Etape 8 Tour de Suisse 2021

Une dernière étape qui a subi un petit lifting. En effet, la difficulté de Saint Gotthard sera abordée par son ancien versant. Celui de Tremola, qui a été grimpé en 2019 et où Egan Bernal s’était imposé. Une modification qui porte l’étape à 157 kilomètres (contre 160 originellement) et un dénivelé positif total de 3486 mètres.

Un départ en cote qui devrait favoriser la sortie d’un groupe de grimpeurs. Une ascension pas totalement inconnue puisque c’est exactement la descente du contre-la-montre de la veille mais dans le sens inverse.

La principale interrogation demeure dans le fait de savoir qui pour prendre en compte la chasse de l’échappée matinale ?

Les Ineos Grenadiers ne sont guère les candidats à cette manoeuvre des plus risquées. Richard Carapaz est le leader de la course mais ne compte que 17 secondes sur Rigoberto Uran. Le colombien est nettement plus rapide au sprint que l’équatorien. Avec 10 secondes de bonifications à l’arrivée, l’appât de la carotte pourrait amener à un Uran ultra offensif. Plus qu’à l’accoutumé, où le coureur de la EF est plutôt réputé pour être un suiveur de roue. Mais Rigo n’est pas le seul à être une menace.
L’abandon de Julian Alaphilippe, pour rejoindre sa femme accouchant, libère une place sur le podium. Cela étant dit, le troisième homme du Général, Maximilian Schachmann, pointe à 1:07. Une bataille pour le spot restant sur le podium qui semble s’ouvrir entre deux hommes avec Jakob Fuglsang à 1:15. Le cinquième homme au GC est pointé à plus de trois minutes, ce qui réduit les prétendants tant à la victoire finale qu’au podium à des mano-à-mano.
La main d’oeuvre pour chasser l’échappée matinale ne repose donc que sur une équipe britannique non typique mais toujours forte. Seulement, l’opération délicate n’emporte que si un des trois hommes cités est présent dans l’échappée, à l’instar d’un Julian Alaphilippe offensif sur l’étape de Disentis Sedrun (étape 6). Même si Michael Woods, Domenico Pozzovivo, Sam Oomen, Rui Costa, Esteban Chaves ou Mattia Catteneo étaient recensés à l’avant, les britanniques ne seraient dans l’obligation de rouler que pour maintenir l’écart et non pour tuer les chances des fuyards.
Les plus grandes chances de voir les chances des échappées reposent les équipes EF Education Nippo, Bora Hansgrohe et Astana Premier Tech qui n’ont visiblement les armes pour chasser l’échappée fortement composée. Beaucoup plus rouleurs que grimpeurs, nombre sont les éléments qui pourraient souffrir d’un départ rapide et sélectif. Les équipes des hommes précités précédemment sont dans une situation tout aussi délicate. Seule la Bike Exchange sur le papier étaient suffisamment fortes mais avec tant d’abandon, l’opération n’amènerait qu’à esseuler son leader. Les Deceunick Quick Step sont plus en recherche d’une victoire d’étape avec l’abandon de Julian Alaphilippe. Un caractère offensif similaire à la UAE émirates déjà vu précédemment. Tout comme les Jumbo Visma qui ont misé jusqu’ici sur Antwan Tolhoek à l’avant. Ce sont donc plutôt sur les Israel Start up Nation et sur la Qhubeka Assos qu’il convient de se tourner. Mais rien n’oblige ces deux équipes à chasser un gain d’étape pour leurs leaders au GC puisque des pions peuvent être mis à l’avant et le caractère offensif de leurs hommes placés au GC peut les inciter à prendre le large.

Descente dans laquelle s’est fait rattrapée David de la Cruz il y a deux jours, le versant de la Lukmanier est tout aussi long mais roulant. Ce qui doit nécessairement faciliter le contrôle du peloton sur un groupe d’hommes forts partit à l’aventure.

La descente qui s’en suit dans la vallée est tout autant roulante.

Quand toute la partie menant à la dernière difficulté de la journée est tout autant à l’avantage du peloton.

Puisque c’est un vent tout aussi prononcé (10 km/h) que les jours précédents qui soufflera de manière défavorable dans les 63 derniers kilomètres, à partir de Biasca. Un vent léger qui a été quand même vu la veille et jugé handicapant par tous ceux qui auront couru le contre-la-montre.

Le Saint Gotthard par son ancien versant, des routes connues et reconnues. Un mythe du Tour de Suisse, gravit près de quarante fois en 84 éditions. La dernière fois, c’était en 2019 en milieu d’étape de la dernière étape où Hugh Carthy s’était isolé en tête pour remporter une victoire en solitaire. Mais aussi en tant qu’arrivée au sommet deux jours auparavant. Une victoire remportée par Egan Bernal. Sinon, il faut remonter à l’ouverture de la troisième étape de 2015 et à la première difficulté de la deuxième étape de 2014 pour revoir la célèbre ascension.

Une ascension spécifique : 13 kilomètres à près de 7 %. Mais ce sont ses 5.2 kilomètres à 7.4 % totalement pavés qui lui ont valu son surnom de Roubaix des Alpes. L’enfer de Suisse qui rend la montée outrement plus compliqué. Pas moins de 24 lacets à négocier et une pente maximale de 12 %.

19.5 kilomètres de l’arrivée : début de l’ascencion pavée

Un décor d’exception qui doit nécessairement inviter aux offensives parmi les leaders mais probablement que le vent de face devrait retarder au maximum les estocades.

14.1 kilomètres de l’arrivée : fin de la section pavée.

Une descente vers Andermatt rapide et sans aucune technique…

…pour déboucher sur les 3.5 derniers kilomètres plus

1.5 kilomètres : un virage à négocier, suivant l’avance mieux vaut en profiter pour se replacer dans une position idéale pour ne pas se faire piéger dans le final en vue d’un sprint réduit.

700 mètres : entrée dans les mètres finaux de la veille où les plus rapides auront des repères en cas de sprint réduit.

https://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20210612_96642668

J’ai continué le contre-la-montre, mais je ne me suis pas mis dans le rouge et je n’ai pris aucun risque. Je voulais surtout économiser des forces pour viser la victoire d’étape dimanche en me glissant dans l’échappée. Je l’ai déjà essayé deux fois. Dans l’étape de jeudi, j’étais trop enthousiaste au début et j’ai dû payer rapidement. Dans l’étape de vendredi, je n’ai jamais dépassé les bornes en début de course et je me suis senti grandir tout au long de l’étape, seulement ce n’était pas suffisant pour participer à la victoire. Dimanche peut-être. La première chose à faire est de rejoindre l’échappée. C’est souvent une réussite en soi

Mauri Vansevenant

Avec l’abandon de Julian Alaphilippe, la Deceuninck Quick Step est attendue pour être offensive comme elle l’a été au départ de la sixième étape. Mais cette fois-ci, Mattia Cattaneo devrait être accompagné de Mauri Vansevenant d’entrée. Le belge a annoncé viser l’étape. Fort bien, grand bien lui fasse. Mais à lire de plus près, l’interview n’est guère des plus rassurantes. S’estimant à guère plus de 80 % de ses capacités, la forme printanière qu’il a montré n’est pas encore à son paraxysme. Trop généreux jeudi, il aura payé de ses efforts. Mais rappelons que c’était l’étape de l’échappée de Mathieu van der Poel. Vansevenant a donc été trop entreprenant dans le départ du col du Pillon et n’aura su suffisamment récupérer sur les plus de 100 kilomètres de plaine. Le lendemain, dans l’échappée, il n’aura pu accrocher le wagon des meilleurs dans le final en étant court. Ce qui pose nécessairement la question de la pertinence d’aller vers l’homme pendule (surnom donné par le suiveur à cause de son style sur le vélo). Quand on est lâché dans des cols roulants comment peut-on espérer briller dans des cols plus durs ? Sans doute devra-t-il être réduit aux rôles de coureurs sacrifiés pour le collectif et notamment son leader en échappée.

Mattia Cattaneo coche tout autant les mêmes cases que Vansevenant disposant d’une bonne pointe de vitesse en cas de comité réduit. Mais encore plus celle de la forme qu’il aura montré la veille en prenant 6e place du CLM à seulement 4 secondes du podium. L’italien est un grimpeur de classe au sein du Wolfpack et un candidat redoutable si sa présence est observée dans l’échappée matinale. Il n’y a juste qu’à se reférer à ses années Androni et se remémorer son Giro d’Italia pour en attester. Avec notamment une belle seconde place au sprint face à Cataldo à Como mais aussi son Tour des Alpes réussi.

Gonzalo Serrano était de ceux de l’échappée de Disentis Sedrun et aura pris la quatrième place du sprint derrière les trois hommes qui auront réussi à s’être dans un final tactique et vent de dos. Parmi les plus rapides des hommes en forme passant bien les difficultés, le vent de face dans le final pourrait être une aide et favoriser un sprint réduit où il doit être l’un des plus rapides. Si tenté qu’il réussisse à passer la difficulté du Gotthard qui est une autre paire manche que les difficultés plus roulantes de vendredi.

