 kilomètres mais non des moindres. De Castel di Sangro à Campo Felice, les coureurs devront parcourir pas moins de 3501 mètres de dénivelé positif. Première grosse explication attendue entre les hommes du classement général mais les échappées sont-elles condamnées pour autant ?

Un départ qui débute par 12 kilomètres à 2.7 %. Un départ rapide où la bataille pour prendre le large devrait être rude. La première difficulté non repertoriée commencera à la sortie d’Alfedena.

Un vent plutôt favorable dans la partie descendante vers le Lac de Barrea.

C’est sur des pentes avec un vent favorable que l’échappée devrait se former.

La question qu’il faut se poser pour estimer leur chance de réussite : qui a intérêt à rouler ? Définitivement pas la Groupama-FDJ qui a juste à imprimer un faux tempo, une fois que l’échappée aura pris du champ. Mais elle devra d’abord s’assurer qu’aucun membre qui ne l’a compose ne soit dangereux au classement général. Pour lui permettre de prendre le plus de champ possible.
Sur le papier, ce sont la Deceuninck Quick Step et les Ineos Grenadiers qui sont en tête de liste pour prétendre prendre l’étape à leur compte. Remco Evenepoel ne compte que onze secondes de retard sur Attila Valter. Un débours qui peut aisément se refaire sans sacrifier une équipe entière dans une journée de chasse. Egan Bernal lui ne compte que seize secondes, le débours est tout autant risible. Il faut se demander si ces équipes ont intérêt à aller chercher à tout prix l’échappée et donc le gain d’étape bonifiée pour porter le maglia rosa. Avec les difficultés qui s’annoncent en troisième semaine. La réponse est évidemment négative. Il faut plutôt s’attendre à une prise en main tardive du peloton pour ces deux équipes notamment des britanniques. Tout l’art étant de savoir si ce sera pour une course dans la course ou pour condamner les échappées.

Est-il possible de revoir un forcing des Astana Premier Tech ? Les descentes sont peu techniques, il sera compliqué de pousser un leader (comme Remco Evenepoel) à la faute.
Est-il possible de revoir un forcing des Ineos Grenadiers ? La majorité de la journée jusqu’au pied de l’avant-dernière montée se fait avec un vent guère favorable.

Roulante, la difficulté ne peut être utilisée que pour durcir la course et non la faire exploser.

D’autant que ses pentes ne sont pas exposées au vent comme les pentes du Forca di Presta l’était.

Les 22 derniers kilomètres commencent sur une route exposée avec un vent d’une quinzaine de kilomètres par heure, trois quarts dos. Une direction idéale mais une puissance insuffisante pour réussir la moindre bordure si proche de l’arrivée. Une aubaine pour les échappées qui pourrait profiter d’un temps mort au sein du « groupo grosso »… Si Ineos ne fait pas des siennes.

Dernière ligne droite plate avant un final haletant…

Où la route ne fera presque que s’élever pendant 10 kilomètres. Le final est composé en quatre partie.

A 8.8 kilomètres de l’arrivée, les coureurs vireront en direction de Rocca di Campio.

Au bout d’un secteur boisé, le second sprint intermédiaire de la journée qui offrira des secondes de bonifications aux trois premiers. Un sprint disputé si les échappées ont été repris.

Juste après le sprint, un court moment de récupération avec une partie descendante, marquant le commencement de la deuxième partie de la difficulté finale.

Aucune difficulté technique, si ce n’est le premier virage.

A 7 kilomètres de l’arrivée, le coureur vireront sur un petit raidard.

400 mètres punchy

Avant que la pente ne se radoucissent…

… pour retomber sur une courte descente étroite.

La troisième partie de l’ascension finale peut commencer.

Vent de face, les attaques ne devraient pas y être nombreuses. Surtout qu’elles seront toujours en ligne de mire si tel est le cas.

4.3 kilomètres : on vire sur une route qui est goudronnée depuis (photo Maps de 2011).

Une route menant à un passage sous un tunnel. Une traversée sous terre durant un kilomètre.

Sortie du tunnel Serralunga à deux kilomètres de l’arrivée.

1.8 kilomètres : à la sortie du tunnel sur une route refaite depuis (photo Maps de 2008)…

… les coureurs chercheront la jonction à un second rond-point…

… qui mènera au secteur tant redouté : les 1.6 kilomètres à plus de 8 %.

Une distance trop courte pour créer de réelles écarts mais une surface génératrice d’aléas où l’on peut tout perdre.

Une rampe qui assurément fera le plaisir de certains leaders.

LA INEOS ASSUMERA-T-ELLE SON RÔLE DES MAINTENANT ?

Si les leaders s’accordent à dire que dimanche sera un jour de bataille au sommet entre eux, les échappées ont tout de même de bonnes chances d’aller au bout. Seul l’appétit de certains et la dangerosité des membres qui l’a compose peuvent être à un frein au nouveau succès des fuyards. Avant l’étape de Guardia Sanframondi, Louis Vervaeke avait un shot possible pour aller chercher le maillot rose. Seulement le belge de la Alpecin Fenix compte désormais le double de retard à savoir 50 secondes. A-t-il laisser ses rêves de revêtir ne serait-ce qu’une journée le maillot de leader ? Victime d’un crash lors de l’étape, Vervaeke souffre de nombreuses douleurs. Espérer qu’il soit celui qui condamne les échappées n’est pas à l’ordre du jour. Des seconds couteaux comme Pello Bilbao pourrait tenter un replacement au GC en s’immissant dans les hommes de tête. Forçant en conséquence le peloton à maintenir un écart trop faible pour espérer aller au bout.

Bernal, un Colombien comme à la maison en Catalogne

Le peloton a profité de la journée de samedi pour se reposer, c’est dire le poids que la journée de dimanche représente. La bataille est attendue et devrait faire rage. Si les favoris doivent se disputer la victoire, il est nécessaire d’être un bon grimpeur qui aime les pourcentages abruptes. Au rendez-vous à Sestola et à Ascoli Picena, le colombien Egan Bernal n’a pas déçu et s’affiche comme le grand favori de cette 104e édition. Le secteur gravillonneux ne devrait pas être un handicap. 3e des Strade Bianche cette année. Il ne faut pas oublier d’avant la route, c’est en VTT que le leader unique des Ineos Grenadiers s’est fait repéré par Gianni Savio. Vice-champion du monde juniors en 2014, il a pris la médaille de bronze l’année suivante après avoir été médaillé aux jeux panaméricains. Une chose est certaine, si l’échappée doit être condamnée, ce sera à cause de son équipe.

Mon idée est de continuer jour après jour, étape par étape. Je sais que ma condition est vraiment bonne. Mais je préfère rester calme et voir jour après jour.

giulio ciccone a propos du titre de la gazzetta

S’il est un coureur en forme, c’est bel et bien Giulio Ciccone. A l’offensive beaucoup de fois, si ce n’est trop. Le rôle à changer au sein de l’équipe et l’italien a bougé du rôle d’électron libre à celui de leader. Un costume qui devrait lui faire compter un peu plus ses coups de pédale avec malice. A Manosque, il aura montré qu’il était un excellent puncheur. A deux doigts de basculer Davide Ballerini alors au top de sa condition. Au Trofeo Laigueglia, il aura été à l’offensive et aura montré ce qu’il sait faire de mieux. Sa deuxième place dans l’échappée du Tour 2019 au sommet de la Planche des Belles Filles démontre ses aptitudes à se faire violence dans les pourcentages à deux chiffres. Avec un peu plus de retenu qu’au sommet du San Giacomo, le coureur de la Trek Segafredo peut aller chercher le premier objectif de l’équpe à savoir un gain d’étape.

Le fait qu’une échappée ait suffisamment d’avance pour aller chercher la victoire d’étape dépend de plusieurs facteurs, mais nous essayerons d’être à l’avant.

ADDY ENGELS – Directeur sportif de la jumbo visma

On prend les mêmes et on recommence ? Koen Bouwman était l’option échappée du jour mais n’a réussi à prendre le large. Dans son apprentissage, Tobias Foss est désormais l’option GC et bien que pointant à 1’53. Le norvégien est un coureur protégé chez les Killer Wasps. Cependant, les opportunités ne sont pas verrouillées pour autant du côté de ses coéquipiers. C’est pourquoi Koen Bouwman peut retenter le coup demain.

Rattrapé à la flamme rouge sur une attaque fulgurante de Richard Carapaz, le néerlandais n’est pas passé loin d’inscrire la plus belle victoire de sa carrière après celle du critérium du Dauphiné. Disposant d’un sacré punch, la montée finale devrait convenir à ses caractéristiques.

Une échappée de grimpeurs forts, au sein de la Qhubeka Assos, Kilian Frankiny doit être devant. Sur un profil similaire à Roccarosso, le canadien était dans le groupe pour la gagne. Probablement battu par manque de punch, la gagne n’est sans doute pas loin en cas d’échappée victorieuse où il est l’un des meilleurs grimpeurs. Tout comme un coureur comme Einer Rubio, qui se sera mis tout autant à son avantage sur le Giro de l’an passé et qui pourrait être une des nombreuses cartes utilisées par la Movistar.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Egan BernalPodium 🏅2.750.5 %logo pmu sport - Professeur poteaux
Giulo CicconeVainqueur 🏆200.2 %Betclic ou Zebet?
Giulio CicconePodium 🏅 60.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Koen BouwmanVainqueur 🏆 800.1 % Betclic — Wikipédia
Einar RubioVainqueur 🏆 800.1 % Betclic — Wikipédia
Kilian FrankinyPodium 🏅 750.1 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 8 Giro d’Italia 2021

170 kilomètres entre Foggia et Guardia Sanframondi pour un dénivelé positif total de 3006 mètres. Une étape profilé pour les échappées sur le papier. La question est de savoir quelle équipe à intérêt à contrôler la course ? Les Groupama-FDJ d’Attila Valter verrait d’un bon œil l’échappée se disputer la victoire d’étape pour laisser filer les secondes de bonification accordées aux trois premiers. Disposant d’une dizaine de secondes sur Remco Evenepoel et Egan Bernal, deux des grands favoris à la victoire finale. Le hongrois et son équipe se rêve de voir la vie en rose le plus longtemps possible. Avec un top 10 à moins d’une minute, attention danger. Si une majorité d’équipes de leaders n’a guère d’intérêt de porter le poids de la course en portant le Maglia Rosa dès maintenant. Et encore plus dans une journée avec une arrivée si peu difficile ne faisant que peu d’écarts. A vrai dire, seule la Astana s’est découverte pour Aleksandr Vlasov lors de l’étape de Sestola. Plus surprenant, c’est peut-être la Alpecin-Fenix qui pourrait revêtir le masque de bourreau des échappées. Louis Vervaeke s’est montré intéressé en interview par l’occasion rare dans une vie de porter un maillot de leader sur un Grand Tour. Et annoncé essayer de gratter ce rêve ce week-end. Seulement l’équipe Groupama-FDJ composée de grimpeurs est suffisamment forte pour filtrer dans les cols et montées et laisser le belge filer. Tout comme l’équipe de ce dernier est trop faible pour contrôler une telle étape. La UAE-émirates pourrait se mettre à la planche si Diego Ulissi qui trouve un final cousue-main pour lui n’est pas aux avant-postes. Quid de la Bora-Hansgrohe ? Peter Sagan est l’un des seuls candidats au maillot ciclamen capable de s’imposer sur une arrivée taillée pour puncheurs. Le débours de points semble déjà se creuser pour le slovaque sur Caleb Ewan. Mais on peut supputer que des coureurs comme l’australien, Tim Merlier et Elia Viviani abandonneront en cours de route. Le danger principal vient donc de Giacomo Nizzolo et Davide Cimolai qui sont à une portée de fusil.

La route s’élève progressivement à la sortie de Lucera.

Une route rectiligne…

C’est sans doute proche du sommet qu’un groupe assez conséquent devrait réussir à sortir…

… sur des routes toutes aussi larges…

… porté plus ou moins par le vent.

La route commence à s’élever à partir de Telese Terme sur 10.4 kilomètres à 3.8 %. Sans doute sur les portions plus planes à Castelvenere, les moins bons grimpeurs/puncheurs voudront s’extirper du groupe en anticipation de la montée finale. Répertorié sur trois kilomètres à près de 6.5%, la montée finale est un véritable exutoire pour les puncheurs.

Des gradients maximums à deux chiffres feront nécessairement une sélection.

Dans une ascension où les coureurs seront portés par le vent. Ce qui n’est pas sans encourager les offensives.

A 400 mètres, un dernier coup de cul à un peu plus de 13 %

250 mètres un dernier virage avant la ligne droite finale. Les 300 dernières mètres ne sont plus qu’à 4.4 %.

UN FINAL POUR VRAI PUNCHEUR ?

Nombre sont les candidats à l’échappée et trop d’équipes peuvent miser un surnombre dans l’échappée. La stratégie a employé est sans doute de se fixer sur une ou deux desdites équipes et de s’employer à chercher à qui profiterait ce final tant tactique que punchy.

Ineos Grenadiers : Gianni Moscon, Jhonatan Narvaez, Filippo Ganna et Salvatore Puccio apparaissent comme des candidats à l’échappée. Si le bon de sortie leur est accordé. Le premier est trop proche au GC pour se voir accordé la permission de sortir par la Groupama-FDJ. Les deux suivants ont fait partie du coup parti au départ de l’étape de Grotte du Frasassi. Mais c’est bel et bien l’equatorien qui a la meilleure polyvalence et pointe de vitesse. Un polyvalence que Salvatore Puccio a tout autant.

AG2R Citroën La Mondiale : Tony Gallopin en recherche d’un triplé sur les Grands Tours pourrait partir en quête de cette étape. Geoffrey Bouchard pourrait retenter le baroude après son raid épuisant il y a deux jours. Andrea Vendrame a sa pointe de vitesse qui parle pour lui en cas d’arrivée en petit comité pour la gagne et Clément Champoussin victime d’une carence en fer semble lui en recherche de confiance.

Alpecin Fenix : comme exposer précédemment Louis Vervaeke est en quête du maillot rose mais à seulement 25 secondes, l’échappée est compromise et Gianni Vermeersch a montré un intérêt prononcé pour d’autres étapes plus propres à ses qualités de cyclocrossman.

Androni Giocattoli – Sidermec : équipe à l’offensive, Natnael Tesfatsion est probablement le plus polyvalent de tous et déjà très alerte sur le départ de l’étape remportée par Gino Mäder.

Astana Premier Tech : Fabbio Felline, Gorka Izagirre et Luis Leon Sanchez ont l’expérience et la polyvalence pour briller aujourd’hui. Comme pour chaque grand leader seront-ils cantonnés au rôle de baby-sitter ? Probablement pas.

Bahraïn-Victorious : à l’offensive depuis l’abandon de Mikel Landa, les slovènes du groupe à savoir Matej Mohoric et Jan Tratnik sont sans doute les deux cartes de la journée.

Bardiani-CSF-Faizanè : à l’image de la Androni, la conti-italienne peut miser sur un Filippo Fiorelli en feu. Mais aussi sur l’offensif Giovanni Carboni, l’expérimenté Enrico Battaglin et le vétéran Giovanni Visconti

Bora Hansgrohe : impossible n’est pas Peto, le triple champion du monde pourrait partir en quête de points pour le maillot ciclamen. Mais si Felix Grosschartner a ses jambes du Tour des Alpes, l’allemand peut être redoutable sur ce type de finish, tout comme Matteo Fabbro.

Cofidis Solutions Crédits : Rémy Rochas et Victor Lafay sont sur la tête de liste de l’équipe mais attention à l’érythréen de l’équipe Natnael Behrane.

Deceuninck Quick Step : les gamins de Patrick Lefevere seront-ils autorisés à sortir ? Si tel est le cas Rémi Cavagna, Joao Almeida et Mikkel Honoré seraient ravis de tenter le coup.

EF Education First : en quête du rose, le remuant Alberto Bettiol pourrait se consoler avec une victoire d’étape. Dans un profil qui colle tout autant a Ruben Guerreiro.

Groupama-FDJ : malheureusement cantonné à protéger Attila Valter.

Intermarché Wanty Gobert : Simone Petilli en vue en Romandie pourrait être là tout comme Quinten Hermans qui semble la meilleure carte. Mais en tant que crossman ne reve-t-il pas de tenter demain l’arrivée en gravier ?

Israel Start Up Nation : n’est pas enfin l’heure de gloire de Patrick Bevin ?

Jumbo-Visma : des mots du DS aujourd’hui la carte repose sur Koen Bouwman. Réussira-t-il là où Carapaz l’avait crucifié en 2018 ?

Lotto Soudal : qui d’autres que Harm Vanhoucke et Kobe Goossens pour tripler la mise de l’équipe belge ?

Movistar : presque tous les noms peuvent y prétendre. Einer Rubio qui a tenté de partir il y a deux jours va-t-il enfin réussir à prendre la bonne ?

Bike Exchange : Nick Schultz probablement la meilleure option

DSM : à part Nicolas Roche qui peut réellement prétendre à la gagne ? Peut être Michael Storer.

Qhubeka Assos : l’abandon de Dominico Pozzovivo va changer les plans de l’équipe qui n’a pas vraiment les armes pour se battre aujourd’hui.

Trek Segafredo : Bauke Mollema en quête comme Gallopin mais après son long raid a trop chercher à gagner ne sommes nous pas condamner à l’échec ? Gianluca Brambilla est le parfait plan B.

UEA émirates : tous pour Diego Ulissi ?

PRONOSTICS

Coureurstype de classementcotemisebookmaker
Felix GrosschartnerVainqueur 🏆 220.3 %Zebet
Koen BouwmanVainqueur 🏆 400.2 %Betclic
Koen BouwmanPodium 🏅 120.2 %winamax
Matteo FabbroVainqueur 🏆 650.15 %Winamax
Matteo FabbroPodium 🏅 130.15 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com

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Etape 7 Giro d’Italia 2021

181 kilomètres pour relier Notaresco à Termoli pour 1669 mètres de dénivelé positif. Une étape plate le long de l’Adriatique qui tentera d’ajouter un peu de relief en biffurquant dans les terres. Pas quoi inquiéter les sprinteurs du peloton.

Une journée marquée par un vent alernant face / trois quarts face toute la journée. Une journée somme toute usante plus usante mentalement que physiquement. C’est surtout aux risques de bordures qu’il faudra faire attention après celle organisée la veille dans la montée de Forca di Presta par les Ineos Grenadiers. La puissance du vent entre 25 et 32 km/h le permet.

Les zones longuant le littoral sont découvertes, ce qui par endroit peut créer des risques. Notamment après le second sprint intermédiaire de la journée.

Image

Les 26 derniers kilomètres à par de la sortie de Vasto sont en totale ligne droite.

Malgré un embranchement à 10 kilomètres de l’arrivée, c’est réellement à 4.6 kilomètres de l’arrivée que la vraie guerre de position commencera. Un premier rétrécissement qui devrait tendre le peloton et rendre la situation nerveuse à quelques kilomètres de la neutralisation.

Un enchainement quasi-ininterrompu avec des terrains plein centraux et de rond-points à négocier comme à 4.1 kilomètres qui n’auront de cesse de scinder le peloton en deux et de freiner la remontée des trains plus en retrait.

3.7 kilomètres de l’arrivée : l’étirement se prolonge. Le placement tôt commence à se faire sentir.

Toujours la même problématique incessante à 3.1 kilomètres du but.

C’est à peu près sur les 1.5 kilomètres suivants que probablement le gain d’étape se perdra. Le placement en tête à la fin est vital.

L’abord du final commence.

A 1.6 kilomètres, les coureurs vireront à droite pour débuter une rampe finale. Un petit kick qui devrait mettre le feu au poudre. Des passages à 12 % en son pied suggère que certains sprinteurs lourds ne devraient pas voir l’arrivée parmi ceux se disputant la victoire.

Gare attention aux conclusions attives. Le talus ne fait que 400 mètres à 5.9 %. Ce qui implique qu’il faudra pour les sprinteurs les plus lourds virer vraiment en tête pour ne pas être éliminé du jeu. Mais aussi trouver le bon braquet pour ne pas être collé et voir la victoire s’envoler.

A noter que les rampes les plus fortes ne sont pas sur 200 mètres mais en réalité 140 mètres avant que la pente ne se radoucisse.

La fin du talus ne signifie pas que les problèmes sont finis pour autant.

Puisque le final rentre dans sa partie plus tortueuse.

Avec de courtes lignes droites pour tenter de se replacer.

1. 1 kilomètres : un virage serré

Flamme rouge

900 mètres : il faut serrer à droite…

… et y rester.

800 mètres : l’un des derniers moments pour se replacer. La question sera de savoir si ce n’est pas trop tard.

600 mètres : un virage rapide

400 mètres : le peloton s’étire en cherchant la droite de la route.

Toujours rester collé à droite.

Un sprint qui commence à se faire sentir comme un sprint long.

Quand les coureurs déboulent à 200 mètres de la ligne enfin sur une route plus large.

Un sprint rapide, vent de dos dans la ligne droite finale.

Un sprint vraiment technique où il est impératif d’être placé dans les tout premiers à 1.6 kilomètres de l’arrivée. Avec un kick en son entrée et une quasi-impossibilité de remonter en son sommet avec la succession de virages et rétrécissements, le peloton a des risques de se morceller. Des légers écarts par le biais de cassures sont à envisager. Les équipes de leaders d’ordinaire un peu plus effacées au profit des équipes de sprinteurs après la barrière fatidique des trois kilomètres pourraient être tentées de vouloir aborder la courte difficulté en tête.