Parmi les équipes en forme, il est évident que la Bahraïn Victorious fait parler d’elle. Après un Giro au sommet avec une victoire de Gino Mäder et un podium final de Damiano Caruso, l’équipe s’est montré plus qu’à son aise sur le Critérium du Dauphiné avec les double victoire coup sur coup de Mark Padun. Un cercle vertueux dont une partie des membres en sortiee de stage en altitude doivent profiter. Un extra boost rajouter autour de deux membres de l’équipe du Tour de Suisse à savoir Eros Capecchi et Fred Wright.
Surfant sur cette vague, le nom que tout le monde a à la bouche et évidemment celui de Gino Mäder après un contre-la-montre où il aura pris une surprenante troisième place. Ce qui montre que le suisse est capable de réitérer la forme du Giro et d’aller chercher une victoire à domicile. Mais le grimpeur de classe avec une bonne pointe de vitesse au sprint est sans doute son leader Wout Poels. Le néerlandais troisième à Lachen aura perdu étonnament du temps à Leukerbad. Cependant il est à noter qu’il aura inscrit, hier, le meilleur temps dans la portion descente. Lui permettant de remonter un petit débour au sommet de l’intermédiaire où il pointait à la 16e place pour finir à la 11e place de l’étape.
L’énorme avant de Poels, c’est que le coureur peut cocher les cases d’un grimpeur fort résistant malgré le vent de face dans le final grâce à ses capacités de rouleur. Peut potentiellement viser un bon résultat au sprint au sein d’un sprint réduit et peut tout autant avoir son mot à dire en échappée qu’avec les favoris. Un candidat assurément redoutable.

Et vous sur qui est votre loterie et pourquoi ?

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Mattia CattaneoVainqueur 290.15 %
Mattia CattaneoPodium 90.2 %
Gonzalo SerranoVainqueur 420.1 %
Gonzalo SerranoPodium 120.15 %
Wout Poels Vainqueur 200.15 %

Etape 1 Tour de Suisse 2021

Un contre-la-montre d’ouverture de 10.85 kilomètres pour un dénivelé positif total de 36 mètres. Un chrono plat comme la main mais qui allie la technicité dans sa première moitié. Suffisant pour que des non-spécialistes viennent s’immiscer dans le Top 10 ?

Le ITT débute avec près de 500 mètres pour se lancer.

500 mètres : première relance

700 mètres : deuxième relance

1.2 kilomètres : en serrant à gauche, ça peut se prendre pleine balle

1.7 kilomètres : nouvelle relance

2.3 kilomètres : une première partie où tous les 500 mètres sont marqués par des relances en somme.

2.6 kilomètres : rebelotte, une énième relance qui ne permettra guère aux spécialistes de tirer la machine sans bouger le cul de la selle.

3.2 kilomètres : près d’un tiers parcouru, où les techniciens peuvent faire parler leur skill afin de gagner des secondes précieuses dans un effort solitaire court.

Un passage faussement technique, ça se passe sans encombre.

3.4 kilomètres : une relance pour ne pas changer.

3.8 kilomètres : lève ton cul de la selle

4.2 kilomètres : les parties de ligne droite plus longues sont bientôt en ligne de mire.

4.5 kilomètres : l’importance du répérage en une image. En prenant par l’extérieur, nul besoin de relancer, ni même de toucher aux freins.

Une portion où les rouleurs pourront enfin se faire plaisir en léger faux plat descendant.

6 kilomètres : première courbe douce

6.2 kilomètres : seconde courbe douce

7 kilomètres : R.A.S

7.4 kilomètres : et c’est reparti pour une relance des familles

Et emprunter une voie un peu plus étroite avec une nouvelle relance en son milieu…

… pour finir par débouler de cette allée à 700 mètres de la ligne d’arrivée.

Une arrivée jugée à l’hippodrome de Frauenfeld, comme le symbole qu’il faut mettre les gaz.

Un avantage clair pour les premiers partants ?

La météo sera clémente avec les partants de 14h qui devraient être épargnés par la pluie, ce qui ne devrait être le cas de ceux s’élançant aux alentours de 15h30, voire même légèrement avant.

Quant au vent ? Légèrement tournant, il s’intensifiera légèrement passant de guère 5 km/h à près de 10 km/h. Selon le modèle Arpège, il sera défavorable sur la portion aller puis favorable sur la partie plus courte du retour.

L’avantage semble assez net dès lors : partir avant 15 heure semble être l’option gagnante afin de bénéficier d’un ensemble vent / risque de pluie favorable.

Rohan Dennis (15:25) ou Stefan Küng (15:58) ressemble à de mauvaises options par leur départ trop tardif et où les averses devraient marquer leur parcours. Contrairement à Stefan Bissegger qui aura le bénéfice de partir à 14:43. Le suisse s’affiche comme le grand favori du CLM à domicile. Décrit comme étant le coureur ayant le meilleur CdA (coefficient de traînée aérodynamique) par Jonathan Vaughters, les résultats de 2021 ont été édifiant pour le rouleur de la EF Education Nippo :

  • Deuxième à Al Hudayriat Island (UAE Tour)
  • Vainqueur à Gien (Paris-Nice)
  • Cinquième au prologue d’Oron (Tour de Romandie)
  • Deuxième à Fribourg (Tour de Romandie)

Une confirmation des qualités qu’il avait démontré au cours du Binck Bank Tour, l’an passé.

Dans les mêmes eaux, Christophe Laporte partira 5 minutes plus tard. Le sprinteur est connu pour ses performances lors des contre-la-montre courts et techniques. Ce n’est pas pour rien qu’il s’est imposé par le passé à l’étoile de Bessèges entre autre mais aussi à la Baloise. Et qu’il a pris la septième place à Gien, à seulement 13 secondes du suisse. Ses qualités de rouleurs / sprinteurs devraient lui permettre d’être dans le haut du panier et de briller grâce à un départ tôt et pourquoi pas d’ambitionner de revêtir le maillot de leader par le biais des bonifications le lendemain. En forme après une victoire au circuit de Wallonie et une 9e place au Tro Bro Leon, l’avantage du français de la Cofidis Solutions Crédits est qu’il n’est pas en reprise après une coupure printanière.

Sebastian Langeveld (14:20), Jasha Sutterlin (14:21), Pierre-Roger Latour (14:22), Antonio Tiberi (14:30), Benjamin Thomas (14:49) pourraient être des noms cités parmi les candidats à un podium du jour. Cependant, deux noms visiblement sous les radars pourraient tout autant performer.

Luke Durbridge partira à 14:32, ce qui marque un belle avantage lorsque l’on sait que le vent tournera probablement aux alentours de 15h. S’il est une qualité connue et reconnue de l’aussie de la Bike Exchange, c’est bien celle d’être un excellent rouleur. Ce qui lui a value le surnom de Turbo Dumbo. Parmi les meilleurs rouleurs chez les espoirs, Durbridge a confirmé au plus haut niveau. Battant jusqu’au maître du temps : Rohan Dennis aux championnats nationaux, à plusieurs reprises. Une huitième place à San Benedetto del Tronto, lors de son dernier Tirreno Adriatico en 2018 n’est pas sans démontrer que le coureur de la Bike Exchange aime les efforts courts. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il s’est exprimé sur le chrono suisse.

Nathan van Hooydonck est sans doute un coureur sur lequel il faudra avoir un oeil. Si les qualités d’un rouleur sont essentielles pour se battre pour la victoire, le matériel est une arme redoutable. La Jumbo-Visma est à la pointe, notamment grâce à son pôle développement et performance qui travaille dur pour aligner le meilleur matériel pour Primoz Roglic en vue du Tour de France. Les résultats ne se sont pas fait attendre avec le doublé Affini-Foss sur l’étape d’ouverture du Giro d’Italia. Le belge pourrait profiter de cette spirale positive autour notamment d’un Eduardo Affini retrouvé. Il est vrai que van Hooydonck s’est illustré par le passé sur des CLM courts comme San Benedetto del Tronto et technique comme à la Baloise. Prometteur dans ses années juniors/espoirs, le coureur de la Jumbo-Visma tarde à confirmer mais à montrer toutes ses qualités lors des rendez-vous du printemps. Notamment à Gent Wevelgem où il aura été l’artisan de la victoire de Wout van Aert.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Stefan BisseggerVainqueur 2.50.75 %
Christophe LaportePodium 200.25 %
Luke DurbridgePodium 500.25 %
Nathan van HooydonckPodium 190.25 %

Etape 4 Critérium du Dauphiné 2021

Un contre-la-montre de 16.5 kilomètres entre Firminy et Roche-la-Molière pour un dénivelé positif total de 317 mètres. Un effort individuel somme toute exigeant qui ne scie guère aux grosses cuisses des spécialistes.

Une première partie technique où les relances ne cesseront pour sortir de Firminy en longuant l’Ondaine (sa rivière).

Les coureurs s’élanceront de la place du Bourg.

Pour prendre de la vitesse après seulement 400 mètres.

700 mètres : Petit rond-point un poil délicat à passer, sans doute hors des prolongateurs.

1.1 kilomètre : virage à gauche

1.5 kilomètre : un petit tobogan

Avant de lever son cul de la selle à 1.8 kilomètre

2.4 kilomètre : un petit droite/gauche

2.7 kilomètre : un rond-point sans ralentir

3.7 kilomètre : idem

Et ajout un billard sur une petite borne.

Un virage en épingle et la partie la plus dure du contre-la-montre peut commencer sur un tout autre braquet.

Une portion ascendante en pallier qu’il faudra gérer à la perfection en négociant les phases de repos comme un maître.

5 kilomètre : la route commencera à s’élever.

800 mètres plus loin, un court répit avec une portion descendante où il faudra composer avec les ouvrages urbains et notamment des terrains plein-centraux.

6.3 kilomètres : il faudra négocier une partie ascendante de 2.6 kilomètres à 4.3% et éviter de se mettre dans le rouge.

Et il n’y aura guère le temps de se reposer au kilomètre 7.5 avec à peine 400 mètres de portions descendantes.

Rebelotte avec 1 kilomètre à 3.4 %

On tourne à gauche pour prendre un petit raidard de 250 mètres.

Un virage sur la droite sur une route tout aussi étroite pour une partie toujours dans la technicité.

Une partie descendante où les meilleurs descendeurs peuvent récupérer des secondes précieuses, tout en profitant une phase de repos en vue de la bosse finale.

10.9 kilomètres : ce n’est toujours que l’ordre du détail mais une arrivée pleine balle avec deux bouches d’égouts à négocier et sans doute éviter (risque de crevaison et de glissade).

Une étroitesse de la route qui ne laisse guère de marge d’erreur dans les courbes prises à pleine vitesse.

Tout en évitant de partir à la faute en récupérant la D3.2.

Un petit faux plat montant à Le Berland (1.1 kilomètres à 3.9%).

13.3 kilomètres : reprise d’un billard en descente sur 1700 mètres.

14.9 kilomètres : fin de la descente et entrée dans Roche-la-Molière.

Une ascension finale vers la ligne d’arrivée où il faudra faire avec les contraintes météorologique puisqu’elle se fera vent de face.

Tournant à droite à l’Hôtel de Ville pour aborder la ligne droite finale au vent contraire.

D’abord en zone urbaine…

… avant d’être un peu plus sur les dessus.

Premiers partants

Derniers partants

Pour ce qui est du vent, selon les modèles Arome comme Arpege, il aura tendance à s’intensifie au sol et en rafale au fil de la journée. Ce qui donne un avantage aux derniers partants et donc leader du général sur les spécialistes partants en premier. En effet, le vent sera à majorité favorable tout au long du circuit.

Le CLM de Fribourg du Tour de Romandie a montré l’importance et l’impact de la météo sur les performances des uns et des autres. Si bien que le vainqueur était verrouillé dès que la pluie s’est abattu.

Encore une fois, sur la base des deux modèles références, les averses ne devraient toucher Firminy (milieu de carte en dessous de Saint-Etienne) et ses alentours au cours des plages horaires de l’étape de la journée. C’est sous un temps menaçant mais sec que tous les coureurs évolueront.

un quintete de favoris si indiscutable ?

Selon toute apparence, si l’on devait dégager cinq noms ce serait deux duos de coéquipiers et un spécialiste de la displine. A savoir Geraint Thomas et Richie Porte pour les Ineos Grenadiers, Brandon McNulty et Mikkel Bjerg pour les UAE émirates et Kasper Asgreen de la Deceuninck Quick Step.

Le danois du Wolfpack est le premier, à tort ou à raison, qu’il convient d’éliminer. Dans la forme de sa vie, après un printemps couronné de succès. Kasper Asgreen a poursuivi la lignée de sa campagne flandrienne avec un Tour d’Algarve prometteur. Le parcours vallonné ne le dérangera guère lorsque l’on se réfère à son chrono de Paris-Nice l’an passé. Où il a signé la troisième place derrière des profils plus punchy comme Soren Kragh Andersen et Maximilian Schachmann. Cependant, ce n’est pas non plus le type de profil idéal pour la Danish Dynamite. Qui on se souviendra n’était que 8e à Pau en ayant été loin au point intémédiaire au sommet de la Côte d’Esquillot. Une victoire sur le CLM à Algarve à nuancer par la chute d’Ethan Hayter qui semblait s’envoler vers la victoire.

Le profil par contre scie à merveille à Richie Porte qui peut y exprimer toute la classe qu’on lui connait et toute sa polyvalence dans l’exercice. 5e à Fribourg, 6e à Banyoles, 5e à Pau en 2019 et vainqueur du ITT valonnée du Dauphiné 2017. Tant de lignes supplémentaires à son palmarès qui démontre tout le bien que peu penser de l’aussie. Seulement, c’est sans doute la technicité de certains passages qui pourrait faire défaut à Richie. Qui a tendance à partir plus que de raison à la faute et être plus sur les freins que les autres. Il n’y a qu’à voir son chrono du Romandie pour s’en convaincre.

Partant à 14h27 et 14h38, le laps de temps est court avec le départ des derniers partants… seulement une heure. Mais Mikkel Bjerg et Brandon McNulty pourraient avoir un vent légèrement moins favorable avec de moins bonnes rafales. Ce qui est un désavantage lorsque le chrono est cousue-main pour G.

The man to beat : Geraint Thomas trouve un contre-la-montre à sa mesure. Véritable expert de l’effort individuel grâce à ses qualités de poursuiteur, le gallois n’était pas loin d’arracher la victoire sur le CLM de Fribourg. Dans la même seconde que Rémi Cavagna à l’intermédiaire (0:00:32), la victoire ne lui a échappé qu’à cause de la pluie qui l’a contraint à être prudent dans la descente afin de sécuriser son titre. Technique en descente, puissant sur le plat, rapide en montée, s’il est un coureur qui sait gérer les changements de braquets que ce parcours impose c’est bien G. De retour dans la forme de sa superbe en 2018, selon ses propres mots. Thomas ne doit pas être loin de la vérité sur le parcours du jour et enfin remporter un effort individuel qu’il n’a pu gagné depuis les championnats nationaux de cette même année. Avec les jambes de Pau où il était à la fois 2e à l’arrivée (14″ de Julian Alaphilippe) et à l’intermédiaire de la Côte d’Esquillot (6″ du maillot jaune).
Pour trouver le chemin de la gloire d’antan et remporter un second Tour de France, Geraint Thomas doit s’assurer de faire un très bon chrono afin de remporter une nouvelle fois le Critérium du Dauphiné et poursuivre cette forme qu’il bati au fil des courses d’une semaine.

L’objectif sera de garder un bon rythme et de rester le plus régulier possible, malgré les relances. Je m’attendais à être un peu rouillé sur ces premières étapes mais jusqu’ici, je vais vraiment bien, en fait.

geraint thomas dans le journal l’Equipe du jour

Qui dit CLM vallonné et technique, rappelle forcément Dylan Teuns vainqueur du chrono en Andalousie l’an passé. Mais on peut tout autant citer des coureurs comme Ion Izagirre ou Tim Wellens qui se illustraient par le passé dans de tel parcours. Mais évidemment, le nom que tout le monde aura en tête sera Ilan Van Wilder. 4e à Fribourg, à une poignée de secondes ou plutôt quelques dizièmes du podium, le belge de la DSM est celui vers qui tout le monde se tourne. Spécialiste dans les catégories jeunes (juniors et U23), le petit jeune de 21 ans trouve un terrain à sa mesure.

J’ai bien vu les exploits de mon coéquipier Jai Hindley. Il a franchi un cap. Je me dis que je dois pouvoir faire la même chose, tôt ou tard. Que ce soit dans deux ou cinq ans, l’important c’est que j’explose un jour. Je ne me fais pas de soucis. Je suis de la génération Remco Evenepoel, à savoir de l’année 2000. Et à part lui, qui d’autre a véritablement percé au plus haut niveau ? Personne

ilan van wilder – interview en 2020

Plein d’assurance, le belge ne demande qu’à confirmer et progresser au fil des courses. Un coureur sur lequel il faut absolument garder une oeil. Cependant, en terme de betting sa cote podium me semble un poil juste pour être prise.

vers des surprises ?

https://remymarty32.wixsite.com/martoscycling/post/crit%C3%A9rium-du-dauphin%C3%A9-%C3%A9tape-4-itt

Et s’il était des surprises que personne n’attend vraiment ? Alex Aranburu est de ceux-là. Martos dont le profil est suivable : https://twitter.com/martos1432?s=20 ne s’y trouve guère. Les sprinteurs polyvalents peuvent s’exprimer sur ce type de parcours et d’exercice qui reste suffisamment court pour ne pas les décourager et les encourager à faire à fond. Avec un profil plus accidenté demain, mais une opportunité encore pour les sprinteurs de son accabit. Le coureur de la Astana Premier Tech a un spot maillot jaune envisageable, sous condition de faire un bon contre-la-montre. Pas mauvais à Bilbao, en ayant pris la 9e place, il est fort à parier que si Aranburu le fait à fond, l’espagnol peut viser le Top 10.

Cependant, c’est sans doute vers son rival que mes yeux se tournent. Sonny Colbrelli possède seize secondes d’avance sur Aranburu et seulement deux sur Lukas Pöstlberger. L’italien est dans la forme de sa vie. Après deux deuxième place et une victoire d’étape, le contrat est rempli. Mais pas terminé pour autant. Ses yeux sont tournés vers l’étape du lendemain. Pourtant si l’on mentionne le contre-la-montre de Mijas à la Ruta del Sol, le meilleur sprinteur du Critérium du Dauphiné y avait pris la dixième place en finissant devant des spécialistes polyvalents comme Matej Mohoric et juste derrière (seulement une seconde) de Nelson Oliveira. Ce qui montre la mesure de l’implication dans ce chrono.