Tout suggère que des sprinteurs lourds comme Dylan Groenewegen et Tim Merlier doivent impérativement virer en tête pour espérer la victoire. Ce dernier devra compter sur un nouveau travail exceptionnel de placement d’Alexander Krieger. D’ordinaire le placement est le talon d’Achille du belge mais sur les deux sprints disputés, le sprinteur de la Alpecin Fenix a profité du travail colossal de son poisson pilote. Le sprint long lui scie à merveille. Mais espérer le remporter, il ne faudra pas faire la moindre erreur dans le final.

Evidemment si l’on parle de sprint avec un rampe explosive Caleb Ewan fait figure d’épouvantail. L’australien jusqu’ici étonnament mal placé dans ses sprints, son poisson pilote Roger Kluge a choisi contraint ou forcé de mener le sprint beaucoup trop tôt. Ce qui a obligé son sprinteur à se repositionner derrière les autres trains mais a permis d’aborder la ligne droite dans les prétendants à la victoire. Toute la question de savoir reproduire le même schéma en gardant au moins un soutien au sommet du Corso Mario Milano. Une tâche qui semble ardue pour la Pocket Rocket.

Deux fois deuxième, Giacomo Nizzolo a montré être un redoutable coureur en matière de placement. A l’instar du sprinteur de la Lotto Soudal, celui de la Qhubeka Assos trouve un final presque cousue-main pour lui. Le manque de soutien au sommet du talus est plus prononcé du côté de l’italien qui doit se débrouiller seul au cours des deux derniers sprints. Un élément qui démontre l’intelligence de course du champion d’Europe qui ne manque les victoires que par manque de vitesse par rapport à Merlier et Ewan.

Entre probablement le meilleur des sprinteurs pour ce type de final et un final qui lui va comme un gant, Peter Sagan trouve une étape presque parfaite pour faire un up au classement par points. En quête du maillot ciclamen qu’Arnaud Demare lui a ravi l’an passé. Le slovaque trouve une adversité de taille avec Giacomo Nizzolo, qui se retrouve presque dans la posture d’un Sam Bennett avec le peu d’étapes aux sprints. Avec 50 – 35 – 25 – 18 – 14 points attribués aux cinq premiers de l’étape, le leader actuel du classement par points pourrait prendre le large sur Peto et espérer la même durabilité sur les étapes plus accidentées. Sagan ne compte cependant que 22 points de retard. Loin d’être un écart irrémédiable, le triple champion du monde sur route peut profiter d’une situation où le classement général semble se compliquer par son leader. Avec Emmanuel Buchmann qui près d’une minute 20 sur les principaux leaders, l’équipe pourrait se recentrer prochainement dans la quête d’étape et autour de la recherche du maillot ciclamen. S’il est une qualité indéniable pour Peter Sagan, c’est celui du placement. Toujours dans la bonne roue, la rampe finale se prête parfaitement à un train mené par Félix Grosschartner et Matteo Fabbro. Si Cesare Benedetti se sacrifiera avant, il faut espérer que Daniel Oss puisse être le dernier étage de la fusée pour emmener son sprinteur vers sa première victoire sur la 104e édition du Giro d’Italia.

La late attack est une option qui fait toujours peur pour les trains de sprinteurs lorsque l’on aborde un final technique. Cependant, la rampe de 12 % est sans doute trop courte pour réussir à faire une différence telle que les sprinteurs plus polyvalents et bien placés soient piégés. Mais les trains des leaders se doivent d’aborder ce kick dans les premiers pour éviter les cassures. S’il est une équipe qui maitrise cette art d’être en tête dans les moments décisifs, c’est bien celle des Ineos Grenadiers. La technicité du sommet pourrait faire des différences, très vite le peloton se retrouve au kilomètre et rentre dans des rues qui serpentent et se rétrécissent au fil des aménagements urbains. Jhonatan Narvaez pourrait profiter de ce travail de placement pour aller faire parler sa pointe de vitesse déjà vu lors du sprint intermédiaire de la deuxième étape.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Peter SaganPodium 🏅2.250.5 %Betclic — Wikipédia
Giacomo NizzoloVainqueur 🏆70.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Jhonatan NarvaezPodium 🏅 500.15 % L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Jhonatan NarvaezVainqueur 🏆 3000.1 %Betclic ou Zebet?
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Etape 5 Giro d’Italia 2021

177 kilomètres pour relier Modena à Cattolica pour 330 mètres de dénivelé positif. Comme un électrocardiogramme, plus c’est plat plus ça pue. L’étape en quasi ligne droite devrait être d’un ennui mortel. Une chance que les équipes de sprinteurs ne devraient pas laisser filer. Ce sont les Lotto Soudal de Caleb Ewan, les Alpenin Fénix de Tim Merlier vainqueur de la deuxième étape, les Codifis Solutions Crédits d’Elia Viviani et les Jumbo Visma de Dylan Groenewegen qui sont principalement attendus pour ramener dans les rangs les échappées matinaux. Avant de se diriger vers un sprint massif.

A près de 8 kilomètres et demi de l’arrivée, les équipes commenceront une grosse bataille de replacement pour rester en tête du peloton. A ce moment, la grande majorité des équipes à l’avant sera les équipes de leaders. Désireuse de ne pas se faire piéger par la moindre cassure avant la barrière fatidique des 3 kilomètres. Synonyme de neutralisation des temps en cas de problème.

6.9 kilomètres de l’arrivée : un carrefour giratoire qui signifie que le peloton s’étire naturellement en son passage.

6.4 kilomètres : rétrécissement en biffurquant sur la gauche de la roue.

6.1 kilomètres : ce n’est guère ici que le repositionnement pourra se faire avec un rond-point à prendre par la gauche.

Dans une longue rue serpentant, c’est à 4.8 kilomètres que les obstacles se représentent en travers de la route.

4.6 kilomètres : nouvelle occasion d’étirer le peloton avec un rond point à passer par la droite.

Avant un énième split dans un rond-point à passer par la gauche à 3.8 kilomètres du but.

3.4 kilomètres : encore et toujours un rond-point qui ne facilitent définitivement pas le remplacement.

3.2 kilomètres : le replacement ne peut se faire, il faut encore attendre.

3 kilomètres : la barrière kilométrique attendue pour les leaders est franchie, il ne leur reste plus qu’à rester alertes jusqu’à la ligne d’arrivée. Mais la question pour les sprinteurs est maintenant de se positionner devant les leaders.

Un repositionnement rendu compliqué par les ouvrages urbains.

Mais aussi par les nombreux virages comme à 2.7 kilomètres de l’arrivée.

Ou même à 2.6 kilomètres.

Voire des virages serrés comme à 2.2 kilomètres de l’arrivée.

En longuant la cote à 1.7 kilomètres de l’arrivée, la route va légèrement se rétrécir. Les coureurs tomberont sur de la une voie qui sera élargit en prennant la place des parkings.

1.2 kilomètres : un virage qui se prend sans toucher aux freins.

Pour retomber sur des routes qui ne sont pas larges lorsque l’on parle de sprint massif. Quand bien même les ouvrages amovibles en bétom sur la gauche seront enlevés et les places de parking sur la droite libérées.

Une étroitesse qui se confirme plus nettement ici.

900 mètres : dernier virage avant la ligne droite finale.

Un sprint somme toute technique où il est nécessaire d’être placé relativement tôt. Probablement à environ 5 kilomètres de l’arrivée. Pour éviter soit de rétrograder par le différents obstacles qui étire naturellement le peloton, soit d’être mal positionné aux 900 mètres et devoir faire des efforts trop tôt en vue du sprint final. Un repositionnement qui ne sera pas des plus simples dans la ligne droite finale, qui n’est pas la plus large pour un sprint massif.

Tim Merlier arrive en favori après sa victoire à Novara. Mais ce sprint ne lui scie guère. D’abord, parce que le belge a un défaut qui est celui du placement. Qui lui cause beaucoup de problèmes lors de nombreux sprints.

Mais surtout parce que le sprint du jour se fera vent de face, ce qui implique de déclencher son sprint le plus tard possible. Seulement non content d’avoir peu de visuel sur la ligne droite finale et de voir la ligne d’arrivée dans les derniers instants. Merlier est un sprint long, qui a pour habitude de déclencher son sprint tôt. Le sprinteur de la Alpecin Fénix nous fera-t-il une Ackermann ? C’est grandement possible. Dans ces conditions, le gain d’étape s’éloigne assez naturellement de meilleurs qui devra être au dessus de la meute pour s’imposer.

Un sprint qui aime le vent de face est bien Caleb Ewan. Mais l’australien a souffert du mauvais placement lors du premier sprint et globalement dans bon nombre de sprints cette saison. Ce qui lui a coûté un certain nombre de victoires alors qu’il apparaît comme le sprinteur le plus rapide du plateau. Son train à l’instar de tous les sprinteurs est déminué sur le Giro, ce qui n’est pas sans le contraindre. La question de la forme peut se poser lorsque l’on sait que l’aussie est l’un des meilleurs grimpeurs des sprinteurs purs. Lâché dans les premières difficultés de la troisième étape alors même que des sprinteurs comme Fernando Gaviria ou Elia Viviani ont accroché le wagon est relativement désappointant. Pocket Rocket vient avec l’objectif de gagner une étape sur les trois Grands Tours cette année. Il est probablement normal qu’Ewan ne soit pas à 100 %. Mais pour prétendre à la victoire du jour, il faudra être bien placé. Le coureur de la Lotto Soudal doit se resaissir.

De nombreux doutes planés autour de Dylan Groenewegen. Sa quatrième place à Novara aura montré quelques enseignements. D’abord dans les derniers mètres, le néerlandais semble encore un peu sur la retenue en évitant au maximum le contact. Mais les raisons d’être optimiste sont grandes. Comme on peut le voir à 3 kilomètres de l’arrivée, le sprint de la Jumbo Visma en jaune était en tête. Frottait jusqu »à jouer des épaules avec les coureurs de la Israel Start Up Nation pour garder la roue d’Edoardo Affini. Son train s’est ensuite mis en position avec une remontée de David Dekker. Avec de si gros rouleurs, un Groenewegen bien positionné est forcément mis sur orbite. Un candidat plus que redoutable pour la gagne.

Max Kanter | Team DSM

Quand on parle de trains de leaders devant être placés avant les trois kilomètres, les DSM étaient très bien placés à Novara. Un travail dont pourrait tirer profit Max Kanter. Option privilégiée lors de l’étape de Canale. Mais les difficultés ont eu raison du sprinteur lourd. Emmené par Nikias Arndt, Kanter a un réel coup à jouer. Le très bon positionnement de son train pourrait lui être profitable. Lui qui a accroché deux podiums sur son premier Grand Tour, lors de la dernière Vuelta.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Dylan GroenewegenPodium 🏅2 0.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Dylan GroenewegenVainqueur 🏆6.5 0.5 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
(cote boostée)
Max KanterPodium 🏅 120.25 % Betclic — Wikipédia
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Etape 4 Giro d’Italia 2021

187 kilomètres entre Piacenza et Sestola pour un dénivelé positif total de 3078 mètres. Une étape avec un final qui semble proposer une bataille entre les meilleurs puncheurs du peloton et les leaders du classement général. Une étape où le Giro peut assurément se perdre, à défaut de s’y gagner.
La deuxième moitié suggère un terrain difficile à maîtriser. Une réelle opportunité pour les échappées. Mais ceux qui auront pris la poudre d’escampette pourront-ils rallier l’arrivée sans être rattrapés. La victoire de Taco van der Hoorn, nous rappelle que rien n’est figé dans le marbre. Et que même lorsque les échappées matinaux ont une chance infime de gagner, la probabilité n’est jamais nulle pour autant.

LES CHANCES DES ECHAPPEES D’ALLER AU BOUT

Les plus de 80 kilomètres menant à Ciano d’Enza sont totalement plats, ce qui facilite un filtrage des échappées. D’ordinaire plus les chances des échappées sont grandes, plus le peloton a tendance à voir une succession d’attaques interminables jusqu’à ce que le groupe soit autorisé à prendre le large. Toute la question est de se demander :

  • la taille du groupe d’échappée
  • sa composition en terme de profil de coureurs

Pour cette dernière question, s’il est un impératif, c’est qu’un homme peu dangereux au classement général final ne soit présent dans la bonne du jour. Un homme dangereux actuellement n’est pas un véritable problème en vérité, s’il ne l’est pas pour le classement général à Milan. Les Ineos Grenadiers peuvent et même se devront de se débarasser du poids du maillot à un moment donné en première semaine. Sans, ils n’ont pas à subir le poids de la course dans la défense du maglia rosa. Et peuvent donc économiser une énergie précieuse en vue d’une troisième semaine extrêmement éprouvante.

Le vent au départ jusque Parme, c’est-à-dire sur les 60 premiers kilomètres est totalement de face. Non content d’être défavorable, le vent sera fort, estimé entre 25 et 30 kilomètres par heure. Dans ces conditions, une échappée de gros rouleurs est plutôt à envisager. Peu voudront tenter le baroude avec un vent défavorable toute la journée durant. A moins que le groupe ne soit si conséquent qu’il ne soit trop compliqué voire impossible à gérer. Mais sur un relief si plat, il est plus aisé de faire un filtrage des échappées et d’accorder un crédit à un groupe dont le nombre est plus facile à maîtriser. Le peloton bataillera-t-il dans une journée dantesque jusqu’au pied de la première difficulté ? Très probablement pas.

Avec une journée dantesque, les positions doivent être assez conservatrices avec peu d’équipes prêtent à l’offensive. Durcir la course dans les différentes ascensions de la journée et prendre des risques dans les descentes semble relativement inopportun dès la première journée où le relief est difficile. Néanmoins une fois que la taille du groupe est déterminée et que sa composition l’est aussi. Pour condamner les chances des échappées, il faut qu’une ou plusieurs équipes se mettent en chasse.

QUI POUR MENER LA CHASSE ?

Image

Les Ineos Grenadiers vont-ils défendre le maillot ? C’est toute la question. De prime abord, la réponse semble négative. Filippo Ganna n’est pas en mesure de résister aux offensives dans la dernière difficulté. De plus, il serait bienvenue de se décharger du poids de la course en vue de la troisième semaine. Pourtant l’italien sur ses terres a confié en interview qu’il défendrait ses chances demain. Mais attention à ne pas s’y tromper, défendre son maillot ne veut pas dire faire rouler léquipe pour autant.
Avec Remco Evenepoel, troisième du GC à 20 secondes tout comme son coéquipier, Joao Almeida, quatrième, la Deceuninck Quick Step apparaît en tête de liste pour mener à bien cette tâche. L’occasion est parfaite pour l’équipe belge de revêtir le maglia rosa. Ces deux leaders ont une parfaite raison chacun d’aller à la rencontre du maillot : établir une hiérarchie claire entre les deux hommes. le portugais trouve sur le papier une étape à sa portée et fait figure de leaders le plus rapide au sprint. Quand le jeune belge lui peut, compte tenu de toutes les inconnus autour de sa capacité de récupération sur trois semaines et globalement de ses conditions de reprise de la compétition, se tester dans un rôle de leader du GC sur un Grand Tour.

Tomorrow our focus will be entirely on George. We are here to ride a good GC with him.

ARTHUR VAN DONGEN

Deuxième du GC, Tobias Foss pourrait voir son équipe roulait aussi. Bien que le directeur sportif des Jumbo-Visma annoncait la veille vouloir tester Tobias Foss pour le classement général en ne le bridant pas uniquement au rôle de grégario de luxe de George Bennett. Le chemin inverse semble être pris. Plusieurs inconnus demeurent autour du norvégien, notamment sa capacité à tenir dans un final si ardue. Et pourtant, Foss peut tant prétendre au maillot rose si tel est le cas qu’au maglia bianca (maillot blanc de meilleur jeune). Si les Killer Wasps ne sont pas attendus pour mener la chasse, ils peuvent néanmoins mettre la main à la pâte.
Ce sont plutôt des équipes comme la UAE émirates tant pour Diego Ulissi que Davide Formolo, les Bora hansgrohe pour Emmanuel Buchmann ou même les Israel Start-Up Nation pour Dan Martin qui apparaîssent comme les équipes les plus probables en vue d’un gain d’étape (et éventuellement un maillot de leaders pour le premier dans cette hypothèse).

Le final devrait commencer dans une bataille pour le placement dans la difficulté non répertoriée de Montecreto en vue d’être bien en tête du peloton pour aborder la descente vers le pied de Sestola.

Versant par lequel Giulio Ciccone s’est imposé en 2016, la descente vers Fanano fera l’objet de toutes les attentions pour se pas retrouver piéger ou trop loin pour aborder la dernière difficulté du jour.

Le Colle Passerino : 4.25 kilomètres répertoriés à 9.9 %, un véritable coupe-pattes. Avec un sommet situé à 2.45 kilomètres, que des leaders se marquent est possible mais qu’ils n’en profitent pas pour s’expliquer est inenvisageable. Encore une fois, en début de Giro, l’épreuve ne s’y gagne pas mais peut s’y perdre ou se tendre.

Image

Pentue avec des pourcentages jusqu’à 16 % sur un bitûme qui par endroit ne rend guère. Les probabilités d’attaques avec un fort vent de dos sont d’ailleurs accrus à l’endroit même de ladite photo. Il ne restera que 1.75 kilomètres (à 9.8 %) avant le sommet.

Un final tortueux, pas totalement en descente. Ce qui favorise un groupe ou une victoire en solitaire suivant les écarts au sommet du Passerino.

Peu de visuel sur la courte portion descendante.

Un dernier kilomètre tortueux qui est favorable à ou aux hommes de tête.

Un dernier virage à négocier à 400 mètres de la ligne d’arrivée.

100 derniers mètres

UNE EXPLICATION ENTRE LEADERS INEVITABLE ?

Si explication entre leaders il y a, alors les puncheurs auront fort à faire pour accrocher le wagon de tête. La difficulté semble trop longue pour une bonne majeure partie d’entre eux. L’absence des ogres slovènes, Tadej Pogacar et Primoz Roglic est une bénédiction pour les grimpeurs du peloton qui n’auraient sans doute eu que des miettes à se partager sur ce type de profil.

Sans les deux monstres, le nom qui ressort naturellement est celui de Simon Yates. Le Passerino semble cousue-main pour le britannique. Leader impérial en 2018, il avait alors explosé en chassant tous les lièvres : défense du maillot, bonifications, victoires d’étape. S’agira-t-il comme sur la Vuelta qu’il a remporté à l’expérience. Le marquage sur l’étape du jour semble la meilleure option pour ne pas se découvrir trop tôt.

Le plus à même de porter ce rôle est bel et bien Remco Evenepoel. Etre co-leader lui permet de jouer plus facilement la carte offensive où son binôme n’a juste qu’à suivre les roues. L’offensive est d’ailleurs priviligiée. Le belge l’aura démontré lors du sprint intermédiaire de la deuxième étape, le sprint n’est pas son point fort. Mais peut-on lui en vouloir ? S’il est un coureur qui a peu sprinté dans sa courte carrière tant professionnel qu’amateur, c’est bel et bien R.EV. Véritablement dominateur chez les juniors, les seuls courses qu’il n’a pas remporté sont des épreuves/étapes où il n’a pas fini en solitaire (14 sur 27). Aucune victoire au sprint. La Deceuninck pourrait jouer le coup du Picón Blanco lors du Tour de Burgos avec son duo. Une étape qu’Evenepoel avait remporté et où Almeida avait pris la 5e place ou comme sur lAlto da Fóia à Algarve. Deux Tours que le jeune prodige avait remporté avant son terrible accident.

J’ai vu que Remco a vraiment une forme incroyable sur une des dernières ascensions. Je l’ai vu sur le gros plateau et je me suis dit « wow il a une forme fantastique »

Filippo ganna

La forme semble plus que présente quand on écoute les bruits qui se murmurent à l’extérieur et au sein du peloton. A en croire Pippo lui-même.

Un autre coureur qui tient une forme incroyable à en juger par sa performance sur le contre-la-montre de Turin et qui aime les forts pourcentages est bien Aleksandr Vlasov. Le leader de la Astana arrive après un Tour des Alpes réussi notamment sur les ascensions clés du Kaunergrat Piller Sattel et du Boniprati. Sa performances sur l’Angliru l’an passé tend à démontré que le russe aime les forts pourcentages et ne devrait partir d’une montée sélective. Ce qui devrait pêche au moins pour la gagne, ce sont ses capacités au sprint où il est apparu dominé a bien des occasions comme au Tour des Alpes sans être totalement ridicule face à deux hommes prétendus très rapide à savoir Simon Yates et Pello Bilbao.

C’est d’ailleurs ce dernier qui pourrait être un des prétendants sous les radars. Pello Bilbao est aligné en leader de rechange. Ce qui implique qu’il ne doit pas perdre de temps en première semaine pour pallier à toutes défaillances de Mikel Landa. Rapide au sprint sans doute le plus rapide avec Almeida sur le papier, quand bien même son sprint face à Ion Izagirre sous-tend le contraire. Le basque est aussi un coureur qui excelle lorsque les conditions climatiques sont apocalyptiques. Une aubaine et une occasion de victoire pour la Bahreïn-Victorious. Bilbao a cette marge de manœuvre grâce à la présence de Landa qui lui permet de passer à l’offensive. Et si celle-ci échoue ? Son sprint est bien meilleur que celui d’Evenepoel. Ce qui lui donne l’ascendant dans bon nombre de scénarios.