Dans la liste précédente, des mentionnées de coureurs au profil puncheur/rouleur. Les grimpeurs/rouleurs peuvent faire figurer. Enric Mas figure parmi la tête de liste. Perdant malheureux du général du Tour de la Communauté de Valence sur crevaison dans le dernier kilomètre. L’espagnol de la Movistar a montré mainte fois être un très bon rouleur. La polyvalence du circuit n’est donc pas sans lui aller comme un gant. A l’instar de beaucoup de coureurs avec l’année Covid, Mas est attendu pour retrouver sa superbe et s’exprimer comme il le fit à Zumarraga au Pays Basque ou sur la Vuelta à Torrelavega en 2018 ou même sur le Tour de France à Pau où il signa le septième temps dans la Côte d’Esquillot.
Venant en coleader d’un schéma traditionnel à trois têtes chez la Movistar, Mas doit faire le CLM à fond et potentiellement avoir un ascendant au sein de l’équipe. Pour développer un jeu plus tactique avec Miguel Angel Lopez dans les prochaines étapes.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Geraint ThomasVainqueur 40.5 %
Enric MasPodium 600.1 %
G. Thomas et Ilan Van Wilder Podium 6.250.2 %
Alex AranburuPodium 400.1 %
Sonny ColbrelliPodium 750.1 %

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de prendre G. Thomas à l’opening PMU, il est boosté à 4 sur Unibet

Etape 3 Critérium du Dauphiné 2021

172,2 kilomètres entre Langeac et Saint-Haon-le-Vieux pour ce qui est sur le papier la seule occasion pour les sprinteurs présents. Une occasion assez franche pour leur équipe d’enfin venir en aide à la Bahraïn Victorious. Mais avec une arrivée en faux-plat montant favorisant une nouvelle fois Sonny Colbrelli, qui pour chasser derrière les échappées ?

une nouvelle chance de faire la nique au peloton ?

Par deux fois, les échappées matinales auront réussi à tromper le retour du peloton avec Brent van Moer et Lukas Pöstlberger. Par deux fois, la Bahraïn Victorious s’est retrouvé groggy en manquant de main d’oeuvre dans le final. Mais surtout en étant guère aidé. Il n’aura bien fallu compter que sur les Ineos Grenadiers pour baisser les écarts. Même les Bike Exchange et les Movistar auront mis la main à la pate. Ils auront trop attendu pour aider et se seront reposés, parfois par peur du sprinteur italien, sur le travail des Bahraïn. Pour qu’il y ait sprint, il faut évidemment que les équipes de sprinteurs prennent leur responsabilité. Mais comment la veille auront-il une nouvelle fois peur de Colbrelli ?

  • Trek Segafredo : Mads Pedersen trouve un sprint en faux plat montant qui ne lui scie guère mais Jasper Stuyven peut aisément service de paliatif ;
  • Astana Premier Tech : Alex Aranburu est sur le papier le concurrent le plus direct de Sonny Colbrelli lorsque l’on parle de polyvalence dans le sprint ;
  • UEA émirates : Alexander Kristoff trouve sa seule occasion de briller du Dauphiné mais l’arrivée semble un tantinet trop dur pour lui ;
  • AG2R Citroën la Mondiale : Clément Venturini trouve un sprint qui devrait lui convenir et lui offrir une occasion de briller sur un sprint World Tour, lui qui a du mal à passer ce pallier ;
  • Bike Exchange : Kaden Groves survivant de la première étape devrait profiter d’un final moins érintant pour avoir plus de jus en vue du sprint final ;
  • Movistar : Alessandro Valverde du temps de sa superbe aurait été le Colbrelli de ce Dauphiné, à savoir un véritable épouvantail ;
  • Jumbo-Visma : Timo Roosen souvent réduit à l’étage de la fusée du sprint de Dylan Groenewegen ou Mike Teunissen et en début de saison celui de Wout van Aert, le néerlandais a une occasion de faire parler la poudre ;
  • Deceuninck Quick Step : sur le papier Fabio Jakobsen est le sprint tout désigné mais de retour à la compétition depuis peu le rôle sera naturellement attribué à Florian Sénéchal. Dominé plus que dominant pour sa reprise après coupure, le français est en préparation en vue des prochaines échéances. Le succès récents des échappées est sans doute dû à une DQS effacée dans la chasse des fuyards.

Le réservoir est donc grand pour mener la chasse. Encore faut-il prêter main fort. Mais d’autres points viennent noircir le tableau.

Le départ ne sera guère le plus dur… Mais 19 kilomètres à 2.9 % n’est guère une mince à faire pour tenter de juguler au mieux les attaques. Nombre sont ceux qui auront vu la porte s’entreouvrir si la Bahraïn Victorious est livrée à elle-même. D’entrée des sprinteurs comme Mads Pedersen seront mis à rude épreuve et pourrait subir un départ rapide. Ce qui intrinsècquement les usera en vue de l’arrivée. La question sera de savoir comment d’hommes composeront l’échappée du jour ? Un trop plein devrait naturellement complexifier la tâche d’une meute en chasse.

La Bahraïn Victorious doit être mis à l’ouvrage dès le départ pour juguler au mieux les attaques et contrôler un faible groupe s’extirpant du peloton. Certaines équipes de sprinteurs peut avoir un double intérêt à envoyer un second couteau devant :

  • Trek Segafredo : mettre Stuyven devant serait assez fou. La marge est réduite avec autant d’hommes bien placés au GC.
  • Astana Premier Tech : no way.
  • UEA émirates : avec un ITT demain est-ce pertinent de voir Mikkel Bjerg ou Brandon McNulty être dans une situation autre qu’au chaud dans le peloton ?
  • AG2R Citroën la Mondiale : l’objectif est de reporter une étape et d’être agressif alors pourquoi ne pas avoir un Oliver Naesen ou un Dorian Godon à l’offensif maintenant qu’ils sont éloignés du GC ?
  • Bike Exchange : all-in Groves.
  • Movistar : all-in Bala.
  • Jumbo-Visma : en ordre resserré auprès de ses leaders, un Jonas Vingegaard peut-il tenter sa chance après son énorme débours de la veille ?
  • Deceuninck Quick Step : jusqu’à présent offensive, l’équipe belge ne devrait pas changer son mojo.

Mais c’est surtout le vent qui est un facteur des plus déterminants. Puisqu’il sera favorable toute la journée (15-17 km/h), ce qui en fait un allier pour les fuyards. Mieux vaut ne pas laisser trop de marge à de potentiels rouleurs en puissance. Qui pourraient aisément résister à un retour du peloton. Manager la composition du groupe de tête et sa taille ne sera pas aisé.

Pourtant les Bahraïn Victorious pourraient trouver un allier de circonstance de taille, voire deux avec les Ineos Grenadiers. Mais ce sont sur les Bora Hansgrohe qu’il faudra compter si l’échappée compte un homme du Top 50, c’est-à-dire à moins de 3 minutes. Rappelons que 41 coureurs se tiennent en seulement 24 secondes. Ce qui ouvre des opportunités de maillot jaune à l’issue de l’étape en cas de victoire de l’échappée.

Les deux derniers kilomètres commencent une montée progressive vers la ligne d’arrivée, pour totaliser 3.8 % de pente ascendante. Un sprint qui n’est pas des plus plats.

900 mètres : le placement sera important avec un rétrécissement dû à un rond-point qui étirera le peloton et mettra naturellement dans de mauvaises dispositions tout coureur ne le passant pas en tête.

Un sprint où la pente file jusqu’à 6.4 % dans les 500 derniers mètres.

7% dans les 250 derniers mètres

Il est trois équipes qui se sont distinguées aux avants-postes en ce début de Dauphiné.

D’abord, la Lotto Soudal avec Brent van Moer lors de la première étape et Matthew Holmes lors de la deuxième. Etonnamment, Tim Wellens aura accompagné Brent van Moer, porteur du maillot de leader lorsque ce dernier a décroché du peloton dans l’ascension rythmée de la Côte de la forêt de Pourcheresse. Alors que le belge trouvait un terrain à sa mesure et semblait être un parfait paliatif dans la défense du maillot jaune. Une perte de temps qui lui ferme assurément la porte du GC mais lui ouvre celle de plus de liberté. Avec 3 minutes 38 de retard, le bon de sortie est désormais permis, ce qui offre une arme au belge qui assurément coche beaucoup de cases dans nombre de scénarios. Tim Wellens peut s’échapper dès lors il sera un candidat redoutable sur un tel final si le groupe de tête venait à se disputer la victoire. Une arrivée punchy n’est pas sans convenir à merveille à Wellens qui peut faire parler de son explosivité. Ses capacités de rouleur peuvent tout autant lui permettre d’anticiper comme il l’avait fait en début de saison à Bessèges. Et si Wellens n’est pas du break ? Qu’à cela ne tienne, l’arrivée lui allant comme un gant. Son équipe pourrait le mettre en bonne disposition en vue du sprint.

Ensuite, la Deceuninck Quick Step avec Ian Garrison lors de la première étape et Shane Archbold lors de la deuxième. Le profil suggère que le Wolfpack ira au sprint pour Florian Sénéchal et Kasper Asgreen. Mais ne mettront-ils pas à nouveau un homme à l’avant afin de se libérer du point de la chasse dans une étape où ils ne sont pas les grandissime favori ? A ce jeu, placer un rouleur comme Josef Černý qui pourrait profiter du vent de dos pour résister au peloton sera un coup de poker potentiellement gagnant. Auteur de tel numéro, on se souviendra de son échappée royal en compagnie de son coéquipier Mikkel Honoré à Ondarroa au Pays Basque. Mais surtout de celui d’Asti lors du Giro d’Italia de l’an passé. Une véritable bête à rouler qui une fois lancée est difficile à aller chercher.

Enfin, la Team DSM qui aura placé à l’avant Félix Gall lors de la première étape et aura tenté de dynamiter la dernière difficulté sur la deuxième étape avec Marco Brenner et une nouvelle fois l’autrichien. L’équipe structurée autour de ses jeunes n’est pas avare d’efforts et loin d’être intimidé. Tout l’art étant de savoir qui de l’équipe néerlandaise tentera le baroude d’honneur.

S’il est une certitude, c’est que la Bora Hansgrohe ne sera pas du genre à laisser filer le maillot si facilement. La Bahraïn Victorious trouve donc un allier de taille. Si l’équipe venait à collaborer, Patrick Konrad trouve un terrain à sa mesure pour faire parler toute son explosivité qu’on lui connait. Qui lui a valu la septième place la veille, la cinquième place à Manosque en début de saison mais surtout ses nombreuses places d’honneur lors de la 103e édition du Giro d’Italia.

Le boost Unibet est un très joli bet qu’il ne faut laisser passer une belle assurance afin de tenter des coups.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Tim WellensVainqueur 260.25 %
Tim WellensPodium 60.25 %
Alessandro Valverde ou Jasper StuyvenPodium 30.5 %
cote boostée
Josef ČernýVainqueur 600.1 %
Patrick KonradPodium 200.15 %

Etape 1 Critérium du Dauphiné 2021

Une première étape du Critérium du Dauphiné dans un circuit autour d’Issoire. Avec un dénivelé positif total de 2308 mètres, les sprinteurs notamment les plus polyvalents peuvent rêver se revêtir de jaune. Mais qui pour contrôler une telle étape ? Sans doute, la Bahraïn Victorious pour Sonny Colbrelli fait figure de grandes favorites à cette tâche. Probablement accompagné de la Trek Segafredo qui a plus d’une corde à son arc avec sa doublette de sprinteurs, à savoir Mads Pedersen et Jasper Stuyven. Probablement que la AG2R Citröen La Mondiale sera inspirée par le final pouvant miser sur des late attacks comme sur son sprinteur polyvalent : Clément Venturini.

Mais pour aller au sprint, il faudra contenir l’échappée matinale mais surtout les attaques dans le final.

L’enchainement de la côte du Château de Buron (3.2 kilomètres à 6.2 %) et du Col de la Croix des Gardes (1.6 kilomètres à 5.1 %) peuvent créer la zizanie.

Sur les routes étroites de la campagne de Yronde, les attaques devraient pleuvoir et être difficilement maîtrisable.

Et si les montées ne suffisaient pas, la petite portion descendante en ville offre un terrain parfait pour désorganiser tout un groupe en cas de sur-représentation.

Jamais guère de visuel qui profite aux attaquants.

Si Sonny Colbrelli s’est bien préparé en prenant le KOM de la montée finale hier en repérage, les dieux de la météo seront contre lui. Avec un vent de 13-15 km/h dans le final, poussant les coureurs vers l’arrivée.

Et si sprint, il doit y avoir en comité réduit ou non ? A 2.2 kilomètres, un premier obstacle à franchir.

Avant un nouveau à 1.65 kilomètres de l’arrivée.

Une longue avenue dans la zone industrielle.

Avant un dernier virage à 500 mètres de la ligne d’arrivée.

Qui sont les usuals suspects pour une late attack réussie ?

Kasper Asgreen est le nom qui sort à la bouche de tous lorsque l’on parle de late attack. Le rouleur de la Deceuninck Quick Step est dans la forme de sa vie. Après un printemps plus que réussi : vainqueur de l’E3 Saxo Bank et du Tour des Flandres, la Danish Dynamite a été très en vue au Tour d’Algarve. Rêvant de maillot jaune, il pourra compter sur une Deceuninck Quick Step aux multiples options dont il est le scénario d’un final dynamité. S’il tel n’est pas le cas, il devra se plier à la hiérarchie du sprint au sein de son équipe. Sera-t-il accompagné dans le final ? Possible.

Tim Wellens est l’homme qui peut supplanter aisément Asgreen à l’initiative. Et si les deux doivent arriver ensemble. Quand bien même Asgreen aurait battu Matthieu van der Poel au sprint sur un de Ronde érintant, il ne sera pas simple de manoeuvrer le sprint du belge de la Lotto Soudal.

Non mon regard se tournera vers deux français en vue depuis le début de saison et récemment avec des bonnes capacités de puncheurs pour accompagner ces coups et surtout de bonnes aptitudes au sprint à savoir : Quentin Pacher. Récemment à son aise au Tour du Rwanda qui arrive au Critérium du Dauphiné en forme.

Mais aussi Dorian Godon en vue en tout début de saison et sur le sprint de Cholet lors de la Coupe de France après pourtant un final alletant où il n’aura pas hésité à être à l’offensive. Pouvant compter sur une AG2R Citröen La Mondiale offensive que ce soit avec lui-même, Oliver Naesen ou même Greg van Avermaet, il peut être cette homme sous les radars.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Quentin PacherPodium 210.25 %
Valentin MadouasPodium 170.25 %
Dorian GodonPodium en attente d’une cote……qui n’arrivera probablement jamais……du coup je me rabats sur Val’ qui coche toutes les cases aussi

Etape 5 Tour de Romandie 2021

Un contre-la-montre de clôture du Tour de Romandie pour façonner de manière définitive le classement général final. Avec 9 coureurs en 1 minute 04 et un podium en 21 secondes, les positions vont assurément bouger à l’issue de l’effort individuel.
16.19 kilomètres au programme pour un dénivelé positif total de 338 mètres, un TT somme toute vallonné où les spécialistes devront se confronter aux coureurs du classement général pour le gain de l’étape. Un ITT dont les segments sont consultables via : https://www.strava.com/activities/5195595681

Un départ somme toute technique avec une descente et déjà des petites différences qui devraient se créer sur un espace de 1.68 kilomètres. En effet, sur des routes mouillées chaque trajectoire peut vite devenir un véritable supplice.

A la fin de ce premier point débutera une place pavée où l’ascension de la Grimpette de la Lorette peut débuter.

Une montée du chemin de la Lorette que certains auront déjà empruntés par le passé, au cours de la troisième étape du Tour de Suisse 2019 ou même en 2013 encore une fois sur la troisième étape.

800 mètres pavés à pas moins de 13 % et une pente maximale de 16.5 % seront au menu de cette difficulté qui frappera l’entrée du CLM.

Les pourcentages les plus raides se terminent en passant la Tour-Porte de Bourguillon 1367 avec un pavé un peu plus rugeux en son arche.

Son passage signe surtout la fin de la zone pavée pour retrouver l’asphalt.

Mais la montée n’est pas terminée pour autant avec 300 mètres à 7.8 % à parcourir dans le chemin de Breitfeld. Ce qui porte la Lorette à un total de 1.14 kilomètres à 11.2 %.

C’est au bout du chemin que les plus spécialites trouveront un terrain à leur mesure. 3.2 kilomètres auront alors été parcourus.

Sur un plateau de 2 kilomètres menant à Marly, toute la puissance peut être développée.

Des virages se prenant sur les prolongateurs, il n’y a juste qu’à pousser.

Avant l’entame d’un long faux plat montant vers Tentlingen poussé par le vent.

1.5 kilomètres à 5 %

Suivi de 1.3 kilomètres à 2 % sur des bons bouts de ligne droite.

Le retour vers Fribourg n’offrira guère de répit. La moitié du CLM a été parcouru qu’il faut entamer la seconde.

Avec un vent d’abord de côté dans une portion en faux plat descendant.

Puis un vent de face sur les 5 derniers kilomètres, une zone pas mal découverte donc exposée au vent.

Le contre-la-montre se clôt par un petit kick autour de la cathédrale Saint Nicolas et dans la rue des Alpes.

Un dernier lève-cul au sprint…

… pour clôturer les 200 derniers mètres.

Météo pour les premiers partants : 5 km/h avec des rafales jusque 18 km/h

Météo pour les derniers partants : vent léger presque constant de 4 km/h

Il convient cependant de tempérer. Beaucoup sont adeptes de Windy et auront remarqué que les modèles tendent à s’accorder sur un vent léger. Mais des rafales s’intensifiant que légèrement.

Si mon modèle montre une différence nette de rafales pour les premiers partants, c’est un net désavantage pour ces derniers par rapport aux départs plus tardifs puisque la portion vent de face représente près d’un tiers du TT. Cependant, le vent reste que léger pour la majorité selon la globalité des modèles et près de deux tiers du chrono est favorable aux spécialistes dans la mesure où les routes sont propices à rester en position.

LES SPECIALISTES POURTANT FAVORIS ?

La Lorette pourrait laisser penser que les spécialites se voient éliminer des prétendants. Mais si le parcours demande une certaine polyvalence, nombre sont les kilomètres où les grosses machines peuvent mettre en route.