PRONOSTICS

CoureursType de Classementcotemisebookmakers
Remco EvenepoelVainqueur 🏆100.25 % L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
Pello BilbaoPodium 🏅80.25 %Betclic — Wikipédia
Pello BilbaoVainqueur 🏆300.25 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Aleksandr VlasovPodium 🏅5.50.5 %Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Simon Yates et Dan Martin Podium 🏅110.25 %(cote boostée)
L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 3 Giro d’Italia 2021

190 kilomètres entre Biella et Canale pour un dénivelé positif total de 1869 mètres. Une étape où le profil suggère un final dynamique pouvant brouiller les cartes d’un sprint massif au profit d’un sprint réduit. Mais le final ne peut-il pas être encore plus explosif ?

Le final commence avec la difficulté de Piancanelli. Longue de 5 kilomètres à 5.9 %, la montée pourrait permettre de commencer à durcir la course pour faire sauter quelques sprinteurs. Mais avec un sommet à 67.8 kilomètres de l’arrivée n’est pas trop tôt sur un début de Grand Tour ? L’opération paraît plus probable lors d’une classique. Et pourtant, la tentation pour certaines équipes de leaders de distancer des concurrents à la victoire finale pourraient être grande.

Si les routes n’y sont pas des plus larges, ce qui favorise un peloton étiré. La majorité de la montée se fait sur des zones découvertes.

Si la majeure partie des lacets au pied se font dans une zone boisée où le vent ici défavorable n’a pas d’impact. C’est dans le vignoble que la partie devient intéressante. Avec un vent favorable, ce qui pourrait inciter aux mouvements tôt dans la course. Une course rendue encore plus nerveuse par le mauvais temps puisqu’il est annoncé des averses toute la journée.

La descente se fera avec un vent défavorable.

Mais le placement y est important puisque les routes n’y sont pas larges et par endroit techniques. De quoi morceler encore plus un peloton qui pourrait être en pièces détâchées si une équipe se destine à profiter de cette étape pour dynamiter la course.

Il faudra pourtant envisager un retour de l’arrière sur les 10 kilomètres menant à Castino. Ce qui devrait normalement favoriser une course d’attente avant l’enchaînement des difficultés finales.

Près de 5 kilomètres à environ 5 %, une nouvelle occasion pour certaines équipes de durcir la course et faire passer par la fenêtre quelques sprinteurs les plus purs. A ce stade, il restera 45,5 kilomètres à parcourir.

Une courte descente sans difficulté technique qui permettra d’enchaîner avec la prochaine difficulté.

Manera : 5.3 kilomètres à 5.4 %

Une nouvelle occasion de durcir avec un sommet à 36.2 kilomètres de l’arrivée.

Mais les 18 kilomètres menant au pied de Guarene seront sans doute un frein à toute action et surtout un terrain de chasse où à la fois les équipes de sprinteurs et les Ineos Grenadiers peuvent faire rentrer les plus remuants dans les rangs. Cette dernière difficulté répertoriée (2.8 kilomètres à 7.1 %) se doit être le secteur clé de la course.

Des tentatives inévitables par plusieurs aspects :

  • sa difficulté : 7.1 % de moyenne et une pente maximale avoisinant les 17 % ;
  • un visuel limité dans les rues Plata et Garibaldi ;
  • un second sprint intermédiaire placé au sommet offrant 3, 2 et 1 secondes de bonification aux trois premiers au sommet ;
  • un sommet situé à 14.9 kilomètres de l’arrivée.

Mais les 10 derniers kilomètres offrent où il sera compliqué d’aller chercher un sprint massif.

Une dernière occasion pour une late attack dans le repecho d’Occhetti de 500 mètres à 6.3 %.

Suivi d’une courte descente à 5.5 kilomètres de l’arrivée sur des routes étroites qui ne facilitent pas l’organisation d’une chasse.

Jusqu’à virer à 4.7 kilomètres du but où le visuel s’étend et la route retrouve de sa largeur.

800 mètres à l’arrivée : un premier virage qui oblige à être placé en tête en cas d’arrivée en groupe plus ou moins conséquent.

Un semblant de « rond-point »… En vérité, un virage à négocier dans la foulée à 700 mètres.

Un dernier passage technique où le placement est primordiale à 500 mètres mais qui encore une fois se passe plus vite que ce que le plan peut laisser suggérer.

Pour débouler à 400 mètres sur la ligne droite finale.

Avec un final vent de dos d’une vitesse de 18 km/h, un temps pluvieux, des routes étroites et un enchainement de difficulté, le final s’annonce explosif.

UN SPRINT REDUIT INEVITABLE ?

Certaines équipes de sprinteurs auront tout intérêt à durcir la course en vue de se débarasser des sprinteurs les plus purs du peloton à savoir Dylan Groenewegen, Tim Merlier, Caleb Ewan, Fernando Gaviria et Elia Viviani.

Filippo Ganna ne s’y trompe pas lorsqu’il constate que l’étape est cousue-main pour Peter Sagan. Mais d’aucuns ne le conteste. La Bora Hansgrohe est attendue pour mener la chasse en vue du gain d’étape pour son sprinteur maison en quête du maillot cyclamen. Peto a montré toute sa forme récemment. Mataro sur le Tour de Catalogne n’était que le prémisce de ce que nous avons vu en Romandie. Sous une étape rendue nerveuse par la pluie et plus sélective par le vent et les difficultés, le triple champion du monde a dompté un peloton réduit avec autorité en enfermant astucieusement Patrick Bevin pour remporter l’étape de Martigny. Il en est de même lors de la dantesque étape d’Estavayer. Où malgré les difficultés jugées trop dures pour le slovaque, ce dernier est allé chercher la deuxième place derrière Marc Soler, vainqueur en solitaire.

L’équipe allemande devrait miser sur son sprinteur vedette, objet de toutes les attentions pour le mercato à venir. Pour l’aider dans la chasse, la Qhubeka Assos de Giacomo Nizzolo pointe en tête de liste pour être un allier de circonstance. L’équipe sud-africaine peut rêver du gain d’étape avec son sprinteur polyvalent qui aime les journées difficiles. En vue depuis la reprise à Besssèges, sa deuxième place la veille dans un sprint ne lui convenant pas totalement montre l’étendue de son talent. Sa durabilité sur un terrain vallonnée comme celui-ci n’est plus à démontré après sa compagne de classiques belges. Deuxième notamment lors de Gent-Wevelgem derrière Wout van Aert. Rien de bien étonnant tant on sait que l’italien s’est déjà montré sur des courses comme Le Samyn, Kuurne-Bruxelles-Kuurne, A travers la Flandres, etc.

Toute la question de leur équipe sera de trouver la balance parfaite pour durcir les difficultés sans mettre en difficulté tant leur sprinteur que leurs éléments en vue de garder de la main d’oeuvre pour le final et de rester prudent dans les parties un peu plus techniques des différentes descentes. La difficulté de Guarene pourrait être un obstacle de taille avec des leaders se mêlant à la zizanie et désorganisant le groupe. Notamment une Deceuninck Quick Step en recherche des bonifications avec Remco Evenepoel déjà remuant au second sprint intermédiaire de Novara. Et éventuellement Joao Almeida à l’arrivée qui dans une course d’usure, où peu de sprinteurs sont présents, peut faire parler de sa pointe de vitesse étant le plus rapide au sprint. L’aide précieuse de Rémi Cavagna et de Mikkel Honoré en parfait leadout pourrait le mener à bien dans sa quête et un gain d’étape à la clé. Sa 8e place à Mataro (maillot blanc de meilleur jeune) sans forcer son talent et sans être dans la roue de son coéquipier n’est pas sans montrer que le portugais est rapide. Une vitesse déjà vue à Chiusdino en portant le leadout de Julian Alaphilippe et surtout dans les sprints réduits de Monselice et Tortoreto du dernier Giro.
Mais sur ces attaques attendues que les Ineos Grenadiers pourraient mettre la main à la patte pour défendre le maillot de Filippo Ganna et garder le sésame quelques jours de plus. Difficile avec tant de main d’oeuvre d’échapper à un sprint réduit.

D’autres équipes cependant pourrait être tenter d’aller chercher les bonifications tant au sommet de la Guarene qu’à l’arrivée avec une potentielle sélection. L’étape de mardi à Sestola devrait convenir soit à un puncheur ou soit un leader. Si les intérêts de la DQS avec son duo de leader à 20 secondes chacun de Pippo ne sont plus à démontrer, d’autres restent en embuscade. Gianni Moscon du côté des britanniques peut assurer l’intérim en ne pointant qu’à 26 secondes. L’italien de la Ineos s’est montré véritablement renaissant sur le Tour des Alpes. A l’époque pré-Covid, évoquer une telle situation pourrait paraître improbable. Mais l’ADN de l’équipe s’est réécrite, les britanniques n’hésitent plus à passer à l’attaque.

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On peut tout autant penser à Alberto Bettiol qui n’est qu’à 29 secondes. Sa 12e place lors du contre-la-montre d’ouverture n’est pas sans montré que l’italien est en forme notamment en signant un excellent premier intermédiaire (7e place). De retour au top après un printemps mitigé, gêné par une blessure. Dans une configuration à la façon du Tour des Flandres, l’italien pourrait profiter d’être sous les radars des Grenadiers tant le coureur de la EF Education Nippo n’est pas un danger pour le classement général. Offensif et aimant la pluie, Bettiol a une deux opportunités pour gagner du temps et ravir un temps le maillot rose.

Les UAE émirates sont très certainement l’équipe qui avec la DQS peut véritablement jouer sur l’offensive dans le final. L’équipe a plusieurs cordes à son arc. D’abord, en misant sur la double casquette de Diego Ulissi dont les capacités de puncheurs ne sont plus à démontrer et qui ne pointe qu’à 32 secondes de Top Ganna. L’italien rapide au sprint peut tout autant tenter d’aller chercher un accessit sur l’arrivée à Canale. Mais dans ce cas, la vitesse n’est pas suffisante pour faire la nique à des sprinteurs de la trempe de Sagan ou Nizzolo qui apparaissent comme les deux grands favoris de la journée. Ce que peut tenter Alessandro Covi qui a déjà montré au Giro dell’Appennino l’an passé qu’il avait la vitesse nécessaire pour faire partie des tout meilleurs. Sa 5e place à Martigny ne pose pas de doute sur sa durabilité sur ce type d’étape. Ce qui jete le doute, c’est la capacité des émiraties à faire bloque dans un tel sprint. Trop désorganisés lors du Tour de Romandie, les coureurs du golfe persique n’ont jamais réussi à faire front commun ensemble. D’abord à Martigny où Covi et Marc Hirschi ont été autorisés à faire leurs propres sprints. Le lendemain à Saint Imier où Ulissi, Hirschi et Rui Costa ont fait une nouvelle fois jouer la carte personnelle au détriment d’un sacrifice pour le collectif. Une situation similaire le surlendemain à Estavayer où les trois n’ont pu faire front commun.

Mais attention à ne éliminer trop vite les Ineos pour un sprint réduit. Jhonatan Narvaez est sur le papier, leur homme le plus rapide. L’équatorien aura montré une belle pointe de vitesse la veille sur le deuxième sprint intermédiaire. Gêné par une blessure plus tôt dans la saison, la petite balle de fusil des britanniques ne devait pas être présent sur le Giro. Le remplacement d’Ivan Sosa lui a laissé une place jusqu’ici inespéré. Si la forme de la semaine Coppi e Bartali de l’an passé est présent et qu’il est autorisé à faire le sprint, Narvaez peut aller chercher une nouvelle étape sur le Tour d’Italie après sa victoire l’an passé sous la pluie à Cesenatico.

PRONOSTICS

Coureurstype de classementcotemisebookmaker
Felix GrosschartnerVainqueur 🏆 220.3 %Zebet
Koen BouwmanVainqueur 🏆 400.2 %Betclic
Koen BouwmanPodium 🏅 120.2 %winamax
Matteo FabbroVainqueur 🏆 650.15 %Winamax
Matteo FabbroPodium 🏅 130.15 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com

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Etape 2 Giro d’Italia 2021

179 kilomètres pour relier Stupinigi et Novara pour un cumul risible de 706 mètres de dénivelé positif. Un GC forcément resserré après un court contre-la-montre dans les rues de Turin. Une occasion franche pour les équipes de sprinteurs. Comment dans de pareilles conditions en début de Tour peut-on échapper à un sprint massif ? Avec un condensé d’étape pour sprinteurs en première semaine (2, 5, 7 et 10), le temps presse pour les hommes les plus rapides qui n’auront en deuxième et troisième semaine que l’étape 13 et 17 pour se mettre quelque chose sous la dent. Ce qui laisse à penser que bon nombre abandonneront en cours de vol.
Etonnament, la chasse ne reposera pas sur les épaules de la Deceuninck Quick Step. L’équipe belge vient sans sprinteurs sur un Grand Tour, une grande première et une marque de sa volonté de briller au classement général final. Ce sont donc sur d’autres équipes… Belges notamment qu’il faudra compter pour prendre la chasse à leur compte. La Lotto Soudal sans réel leader pour le classement général fait partie de ces équipes misant sur le sprint. Avec Caleb Ewan dans ses rangs, l’équipe pilotée par Marc Wauters à une bien belle occasion d’accrocher un premier succès sur cette 104e édition du Giro d’Italia. Appuyé sans doute par la Cofidis Solutions Crédits qui chercherait un troisième succès sur le Giro en sept participations après les victoires de Damien Monier en 2010 et Rik Verbrugge en 2006. Une équipe totalement articuliée autour de son sprinteur local à savoir Elia Viviani. C’est sans nul doute accompagné des UAE Team Emirates pour Fernando Gaviria que les fuyards seront maîtrisés.

Chaque final d’étape à son lot de tension. C’est encore plus vrai sur les premières étapes sur les Grands Tours. Où la nervosité d’un sprint à venir s’entrechoque avec la nervosité des équipes de leaders qui souhaitent ne pas subir de cassures avant la neutralisation des temps à trois kilomètres de l’arrivée. Ce sera le cas dans les marées à près de 6 bornes de l’arrivée. Bien que le peloton accélèrera naturellement par ce jeu d’une bataille de position et de nervosité palpable à une vingtaine de kilomètres du but, comme à l’accoutumé.

Les équipes y frotteront pour être dans les premiers de cordée avant l’approche du changement de direction à 4 kilomètres de l’arrivée qui devait étirer naturellement le peloton.

S’en suit 2.6 kilomètres pour mener aux abords de la périphérie de Novara.

1.4 kilomètres de l’arrivée : le placement commence à être crucial avec un rond-point à négocier en empruntant la première sortie.

Un véritable billard pour dérouler son train.

700 mètres de l’arrivée : un dernier obstacle à négocier (à prendre à droite de préférence).

200 mètres : l’endroit idéal pour lancer son sprint.

Un vent de face léger (7km/h) toute la journée dont une petite partie vent de face entre 4 kilomètres et 1.4 kilomètres de l’arrivée, pour conclure par une sprint vent de côté.

PEUT-ON ECHAPPER A UN SPRINT ?

La Deuceninck Quick Step arrive sans sprinteur, ce qui laisse deux options aux coureurs de l’équipe belge. Economiser du jus en vue des étapes à venir ou dynamiter le final.

A la flamme rouge, une succession d’ouvrage urbaine dans des rues serpentant offre une occasion parfaite de late attacks. Mais la tâche semble ardue pour s’extraire d’un peloton lancé. Les probabilités de succès d’un tel mouvement sont presque nulles. Si une attaque doit dynamiter le final, c’est donc plus loin du but. Rémi Cavagna apparaît en tête de liste pour ce genre d’opération. Mais sa marge sur Filippo Ganna lui permettra-t-il une occasion ? A seulement 18 secondes, les Ineos Grenadiers devraient veiller aux grains. D’autant que les britanniques seront forcément bien placés et lancés pour permettre à leur leader de ne pas subir de cassures et donc de pertes de temps. De plus, le TGV de Clermont ên quête de sa première victoire de la saison. Ce qui le rendait extrêmement offensif. Une victoire acquise sur le contre-la-monde de clôture du Tour de Romandie devrait l’assagire.

Toutes les équipes de sprinteurs présentent sur le Giro d’Italia par la difficulté de parcours aligne un train de sprinteurs plus faibles qu’à l’accoutumé ou parfois totalement remanier. Sur la papier Dylan Groenewegen est le sprinteur le plus rapide. Sa période de suspension à la suite de l’incident au Tour de Pologne qui a failli coûté la vie à Fabio Jakobsen semble avoir été bénéfique physiquement pour le néerlandais de la Jumbo-Visma.

Son physique sur le contre-la-montre était impressionnant. Nul doute que le multiple vainqueur d’étape sur le Tour de France a pris de la masse. La puissance qui en découle et qu’il pourrait dégager sur le sprint est sans conteste la clé de la réussite. La hiérarchie dans l’équipe est claire, Groenewegen est le sprint numéro 1.

u début, je me suis dit que c’était dommage car j’aurais eu mes chances sur le Giro. Bien sûr, j’attendais cela avec impatience, car lors de l’UAE Tour, tout s’est bien passé dans les sprints. La confiance était là. Donc c’était décevant au début, mais j’ai aussi compris Dylan. Il a tellement gagné, a tellement de crédit et a un grand statut au sein de l’équipe. Je pense qu’il est normal que je doive sacrifier mes chances pour cela. Dans le Giro, je vais surtout avoir un rôle de soutien pour Dylan. J’espère pouvoir jouer un rôle important dans le dernier kilomètre. En plus de cela, je veux acquérir de l’expérience, apprendre des choses de Dylan avant et pendant la course. J’aime la façon dont il attaque et dont il aborde certaines situations. C’est la chose la plus importante

david dekker
Tim Merlier sort en force des pavés : "Gagner si tôt, dans la saison, est  important pour le moral" - DH Les Sports+

C’est pourquoi Tim Merlier peut profiter de la situation pour s’imposer. Comme Caleb Ewan, le belge peut par occasion comme au Tirreno-Adriatico souffrir de problème dans son placement. Heureusement, le sprint est peu technique. Ce qui lui ouvre la voie. La qualité des sprints de Pocket Rocket à laisser à désirer cette saison. Sur le papier l’autralien de la Lotto Soudal est le plus rapide derrière Groenewegen. Mais son train est apparu faible cette saison, voire effacé. La marge de manoeuvre pour Merlier est donc un peu plus grande sur un sprint en World Tour. Le train avec Alexander Krieger, Dries de Bondt, Oscar Riesebeek et Gianni Vermeersch est relativement nouveau. Comme les autres, les automatismes ne sont pas en place. Mais le belge arrive en confiance avec trois succès au compteur et des victoires autoritaires au Samyn et à la Bredene Koksijde Classic. Le gros point négatif réside dans l’absence de Jonas Rickaert, poisson pilote attitré du belge. C’est pourquoi Krieger devra très vite pallier et faire tout aussi bien que son coéquipier.

Sur le train qui se connait le mieux est celui de la Cofidis Solutions Crédits. Elia Viviani est entouré de son frère Attilio, de son poisson pilote Fabio Sabatini et du sprinteur plus polyvalent Simone Consonni. La victoire à Cholet montre que l’italien a retrouvé de sa superbe après un Tour UAE convainquant. Jamais bien loin de la mettre dans le mille. Le seul point négatif a posé pour le champion d’Europe 2019 repose sur la non compatibilité avec Consonni qui n’a pas vraiment fait ses preuves par le passé. Mais c’est sans doute sur le travail de Sabatini qui figure parmi les meilleurs poissons pilotes du monde qu’il faudra compter pour aller chercher un premier succès sur le Giro.

PRONOSTICS

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Tim MerlierVainqueur 🏆 5 0.35 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Elia VivianiPodium 🏅 2.85 0.65 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Etape 1 Giro d’Italia 2021

Un contre-la-montre d’ouverture du Giro d’Italia plat comme la main.

8.6 kilomètres : un format court et intense où rares sont les virages à négocier. Ce qui favorise un maintien quasi-constant de la position de CLM, c’est-à-dire les mains sur les prolongateurs, la tête baissée et le visage longeant les avants-bras. Un parcours somme toute pour pures spécialistes où il faut à la fois être puissant et le plus aérodynamique possible.

Un départ de la Piazza Castello

400 mètres : un rétrécissement en passant sous une arche où il faudra négocier vitesse et précision en naviguant entre les rails de tram.

Pour prendre de la vitesse sur 200 mètres dans une légère portion en faux plat descendant.

800 mètres : le premier virage à régocier à fond les ballons.

Un véritable billard Corso S. Maurizio pendant 960 mètres où il n’y a qu’un seul mot ordre : PUSH, PUSH HARDER THAN YOU CAN !

1.8 kilomètres : un nouveau virage à négocier sans l’ombre d’une difficulté tant la voie est large.

2.9 kilomètres : ne pas se fier aux virages suggérer par le plan, encore une fois aucune difficulté pour entrer dans le Parc del Valentino.

3.1 kilomètres : même problématique, full gas period !

4.7 kilomètres : la première relance du circuit. Plus de la moitié du parcours aura alors été parcouru (54.65%)

200 mètres plus loin, un rond-point à prendre sans poser les mains sur les freins pour passer sur la rive Est du Pô.