Cependant, peut être certains comme Stefan Bissegger seront un peu plus désavantager par rapport à d’autres. Il est vrai que le suisse de la EF Education Nippo a montré que ce soit lors du prologue comme lors de l’étape d’Estavayer qu’il bûchait lorsque la route s’élève. La grimpette de la Lorette, le faux plat de Marly et les abords de l’arrivée plutôt punchy pourrait lui faire accumuler un petit débours qu’il sera compliqué de rattraper.

Le tracé demande une certaine polyvalence :

  • technicité et prise de risques : une route humide avec un départ en descente scabreuse, des secondes précieuses précieuses peuvent être prises pour ceux qui sont à l’aise sous les conditions climatiques difficiles ;
  • flandrien et puissant : les pavés et notamment les montées pavées demandent une certaine puissance. Le fait que le pavé soit humide oblige à passer la montée de la Lorette le plus sur la selle possible. Les nombreuses portions de routes entre le kilomètre 3 et l’entrée dans Fribourg doivent permettre de dégager toute la puissance d’un rouleur.

Battre le pavé ne devrait gêner Filippo Ganna qui est détenteur du Paris-Roubaix 2016. Pippo aura montré que les montées ne l’encombre guère même si c’est un gabarit lourd comme Bissegger. La question se pose tout de même sur son état de forme. Battu au contre-la-montre de San Benedetto del Tronto au Tirreno-Adriatico, le quatruple champion du monde sur piste de la poursuite individuelle n’a pas fourni un prologue à la mesure de son titre de champion du monde. Du moins à la mesure des chronos qu’il a archi dominé l’année passée. Des signes pouvaient être vu lors du CLM d’Alès où Benjamin Thomas lui a fait la nique au premier intermédiaire. Pas mal mis à contribution au service de l’équipe cette semaine, Pippo atomisera-t-il le TT avant l’ouverture du Giro dans 6 jours ? Histoire de remettre les pendules à l’heure. Les conditions climatiques pourraient pousser à la prudence.

Bien qu’ayant chuté à Estavayer, Rohan Dennis a semblé rassuré sur l’étape d’hier en fournissant le travail qu’on lui demandait sur les pentes de Thyon 2000. Vainqueur du prologue, remporté à la manière, l’autralien des Ineos Grenadiers est sans doute le grand favori du jour. Mais si Dynamite Dennis a rassuré, il n’a pour autant pas annihiler toutes les attaques comme il a pu le faire sur les pentes de la Vue des Alpes lors de l’étape de Saint Ymier. Il est coutume de dire que ce n’est pas le lendemain d’une chute qui pose le plus de problème mais le surlendemain. Payera-t-il les conséquences de sa chute dans la descente de Châbles ?

Ou la chute ne sera-t-elle que anodine comme Stefan Küng semble le suggérer ? Il est vrai que le suisse aura fait un sacré aquaplaning à cause d’une ligne blanche où sa route avant aura chassé. Une chute plus impressionnante qu’elle n’en a l’air selon les dire du coureur de la Groupama-FDJ. La route extrêmement humide et grasse et le lopin de terre percuté auront sans doute aidé à rendre la chute moins violente qu’elle n’y paraît. Dans ces conditions, si le champion de suisse du CLM n’est pas marqué. Il est un candidat tout à fait crédible à la victoire tant ses derniers chronos sont à la hauteur d’une victoire aujourd’hui.

Comment parler de chutes sans aborder Geraint Thomas ? En position de remporter l’étape de Thyon 2000, le gallois n’a pu disputer totalement ses chances au sprint au sommet du col face à Michael Woods. Et pourtant il semblait bien partir vers un coup double : victoire d’étape et maillot de leader. Le leader n’est qu’à 11 secondes de Rusty Woods, ce qui le place en balotage très favorable en vue de la victoire finale. Ici encore, la chute semble plus violente qu’elle n’en a l’air. Le gallois ne s’est pas plaint à l’arrivée de quelconque douleur, si ce n’est exprimé une certaine frustration.

Une situation cocasse qu’il aura excerbé par un humour anglosaxon qu’on lui connait. Le parcours somme toute semble être du cousue-main pour le gallois. La question semble pointer essentiellement vers la prise de risque. Le GC semble à première vue acquis avec 11 secondes de retard sur Woods et une vingtaine sur ses principaux rivaux. Mais ne voudra-t-il pas conclure en beauté ? Rien n’est vraiment figé dans le marbre. Sa quatrième place lors des mondiaux en la matière à montrer un retour en grâce de G. Si le CLM est couru avec cette objectif alors Thomas est en position de battre Rohan Dennis.

Loin de toute considération chauvine, Rémi Cavagna apparaît dans la liste des favoris pour plusieurs facteurs. C’est un rouleur hors norme. La distance lui convient. Il est polyvalent et surtout il aime la pluie. Jamais bien loin depuis le début de saison, le coureur de la Deceuninck Quick Step peut se targuer d’être parmi les meilleurs du monde actuellement.

Partant à contre-courant des opinions majoritaires, le pari risqué d’un terrain valonné peut jouer un rôle. C’est pourquoi le choix des leaders peut s’avérer un pari profitable si les rafales faiblissent en milieu de journée. Certains leaders ont un spot clair à jouer pour le podium. Marc Soler n’est qu’à 12 secondes du podium et peut aisément combler les 33 secondes sur Rusty Woods. Il est vrai que deux places semblent se libérer sur le podium avec à la fois les places de Michael Woods et de Ben O’Connor qui ne sont pas réputés être les meilleurs dans le domaine. Richie Porte est tout autant dans la même situation favorable. Son prologue et son chrono de Catalogne ont montré un retourau plus haut niveau de l’australien. Seulement, le mauvais temps n’est pas sans effet sur Tasmanian Devil Fish. On le sait l’aussie n’est pas à l’aise sur son vélo lorsque la route est humide. Au travail sur l’étape d’Estavayer pour Thomas, le co-leadership a alors bougé vers un leadership unique affirmé. L’étape de Thyon 2000 a montré un Porte parfois en difficulté. Pas vraiment un indicateur positif en vue du CLM.

Celui qui pourrait faire la bonne opération du jour est Ion Izagirre. L’espagnol est réputé pour être bon sur les efforts individuels où la polyvalence est de mise. 27 secondes à rattraper sur O’Connor n’a rien d’insurmontable. Les 48 secondes sur Woods par contre pourrait être un peu plus ardue mais loin d’être impossible. Le basque de la Astana Premier Tech a un coût à jouer au GCX sur ce TT et il n’est pas plus à l’aise qu’un Izagirre sous la pluie. La forme est exaltante sur ce Tour de Romandie, si les jambes d’y il a 3/4 ans en chrono sont au rendez-vous. Ion peut s’immiscer sur le podium final.

Meilleur que le basque sur plat, peut être que Damiano Caruso est une tout aussi bonne option en vue d’un GC fait à fond. En fond de Top 10, l’italien des Bahreïn Victorious est aux portes de faire un Top 5 à l’issue du CLM. Il n’y a qu’à se remémorer l’époque du triplé BMC sur le Tour de Suisse pour se rappeler des qualités de rouleurs de Caruso qui s’affiche en forme avant le Giro d’Italia où il épaulera Mikkel Landa et Pello Bilbao. Ses derniers CLM de Grands Tours ne sont pas sans montrer ses capacités lorsqu’il est appliqué dans l’exercice. Un autre coureur qui aime à l’évidence la pluie.

PRONOSTICS

Coureurstype de classementcotemisebookmaker
Felix GrosschartnerVainqueur 220.3 %Zebet
Koen BouwmanVainqueur 400.2 %Betclic
Koen BouwmanPodium 120.2 %winamax
Matteo FabbroVainqueur 650.15 %Winamax
Matteo FabbroPodium 130.15 %

Etape 2 Tour de Romandie 2021 Preview

Une étape de 165.7 kilomètres pour un dénivelé positif total de 3305 mètres. Une étape exigeante dont le final n’est pas sans rappeller l’étape 2 du Tour de Romandie 2015.

Ce jour-là, une échappée de deux coureurs fut autorisée à prendre le large dès le kilomètre 0 sur un départ nettement plus plat sur 40 kilomètres entre Apples et Yverdon-les-Bains. Avec sept minutes d’avance, l’écart passa sous les deux minutes à l’entame de l’avant-dernière difficulté de la journée : Les Pontins. Qui marque le début d’un copier-coller avec le version 2021. L’échappée fut reprise dans la-Vue-des-Alpes où Geraint Thomas alors leader du classement général sera victime au pied d’une crevaison. Malgré une aide de Peter Kennaugh, G. ne pu jamais faire la jonction et le maillot de leader s’en alla de ses épaules. Le final fut marqué par une attaque de Rein Taaramäe au sommet qui compta jusqu’à 25 secondes d’avance. Avant de se faire rattraper à 2.4 kilomètres de l’arrivée, par un groupe de 48 coureurs dont la chasse fut mener par le Kaiser Penzer Tony Martin. Le classement de l’étape est disponible ici : https://www.procyclingstats.com/race/tour-de-romandie/2015/stage-2

Aura-t-on droit à une nouvelle explication entre leaders à l’arrivée dans un groupe plus ou moins conséquent que l’édition 2015 ? Une late attacker réussira-t-elle là où l’estonien de la Astana a échoué ? Ou bien l’échappée a-t-elle des chances d’aller au bout ?