5.1 kilomètres : à l’image du parcours, pas vraiment de technicité. Un bon nombre du peu de virages à négocier se prennent pleine balle.

Même démonstration 100 mètres plus loin où aucune raison valable d’être sur les freins.

Un rond-point pris par la gauche sans forcer.

5.8 kilomètres : dernière potentielle relance

50 mètres plus loin, l’accès au Corso Moncalieri pouvant se passer sans encombre pour négocier les 2.76 kilomètres restants.

6.4 kilomètres : 300 mètres de faux plat montant à négocier, juste sur la puissance pure avant 200 mètres de faux plat descendant.

Près de 2.8 kilomètres à l’image du CLM : APPUYER COMME UNE BRUTE.

Le premier départ aura lieu à 14h, tous les coureurs s’élanceront de minute en minute jusqu’au dernier partant à 17h03. Les premiers partants auront un vent de 11-12 km/h contre 9 km/h pour les derniers. Une différence risible somme toute avec un vent léger mais qui peut avoir son importance dans un contre-la-montre si court où chaque gain marginal peut jouer pour la gagne.
A ce jeu, l’impact du temps joue pour 1.4 % à 14 h, 0.9 % à 15 h, 0.1 % à 16 h et -0.5 % à 17 h. C’est donc une différence à watts égales de 3 secondes qui peut être mesurée entre les premiers et derniers partants. Qui s’explique aussi par un vent pour 49.3 % de face pour les premiers partants de 14 et 15 h, de 48.5 % pour les partants de 16 h et 46.1 % pour ceux aux alentours de 17 h.

UN TRIUMVIRAT INDEBOULONNABLE ?

Filippo Ganna (départ 16h53) en champion du monde de la discipline s’aligne comme le favori de l’effort individuel chez lui. En délicatesse après une série de 8 victoires d’affilée depuis le 21 août 2020. 3e du chrono de San Benedetto del Tronto où il est détenteur du record du parcours depuis l’an passé, Pippo a enchainé les méperformances. Seulement 9e du prologue du Romandie en n’inscrivant que le 13e temps à l’intermédiaire. Le chrono de clôture a été tout autant une déception pour Top Ganna. Une vulgaire 10e place à 37 secondes de Rémi Cavagna. Pourtant tout n’est pas à jeter pour le quatruple champion du monde de la poursuite individuelle sur piste. Sur ledit chrono, le pointage entre l’intermédiaire et l’arrivée dont le profil lui était plus favorable que la première section, Ganna a signé le 4e temps. A 18 secondes cependant du TGV de Clermont. Une preuve néanmoins que la mécanique reste huilée pour l’italien des Ineos Grenadiers puisqu’il pointait au 17e temps à l’intermédiaire.

J’espère ne décevoir personne si je ne remporte pas le prologue, samedi à Turin. Les jambes n’étaient pas à 100% lors de la dernière épreuve mais j’ai pu récupérer avant le Giro et je me sens bien. Je souhaite donner de la joie aux Italiens

filippo ganna
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Après un Tour de Romandie érintant au service de ses leaders, Pippo a coupé une semaine en vue de refaire du jus pour le Giro. Mais ce repos forcé lui sera-t-il profitable ? Les performances des derniers temps n’ont-elles pas des raisons rationnelles ? Il est vrai que la préparation n’est pas la même cette année. D’abord, avec une coupure/reprise sur piste contrariée par le Covid-19 qui l’a forcé à la mise à l’arrêt trois semaines. Puis des stages en altitude aux Canaries sur les pentes du Volcan de Teide. Un moteur refaçonné pour les épreuves montagneuses. L’objectif annoncé est plutôt clair : les Jeux Olympiques avec la poursuite par équipe et le contre-la-montre sur route (sans la poursuite individuelle dont il est le maître incontesté et incontestable puisque l’épreuve a disparu de la liste en 2008). Le natif de Verbania (150 kilomètres de Turin), lui donnera-t-il ce boost pour vaincre dans son Piémont natal et remettre les pendules à l’heure italienne ?

Rémi Cavagna (départ 15h43) s’aligne comme son concurrent principal. Vainqueur du chrono de fermeture du romandie, le TGV de Clermont a enfin mis la balle au fond des filets. Lors du prologue de ladite preuve, le champion de France de la discipline n’a fait qu’une bouchée de Pippo signant le meilleur temps à l’intermédiaire (7 secondes de mieux) mais s’inclinant sur la seconde partie de 3 secondes sur l’italien et de 14 secondes sur Richie Porte et Rohan Dennis qui se seront donnés corps et âme dans l’arrivée punchy.
Le contre-la-montre de Turin correspond parfaitement aux caractérisques de Cavagna qui peut s’y exprimer à merveille. 2e malheureux à Gien pour 8 dizièmes puis 2e à Banyoles en Catalogne, le TGV est désormais dans la cour des grands. Mais est-ce étonnant pour celui qui sur une partie totalement plate du chrono de la planche des Belles-Filles avait inscrit le premier temps à l’inter 1 (14.4 km), 14 secondes de mieux que Tom Dumoulin. Un TGV de Clermont qui se doit de pointer désormais à l’heure.

Remco Evenepoel (départ 16h52) serait sans doute devant son coéquipier dans la liste des favoris sans sa chute au Tour de Lombardie, l’an passé. Malheureusement, la période de convalescence a eu des effets sur son physique. Si le phénomène a perdu « sa graisse de bébé », c’est 4 kilogrammes de moins sur la balance avec un poids affirmé et annoncé de 59 kilos. Un désavantage lorsque l’on parle d’effort individuel où le rapport poids/puissance est de mise.

Mais attention à ne pas se fourvoyer, R.EV est l’un des coureurs les plus aérodynamique sur un vélo de chrono. Dès la sortie des juniors, Remco s’est illustré chez les professionnels. Terminant 3e du CLM de Pocino à San Juan (12 kilomètres). Le résultat le plus désapointant restant le ITT de Romandie (15e) mais le jeune belge n’a guère loupé les podiums depuis qu’il est néopro. 4e à une seconde du podium dans un effort similaire au Tour de Belgique, Remco n’a en confrontation directe avec Pippo jamais perdu de duel :

  • Champion d’Europe à Alkmaar
  • 2e des mondiaux d’Harrogates derrière Rohan Dennis
  • Vainqueur à San Juan
  • Vainqueur à Algarve

« A l’impossible, Remco Evenepoel n’est tenu« . Gagner le contre-la-montre du jour sera compliqué pour un retour en grâce. Mais le coureur vedette de la Deceuninck Quick Step s’est longement préparé. Asurrément, le lionceau est prêt. S’il est un poids plume qui peut réussir cet exploit, c’est le jeune prodige. L’avantage du contre-la-montre d’ouverture, c’est que l’effort est solitaire. Nul besoin de rythme de course, la forme est juste nécessaire. Si le petit Cannibale est aligné, c’est au moins que celle-ci est présente. Paradoxe des ambitions au GC, Remco Evenepoel peut très bien signer un départ tonitruant sans pour autant aller que le manque de rythme ne lui pèse plus tard dans la course.

UN PODIUM OUVERT

Ce sont sans doute, les incertitudes autour de la forme de Filippo Ganna et de la gestion du retour de Remco Evenepoel qui ouvre la voie aux outsiders.

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Joao Almeida (départ 16h29) est probablement la tête de liste de cette foule qui frappe à la porte. 6e à Al Hudayri, 7e à San Benedetto del Tronto et 3e à Banyoles, ses récents résultats lui offre une place de choix parmi les leaders du GC. Sans doute la première au regard de ses résultats sur les trois chronos de l’an passé :

  • 2e à Palerme
  • 6e à Valdobbiadene
  • 4e à Milan

Le problème majeur réside dans ses résultats dans des efforts solitaires courts et plats comme au Tirreno-Adriatico et aux Emirats Arabes Unis où Almeida n’a fait que des fonds de Top 10. Est-ce l’intensité de l’effort où Almeida doit réhausser le niveau aujourd’hui ou un manque de watts ?

Victor Campanearts (départ 14h02) aurait été, au moins l’an passé, un nom maintes fois ressorti. Pourtant il n’en est rien. Ses récentes déclarations sur un recentrement de sa spécification pour les classiques. Lui ont fait délaisser l’effort individuel. Sa 30e place sur Paris-Nice n’en est que la démonstration. Sa 8e place aux mondiaux d’Imola a été une véritable déception alors qu’il n’avait guère loupé de podiums en 2020 qui s’est pourtant cloturé par une deuxième place à Milan. Mais si Campy semble avoir tourné la page des contre-la-montre avec sa non-sélection pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Un regard attentif pour les suiveurs Zwift sera porté pendant son échauffement où il sera communautaire : https://teamqhubeka.com/victor-campenaerts-to-warm-up-for-giro-ditalia-time-trial-on-zwift

Un triplé Deceuninck Quick Step envisageable sur le contre-la-montre du jour ? Alberto Bettiol (départ 14h02) aurait y jouer les trouble-fêtes. Auteur d’un retour en forme après un hiver compliqué, l’italien s’est illustré sur le contre-la-montre de San Benedetto del Tronto où il a pris la 6e place. Dauphin dans la même seconde, en 2019, de Pippo sur les champions nationaux. L’italien s’est illustré par le passé sur des efforts courts et plats comme à San Benedetto del Tronto. Mais pour rêver de rose, le coureur de la EF Education Nippo doit retrouvé le niveau de 2019.

Aucune description de photo disponible.

Tobias Foss (départ 15h33) fait forcément parler de lui quand on parle de TT d’ouverture du Giro. 3e l’an passé, le norvégien est attendu de tous depuis qu’il est sorti vainqueur du Tour de l’Avenir 2019. Sur le chrono similaire du Tirreno-Adriatico, il aura pourtant été en déça des espérances. Cependant, le chrono de Bilbao est venu rectifier le tir avec une belle 4e place. Le jeune espoir des Killer Wasps peut profiter d’un matériel à la pointe, ce qui confère un avantage sur des efforts individuels. Si la forme est là, le podium ne sera pas loin.

Team Jumbo-Visma cycling on Twitter: "🇮🇹 #TirrenoAdriatico Except his  fast time, @edoardo_affini feels there was more to it.… "

Mais chez la Jumbo, il n’est pas en reste. Edoardo Affini (départ 15h56) peut tout autant prétendre à une belle place. Bien que tout autant décevant lors du contre-la-montre de San Benedetto del Tronto, l’italien champion sur piste apprécie ce genre d’effort court et intense. C’est sur les traces de 2018/2019 qu’il doit surfer pour briller sur le tracé du jour. A la pointe chez la Jumbo-Visma, Affini doit profiter de l’axe développe et performance de l’équipe en vue des Grands Tours.

Bevin delivers ISN a third consecutive top-10 Paris-Nice | Israel Start-Up  Nation

Ce Giro d’Italia pourrait être le retour au sommet de plusieurs coureurs ayant connu des déboires l’an passé. Patrick Bevin (départ 16h55) fait partie de ceux-ci. Mais tout indique que la forme est présente après des Tour du Pays Basque et de Romandie en vue au sommet de son art. Paddy pourrait frapper fort après sa 7e place dans le même temps que Tadej Pogacar (5e) sur le chrono de Bilbao.

L’option du départ tardif se révèle être la meilleure. C’est pourquoi le duel Evenepoel/Ganna à 16h52 sera le centre de l’attention. Avantage pour le belge au vue des performances de Pippo qui semble à court de forme sur l’effort individuel. La cote boostée de par l’aspect value est un inconditionnel, notamment parce que le différentiel du weather impact n’est que d’une seconde.

PRONOSTICS

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Remco EvenepoelVainqueur 🏆 3.750.5 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Remi CavagnaVainqueur 🏆 50.5 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
(cote boostée)
Tobias FossPodium 🏅 240.25 % Campagnes Unibet sur la France avec Gambling Affiliation. Deal CPA et  Revenu Share
Edoardo AffiniPodium 🏅 180.25 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com
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Giro d’Italia 2021 Classement Général Preview

Du samedi 8 au 30 mai, le Tour d’Italie, premier Grand Tour de la saison 2021, va s’élancer pour sa 104e édition. Un total de 3 479 kilomètres à parcourir sur les 21 étapes, dont deux contre-la-montre individuel (pour 38.9 kilomètres au total). 

Description du Giro d’Italia 2021

SEMAINE 1

Étape 1 : Torino – Torino (8.6 kilomètres)

Une étape d’ouverture avec un court contre-la-montre entièrement plat qui offrira le premier maillot rose à un spécialiste ou déjà à un leader ayant des aptitudes prononcées dans l’effort individuel. Bien que l’essentiel soit l’établissement d’une première hiérarchie entre les leaders en forme et ceux dont la condition devrait être optimale plus tard dans la course.

Étape 2 : Stupinigi – Novara (179 kilomètres)

Première occasion que les équipes des hommes les plus rapides ne devraient pas laisser filer. Un premier sprint massif à n’en pas douter.

Étape 3 : Biella – Canale (190 kilomètres)

Un sprint mais sera-t-il massif ou réduit avec une élimination des sprinteurs purs dans l’enchainement des quatre difficultés qui composent les 80 derniers kilomètres ? Dont le sommet de la dernière n’est située qu’à 15 kilomètres de l’arrivée.

Étape 4 : Piacenza – Sestola (187 kilomètres)

Un profil digne d’une étape pour une échappée. Mais avec un enchainement de difficulté dans sa seconde partie, la montée finale du Colle Passerino (4.3 kilomètres à 9.9 %) promet un final explosif entre les leaders au CG et les puncheurs du peloton.

Étape 5 : Modena – Cattolica (177 kilomètres)

Une nouvelle occasion royale pour les sprinteurs mais aussi et surtout pour les échappées publicitaires.

Étape 6 : Grotte di Frasissi- Ascoli Piceno (160 kilomètres)

Une énième étape profilée pour une échappée victorieuse. Une occasion d’avoir une course dans la course. Mais surtout l’opportunité pour une équipe sans réelle ambition pour le classement général final d’endosser le maillot rose comme le fit Valerio Conti en 2019 dans une étape similaire. Une manière pour les favoris de se libérer du poids de la course et préserver leur effectif en vue de la troisième semaine.

Étape 7 : Notaresco – Termoli (181 kilomètres)

A chaque sprint sa particularité : cette fois-ci une arrivée en faux plat montant tortueux où le placement sera plus que toutes les autres fois la clé.

Étape 8 : Foggia – Guardia Sanframondi (170 kilomètres)

Un équilibre difficile à trouver mais les échappées matinaux auront des occasions franches de mettre la balle dans le fond des filets. Une arrivée profilée puncheur où encore une fois les différences entre leaders seront minimes.

Étape 9 : Castel di Sangro – Campo Felice (158 kilomètres)

Une arrivée gravilloneuse qui n’est pas sans rappeler le Colle del Finestre. Une étape assurément où le Giro ne s’y gagne pas mais où il peut s’y perdre.

Étape 10 : L’Aquila – Foligno (139 kilomètres)

Un sprint très probable dans une étape courte à la veille d’une journée de repos. Vu le nombre d’offrandes faites aux sprinteurs, certaines équipes ne devraient pas laisser filer pareille opportunité.

SEMAINE 2

Étape 11 : Perugia – Montalcino (162 kilomètres)

La fameuse étape des Strade Bianche au lendemain d’une journée de repos. Une étape qui en 2010 était dantesque et a vu des écarts importants entre les hommes du GC. Vincenzo Nibali y avait perdu plus de deux minutes sur Cadel Evans. Une étape charnière en vue de la victoire finale.

Étape 12 : Siena – Bagno di Romagna (212 kilomètres)

Les Apennins ne laisseront que peu de répits au peloton avec une étape où la montagne peut accoucher d’une souris comme être un arbre qui cache la forêt.

Etape 13 : Ravenna – Verona (198 kilomètres)

Sprint, point barre.

Étape 14 : Cittadella – Monte Zoncolan (205 kilomètres)

Le mythique Monte Zoncolan… Bien que par son versant le plus facile. Les 14.1 kilomètres à 8.5 % dont les trois derniers à 13 % et des pentes maximales à 27 % établiront une hiérarchie très claire entre les leaders pour le GC et ceux qui devront malheureusement revoir leurs objectifs. Christopher Froome y ressussita en 2018, en sera-t-il de même pour un leader paraissant à la ramasse ?

Étape 15 : Grado – Gorizia (147 kilomètres)

Une étape aux portes de la Slovénie promise à une échappée. Les slovènes de la Barhaïn Victorious seront-ils de sortie sur leur terre ?

Étape 16 : Sacile – Cortina d’Ampezzo (170 kilomètres)

A la veille d’une journée de repos, les leaders auront un terrain parfait pour s’expliquer entre hommes forts avec un enchainement quasi ininterrompu entre trois cols à plus de 2 000 mètres d’altitude. Un dénivelé positif faramineux de 5710 mètres, un véritable cauchemar.

SEMAINE 3

Étape 17 : Canazei – Sega di Ala (193 kilomètres)

Les journées de repos sont pour certains difficiles à digérer et pourtant il faudra avoir le coeur bien accroché pour entamer la dernière semaine. Avec une arrivée au sommet dès son entame. Une situation qui voit pour la majorité des cas, beaucoup de coups d’épée dans l’eau quand le programme qui suit est jugé trop corsé (aka 2017).

Étape 18 : Rovereto – Stradella (231 kilomètres)

Dernière occasion pour les sprinteurs de s’exprimer dans un final pour le moins des plus compliqués à gérer. D’autant que la fatigue accumulée peut offrir de véritables chances aux échappées.

Étape 19 : Abbiategrasso – Alpe di Mera (176 kilomètres)

Première étape du duo final avec un final de 9,7 kilomètres à 9 %.

Étape 20 : Verbania – Valle Spluga Alpe Motta (164 kilomètres)

Un dénivelé positif total condensé dans la seconde partie d’étape qui ne voit aucune vallée. Une étape de tous les possibles où les renversements peuvent et devront avoir lieu. Une étape tracée pour la dramaturgie.

Étape 21 : Senago – Milano (30.3 km)

Presque un inconditionnel, le contre-la-montre de clotûre à Milan peut bouleverser une dernière fois la hiérarchie établie. On aura en mémoire Tom Dumoulin reprenant le maillot rose à Nairo Quintana en 2018.

Que penser de cette 104e édition ?

Un Giro comprenant très peu de contre-la-montre. L’effort individuel ne devrait jouer dans la finalité qu’une influence mineure. Le chrono d’ouverture est trop court pour établir une hiérarchie avec des certitudes.
La troisième semaine est titanesque, ce qui promet techniquement une stratégie assez conservatrice avec une première et deuxième semaine sur la défensive. Quid des enchainements des étapes de la troisième semaine ? La dernière étape montagneuse peut à elle seule résumer le Giro 2021 et être le lieu de tous les va-tout. Au détriment d’étapes précédentes plus dynamitées.

UN TRIO DE TÊTE FEBRILE

Egan Bernal, vainqueur du Tour de France 2019, s’aligne avec la ferme intension de découvrir le Giro d’Italia et de tout faire pour le gagner. Mais si les données Strava et le début de saison du colombien des Ineos Grenadiers montre que le coureur de 24 ans est en forme. Ses problèmes de dos le poursuit et il doit désormais composer avec la douleur qui en résulte.

Tout va dépendre de la façon dont mon dos répond. Si tout va bien alors je me concentrerai sur le classement général et la bataille pour le maillot rose. On prendra les jours les uns après les autres car je n’ai pas couru depuis deux mois. C’est inutile de faire des fausses promesses.

Egan bernal – La Gazzetta dello Sport

C’est pourquoi l’équipe britannique mise aussi sur Pavel Sivakov pour s’aligner en leader de rechange. Un « as in the hole » qui devrait pallier à toute défaillance de son leader. Sans sa chute sur le Tour des Alpes, le franco-russe s’affichait comme le coureur le plus en forme avec Simon Yates.

Le britannique de la Bike Exchange justement est l’un des hommes en grande forme en vue du Giro. En démonstration sur le Tour des Alpes, Yates n’a jamais paru si aérien que sur les pentes du Prati di Tivo lors du Tirreno Adriatico. Où il semblait en mesure d’égaler Tadej Pogacar sur les pentes escarpées du col des Abruzzes. Seulement si Simon Yates a l’habitude des coups d’éclat, c’est aussi pour son inconstance qu’il est réputé. Archi dominateur du Giro 2018, il aura alors implosé en chassant sur tous les tableaux. La Vuelta a Espana aura montré que la leçon a été retenue. Gare d’être en forme trop tôt dans un Tour d’Italie qui impose une gestion milimettrée.

C’est pourtant du côté de la Deceuninck Quick Step que les yeux seront rivés. Remco Evenepoel, véritable phénomène découvre les courses de trois semaines dans des conditions peu ordinaires. Victime d’une chute spectaculaire par dessus le parapet d’un pont lors du Tour de Lombardie, l’an passé. Le belge décrit comme le digne successeur d’Eddy Merckx n’a depuis pas repris part à une compétition. Le pari semble osé de remporter son premier Grand Tour à sa première participation. Un exploit remontant à Bernard Hinault en 1978. Le manque de rythme pêchera-t-il ? Pour sûr, rien ne remplace le rythme des compétitions accumulées. Aucun jour de course ressemble à un coup de poker avec 2/7 dépareillés. Le manque d’expérience se fera-t-il ressentir ? Il est vrai que R.EV est réputé pour être un coureur fougueux. Capable de partir dans des raids solitaires de l’impossible. Les risques de rechute liée à sa fracture du bassin sont-ils totalement éradiquer ? Seul le poids de trois semaines nous le dira.