Dans une journée où du fait du profil escarpé, l’étape devient outrement plus difficile à contrôler qu’une étape conclue par un sprint. Les échappées ont une chance réelle d’aller au bout. Il ne fait guère de doutes que la bataille pour prendre l’échappée pourrait être longue. Ce qui pose un problème lorsque l’on sait que les 18 premiers kilomètres sont plats avant d’heurter la première difficulté. Avec 1.85 kilomètres à 9.9 %, la cote de Neuveville, marquant le pied des Prêles, est nettement plus sélective. C’est l’endroit idéal pour que les fuyards prennent la poudre d’escampette.
Problème notable, filtrer ces derniers se révèle plus compliqué avec des grimpeurs patentés. Nombre sont ces derniers à figurer dans les 78 premiers du GC. Un GC qui se tient sous la minute. Les Ineos Grenadiers auront une nouvelle fois fort à faire pour maintenir l’écart d’une échappée de costauds.

Avec ses 4 kilomètres à 8.3 %, le col des Pontins est la difficulté la plus complexe du final.

Seulement y espérer du mouvement semble vain. Entre un sommet situé à une quarantaine de kilomètres de l’arrivée et une partie de vallée reliant Boudevilliers avec un vent défavorable, les éléments sont réunis pour une explication dans la dernière difficulté.

C’est une nouvelle fois dans le Col de la Vue des Alpes qu’il faudra compter sur des attaques au sein du GC. Mais comme en 2015, les leaders se neutraliseront-ils les uns les autres ? Avec son effectif, l’équipe Ineos Grenadiers a de quoi imprimer un tempo pour juguler les attaques, du moins sur le papier.

Sur des routes protégées du vent et larges, il est difficile à la fois de surprendre comme d’annihiler toutes les offensives. Si 7.7 kilomètres à 6.8 % est exigeant, le fait est que le col est régulier. Ce qui a permis en 2015 à Michael Albasini de lisser plus facilement son effort et de s’accrocher au groupe de leaders.

La descente qui s’en suit est sans doute un lieu clé par plusieurs éléments. D’abord, sa technicité rendue plus délicate par le temps pluvieux.

Ensuite, si la descente se fait sur de la trois voies lors des 2.5 premiers kilomètres. La route se rétrécisse par la suite.

Une largeur de route qui reste étroite et non favorable à une chasse jusqu’à Renan situé à 7.2 kilomètres de l’arrivée.

Enfin, le vent qui dans le final poussera les coureurs vers l’arrivée. Ce qui n’est pas sans jouer sur l’offensive, qui verrait d’un bon oeil la bonne opération.

Un final somme toute chaotique où le surnombre jouera indubitablement un rôle. A ce jeu nécessairement trois équipes pointent le bout de leur nez.

Les Ineos Grenadiers s’alignent avec les trois premiers du GC. Deux d’entre-eux auront déjà parcouru l’étape en 2015. Le malheureux Geraint Thomas qui aura subit une crevaison au pied du Col de la Vue des Alpes et Rohan Dennis qui en avait terminé dans le groupe de tête. Tout deux ont les mêmes aptitudes. Que ce soit dans un raid solitaire par leur aptitude dans l’effort individuel. Mais les laissera-t-on attaquer si facilement ? Il est évident qu’ils seront marqués à la culotte. Pourtant une autre qualité et pas des moindres est à souligner : celle de la vitesse au sprint. Tous les yeux semblent rivés sur G. mais c’est sans doute Rohan Dennis dont il faut se méfier. En 2018, à Sion, l’autralien aura régler un groupe de 27 coureurs. Mais c’est notamment sur le Tour des Alpes 2017 que Dynamite Dennis s’est illustré. 3e à Cles derrière Matteo Montaguti et Thibaut Pinot dans un groupe de 48 coureurs. Vainqueur à Innervillgraten d’un véritable peloton de 67 coureurs dans un sprint pour puncheur. Une explosivité confirmée tout autant sur le Tour de La Provence cette même année.
Bien sûr quelques ombres pointent au tableau. Rohan peut très bien être mis au service du collectif comme il l’a été hier. Et ce malgré son maillot jaune, le co-leadership revenant à son compatriote Richie Porte et le gallois Geraint Thomas. C’est d’ailleurs ce dernier qui peut profiter du travail de Rohan Dennis. Sur les sprints du Tirreno-Adriatico 2017, G. y a battu l’australien. La grande interrogation demeure sur ses capacités actuelles au sprint. Il est vrai que le Tirreno de l’an passé à démontrer que le gallois a perdu de sa superbe.

S’il est une leçon retenue de la veille, c’est que les UAE émirates peuvent prétendre tout autant à ce surnom. L’équipe se verrait sans doute bien profiter du surnombre pour que son coureur local et transfert le plus médiatique de l’année s’impose. Il est vrai que Marc Hirschi a posé un oeil sur cette étape. Le super-combatif du Tour 2020 arrive en grande forme. Après un Tour de Catalogne et un Tour du Pays Basque au service de ses leaders, le transfuge polémique de la Team Sunweb a montré être en forme que ce soit ce week-end lors de Liège-Bastogne-Liège ou même lors du prologue d’ouverture. Hirschi a montré maintes fois sur les deux dernières années qu’il était parmi les plus rapides lorsque l’on parle de sprint réduit. Que ce soit sur le Binck Bank Tour, sur la Klasikao San Sebastian ou sur le Tour de France, le champion du monde espoir 2018 a maintes fois fait parler de lui.

Mais l’équipe peut tout autant profiter de la présence d’un Rui Costa, pour tenter de dynamiter le groupe de tête et forcer les autres équipes à rouler. 5e ici même en 2015, le portugais est rapide au sprint mais techniquement moins que son coéquipier.

Evidemment, un coureur a coché toutes les cases du côté des Astana Premier Tech pourrait être Alexey Lutsenko qui a le bénéfice d’avoir perdu du temps hier. Le kasahks peut tant aller dans l’échappée et triompher aisément que de finir dans le groupe des leaders, profiter d’être sous les radars pour une late attack comme d’attendre un sprint réduit où il est l’un des plus rapides. Wilco Kelderman du côté de la Bora Hansgrohe fait partie de ses leaders rapides mais n’est-il pas finalement plus intéressant de se tourner vers une cote plus aguicheuse ? Il est vrai qu’un Lucas Hamilton aura démontré au Tirreno-Adriatico de l’an passé et surtout sur le récent Paris-Nice de belles aptitudes lorsque la route s’élève et avoir une petit pointe de vitesse au sprint.

PRONOSTICS

Coureurstype de classementcotemisebookmaker
Felix GrosschartnerVainqueur 220.3 %Zebet
Koen BouwmanVainqueur 400.2 %Betclic
Koen BouwmanPodium 120.2 %winamax
Matteo FabbroVainqueur 650.15 %Winamax
Matteo FabbroPodium 130.15 %

Etape 1 Tour de Romandie 2021 Preview

Si Aigle-Martigny a des allures de coups de poignard après un mondial 2020 annulé en Suisse ici même. Le circuit du jour de 34,6 kilomètres à parcourir quatre fois à comme un air de déjà-vu puisqu’il aura été similaire en tout point à celui du GP de l’Echappée organisé par le club du coureur local : Sébastian Reichenbach.

A ne pas s’y méprendre, les yeux seront rivés vers la dernière ascension de Produit et sa descente pour déterminer l’issue de l’étape. Si la difficulté est escamotée, un sprint massif ne fera guère de doute. Si des manoeuvres sont entreprises, alors il faudra se tourner vers quelles équipes sont capables de les juguler.

2.6 kilomètres à 7.1 %, la montée ressemble sur le papier à une difficulté où mettre en difficulté les sprinteurs semblent compliqués tant la difficulté semble courte à 26 kilomètres du but.

Seulement par sa route étroite, l’ascension aux allures de Mont Brouilly pourrait intéresser certaines équipes pour dynamiter la course avec un terrain de jeu à la mesure du challenge.

La descente qui suit offre une occasion supplémentaire de grapiller quelques secondes précieuses et de morceller un peu plus le groupe de tête / peloton. Avant l’entame d’une partie de circuit, très largement moins favorable à tout mouvement. Et à un contrôle quasi serein des équipes de sprinteurs.

Une succession de lacets qu’il faudra aborder sur route humide. La prise de risque sera minimale dans le peloton. Une chance que la descente soit si courte.

Chamoson offre un véritable billard si un groupe peu conséquent s’est extrait de la difficulté précédente pour commencer à s’organiser sur des routes plus larges et majoritairement plus rectilignes.

Tout en gardant un train de sénateur afin de ne pas décrocher son sprinteur sur le 1 kilomètre 300 à 7.7 % à gérer avant d’aborder le retour sur Martigny

Un retour où la meute pourra se mettre en chemin du sprint que toutes les équipes prévoient et anticipent.

Une portion en inadéquation avec un raid solitaire ou un groupe trop réduits. Pour qu’un groupe puisse avoir une chance d’aller au bout, il faut qu’à la fois nombre d’équipes soient représentées mais aussi que les Ineos Grenadiers ne se soient pas fait piéger.

Si le vent est léger, il est à noter qu’il sera cependant de face dans le final. Ce qui intrinsècquement diminue les chances de mouvements couronnés de succès.

Le final n’est qu’une offrande supplémentaire en direction des trains de sprinteurs. La bataille de position dans les trois kilomètres plus tortueux ajoute ce piment à la joute avant l’abord des 680 mètres finaux.

Peut-on échapper à un sprint ?