Le bilan physique est désormais dressé, le jeune belge ne pèse plus que 59 kilogrammes soit 4 kilos de moins qu’avant son incident. Le coureur est plus svelte, moins gras. Un avantage indéniable dans la haute montagne. Mais au détriment de ses performances dans l’effort individuel ? Les questions sont pour l’heure sans réponses.

Ce sont avec beaucoup d’inconnus avec lesquels la DQS doit composer. Cela étant dit, l’équipe belge n’a rarement affiché une équipe si compétitive sur un Grand Tour. Les hommes de Patrick Lefévère sont réputés pour écraser les classiques printanières mais rarement les classement généraux des GT. Les récentes déclarations de l’équipe et de Remco Evenepoel vont dans le sens d’un leadership affirmé sur les épaules de Joao Almeida, 4e du Giro 2020. Le portugais épaulé par James Knox, Mikkel Honoré et Fausto Masnada comptera faire tout aussi bien. Si ce n’est mieux. Cependant, que ce soit l’an passé que cette année sur les pentes de Vallter 2000, Port Ainé ou du Prati di Tivo, Almeida n’a jamais figuré parmi ceux capables de figurer sur le podium et encore moins de remporter le classement général du Giro.

DES OUTSIDERS EN EMBUSCADE

A n’en pas douter la Barhaïn Victorious a une équipe redoutable sur le papier. Mikel Landa sera entouré d’une armada pour aller décrocher son premier Grand Tour.

Je suis satisfait de ma forme actuelle. Après le Tour du Pays Basque, j’ai eu quelques jours de repos. Avant mon sixième Giro d’Italie, j’ai passé quelques semaines dans un camp d’entraînement en altitude au Teide. J’ai eu de bonnes conditions et j’ai travaillé dur et très bien. Je me sens très bien maintenant, et je crois que je suis en parfaite forme pour mon objectif principal de la saison 2021. J’ai toujours réalisé de très bonnes performances sur le Giro d’Italia. Mon record du général était 3ème en 2015 et 4ème en 2019. J’ai également remporté deux étapes au Giro 2015. Le Giro est une course que je connais assez bien et je me sens très en confiance avec mes coéquipiers. Je pense que nous avons une équipe exceptionnelle autour de moi, donc je pense que ce sera un très, très bon mois

Mikel Landa

Sa reprise au Trofeo Laigueglia puis son convainquant GP Industria & Artigianato ont été le prémice de ce que Landa peut faire de mieux lorsque le basque est en grande forme. Rassurant sur les pentes du Prati di Tivo sans être dominateur. Le leader affiché de la Barhaïn Victorious aura montré sur les pentes d’Ermualde qu’il était un prétendant pour le Giro à venir.

En vue du maillot rose, l’équipe aligne à ses côtés ses deux moteurs slovènes : Jan Tratnik et Matej Mohoric. Mais c’est véritablement sur Rafael Valls, Damiano Caruso et Pello Bilbao qu’il faudra compter en haute montagne. Ce dernier d’ailleurs n’est pas totalement réduit au rôle de coéquipier. Puisqu’il est un co-leader ou du moins un plan B en cas de défaillance de Landa. On le sait celui-ci à la fâcheuse habitude de trainer sa misère en attirant la malchance. Bilbao a l’avantage d’être un grégario qui figure toujours parmi les meilleurs au CG : 16e lors du Tour de France 2020 en appui de Landa ou même 6e lors du Giro d’Italia 2018 en appui de Miguel Angel Lopez. Ses aptitudes dans l’effort individuel et sur les efforts pour puncheurs lui donne un ascendant sur Landa en première semaine. Mais c’est sans doute l’étape reine à près de 6 000 mètres de dénivelé qui pourrait rebattre les cartes du côté de la Barhaïn. Profitant du relief et d’une journée érintante, il pourrait retourner la situation en sa faveur à la façon d’un Richard Carapaz en 2019. Il est vrai que Bilbao est l’un des meilleurs coureurs sur les courses à plus de 4 500 mètres de dénivelé positif. Dans une étape où le classement général doit se jouer au sortir de la deuxième semaine, rien ne figer dans le marbre pou

PRONOSTICS

Coureurstype de classementcotemisebookmaker
Felix GrosschartnerVainqueur 🏆 220.3 %Zebet
Koen BouwmanVainqueur 🏆 400.2 %Betclic
Koen BouwmanPodium 🏅 120.2 %winamax
Matteo FabbroVainqueur 🏆 650.15 %Winamax
Matteo FabbroPodium 🏅 130.15 %L'expresso Sur Winamax : L'avis Des Professionnels, Bloggers et Joueurs -  PokerEnLigne.com

Etape 21 Giro d’Italia 2020 Preview

Un dernier tour et puis s’en va. La cuvée 2020 du Giro d’Italia se termine comme l’année dernière par un chrono de fermeture.

Plat, en très léger faux plat descendant sans vraiment de relance. Seulement neuf virages sur les kilomètres, ce contre-la-montre est une affaire de spécialistes. Les grosses cuisses sont attendus.

Le dernier kilomètre est technique, il ne faudra pas partir à la faute. Et comme un pied de nez, les derniers 500 mètres sont signalés pavés…

… enfin ce ne sont pas les pavés de Paris-Roubaix.

Evidemment un tel CLM, avec ce qu’ils ont montré. Filippo Ganna est le grand favori pour ravir une quatrième victoire d’étape quand Rohan Dennis malgré les efforts consentis devrait être son dauphin. Ne reste qu’une place sur le podium.

Thomas de Gendt reste ma tête de liste pour la médaille de bronze. Véritable bête à rouler, le parcours lui scie à merveille. 3e l’an dernier à Verona, c’est un adepte des très bonnes places sur les TT. La distance est relativement la même, à un kilomètre 300 près. Sur le chrono de l’étape 14, TDG nous a montré une dernière partie de chrono stratosphérique pour aller chercher la 4e place d’un chrono exigeant. Nul doute que le belge sera dans le haut du panier tant il est reconnu pour être une bête à rouler et ne jamais faire un chrono en dedans, surtout sur un Grand Tour.

https://www.meteoblue.com/fr/meteo/prevision/multimodel/milan_italie_3173435

Une météo fort peu changeante, il n’y a absolument aucun avantage à tirer d’un départ tôt ou tard.

L’élément qui dégage une forme en ce moment est Josef Cerny. Vainqueur à Asti, le coureur de CCC est pour l’heure toujours en recherche d’un contrat professionnel pour l’année prochaine. Véritable bête à rouler, c’est sans doute le spécialiste le plus en forme.

6e du CLM d’ouverture, le Tchèque aura fini a une honorable 5e place au TT du Processo. Mais c’est sans doute le détail de ses temps intermédiaires qui montre sa puissance :

  • INTER 1 (avec le mur)
  • INTER 1 A INTER 2
  • INTER 2 À INTER 3
  • INTER 2 À ARRIVÉE

Des temps canons qui nous montre la force de Cerny dans l’effort individuel.

PRONOSTICS

Thomas de Gendt podium : 8 – 0.3% (Betclic)

Josef Cerny podium : 2.5 – 0.2% (Betclic)

Pour ceux qui ne l’aurait pas remarqué, c’est un TdG podium remboursé si Cerny podium à la mano

Etape 20 Giro d’Italia 2020 Preview

Honteux, désolant, rassurant… Nombre sont les qualificatifs qui peuvent entourer la modification de parcours de cette dernière étape. Si les conditions climatiques menaçaient le Stelvio et le col d’Agnello. Ce sont les pouvoirs publics français qui ont eu raison de ce dernier et du col de l’Isoard.

Profil Etape 20 du Giro d’Italia 2020 @ RCS

Exit les plus de 5300 mètres de dénivelé positif, l’étape du jour est totalement revue à la baisse. Si la distance n’évolue pas, le dénivelé est à la baisse… largement. Seulement guère plus de 3400 mètres de dénivelé. Et pourtant, loin de se faire une fausse idée, avec un podium et une victoire finale se jouant sous les 20 secondes. L’étape est promise à un feu d’artifice.

Couper la tête de l’Hydre Sunweb

A l’image d’Hercule face à l’hydre de Lerne, Tao Geoghegan Hart doit couper des têtes. La première d’entre-elles : celle de Wilco Kelderman. Inférieur au néerlandais dans l’exercice de l’effort solitaire, le britannique doit reprendre du temps. Pointant à 15 secondes, le coureur de la Ineos Grenadier doit chercher à reprendre au moins une minute demain. Si l’étape du Stelvio a montré les limites de l’actuel porteur du maillot rose en montagne comparé à la jeune génération. Elle a aussi révélé ce que tout le monde pressentait : Jai Hindley est plus qu’un coéquipier. C’est un co-leader dont TGH aura du mal à se défaire. Pour se faire, les Ineos Grenadier doivent s’atteler à plusieurs travaux.

Capturer les cavaliers d’Alba

Qui dit dernière étape de montagne avant un contre-la-montre de clôture à Milan, dit nécessairement une dernière occasion pour les baroudeurs. Ils seront donc nombreux à vouloir tenter leur chance. D’autant que la Sunweb verrait d’un bon œil, l’échappée prendre le plus de champ possible. Seulement deux obstacles viennent se dresser sur la route de la bonne échappée. Le premier étant le relief.

Avec 100 premiers kilomètres d’un plat quasi-total, la lutte devrait être longue pour prendre l’échappée. Chaque équipe voudra nécessairement y être représentées. Cela implique que si la Sunweb souhaite faire rideau rapidement, il y aura toujours une équipe pour relancer le coup. Quoi qu’il en soit, la lutte ne devrait pas durer en longueur (plus d’une heure), de crainte de ne condamner définitivement les chances de succès de l’échappée. Et il est un moment où le peloton stoppera les velléités. Pour un temps… Puisque le second obstacle va se dresser sur la route des fuyards de manière inéluctable.

La Ineos Grenadier sera à coup sûr l’équipe qui se mettra en chasse. Tao Geoghegan Hart ne pointant à 15 misérables secondes de Wilco Kelderman et 3 minuscules secondes de Jai Hindley, l’équipe britannique verrait d’un bon œil rafler les bonifications à l’arrivée. Des secondes gratuites sur lesquelles on ne peut cracher lorsqu’on est l’équipe des gains marginaux. L’échappée est donc condamnée par le travail d’un homme capable de maîtriser à lui seul un groupe de fuyards. Filippo Ganna devrait très vite être mis à contribution en se relayant avec Salvatore Puccio. Les deux hommes devront être solides car ils ne seront guère aidés par d’autres équipes dans cette tâche. Hormis une équipe ayant loupé le coche et désireuse de chasser l’étape malgré la bataille promise entre leaders. Les Ineos comptant en moins Geraint Thomas et Jhonatan Narvaez, la gestion d’effectif est primordiale. Chaque élément du train infernal que l’on a pu connaître dans ces grandes gloires passées (pas si longtaines) doit étinceler de durabilité pour mener à bien la mission  » Tao en rose « . Une fois le faible écart stabilisé, la vraie partie commencera à Perosa Argentina où Ben Swift, Jonathan Castroviejo et Rohan Dennis feront leur œuvre. Ici, les coureurs débuteront une longue ascension à l’image de Val Thorens et ses 33.4 kilomètres à 5.5% sur le Tour de France 2019.

Son pendant italien sera la première montée vers Sestrières : 38 kilomètres à 3.8%. Une longue montée inexorable où l’écrémage par l’arrière devrait se faire sous le tempo des hommes de Dave Brailsford.

Dompter le circuit final

Le sommet de Sestrière sera franchi trois fois. Une première fois à 52.1 kilomètres de l’arrivée, une deuxième fois à 26.7 kilomètres et une troisième fois au bout des 190 kilomètres de course. Toute la question est de savoir quand les Ineos décideront d’imprimer un si gros tempo que Wilco Kelderman lâchera. La première devrait être la bonne réponse.

Sur la dernière, il semblera trop tard pour mettre au moins la minute d’écart à ce diable de néerlandais. Et sur la seconde, la stratégie des Sunweb devrait totalement changer la donne.

L’équipe néerlandaise a deux voies qui s’offrent à elle :

  • miser sur Wilco Kelderman
  • miser sur Jai Hindley

Chaque carte ayant son moment précis dans la course au maillot rose.

Asphyxier le Lion d’Amersfoort

Les apparences en cyclisme sont rarement trompeuses. Visiblement à la peine sur l’énorme relai de Jai « Indley » comme Gigi aime à l’orthographier, Kelderman n’a jamais plié sur les pentes du Piancavallo. Ce sont sur les pentes du Stelvio sous l’impulsion de Rohan Dennis qu’il a finalement rompu. Comptant un débours de 46 secondes au sommet sur le trio de tête composé de Rohan Dennis, Tao Geoghegan Hart et Jai Hindley. Ne concédant aucune seconde dans la descente. C’est pourtant sur les pentes plus clémentes menant au Lac de Cancano que le néerlandais est apparu en perdition. D’abord rattrapé et aussitôt déposé par le duo Jakob Fuglsang / Pello Bilbao. Le décompte à l’arrivée fut lourd : 2’18 ».

L’objectif de demain résonne comme un bis repetita : lâcher le plus vite le maillot rose et le mettre hors de portée. Le dilemme de la Sunweb devrait être vite résolue : plus loin de l’arrivée Kelderman est lâché, plus Hindley a de liberté. Plus près de l’arrivée Wilco craque, plus Jai doit l’aider et se laisser décrocher.

La pièce maîtresse d’une victoire finale de Tao Geoghegan Hart au Classement Général devrait une nouvelle fois résider dans le travail de Rohan Dennis qui aura été tout simplement monstrueux sur les pentes du Stelvio signant un temps d’ascension de 1 heure 11 minutes et 7 secondes. La même performance est attendue sur les pentes de la première ascension.

Capturer la biche de Perth

Une fois, Kelderman lâché dans la première des trois ascensions de Sestrière. Jai Hindley n’aura d’autre choix que de devenir le leader de substitution de la Sunweb. Sauf qu’un problème demeure, l’australien doit se débarrasser du britannique. Impossible si ce dernier a encore des coéquipiers. Qui l’aideront nécessairement à revenir sur un Hindley entreprenant. Le maillot blanc doit donc attendre d’être isolé avec son dauphin pour tenter le coup. La mission de Rohan Dennis est donc double : imprimer un gros tempo et tenir le plus longtemps possible le groupe de tête. De préférence en laissant les jeunes se départager dans la montée finale. Une situation nécessairement à l’avantage de Tao Geoghegan Hart qui n’aura jamais été attaqué par Jai Hindley dans la montée de Torri di Fraele. Une opération qui aurait pourtant été bénéfique en désorganisant le relai de TGH en l’obligeant à changer de rythme pour favoriser si ce n’est pas un retour, au moins une perte de temps moindre pour Wilco Kelderman. Un indice qui indique que l’aussie devait être proche de la rupture et s’accrochait bec et ongles à la roue du coureur d’Ineos. La nécessité d’Hindley d’attaquer pour reprendre du temps du Geoghegan Hart devrait d’une part être au désagrément de son coéquipier. Mais à l’avantage du britannique qui n’aura plus sur le porte-bagage un poids mort.

Descendre vers Cesana Torinese

Loin d’être technique, la descente vers Sestrières est rapide.

Elle se fera avec un vent léger mais trois quart face, ce qui rend nécessaire le fait que Rohan Dennis soit le plus longtemps possible avec son leader pour ne pas perdre du temps dans la descente.

Tuer les oiseaux du GC

Si la lutte pour la victoire semble se résumer à Tao Geoghegan Hart contre la Sunweb, les leaders malheureux du GC ont une dernière occasion soit de renverser le Giro. Ce qui apparaît comme peu probable. Soit d’aller chercher un assessit. Un lot de consolation qui pourrait être à l’avantage de Tao Geoghegan Hart qui trouverait de la main d’œuvre supplémentaire dans une chasse au maillot rose. Cela étant dit, plus le matelas sera faible sur Kelderman, plus la question des bonifications s’imposera. La situation de Piancavallo avec Kelderman offrant sur un plateau d’argent l’étape à Geoghegan Hart ou celle de San Giovanni Rotondo l’an passé où Valerio Conti s’emparant du maillot rose avait laissé la victoire à Fausto Masnada ne devrait se produire que si le débours est important et que Wilco Kelderman est en perdition.

Sans doute, Fausto Masnada peut faire figure de facteur x. Véritable lieutenant de Joâo Almeida, le coureur de la Deceuninck Quick Step est libre maintenant que le portugais pointe à la 5e place à 2’16 » du maillot rose. Architecte des 15 jours en rose de son leader, l’italien est membre d’un honorable Top 10. 9e à 6’46 », sa marge de liberté est grande. A l’aise sur les pentes du Piancavallo, l’ancien membre de la Android Gioccattoli est un véritable grimpeur. En atteste sa deuxième place au classement de la montagne de l’édition précédente. Terriblement efficace sur l’étape de Cascia lors de Tirreno Adriatico, il aura loupé de peu la gagne. Lors de l’arrivée de Sassotetto, il aura montré ses aptitudes dès que la route s’élève prenant une belle 7e place derrière le gratin prévu sur ce Giro (Simon Yates, Geraint Thomas, Rafa Majka, Alexander Vlasov et Wilco Kelderman). Le transfuge de la CCC s’inscrit comme un leader de choix pour l’ère Remco Evenepoel au sein de la DQS. Ses échappées successives corronnées par des places d’honneur à Ponte di Legno et Antholz démontre de sa caisse sur trois semaines. Nul doute que Masnada peut faire la nique même aux meilleurs comme il a eu l’occasion de le faire à Baselga di Pinè au Tour des Alpes 2019, devant un certain Tao Geoghegan Hart.

Vaincre le Géant de Sestrière

Sur une pente plus dure que celle prévue initialement. Les coureurs devaient grimper ce qui est aujourd’hui la descente, Tao Geoghegan Hart peut profiter en cas d’arrivée accompagnée de sa pointe de vitesse qu’il nous aura démontré avec toute son explosivité au cours des récentes étapes.

PRONOSTICS

Tao Geoghegan Hart podium : 2.35 – 1.15% (Winamax)

Fausto Masnada podium : 9 – 0.2% (Winamax)

Fausto Masnada vainqueur : 25 – 0.15% (Betclic)

Etape 18 Giro Italia 2020 Preview

Jour-J, c’est le grand jour ! Celui de l’étape reine du Giro et il ne devrait pas décevoir.

Profil Etape 18 Giro d’Italia 2020 ©️ RCS

5824 mètres de dénivelé positif, tout simplement indigeste… inhumain.

D’entrée les coureurs frapperont le Campo Carlos Magno. Ce qui signifie qu’il faudra avoir fait chauffer le moteur avant le départ sur le home-trainer comme pour un chrono. 3,2,1 partait ! L’échappée à l’image de l’étape de la veille devrait être fournie. Toutes les équipes pourraient y être représentées, excepté la Sunweb. Même la Deceuninck Quick Step pourrait y placer un pion.

Pour la DQS, l’objectif serait d’avoir un pion, à l’avant pouvant servir d’appui, qui ne se verrait pas distancer sous le tempo de la Sunweb. A vrai dire avec probablement le meilleur train en montagne et deux leaders au classement général (GC), cette dernière devrait garder tous ses éléments auprès de Wilco Kelderman et de Jai Hindley. C’est ainsi que Chad Haga, Nico Denz, Sam Oomen, Chris Hamilton et Martijn Tusveld devraient être en ordre de marche.

L’équipe belge aura tout intérêt de courir comme elle a couru jusqu’à présent : en laissant filer l’échappée. Faisant grimper les écarts, l’équipe néerlandaise devra prendre le peloton en main comme elle l’avait fait dimanche lors de l’étape de Piancavallo.

Si les près de 53 kilomètres qui séparent Lana (situé en bas de la descente du Passo Castrin) et le pied du Stelvio sont trop plats pour espérer des offensives dès le début d’étape. Ce répit est une bénédiction pour l’équipe de Wilco Kelderman pour faire fondre l’écart sur les échappées.

Avec un groupe conséquent, on pourrait croire que les chances des échappées sont grandes. Mais trois éléments viennent perturber les plans des baroudeurs.

  • UNE ÉCHAPPÉE QUI AURA DU MAL À S’ENTENDRE

Avoir trop de coureurs dans une échappée n’est jamais bon. D’une part, les équipes comme les équipes italiennes invitées, la AG2R, la Lotto Soudal, la CCC ou encore la EF Education First et même la Movistar n’ont plus que les étapes à jour. Les espoirs de podium au Général étant envolés. Elles se doivent d’être représentées à l’avant, de préférence en sur-nombre. De ce fait, si certains se sacrifieront pour que l’échappée prenne suffisamment de chance. Les meilleurs atouts pourront rester planqués au chaud à se faire oublier. Un premier signe de discord au sein du groupe de tête. D’autre part, les équipes de leaders n’ont d’intérêt à collaborer que pour passer des relais qui ralentissent l’échappée. En effet, les pions placés à l’avant par les Trek Segafredo, Astana, Ineos Grenadier, Bahreïn, Bora Hansgrohe ou NTT Pro Cycling voire des UAE-TEAM Emirates ne devraient pas chercher à collaborer. Leur rôle est simple : servir de relai pour leur leader en vue d’une attaque ou d’un possible esseulement. Créeant un peu plus une zizanie déjà omniprésente.

  • LE STELVIO EN JUGE DE PAIX

24.7 kilomètres répertoriés par l’organisateur à 7.5%, le Stelvio est un colosse. Un titan dont le pied débute à 911 mètres d’altitude pour grimper jusque 2757 mètres d’altitude. Faisant du mont des dolomites, la Cima Coppi (col le plus haut de cette 103e édition). Au delà des 2000 mètres, l’air se fait pauvre en oxygène. A partir de ce moment clé, les coureurs sont en dette d’oxygène. Il faudra être armé et aimé les hauteurs vertigineuses pour ne pas subir le poids de la course. Les écarts créés sur ce genre d’étapes peuvent vite se compter en minutes.

  • UNE DESCENTE, SOURCE D’INSPIRATION POUR LE REQUIN DE MESSINE

Après un écrémage naturel dans le Stelvio, la descente frappe les coureurs pour rallier les abords de Birmio à Premadio.

Dès ce dernier point, il ne restera plus que 15.5 kilomètres pour rallier le barrage du Lac de Cancano. D’où la nécessité d’avoir des points d’appui à l’avant qui devront soit essayer de suivre au Stelvio pour se sacrifier dans la montée finale, soit mettre en orbite son leader dans le Stelvio en permettant de creuser un écart conséquent.

  • UNE MONTÉE FINALE BEAUCOUP MOINS INDIGESTE

8.7 kilomètres à 6.8%, l’ascension finale est la plus simple de la journée. Bien évidemment avec une telle journée dans les jambes, les pourcentages peuvent vite devenir insoutenable aussi faibles soient-ils. L’attendre pour y faire l’écrémage aurait un parfum de « trop tard ». Tout coureur rêvant de général doit l’aborder en tête. D’abord parce qu’en son pied, le second sprint intermédiaire s’y trouve. Offrant 3″ de bonifications au coureur qui y passe en tête . Ensuite, parce que le dernier kilomètre est plat (seulement 0.3 minuscule pourcent). Enfin, parce qu’au bout se situe l’arrivée offrant 10 secondes de bonifications au vainqueur. Rien que pour cette aspect, Kelderman pointant à 15″ d’Almeida devrait être inspiré de tenter le baroude. Tout comme Tao Geoghegan Hart qui n’est qu’à une misérable seconde du podium et 2’42 » du leader de la Sunweb, favori à la victoire finale.

Nul doute que le plus fort se dégagera de cette journée infernale, pas de place au hasard. Il n’est donc pas un hasard de voir le britannique favori du jour. À l’attaque sur les pentes du Roccaraso, le leader de substitution de Geraint Thomas impressionne depuis. Auteur d’une attaque tranchante sur les pentes du Calaone à Monselice, il a toujours semblé serein jusqu’à présent. Véritablement aérien sur les pentes du Piancavallo, le coureur d’Inès Grenadier s’est certes imposée dans une victoire qui ressemble à une victoire « negociée ». Mais il semblait en mesure de faire mieux… Probablement beaucoup mieux. Avec presque 3′ de retard sur Kelderman avant un chrono de clôture à Milan, rien n’est fait pour le british qui rêve pour l’heure de monter sur le podium. Mais l’occasion est belle de tenter le va-tout. D’autant que sur le pente du Piancavallo où il semblait au rupteur et à l’arrivée de San Daniele del Friuli, Kelderman a paru friable. Dans la lignée de sa troisième semaine ultra offensive sur la Vuelta 2019, Tao Geoghegan Hart est à l’aise dès que la route s’élève. Tout pointe pour en faire le favori presque incontestable de l’étape du jour.

Lorsque l’on parle des dolomites, on ne peut exclure Vincenzo Nibali. Pointant à 3’31 » de João Almeida, l’italien n’a guère le choix. Il doit attaquer comme il l’a fait en 2017 dans l’étape mythique de l’enchainement Mortirolo-Stelvio-UmbrunPass. Une étape rendue célèbre par Tom Dumoulin s’y arrêtant pour satisfaire un besoin pressant. Que ce soit à Corvara en 2016, à Ortisei/St. Urlich en 2018 ou à Monte Avena l’an passé. Nibali répond très souvent présent dans les montagnes des dolomites. Ses atouts de descendeurs sont un avantage indéniable qui devrait l’inciter à l’attaque sur les pentes du Stelvio. Il est vrai que plus les hauteurs sont vertigineuses, plus le requin de Messine est à l’aise. Ne reste qu’un point d’interrogation : en a-t-il les jambes ?

PRONOSTICS

Vincenzo Nibali vainqueur : 12 – 0.25% (PMU)

Tao Geoghegan Hart et Vincenzo Nibali podium : 5.25 – 0.25% (Betclic)

Etape 17 Giro d’Italia 2020 Preview

Première étape du tryptique alpestre au dessus des 5000 mètres de dénivelé. Une étape redoutée qui pourrait totalement modifier le visage du classement général. A moins que la montagne n’accouche d’une souris 🤔

Profil Etape 17 du Giro d’Italia 2020 ©️ RCS

Avec 5650 mètres de dénivelé positif, la journée sera usante et pesante pour le reste de la course.

Avec 45 kilomètres de plat, le départ devrait être rapide. A l’instar de la journée de la veille, un gros groupe devrait réussir à s’extraire dans la montée de Forcella Valbona (et je ne parle pas d’un célèbre ex-marseillais). Nul doute des qualité de grimpette de l’échappée qui va y prendre le large. Lorsque le cap des 15 coureurs est passé, les statistiques tendent à montrer que les chances des échappées passent de presque 45% en haute montagne à plus de deux tiers. Les chances des fuyards sur une telle étape sont donc grandes. Mais quels éléments pourraient pencher en leur faveur ?

Une énième journée pour les baroudeurs ?

La montée finale devrait de prime abord être le lieu d’une guerre épique. Mais ce n’est qu’en apparence. A y regarder de plus près, la Madonna di Campiglio n’a rien d’insurmontable : 12.5 kilomètres à 5.7%, les pentes maximales s’élèvent à 9%. Presque décevant lorsque l’on compare aux autres autres du jour et à toutes les difficultés parcourues jusqu’alors tout au long de ce Giro. Le sommet est par ailleurs très roulant : 2.5km à 2.8%. Un faux plat montant en somme jusque la ligne d’arrivée. Pas de quoi espérer faire de grandes différences au sein des leaders du classement général.

Avec un vent trois quart dos toute la journée et de dos dans les 30 derniers kilomètres à partir de Tione di Trento, les chances des échappées sont augmentées. Le vent soufflant de manière favorable. Les conditions de montée de la dernière difficulté sont extrêmement favorables au sein du peloton des leaders. Si d’ordinaire, c’est un vent qui incite le GC à attaquer. Les pentes trop « douces » devraient freiner toutes les envies.

Avec une étape 18 marquées par la double ascension du Stelvio et faisant figure d’étape reine, les équipes de leaders vont sans nulle doute jouer comme à San Daniele del Friuli. C’est-à-dire courir à l’économie. La Deceuninck Quick Step n’a aucun intérêt à chasser l’étape. Sans bonifications, João Almeida peut chercher à grapiller quelques secondes. Que ce soit Sunweb, Ineos Grenadier, Trek Segafredo, NTT Pro Cycling ou même Bahreïn Mérida, aucune de ces équipes n’a vraiment d’intérêt à s’embarquer dans une telle opération. Bien que Wilco Kelderman pointe à 15 secondes du maillot rose, il est sans doute bienvenu pour la Sunweb de ne pas avoir le poids de la course dès maintenant et de profiter d’un jour pour souffler avant les grandes manœuvres.

Rares sont les Grands Tours offrant tant de chance pour les baroudeurs. L’étape de jour ne devrait pas déroger à la règle. Ce qui signifie que c’est une nouvelle fois la loterie.

Ruben Guerreiro apparaît encore une fois en tête de liste tant on sait le portugais participe à une véritable joute dans la chasse aux points pour le maillot de meilleur grimpeur. Mais encore une fois comme pour Piancavallo, c’est sans doute vers son coéquipier Tanel Kangert qu’il faut se pencher. 17e de l’étape de dimanche, l’estonien de la EF Education First aura décidé de rester avec le peloton des leaders. Finissant à près de 8’40 » du peloton des leaders hier. Kangert a visiblement décidé de faire du jus. Si on peut valablement estimer que les chances des échappées sont plus grandes aujourd’hui que demain, que l’étape 19 devrait se conclure par un sprint et que l’étape 20 devrait être considérée comme un lot de consolation pour un leader sans espoir de victoires ou de podium final. L’étape d’aujourd’hui est sans doute l’occasion ou jamais. Quand bien même une victoire au Stelvio serait plus prestigieuse. Sa 7e place du contre-la-montre à prouver que le coureur d’EF est en forme. Le profil du jour lui scie encore à merveille. Sur un col véritablement roulant, sans nul doute qu’un grimpeur ayant de bonnes disposition dans l’effort individuel et/ou ayant un bon sprint est avantagé. Si Guerreiro est aussi de sortie, Kangert pourra profiter du marquage du portugais pour jouer sa carte à fond.

Si l’on peut passer que la Ineos Grenadier retournerait à une stratégie traditionnelle dans le but de chercher la victoire finale. Sur une étape promise à un calme avant la tempête, l’occasion semble en or pour ramener une sixième victoire d’étape. Le profil de la dernière montée étant une bénédiction pour certains rouleurs : Rohan Dennis et Jonathan Castroviejo sont sans doute les meilleurs chances de l’équipe britannique. Le premier s’est d’ailleurs échappé dimanche et été le plus solide des hommes échappées. En véritable rouleur, il aura su bien résister en solitaire sur les pentes du Piancavallo au retour des leaders. Véritable spécialiste de l’effort individuel, en démontre ses deux titres de champion du monde de la discipline, l’australien sait aussi grimper. Dans une époque marquée par le règne des coureurs de Dave Brailsford, les rouleurs sont transformés en véritable bête à rouler dans les cols. Capable de liser leur effort pour ne jamais être distancé. Sa deuxième place au Tour de Suisse, l’an dernier derrière Egan Bernal aura prouvé que Dennis a les capacités dès que la route s’élève. Capacités que le second, nous aura démontré tout au long des années Ineos. Transféré en 2018 à la Sky, Castroviejo est devenu une pièce essentielle du train de l’équipe britannique en haute montagne. Ce n’est donc pas une surprise d’avoir vu l’espagnol si fort sur les pentes du Roccaraso. Échouant face à un Ruben Guerreiro plus fort que lui au sprint.

PRONOSTICS

Tanel Kangert vainqueur : 17 – 0.125% (PMU) / podium : 5.5 – 0.125% (NetBet)

Rohan Dennis ou Jonathan Castroviejo vainqueur : 16.875 – 0.125% (Castroviejo a 27 sur Zebet/ et Dennis à 45 sur Unibet)

Rohan Dennis ou Jonathan Castroviejo top 3 : 8 – 0.125% (Dennis à 40 et Castroviejo à 10 sur Zebet)

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Etape 16 Giro d’Italia 2020 Preview

Une étape le lendemain d’un jour de repos n’est jamais anodine. Certains digèrent plus ou moins bien cette journée si spéciale pour recharger les batteries avant une troisième semaine qui s’annonce tout simplement diabolique. L’étape de mercredi promet un dénivelé positif de 5650 mètres. Le lendemain, la bonne nouvelle est que le Stelvio actuellement enneigé semble praticable. La mauvaise repose dans les 5847 mètres de dénivelé que comporte l’étape. Et enfin la dernière étape de haute montagne, à la veille du chrono de clôture du Giro à Milan, comporte quant à elle 5364 mètres. Un programme titanesque qui pourrait inciter à une journée plutôt calme demain. A moins que les résultats des tests PCR n’en décident autrement comme cela a été le cas pour l’étape de Tortoreto. Peter Sagan pourrait une nouvelle fois être le facteur X de cette étape dans une quête au maillot cyclamen.

Profil Etape 16 du Giro d’Italia 2020 ©️ RCS

229 kilomètres, le lendemain d’une journée de repos, ce n’est déjà pas rien. Mais en entame de troisième semaine, cela relève presque de la cruauté.

Comme à l’accoutumée, la bataille pour prendre le large devrait être âpre sur les 20 premiers kilomètres. La bonne devrait se dessiner sans trop de surprises dans l’ascension de la Madonnina del Domm. Le filtrage devrait en conséquence être facilité en théorie et les coureurs en tête des classements du Breakaway et du Fighting Spirit Prize : Marco Frapporti, Simon Pellaud, Mattia Bais devraient tenter s’extraire du peloton pour une énième journée de galère. S’ils en ont les capacités car les pures grimpeurs seront sans doute inspirés par cette journée potentiellement tranquille pour les coureurs du classement général.

C’est sur le circuit final parcouru sur deux tours complets et plus de la moitié d’un tour supplémentaire en entrant dessus que la décision finale se jouera.

Principale difficulté du parcours, la montée du Ragogna est infâme. 2.8 kilomètres à 10.4% de répertoriés par l’organisateur place le monstre au panthéon du barbarisme. Avec une pente maximale à 16.8%, les puncheurs vont se régaler. Gageons que Mikkel Bjerg cette fois me misera pas en début d’étape sur Fernando Gaviria son sprinteur.

Dès le pied, la route ne guère de place. La bataille de positionnement que nous avons vu dans les ascensions des murs du Roccolo et du Calaone à Monselice se répétera.

Si la météo pouvait être importante, notamment avec le vent de dos qui pousse les coureurs et incite à passer à l’attaque. En pleine forêt, l’impact du vent est nulle. Les arbres protégeant le secteur.

Quoi qu’il en soit, le peloton sera nécessairement étiré sur des routes si étroites.

Les pourcentages les plus raides sont sur le premier kilomètre 650. La pente est légèrement plus douce sur le kilomètre restant mais reste à plus de 8%.

A partir du sommet, il ne restera que 13 kilomètres pour rallier l’arrivée. Les similarités sont nombreuses avec le final de Monselice.

Avec une descente étroite, elle aussi…

… mais absolument pas technique. Située en pleine forêt, elle n’offre que peu de visuel. Un avantage indéniable pour un coureur en solitaire ou un groupe qui s’est extrait dans la montée du Ragogna.

A la suite de quoi, il faut une nouvelle fois faire face à 8 kilomètres quasi de plane en traversant les villages pour rallier l’arrivée.

Une partie qui encore une fois n’offre que peu de visuel.

Au sein du dernier kilomètres, il faudra être costaud avec…

… en son début 250 mètres où la route se dresse jusqu’à 16%.

Pour finir par 210 derniers mètres de ligne droite à 8% qui devraient s’avérer facilement en arrivant lancé. Viré en tête serait primordial tout en ayant un certain punch et de la puissance en cas d’arrivée en petit comité.

Qui pour mener la chasse derrière les échappées ?

Toute la question repose sur le filtrage dans la première ascension. Il est compliqué de pouvoir contrôler dans une telle difficulté.

L’équipe qui semble toute désignée pour chasser est la UAE-Team Emirates. Pour cause, vainqueur de Monselice, Diego Ulissi a un terrain à sa mesure avec un final on ne peut plus parfait pour l’italien. L’avantage reposant sur une double qualité : le vainqueur d’Agrigento et de Monselice peut gagner tant dans l’échappée que depuis le peloton. Tout dépendra donc d’Ulissi pour l’équipe emirate.

Découlant de cela, la Bora Hansgrohe est sans doute l’autre équipe forte capable de faire le job. Avec 37 points de retard sur Arnaud Demare au maillot cyclamen, Peter Sagan n’a plus de temps à perdre. L’arrivée offre 25 points quand potentiellement sur les étapes restantes, le slovaque semble en mesure d’aller chercher 24 points supplémentaires aux sprints intermédiaires. En prenant en compte, la supporté du français sur le triple champion du monde lors du sprint d’Asti (étape 19). Le débours pourrait être augmentés de 15 points supplémentaires ce jour là, si l’ordre jusqu’à présent observé se répète. C’est-à-dire Demare vainqueur, Sagan 2e. Sortons les calculettes, dans un tel scénario presque idéal pour le coureur de la Bora, le maillot sera perdu pour 3 petits points. Ce qui place les points du sprint intermédiaire de Moimacco dans la catégorie indispensable. Toute la question est de savoir si Sagan peut réussir lui aussi à s’échapper. Sans doute la meilleure option est de filtrer une échappée vraiment peut fournie. Pour embrayer dans le Monte Spig afin de lâcher le leader du classement par points et récolter les points restants du sprint intermédiaire au bas de la descente. Ne restera plus qu’à attendre le circuit final pour tenter d’aller glaner la victoire finale.

La Deceuninck Quick Step a encore le maillot rose avec João Almeida mais le matelas est désormais faible, seulement 15″. Dans un final siant parfaitement au portugais, l’équipe belge serait bien inspiré d’aller chercher le gain de l’étape avec les bonifications à la clé et même de tester les autres leaders. Après une journée de repos, une telle étape peut être génératrice de dégâts. Les dommages peuvent être conséquents, si un leader est vite en perdition. Cependant, si le portugais venait à perdre le maillot. Il est un assessit que l’équipe peut viser : le classement de la meilleure équipe. Almeida, Knox et Masnada sont un gage de bien y figurer. L’équipe ne pointant qu’à 1’26 » des Ineos Grenadier, elle n’a aucun intérêt à laisser toutes les autres équipes se replacer avant d’aborder les étapes alpestres.

En bonne position avec le 2e et le 3e du GC, la Sunweb est désormais l’équipe forte. Le favori du Giro est en bonne position. L’équipe a montré toute sa force sur l’étape de dimanche, qu’elle sera nécessairement attendue. Wilco Kelderman avec un faible débours a une occasion de revêtir la tunique rose dès demain. Prendre la maillot permettrait à l’équipe de ne pas subir le poids de la course en le laissant aux Ineos, principal danger pour la victoire de Kelderman. L’équipe britannique qui serait obligé de prendre les choses en main pour déstabiliser le leader du GC.

Traditionnellement à l’attaque, il ne faut plus compter sur les Ineos Grenadier pour aller de l’avant. 4e du Général, Tao Geoghegan Hart pointe à seulement une misérable seconde du podium et 2’42 de Kelderman. Avec les étapes de haute montagne qui arrivent, l’écart semble conséquent mais est potentiellement dérisoire. Le britannique a montré tellement de force, qu’il apparaît comme un favori du Giro et la plus grosse menace pour le néerlandais.

Que ce soit la Bahreïn Mérida, la Trek Segafredo ou même la NTT Pro Cycling, toutes peuvent tenter de déstabiliser le groupe des leaders à l’instar de cette dernière jeudi dernier à Cesenatico ou de la Bora mardi dernier a Tortoreto. D’une part dans l’optique d’un replacement mais aussi dans le but de faire vasciler une ou plusieurs têtes d’affiche.

En d’autres termes, tout dépend des conditions mais la main d’œuvre pour chasser est présente. Sûrement est-il trop tôt pour affirmer que personne ne voudra chasser ou ne le peut.

Du fait du repositionnement stratégique de la Ineos Grenadier, le peloton devrait être au moins dicté par les britanniques. Qui malgré la perte de Narvaez apparaît comme une des équipes fortes capables de le faire sur une telle distance. La montée étant trop dure pour Ulissi et Sagan si des grimpeurs bataillent. L’étape semble promise au peloton avec une telle main d’œuvre.

Le circuit final offre pas mal d’occasions dans la Monte di Ragogna. La première semble un peu loin pour tenter le coup. Située à 66.9 kilomètres de l’arrivée, même pour durcir la course, le mouvement semble osé dans une course à étape comme le Giro d’Italia. Et cela dit au vue de la composition du circuit, sur une classique aussi. La deuxième est située à 40 kilomètres mais cela implique de ne jamais débrancher du parcours pour mettre hors jeu définitivement tous coureurs lâchés.

Avec le besoin de main d’œuvre dans le dernier tour, tout devrait donc se jouer la troisième et dernière fois que le peloton s’attaquera à Ragogna. Située à 13 kilomètres, la minute de retard peut tout de même très vite grimper comme le groupe Demare a pu le constater à Monselice lors du Calaone.

De par les routes étroites, la bataille de positionnement va nécessairement accélérer le rythme en tête du peloton. Matteo Fabbro est encore attendu pour y étirer le peloton jusqu’au point de rupture. Où Sagan tentera comme un diable de survivre. La Bora ayant pour avantager de rouler soit pour Sagan en vue du maillot cyclamen, soit pour Rafa Majka et Patrick Konrad en vue du GC et pourquoi pas pour les trois.

Un retard de 30″ au sommet n’est pas rédhibitoire mais impossible à rattraper dans la descente. La portion plane n’offre que peu de visuelle, l’avantage est au groupe de tête qui doit nécessairement s’entendre.

Le dernier kilomètre est favorable à un coureur qui a du punch en partant dès le pied. Les forts pourcentages s’abordent à la suite d’un virage qui fait que les coureurs ne seront pas lancés.

Fort dans le Calaone où il a placé une attaque tranchante en étant rattrapé par Ruben Guerreiro, Tao Geoghegan Hart a l’occasion de faire la passe de deux. Mais aussi de monter momentanément sur le podium du Giro par le jeu des bonifications en cas de victoire. Apparaissant comme le plus fort sur les pentes du Piancavallo, le coureur de la Ineos Grenadier apparaît comme un candidat crédible à la victoire. Si ce n’est désormais le favori avec les étapes de montagne restantes. A l’attaque sur les pentes du Roccaraso, le jeune britannique a une voie royale pour s’emparer d’un grand Tour. Lui qui est dans l’ombre de ses leaders : Egan Bernal, Richard Carapaz, Geraint Thomas. Et qui devra être au service potentiellement de coureurs comme Adam Yates, Daniel Martinez ou même Tom Pidcock dans les années à venir. Sans oublier Pavel Sivakov parmi les non arrivants. Le vivier des Ineos Grenadier est donc fourni, il n’est pas certain que Tao est sans carte. Si tenté que son contrat soit renouvelé. Rappelons que TGH n’a encore signé aucun contrat, l’intérêt semble double pour obtenir une place de leaders dans une autre équipe et pour porter son nom au palmarès d’un Grand Tour. Sa 4e place lors du sprint de Monselice montre que sa pointe de vitesse est tout sauf abominable. Ses performances sur la Vuelta l’an passé au Santuario del Acebo puis le lendemain à  Alto de La Cubilla montrent sa bonification tout au long des trois semaines d’un Grand Tour. Et ses victoires notamment sur le Tour des Alpes 2019 démontre que sur ce genre de final, il est l’un des meilleurs. Rappelons qu’il aura régler un groupe avec Alex Aranburu à Kufstein. Mais ce n’est que confirmation de ses podiums chez les espoirs à la Doyenne des classiques.

Même schéma que Monselice ? Patrick Konrad doit être le candidat tout désigné pour la Bora. 3e derrière Diego Ulissi et Joao Almeida pour un boyau. Sa pointe de vitesse déjà vu à la Klasikao y a été confirmée. Il est vrai que se faire battre par Greg van Avermaet, Marc Hirschi, Gorki Izaguire qui ne sont pas réputés pour être les moins rapides du peloton des leaders, vous place un bonhomme. Au regard de ses résultats au Mur de Huy sur la Flèche Wallone, on sait d’or et déjà que l’autrichien est explosif. Le final est donc parfait pour lui.

6e à Monselice, Sergio Samitier est de ces coureurs comme Ruben Guerreiro ou Diego Ulissi qui peuvent gagner devant en échappée comme derrière avec le peloton des leaders. Nombre sont donc les scénarios qui parlent en sa faveur. 8’11 » c’est le temps qu’il aura perdu lors du contre-la-montre du Prosecco. Une perte qui n’est nullement due à une défaillance. Mais bel et bien fait exprès en vue de pouvoir avoir un bon de sortie sur les étapes à venir. Comblant l’écart de deux minutes sur l’échappée de costauds déjà formée dans la montée de Sella Chianzuta, en lâchant un Ruben Guerreiro pourtant à la lutte pour le maillot de meilleur azzura de grimpeur. L’espagnol de la Movistar a confirmé sa forme. Sous les radars en étant à près de 21′ du leader, le 3e du classement de la montagne de la Vuelta 2019 peut profiter de sa position, pour naviguer sans crainte d’être chassé pour sa dangerosité au GC.

PRONOSTICS

Tao Geoghegan Hart vainqueur du classement général : 6 – 0.25% (Winamax)

Tao Geoghegan Hart vainqueur / Top 3 : 20 / 6 – 0.25% (Betclic/Winamax)

Patrick Konrad vainqueur / Top 3 : 30 / 8 – 0.25% (Betclic)

Sergio Samitier vainqueur / Top 3 : 35 / 12 – 0.25% (Zebet/Winamax)

Etape 15 Giro d’Italia 2020 Preview

Etape de clôture de la deuxième semaine avec une arrivée au sommet. En période Covid, avec les risques d’annulation pesant comme une épée de Damoclès au dessus de la tête du peloton, on peut espérer une bataille des leaders. Mais les équipes ont montré certaines lacunes qui laissent beaucoup d’espoir aux échappées.

4481 mètres de dénivelé positif, aucun doute possible : l’étape du jour peut faire des dégâts. Le Giro ne s’y gagne pas, si l’épreuve va au bout. Mais il peut s’y perdre. Course aux bonifications, course dans la course, course aux assessits, course aux divers classements… beaucoup de paramètres incitent aux moments. A la veille d’une étape de repos et des tests PCR, l’ombre de la Michelton Scott et de la Jumbo-Visma hante le peloton de la 103e édition.

Le départ facile amène à penser que la bataille devrait une énième fois être âpre en vue de prendre la bonne échappée du jour. Il n’est donc pas à exclure que le même schéma des jours précédents se reproduisent avec une échappée partant au pied de la première difficulté située au bout d’une heure de course.

Mais c’est véritablement le dernier col qui semble dessiner le sort de l’étape. Si l’ombre du Covid-19 demeure, les organisateurs font montre d’abnégation et de détermination dans le but d’arriver à Rome. La troisième semaine est indigeste. Elle invite dans ce cadre à éviter tout effort superflu. En même temps, la journée de repos offre un cadre idyllique pour recharger les batteries. La balance semble être équilibrée sur les chances d’avoir une course dans la course. Joao Almeida est, exception faite de Wilco Kerderlan pointant sous la minute, avec une marge de plus de deux minutes sur les autres prétendants au Classement Général.

Si la montée de Piancavallo est longue avec ses 14.5 kilomètres, le débours peut vite se compter en minutes pour qui aura un jour sans. Y tenter des manœuvres est alléchant.

Le vent y sera d’une part mais quand bien même favorable. Et s’il est un élément annhilateur d’attaques dans une arrivée au sommet, c’est un vent de face, de peur de subir une « attaque boomerang ». Le problème aujourd’hui n’est pas les conditions climatiques. Mais le détail de la montée. Les 10 premiers kilomètres sont à près de 9%. Une partie vraiment escarpée contrairement aux cinq derniers kilomètres qui offre un boulevard visuel et des pentes beaucoup plus douces. La conclusion est sans appel, les manœuvres doivent être tentées dès le pied dans les pourcentages les plus raides pour espérer faire une différence.

La Deceuninck Quick Step comme à l’accoutumée laissera filer les échappées pour ne pas mettre aux mains de ses adversaires les bonifications à l’arrivée et aussi indirectement ne pas subir le poids de la course dans une chasse aux fuyards. Une économie bienvenue de son effectif en vue de la montée finale.

Les Ineos Grenadier, les Education First, les AG2R la Mondiale et les équipes invitées sont attendues pour tenter de mettre à leur compteur une énième victoire d’étape pour les deux premiers et une première pour les autres.

Probablement que si une équipe de leaders est intéressée par le gain d’étape mais surtout pour courir pour son chef de file, la stratégie la plus viable est de placer un homme dans l’échappée en point relais dans le but d’attaquer le peloton des leaders dans la première partie du Piancavallo.

La Sunweb semble courir de manière assez mesurée avec un tel final et un maillot rose paraissant solide, l’espoir de combler les 56 secondes de retard semble minime avec un tel final. La troisième semaine offre maintes occasions outrement plus intéressante.

Le poids revient sûrement aux équipes des leaders le suivant. La NTT Pro Cycling de Dominico Pozzovivo pointe en tête de liste. Des leaders, il a été un des plus actifs et à exposer toute sa forme. Son équipe a assumé que ce soit dans le final de Tortoreto que lors de l’étape de Cesenatico, le travail quand il le fallait. Bien que 7e du Général, à 2’33 » d’Almeida, l’italien n’est qu’à 22″ du podium. La hiérarchie peut donc très vite basculer.

Si Pozzovivo est aux portes du podium, cela implique la Bora Hansgrohe, la Trek Segafredo, la UAE-Team Emirates sont une menace pour la troisième place de Pello Bilbao. La main d’œuvre potentielle pour chasser l’échappée est donc conséquente.

Dans un scénario où les leaders devait se livrer bataille. Sans doute, un leader désormais à plusieurs encablures est une belle option.

Le chrono de la veille est un bon indicateur. 11e à 3’44 », Tao Geoghegan Hart n’est pas une menace pesante tant sur le leader qui pour le podium. L’un des hommes forts du Classement Général sur le chrono ne comptant qu’un faible débours. Profitant de sa position et de la faiblesse des équipes, il aura été à l’attaque sur les pentes du Roccaraso dans une situation similaire. Auteur d’un attaque tranchante dans le mur du Calaone a Monselice, il aura monté avec sa 4e place à la fois sa forme et sa pointe de vitesse qui peut être un atout si l’étape venait à se résumer à une neutralisation entre leaders.

Cependant, la faiblesse des équipes étant et la composition du final n’incitant pas au va-tout. Les chances des échappées demeurent. Ruben Guerreiro apparaît en tête de liste pour beaucoup puisque son intérêt est double avec la chasse aux points pour le maillot de meilleur grimpeur. Mais c’est sans doute vers son coéquipier Tanel Kangert qu’il faut se pencher. 7e du contre-la-montre, l’estonien est en forme. Loin au GC, il a bien sûr le bon de sortie pour prendre la poudre d’escampette. Sa forme est bonne en témoigne sa surprenant 7e place à Saturnia sur le Tirreno-Adriatico dans un profil marqué par les murs de Toscane. Un élément qui me faisait le pointer pour l’étape victorieuse de Peter Sagan. Tout en soulignant les craintes qu’il n’attend dimanche. Puisque les efforts dans les montées pour puncheurs ne lui correspondent pas. En véritable grimpeur, le coureur de la EF est ce qu’on appelle un véritable diesel. Le profil du jour lui scie donc à merveille. Un coureur qu’on a l’habitude de retrouver dans les échappées lors des arrivées au sommet. Son excellente place en début de saison sur l’étape de clôture de Paris-Nice à Valdeblore La Colmiane n’est pas sans rappeler que l’estonien peut faire partie du gratin mondial quand la forme est présente. Profitant d’un potentiel jeu d’équipe avec Guerreiro, Kangert naviguerait, à l’instar de Tao Geoghegan Hart dans l’échappée sous les radars.

Pronostics

Tao Geoghegan Hart vainqueur / Top 3 : 21 / 6.5 – 0.25% (Betstars/Unibet)

Tanel Kangert vainqueur / Top 3 : 30 / 9 – 0.25% (Betclic/Unibet)

Etape 14 Giro d’Italia 2020 Preview

A l’instar de l’épreuve chrono-la-montre de Pau sur le Tour de France l’an dernier, le parcours se fait au fil du vignoble italien du Prosecco en liant Conegliano et Valdobbiadene.

Profil Etape 14 du Giro d’Italia 2020 ©️ RCS

34.1 kilomètres à 0.6%, ce n’est pas moins de 649 mètres de dénivelé positif. Un clm somme toute exigeant.

Le départ est un véritable paradis pour les gros rouleurs…

… avec des bons bouts de ligne droite où les watts devraient péter.

Situé au bout de 6 kilomètrss 300, le Muro di Ca ‘del Poggio n’est guère long seulement 1.1kilomètres à 12.3% et une pente maximale à 19%.

Pour le gravir, le vélo de contre-la-montre étant plus lourd que le vélo de course traditionnel, la question de l’avantage d’un changement de vélo à l’image du chrono de la Planche des Belles Filles se pose. Plusieurs hypothèses :

  • opérer la montée sans changement de vélo
  • partir avec un vélo traditionnel et changer de vélo au sommet du mur a proximité du croisement de la Via Dei Pascali et de la Via Borgo Antiga
  • partir avec un vélo de chrono, changer pour un vélo traditionnel dans le début des forts pourcentages lorsque la perte de vitesse est conséquente au pied du Mur puis rechanger pour un TT bike au sommet.

La deuxième option pose le problème de la perte sur les 6 premiers kilomètres. La troisième option pose le problème du gain d’une telle opération. Un changement implique nécessairement une perte de temps qui en découle. Le gain d’un changement était estimé à près d’une trentaine de secondes dans la Planche des Belles Filles. La distance était alors six fois plus longue. Avec un double changement le bilan coût-avantage apparaît négatif. C’est pourquoi la première option semble la meilleure, quand bien même le vélo de chrono soit jusqu’à 2 kilogrammes plus lourd que le vélo de route.

S’en suit toute une partie en faux-plat descendant jusque la via Canegliana…

… sur une route plus ou moins sinueuse mais roulante.

Sur une partie presque rectiligne reliant le deuxième intermédiaire et le troisième…

… les spécialistes auront un terrain parfait pour s’exprimer.

Les 7.6 kilomètres restants peuvent être divisés en deux phases.

Une phase ascendante sur près de 4.1 kilomètres… très irrégulier.

Une phase descendante sans aucune difficulté technique menant à la ligne droite finale…

… non lancée dont les 400 mètres sont à 5% sur un véritable billard.

Un effort individuel somme toute exigeant mais où les spécialistes ont matière à s’exprimer. Le Top 10 devrait ainsi être entrecoupé de spécialistes et des leaders au classement général à l’instar du contre-la-montre de Pau de la Vuelta 2019.

Filippo Ganna, le grand favori justifié ?

Champion du monde 2020 en la matière à Imola avec une marge de 22 secondes sur son dauphin Wout van Aert, Filippo Ganna est passé maître du temps. Quatruple champion du monde de poursuite individuelle sur piste (2016, 2018, 2019 et 2020), l’italien de la Ineos Grenadier est aussi le triple recordman du monde du temps sur cette épreuve avec un 4’01″964 d’affiché en début de saison pré-Covid. Pulvérisateur du record du chrono traditionnel de fermeture du Tirreno-Adriatic fixé par Cancellara à 11’08. Le champion d’Italie de l’effort individuel a terminé les 10 kilomètres de San Benedetto del Tronto en 10’42 ». S’incrivant comme le premier homme à passer sous la barre des 11 minutes. Développant une moyenne stratosphérique de 580 watts sur les deux derniers kilomètres 😱.

Quand on sait que son record du monde de poursuite est estimé à 607 watts, cela explique pourquoi Ganna fait figure de favori incontesté dans toutes les épreuves chronométrées. Seulement depuis qu’il est professionnel, Ganna a participé à 24 chronos, en a gagné 25% et fini sur les deux autres places du podium dans 25% des cas. Mais la distance moyenne de ses chronos gagnés est de 20.1 kilomètres effectués contre les 24.56 de ceux auxquels il a participé.

De ces conclusions, j’ai pu dire que cela « montre que Ganna apprécie les efforts courts et que le chrono du jour, bien que court pour un mondial, semble être un peu trop long pour l’italien« . Une position qui ne varie pas. Le contre-la-montre d’Imola était divisé en deux parties : 14.9 km en léger faux-plat montant avec un fort vent de face et 17.1 km en partie légèrement descendante avec un fort vent de dos. Sur cette dernière partie, Pipo s’est écrasé au niveau du chronomètre. Puisqu’il avait véritablement pulvérisé la concurrence sur l’intermédiaire en reléguant Rohan Dennis à 20 » lui même qui avait relégué Geraint Thomas à 35 ». En somme, le clm de Ganna s’est résumé aux 15 premiers kilomètres. Ce qui correspond parfaitement à sa distance. Si la concurrence est reléguée au second plan aujourd’hui, sans doute je devrais réviser mon jugement sur sa capacité sur longue distance ; mais pas avant. Est-ce pertinent d’aller contre, en misant tout autre que Ganna ? L’incertitude sur son évolution incite à la prudence. Est-ce justifiable de prendre à 1.28 voire au maximum 1.48 si on le pense ? Les impondérables sur les incidents et accidents incitent à raison garder.

Quoi qu’il en soit derrière le chrono est ouvert. Wilco Kelderman en l’absence de Geraint Thomas apparaît comme un candidat très crédible si ce n’est le candidat le plus crédible parmi les hommes du classement général. De retour au top niveau après ses problèmes de dos qui l’avait contraint à abandonner le Tour de France l’année passée. Le leader de la Sunweb est une figure de proue dans l’effort individuel parmi les leaders de ce 103e édition du Giro d’Italia. Il n’y a qu’à se souvenir de sa deuxième place sur la Vuelta 2017 derrière Christopher Froome pour s’en convaincre. Avec ses aptitudes d’excellent grimpeur, ce chrono est presque cousu main pour le néerlandais qui peut gagner du temps précieux avant les étapes en haute montagne de la troisième semaine. Sans doute, les clm d’ouverture du Giro et de clôture du Tirreno sont un poil décevant mais ne lui sciaient guère comme le chrono du jour.

Météo au départ (Conegliano)
Météo à l’arrivée (Valdobbiadene)

Les modèles météo semblent tendre vers un vent favorable sur toute la journée. Quasi inexistant, il devrait légère diminuer sur le passage des coureurs partants à 15h avec potentiellement un peu plus de risque d’averses. La météo ne devrait donc avoir que peu d’influence sur le résultat final.

PRONOSTICS

Wilco Kelderman Top 3 : 6 – 0.5% (Betclic/Unibet/Winamax)

Etape 13 Giro d’Italia 2020 Preview

Après une journée exigeante et la victoire sans doute « obvious » de Jhonatan Narvaez, le peloton se dirige vers une journée plus calme.

Profil Etape 13 du Giro d’Italia 2020

825m de dénivelé positif ne laisse en général que peu de place au doute, l’étape est tournée vers un sprint. Seulement, la fin de parcours laisse planer quelques interrogations sur cette éventualité.

Un vent léger trois quarts face de Consandolo (KM 64.7) jusque Battaglia Terme (KM 150). Puis un vent de dos dans la première difficulté, avant de frapper de côté dans la dernière avec une puissance tout aussi mesurée.

Les 158 premiers kilomètres n’ont rien à offrir au peloton hormis le plat le plus absolu. Mais à partir de Torreglia les choses se corsent avec un enchaînement de deux véritables murs. Le premier d’entre eux : Il Roccolo. 4.1 kilomètres à 8.3%. Les premiers 400m sont relativement plats (1.6%) avant 1km à 10.2% et une pente maximale à 20%. Le sommet est encore plus indigeste. Le kilomètre final est à pas moins de 13.4% pour un maximum de 17%. Un monstre de cruauté.

Sa montée se fait sur des routes vraiment peu larges. Ce qui aura pour conséquence intrinsèque d’étirer le peloton, avec un vent propice aux attaques puisque de dos et la tension qui y règnera pour que chaque équipe place son leader aux avants-postes. Le rythme de la montée pourrait naturellement être élevé. D’autant que son sommet se situe à seulement 29.5 bornes de l’arrivée.

S’en suit une descente rapide et technique vers la seconde difficulté du jour. Un cauchemar pour Ilnur Zakarin.

Le peloton encore une fois devrait s’y étirer d’autant plus. Ce qui favorise une lutte dès le premier mur pour basculer en tête. D’autant qu’au bas de la descente, seulement cinq kilomètres permettent un repositionnement des leaders avant d’aborder les derniers gros pourcentages de la journée.

Le Calaone n’est pas un mafieux mais un mur de 2.1 kilomètres à pas moins de 9.8%. Un mastodonte dont la première grosse partie est à 10.7%. La deuxième partie se radoucit mais reste tout aussi indigeste avec ses 7.8%.

Sur une route encore moins large que le Roccolo, le Calaone est une véritable invitation aux mouvements de course : soit pour se débarrasser des sprinteurs, soit pour tenter d’y faire le break et survivre dans les 15.9 derniers kilomètres au retour du peloton. Une étape où Alaphilippe se frotterait les mains.

Les 16 derniers kilomètres sont divisibles en partie.

La première avec une descente courte (seulement quatre kilomètres) mais extrêmement technique (neuf lacets et deux courbes à bien négocier).

La seconde avec presque 12 kilomètres de plat, qui laisse à penser qu’un regroupement est possible si des sprinteurs sont lâchés et que leur train les ramène vitesse grand V.

En cas de sprint réduit, le final est peu technique avec un dernier virage à 600 mètres de la ligne d’arrivée sur un véritable boulevard.

Avec des équipes si faibles, les échappées ont-ils une chance ?

La chasse de la Groupama-FDJ et de la UAE-Team Emirates ayant du mal à combler l’écart sur Sander Armée peut amener à se poser la question. Seulement, il ne faut pas oublier que si le coureur de la Lotto Soudal est un très bon coureur dans l’effort individuel. Le belge bénéficiait d’un vent de dos, favorable en somme à un coureur de tête. Pour l’étape de Monselice, le vent sera opposé. C’est-à-dire en défaveur des hommes de tête.

Dans un final à la défaveur d’Arnaud Demare (mais je m’en expliquerai), Peter Sagan a une nouvelle occasion de grapiller 25 points à l’arrivée. Ce qui lui permettait de revenir à seulement 11 points du maillot cyclamen. En vérité 12 puisque le champion de France devrait une nouvelle fois prendre un point supplémentaire sur le slovaque au sprint intermédiaire de Rovigo. La Bora Hansgrohe est attendue en tête de peloton. Avec un départ simple sans aucune difficulté et un vent de face prévu sur une majorité du parcours, le filtrage et le rideau immédiat peut être instantané. L’échappée prévisible étant : Marco Frapporti, Mattia Bais accompagné de Kamil Gradek ou d’une Bardiani. Dans une échappée dont les chances sont proches de 0%, le seul intérêt est de grapiller des points au classement du Breakaway Prize qui offre 9500€ au vainqueur final. Ledit classement étant déterminé sur les échappées de moins de dix coureurs et de plus de cinq kilomètres. A ce jeu, Marco Frapporti est actuel leader du classement avec 44 points contre 38 pour Simon Pellaud et 34 pour Mattia Bais. L’intérêt de rouler pour la Bora sur cette étape est double stratégiquement. En prenant la course à son compte, l’équipe allemande annonce qu’elle jouera l’étape pour Peter Sagan qui aura montré passer les murs lors de l’étape victorieuse de Tortoreto. Cependant, le final offre des possibilités pour les leaders de s’attaquer. Un final favorable à ses deux leaders : Patrick Konrad 6e à 1’15 » et Rafa Majka 8e à 1’21 ». Rouler en tête de peloton a dès lors un double intérêt. D’autant que rouler pour ses leaders avec le prétexte Peter Sagan peut dissimuler les vraies intentions de l’équipe à savoir rouler pour ses leaders.

Mais si l’on parle de bataille pour le maillot cyclamen pourquoi éliminer Arnaud Demare qui a montré passer très bien les murs ? Le coureur de la G-FDJ a en effet prouvé que sur des pentes courtes et parfois raides qu’il pouvait tenir comme rappeler lors de l’étape de Vieste. Ses exploits en Wallonie dans les cotes de Cheratte (1km à 8.6%, max à 13%) et de Beffe (1.6km à 8.7%, max à 15.6%) le démontre aisément. Vainqueur de l’étape de Matera dans un final punchy nous l’a encore prouvé. Mais la pédagogie étant l’art de la répétition, il ne faut pas s’y fier. Les conditions étant totalement différentes. Les murs étant d’une part plus courts que le Roccolo, les routes beaucoup plus larges et le vent défavorable aux attaques. Des conditions totalement opposées se rapprochant de celle du raidar de la Chiesola. Bien que dans le peloton, le rival du slovaque a été à la fois rétrogradé et largué. Ce qui montre ses limites malgré sa forme. Dans un final mené tambours battants, les espoirs d’ascensions escamotées pour voir un sprint massif sont vains. Tout comme les espoirs de retour dans les parties planes. Les descentes n’étant nullement à la faveur d’un retour de coureurs largués rapidement.

L’étape a aussi un intérêt même double pour les UAE-TEAM Emirates. Le final scie parfaitement à Diego Ulissi. Il serait donc bête de ne pas profiter de l’occasion pour aller chercher une victoire d’étape. D’autant que le final fait penser à celui des Tortoreto où Brandon McNulty a réussi à reprendre du temps.

Après son show sur l’étape de la veille, la NTT Pro Cycling n’est pas à éliminer des équipes qui profiteront du final. Mais on devrait la voir en action que dans les 30 derniers kilomètres. Tout comme la Trek Segafredo qui pourrait profiter des descentes pour semer la zizanie dans le groupe des leaders.

La veille d’un contre-la-montre difficile et d’un dimanche avec une arrivée au sommet, on pourrait raisonnablement penser que la journée et le final ne sont pas propices à des mouvements de leaders et augmente considérablement les chances des échappées. Mais l’ombre d’une future annulation à cause du Covid-19 change toute la donne.

La première ascension pourrait et devrait même par le jeu de placement être mené bon train. Les conditions y sont propices pour des attaques. Quand bien même ces tentatives seraient opérées par des coureurs inoffensifs au classement général, Matteo Fabbro pourrait aisément les ramener dans les rangs. La sélection se ferait naturellement par un écrémage par l’arrière avec un peloton qui se tend dans le Roccolo avant de casser. La descente étroite qui s’en suit n’est pas en la faveur d’un espoir de retour. D’autant que les cinq kilomètres de plaine menant au Calaone devraient être effectués de manière tout aussi rapide naturellement par le jeu de placement des leaders. La seconde ascension est plus courte et encore plus étroite que la première, ce qui induit indubitablement un rythme élevé dès le pied et une certaine tension dans le peloton. Avec une descente vraiment technique et seulement 16 kilomètres à parcourir pour relier l’arrivée, le mur final inspire nécessairement à l’attaque. Les 30 derniers kilomètres du parcours invite dès lors à éliminer bon nombre de sprinteurs/puncheurs et se pencher vers une journée ouverte aux coureurs du GC.

Quel leader choisir et pourquoi ?

Le meilleur profil doit être :

  • un leader avec un certain punch, comme Jakob Fuglsang
  • un leader avec de bonnes qualités de descendeur, comme Vincenzo Nibali
  • un leader avec de bonnes qualités dans l’effort individuel pour résister sur les 12 kilomètres finaux totalement plats, comme Pello Bilbao
  • un leader avec un bon sprint en cas d’arrivée en comité réduit, comme Joao Almeida.

Le final devrait inspirer la NTT qui a roulé dans le final de Tortoreto et sur toute la journée de Cesenatico. Dominico Pozzovivo fait preuve d’une forme fabuleuse. Les forts pourcentages ne sont pas un problème pour ce poids plume. Artificier d’une descente du Valico di Montescuro, le seul talon d’Achille de l’italien est l’effort individuel. Un mouvement aujourd’hui est naturellement envisageable en vue de grapiller du temps avant de le reperdre demain sur le contre-la-montre. La meilleure option pour Pozzovivo est donc d’être accompagné dans une de ses attaques par un autre leader mais être battu au sprint ou de placer un relai à l’avant qui aura attaqué dans le Roccolo et réussi à prendre de la marge.

Les descentes sont nécessairement une source d’inspiration pour Vincenzo Nibali. Le problème de l’italien réside dans le fait qu’il est nettement dominé en terme de punch. Les deux murs ne plaident pas en sa faveur. Mais s’il venait à basculer en tête pour une raison ou pour une autre, l’italien pourrait faire des dégâts seulement sur 4 kilomètres, à l’image du Milan-San Remo 2018 qu’il avait remporté. Ses aptitudes en effort individuel ne sont pas mauvaises et à l’instar d’un sprint entre leaders à Andorre la Vieille sur la Vuelta 2018, il n’est pas en reste concernant son sprint.

En terme de punch, le final est à l’avantage de Jakob Fuglsang. Mais le danois semble être au bord du burn out chez Astana. Dézinguant littéralement son équipe (staff comme coéquipiers) dans les médias notamment danois.

Pointant à 2’20 », le danois n’a plus le choix. Il doit passer à l’attaque. Mais son attitude lors de sa crevaison n’a pas rassuré. Totalement désintéressé, Fuglsang semblait ailleurs. Un changement de vélo effectué de manière catastrophique derrière la voiture de son directeur sportif et non devant… Beaucoup d’éléments qui laissent à penser que le divorce semble consommé entre lui et sa future ex-équipe. Lui qui sera transféré à la fin de la saison. Comme quoi les histoires d’amour finisse mal en général.

Sans doute, faut-il privilégier un profil comme Pello Bilbao qui coche toutes les cases. Situé à 43 » de Joao Almeida, l’espagnol peut rêver de rose. A l’attaque sur le final de Tortoreto, il aura été véritablement tranchant. Vainqueur de l’étape de l’Aquila sur le Giro de l’an dernier n’est pas sans démontrer son explosivité. Son sacre sur le championnat d’Espagne de contre-la-montre cette année confirme évidemment ses qualités connues dans l’effort individuel. Et ses nombreux podiums lors de sprint réduit comme au Tour de Burgos 2018 derrière des sprinteurs/puncheurs comme Fransceco Gavazzi et Alex Aranburu, sa pointe de vitesse est indéniable.

Si la Bora ne joue pas la carte Sagan, le joker Patrick Konrad est sans doute une bien belle main. Véritable puncheur en démontre ses résultats dans le mur de Huy sur la Flèche Wallone où il faut faire preuve d’explosivité, l’autrichien a un coup à jouer dans le final. Pas ridicule dans l’effort individuel, son explosivité peut lui servir en comité réduit. Gageons qu’il a tout de même pris une bien belle place à la Klasikao derrière Greg van Avermaet, Marc Hirschi, Gorki Izaguire et Baume Mollema qui ne sont pas les coureurs les plus lents du peloton.

Joao Almeida est sans nul doute un des leaders les plus rapides si ce n’est le plus rapide mais gare à ne pas se faire piéger. La securité pourrait être de se couvrir avec un sprinteur comme Ben Swift qui passe bien les murs et pourrait s’il était largué revenir à la faveur d’un groupe se regardant. Le terrain se prête à une explication entre leaders mais on ne peut écarter des sprinteurs/puncheurs s’accrochant au fond du wagon.

PRONOSTICS

Pello Bilbao gagnant / Top 3 : 65 / 20 – 0.25% (Winamax)

Patrick Konrad podium : 15 – 0.15% (Winamax)

Vincenzo Nibali vainqueur / Top 3 : 100 / 40 – 0.1% (Winamax)

Ben Swift podium : 4 – 0.25% (Unibet ou Betclic)

Etape 12 Giro d’Italia 2020 Preview

A l’instar d’une étape comme Tortoreto, le profil du jour possède un final presque similaire. Un vent de « on prend les mêmes et on recommence souffle sur le Giro ».

Profil Etape 12 du Giro d’Italia 2020 ©️ RCS

204 kilomètres pour 3812 mètres de dénivelé positif, le parcours du jour est sur un circuit « up and down ».

Palmarès Memorial Marco Pantani ©️ Emilia Sports Group

Une journée casse-patte inspirée du mémorial Marco Pantani dont Fabio Felline est le dernier à avoir inscrit son nom au palmarès de la course passant par le Montevecchio. Après Rimini, le Giro continue son hommage dans une étape dans la ville natale du pirate.

Le vent devrait être un élément important dans la.composition de l’échappée. Frappant fort du SSO, les coureurs l’auront presque de face sur la première partie de parcours jusqu’à Meldola. Et de dos / trois quarts dos sur le retour vers Cesenatico à partir de la montée de la Madonna di Pugliano.

Avec un départ plat durant les premiers 27 kilomètres, la bataille pour prendre le large devrait une nouvelle fois être rude. Les gros moteurs auront sans doute un avantage avec ce vent pour se dégager plus facilement du peloton.

Si la sélection n’est pas faite avant, elle devrait nécessairement se faire dans la montée d’abord vers Bertinolo puis vers Polenta. Si un nombre suffisant d’équipes est représenté à l’avant, le rideau se fera. Évidemment, nul n’est à l’abri d’une nouvelle tentation de Peter Sagan de figurer aux avants-postes. Quid de la réaction de la Groupama-FDJ si tel est le cas ?

Dans une étape difficilement contrôlable et vallonnée, il est peu probable de voir l’étape française chassait plus loin que Pian di Spino (KM 55.3). La route grimpant alors vers San Matteo, un terrain clairement au désavantage de la G-FDJ. Tout au plus, c’est donc une heure de course menée tambours battants qui devrait attendre le peloton. Avant que ce dernier ne fasse rideau derrière la bonne échappée du jour.

Répertorié comme étant une montée de 6 kilomètres à 6.4%, la Ciola signe le début du journée casse-patte dans les forts pourcentages avec un maximum de 12%.

Le Barbotto quant à lui est répertorié en 4.5 kilomètres à 8.4%. Ce qui en fait une montée exigeante dont les pentes s’élèvent jusqu’à 17%.

Le Perticara (8.1 kilomètres à 4.7%) est le plus long du jour et sans doute le plus dur. Mais situé loin de l’arrivée peu de chance d’y voir des mouvements à l’avant de la course comme à l’arrière. La Montetiffi qui le précède est sans nul doute une ouverture complexe avec 1.8 kilomètres à 9.2% et des pentes maximales à 16%. L’endroit parfait pour faire un écrémage dans un groupe de tête trop consistant.

9.1 kilomètres à 5.5%, la Madonna di Pugliano est beaucoup plus roulant que ses prédécesseurs. Seul les 4 premiers kilomètres sont exigeants avec une pente moyenne à 7.7%. Mais arrivé à Serra di Maiolo, la pente se fait plus douce. C’est à partir de cette montée que les coureurs remonteront vers le nord et auront vent de dos.

Un lève cul non répertorié est situé à Passo delle Siepi. Rien de bien méchant comparé au menu précédent mais dans une journée où ça ne fait que monter descendre, c’est un relief qui pèse en fin de parcours.

Enfin les coureurs concluront par le Gorolo ou la montée de San Giovanni in Galilea. 4.4 kilomètres à 6.3%, la montée devrait servir d’appui pour les hommes les moins rapides du groupe de tête qui voudront éviter un sprint réduit. Le sommet est particulièrement exigeant avec un dernier kilomètre à 9.6%.

Cependant, une attaque en solitaire n’est-elle pas une opération suicide avec 29 kilomètres restants à parcourir ? Il faudra soit être accompagné, soit avec un groupe désorganisé en chasse pour espérer ne pas être repris.

Le final est vraiment plat et offre un billard pour les hommes les plus rapides du groupe se disputant la victoire.

Une ligne droite finale de près d’1.5 kilomètres pour conclure une journée éreintante.

L’avantage numérique peut peser sur la balance.

Qui pour chasser derrière l’échappée ?

La situation est la même que pour Tortoreto, la Groupama-FDJ doit être éliminée. Certes, le final est plat après le Gorolo mais Arnaud Demare n’a de chance de le passer que dans un peloton qui n’aura pas mené la course à un rythme élevé. Si tel est la cas, cela implique que l’échappée se sera disputait la victoire. Les chances de voir Arnaud Demare ne pas souffler sur cette étape sont ainsi bien maigres.

La Bora Hansgrohe semble une nouvelle fois être l’équipe toute désignée. Seulement, l’équipe a plus d’intérêt de refaire le coup de Tortoreto et placer Peter Sagan à l’avant. D’autant qu’avec à la fois Rafa Majka et Patrick Konrad respectivement 7e et 6e du classement général, l’équipe n’a pas à rouler en chassant sur tous les tableaux pour la quête du maillot cyclamen avec le vainqueur de l’étape de mardi et le GC avec ses deux leaders.

La Sunweb en tant qu’équipe du dauphin de maillot rose n’a pas à assumer le point de la course sur une telle étape. D’autant que Michael Matthews n’est plus dans ses rangs à la suite de son contrôle positif (retesté négatif le lendemain) au Covid-19.

La Deceuninck Quick Step comme à son habitude devrait prendre en main de peloton, en roulant à un rythme qui endort le peloton et laisser filer les échappées en faisant grimper les minutes d’avance. Se faisant elle se libère à la fois d’une chasse usante et de potentielles bonifications à l’arrivée pour les concurrents du maillot rose, Joao Almeida.

A la fois la Astana fortement diminuée et la Trek Segafredo n’ont évidemment aucun intérêt à rouler sans le maillot rose. Dans une étape où l’effort consenti semble négatif dans le bilan coût-avantage. Quand bien même Jakob Fuglsang aurait du temps à rattraper.

La Ineos Grenadier est une équipe chasseuse d’équipes et ne doit juste que prendre les échappées comme elle l’a toujours fait depuis la perte de son leader, Geraint Thomas.

Reste les équipes invitées qui sont là pour montrer le maillot à l’avant de la course. Les Ag2R se retrouvent plus qu’à quatre et n’ont plus que les assessits en tête. Les EF éducation First n’ont personne pour jouer le Général, elle se doit de chasser comme les Ag2R. Même les équipes avec un leader faible comme la CCC (Ilnur Zakarin, 12e à 2’27 ») ou même les UAE emirates (Brandon McNulty, 13e à 2’39 ») comme les Movistar (Antoine Pedrero, 15e à 2’58 ») doivent profiter de ces étapes.

En somme, hormis le cas d’une équipe non représentée à l’avant comme la UEA à Tortoreto. Aucune équipe n’a d’intérêt à chasser. Les feux sont au vert pour une échappée mais qui dit échappée dit loterie. Dans une loterie, tout l’art est de trouver les bons numéros.

Quels sont les meilleurs candidats ?

A peu près les mêmes profils que mardi en vérité. C’est pourquoi la journée ressemble plutôt à une « try again ».

Si les échappées ont de grandes chances de se disputer la gagne, il faut viser :

  • des gros rouleurs capables de sortir sur le plats
  • des puncheurs capables de faire la différence dans les forts pourcentages
  • des coureurs avec une bonne pointe de vitesse
  • des coureurs qui auront un bon de sortie en étant loin au GC
  • éviter les poids plume qui peuvent louper le coche avec le vent de face au départ.

Au cours du début d’étape de Tortoreto, beaucoup de noms ont tenté. Plusieurs ont insisté que ce soit des Diego Ulissi, Mikkel Bjerg, Andrea Vendrame, Josef Cerny, Jhonatan Restrepo, Peter Sagan, Filippo Ganna, Simon Clarke, Ben Swift, Giovanni Visconti, et cetera.

Si la carte Ag2R en la personne d’Andrée Vendrame était intéressante. Avec un départ si ventueux, un profil similaire est sans doute plus approprié. Giovanni Visconti, véritable expert des échappées sur le Giro d’Italia (cumulant une vingtaine au cours de sa carrière) est de ceux-là. Le coureur de la Vini Zabu déjà échappée de nombreuses fois pourrait profiter de sa pointe de vitesse en comité réduit. Deuxième de l’étape de l’Etna, ses qualités de grimpeurs ne sont plus à démontrer. Prendre l’échappée aujourd’hui aurait un double intérêt : viser la victoire d’étape et revêtir le maillot ciclamino de meilleur grimpeur. Avec 76 points, l’italien ne pointe qu’à 8 points de Ruben Guerreiro. Ce dernier devrait d’ailleurs marquer à la culotte le triple champion d’Italie (2007, 2010 et 2011).

Pour les mêmes raisons que Tortoreto, il convient de mentionner une nouvelle fois Josef Cerny qui a fait montre d’envie sur les dernières étapes sans jamais prendre le bon wagon comme cela pouvait être vu sur les caméras embarquées au sein du peloton. Véritable gros moteur, si l’échappée venait à prendre le large, il aurait de grande chance de figurer parmi les hommes de tête. 3e de l’étape de Murcia n’est pas sans démontrer ses qualités lorsque les routes s’élèvent. Ses qualités dans l’effort individuel, lui permettent à l’instar d’un Pipo Ganna de liser son effort. Cette fois-ci contrairement à Tortoreto, il n’aura pas à anticiper un sprint. Mais si tel est le cas et son envie, il ne faut cependant pas lui laisser beaucoup de marge. Et si un sprint réduit devait se dérouler sa pointe de vitesse est aussi une des plus rapides des potentielles échappées.

Si on parle d’échappée, l’équipe qui se démarque le plus et apparaît comme redouble, reste la Ineos Grenadier. Ayant montré beaucoup d’envie sans jamais mettre la balle au fond des filets, Jhonatan Narvaez est un candidat redoutable sur un tel circuit. Véritable dynamiteur sur le Tour de Wallonie dans les cotes de Beffe et de Cheratte. Le colombien est enfin remis d’une allergie contractée en Italie. Vainqueur et homme fort du Coppi e Bartali, Le puncheur de la Ineos a une étape qui lui scie à merveille. Ben Swift après ses démonstrations récentes pourraient être la meilleure carte. Mais se réservera-t-il pour le sprint de demain ? A vrai dire Salvatore Puccio est sans doute le meilleur plan B, déjà échappée deux fois (à Camigliatello Silano, l’étape remportée par Ganna son coéquipier et à Vieste où il a pris la 2e place). Véritable grégario, il a une jolie pointe de vitesse en comité réduit. La perte de G. lui permet tout comme Michal Kwiatkowski sur le Tour de France de nous éclabousser de tout son talent.

Avec un tel vent, le final pourrait être mouvementé. Mikkel Bjerg a fait montre de talents jusqu’à présent quand il s’agissait de rejoindre les échappées dans des chasse-patates infernaux. Le scénario qui le favorise est celui d’une late attack dans le final où comme McNulty, il ferait parler ses qualités dans l’effort individuel pour résister à un groupe chassant. Il n’est pas sans rappeler que le danois est triple champion du monde de contre-la-montre chez les espoirs et s’est classé troisième lors du chrono d’ouverture du Giro à Palerme. Un groupe chassant derrière lui qui pourrait être désorganisé si Ulissi venait à se glisser lui aussi dans l’échappée. Ne collaborant pas et faisant figure d’épouvante, le jeu d’équipe parfaite pourrait être de permettre à Bjerg de tenter un baroude d’honneur sur les 10/15 kilomètres de plat menant à l’arrivée. Le vent de dos aidant, il serait difficile de rejoindre le jeunot une fois lancé.

PRONOSTICS

Giovanni Visconti gagnant / Top3 : 30 / 11 – 0.25% (Unibet/Zebet)

Josef Cerny Top 3 : 50 – 0.1% (Zebet)

Jhonatan Narvaez ou Salvatore Puccio gagnant : 12.85 – 0.25% (prendre les cotes 15 et 90 sur Winamax/Zebet)

Mikkel Bjerg vainqueur : 26 – 0.15% (Unibet)

Etape 11 Giro d’Italia 2020 Preview

Après une étape désappointante d’un point de vue du prévisible mais passionnant à voir ; l’étape de Rimini, nous promet un sprint royal. Mais peut-on éviter un sprint manifeste ? Il est vrai que les étapes en bord de mer offre des possibilités de scission, bien souvent… Mais pas tout le temps.