La réponse est évidemment négative. Trop d’équipes sont intéressées par un sprint que les chances des échappées sont proches de 0. Cependant, rien n’inscrit un sprint massif dans le marbre. Et c’est probablement plutôt vers un sprint réduit qu’il faut se tourner. Plusieurs éléments semblent poindrent en ce dénouement :

  • le vent de face dans le final oblige à la formation d’un groupe plus ou moins conséquent ;
  • la pluie qui va nécessairement ajouter de la nervosité et de la technicité. Que ce soit dans la descente de Produit que dans le final où chaque courbe dans la bataille de position créera des risques de chutes ;
  • la présence d’équipes fortes sans sprinteur dans leurs rangs comme les Astana Premier Tech et les Deceuninck Quick Step qui auront une position plus agressives que ce soit les difficultés pour les kazashks ou dans le final pour les belges ;
  • une équipe UAE émirates qui a la clé de la montée de Produit. Si les émiraties décident de ne pas jouer la montée aggressive, le sprint ne fera guère de doute. Si au contraire, ils décident d’emmener une conduite plus offensive alors un groupe peu facilement se dégager au sommet ;
  • l’équipe Ineos Grenadiers qui devrait devient la meilleure allier des équipes de sprinteurs désireuses de garder une position avantagueuse au classement général. Les britanniques devraient dompter les attaques.

Parmi les hommes rapides succeptible de survivre du moins de profiter d’un regroupement, Phil Bauhaus est sans doute dans les coureurs en tête de liste pour faire la nique à Peter Sagan. L’allemand de la Bahraïn Victorious est un gros gabarit : 1 m 84 pour 71 kilogrammes. Un élément qui le désavantage nécessairement dans la montée de Produit est l’élimine des candidats si la course ne s’emballe de trop. Et pourtant les courses d’une semaine en France auront été un bon indicateur quant à sa capacité à passer outre certes difficultés. Le train composé de Jan Tratnik, Stephen Williams et Sonny Colbrelli devrait lui permettre d’aborder le sprint dans les meilleures dispositions et de prétendre à la gagne aux abords du dernier virage. Pour décrocher la seconde victoire de sa saison, si tenté que ce ne soit la deuxième d’une longue série pour celui qui retrouve ses jambes de ses années Sunweb.

Les Israël Start-Up Nation emmène Patrick Bevin qui avait sa forme terrible montré au Tour du Pays Basque à une chance de s’exprimer en cas de sprint réduit. Cela dit cette fois, le danois Mads Würtz Schmidt pourrait profiter de sa pointe de vitesse pour s’exprimer. Les risques de cassure sont présentes dans un final tortueux. Ses capacités de rouleur pourrait tout autant lui permettre de tenter une late attack en cas de final décousue. Après une Etoile de Bessèges en vue, le coureur d’ISN a fait le plein de confiance avec une victoire sur le Tirreno Adriatico. Les danois brilleront-ils encore sous la pluie ?

Et pourtant les chances d’une late attack sont tout de même réduite et c’est vers le sprint qu’il faut se tourner. Il est plus surprenant de faire Gerben Thijssen si sous coté par les bookmakers après sa Vuelta a Espana teintée de sprint où sa vitesse a été mise en avant. Certes le belge ne profite pas de la position plutôt offensive de l’équipe mais en cas de sprint, la Lotto Soudal pourrait être en ordre de marche pour le laisser totalement s’exprimer. Andreas Kron et Philippe Gilbert pourront le placer parfaitement pour aller chercher un bien bel accessit si ce n’est plus.

PRONOSTICS

Coureurstype de classementcotemisebookmaker
Phil Bauhaus Podium 80.25 %
Gerben ThijssenVainqueur 1000.1 %
Gerben Thijssen Podium 150.15 %
Mads Würtz Schmidt Podium 350.10 %

Prologue Tour de Romandie 2021

Un prologue de 4 kilomètres. Une affaire techniquement pour pure rouleur, les spécialistes sont attendus mais pas uniquement eux.

Très peu technique en son début, les apparences semblent dire que le rond point et quelques virages doivent permettre nombre de relances. Que nenni, les deux relances majoritaire auront lieu au demi-tour et pour aborder les 800 derniers mètres punchy.

Les différences devraient être plus notables (et encore sur un prologue ce n’est l’affaire que d’une poignée de secondes) dans la difficulté du jour : 800 mètres à 7.7 %. Punchy en son pied et roulant en son sommet comme un faux plat montant.

Au niveau mêtéorologique, le vent sera léger venant de l’Ouest. Ce qui donne un vent de travers sur les 3.2 premiers kilomètres. Avant d’aborder la difficulté du jour avec un vent favorable.

Un vent qui devrait s’intensifier pour les derniers partants, ce qui n’est pas sans être à leur avantage.

Un prologue de 4 kilomètres rappelle aisément les distances de la poursuite individuelle sur piste. Ce n’est pas un hasard de voir Filippo Ganna et Stefan Bissegger dans ces conditions être les favoris aujourd’hui. Pourtant l’avantage doit revenir à l’italien. Certes Pippo est un poids lourds tout comme le Suisse et il aura vécu un camouflé en étant battu par Wout van Aert et Stefan Küng à San Benedetto del Tronto. Cependant, Pippo quadruple champion du monde de la poursuite individuelle et triple détenteur du record du monde en la matière est un maître du tempo. Qui a montré que sa puissance pouvait pallier les bosses. Il n’y a qu’à se remémorer le Muro di Ca del Poggio sur le deuxième chrono du Giro où dans les pentes à 18 %, Ganna aura déposé Jonathan Caicedo pourtant poids plume. Ou même plus récemment sur le chrono d’Alès à l’Etoile de Bessèges où Pippo aura rattraper son retard à l’intermédiaire sur Benjamin Thomas. Des aptitudes dans les bosses qui auront été plus que vu la veille dans le mur de Saint Siffret. Avec l’objectif de ravir le rose à Turin dans quelques jours sur le chrono d’ouverture du Giro, Ganna est proche si ce n’est déjà à 100 %. Ce qui en fait naturellement le favori de la course du jour.

Mais il faudra faire face à d’autres poursuiteurs plus léger et punchy comme son coéquipier : Geraint Thomas qui aura l’avantage de gagner du temps dans les 800 derniers mètres. Tout deux partent dans les dernières positions et auront l’avantage de la météo contrairement à Bissegger. A ces hommes il faut sans doute ajouter le français en forme : Rémi Cavagna qui vient avec l’objectif de briller. Ayant l’habitude de partir pleine balle, les conditions du prologue devrait lui plaire. Assurément partir en avant dernier lui donnera un avantage.

PRONOSTICS

Filippo Ganna vainqueur : 2.9 – 0.35 % (Winamax)

Geraint Thomas vainqueur : 13 – 0.15 % (Zebet / Betclic)

Geraint Thomas podium : 3.75 – 0.5 % (Betclic)

Rémi Cavagna podium : 3.25 – 0.5 % (Unibet)

Etape 5 Itzulia Basque Country 2021 Preview

160 kilomètres reliant Hondarribia et Ondarroa, pour un dénivelé positif total de 2256 mètres. Une étape sur le papier promise aux sprinteurs. Mais à l’image de la Volta a Catalunya, rares sont les hommes les plus rapides à avoir fait le déplacement. Tant le Pays Basque est une terre hostile aux sprinteurs.

SPRINT OU ECHAPPEE, TELLE EST LA QUESTION ?

A l’aune d’une étape marquée par plus de 100 kilomètres de bataille intense pour que l’échappée du jour ne se forme, les équipes de leaders voudraient sans doute une étape de transition. Ce qui donne du crédit à une échappée. A l’aube d’une étape décisive pour le classement général, principalement résumé par un mano-a-mano entre les UAE Emirates et les Jumbo-Visma, les différentes équipes verraient d’un bon oeil un éventuel accessit en misant sur leur élément le plus rapide. Ce qui donne du crédit à un sprint massif. Comme à chaque fois, il y a du pour et du contre. Il convient de se pencher vers les équipes qui ont le plus intérêt à miser sur leur sprinteur.

  • Bora Hansgrohe : Ide Schelling est la carte sprint assez naturelle. Maximilian Schachmann est le leader de l’équipe allemande pointe à 1’32. 12e du GC, le podium à un peu plus d’une minute semble compromis. L’équipe est réputée pour mettre le collectif au service tantôt de son leader sur les étapes accidentées, tantôt de son sprinteur sur les étapes qui sont promises à une arrivée massive. Une fois n’est pas coutume avec un allemand ne visant plus qu’un Top 10, l’équipe devrait être parmi les premiers à prendre les choses en main.
  • EF Education Nippo : l’équipe américaine emmène avec elle le favori, Magnus Cort Nielsen. Intrinsècquement sans doute le plus rapide du peloton. Une occasion en or de ramener une victoire d’étape. Mais un plan B avec Sergio Higuita, qui préfèrerait une arrivée plus en bosse, est envisageable. 10 secondes de bonification qui pourraient ramener le colombien aux portes du Top 10.
  • Israel Start-Up Nation : avec Daryl Impey et Patrick Bevin, les ISN ont des hommes rapides pour aller chercher le gain d’étape. La chute de Michael Woods leur a sans doute enlever leur meilleure chance de victoires. Mais leur deux méridionaux ont montré beaucoup de forme et possède une très bonne pointe de vitesse au sprint.
  • Astana Premier Tech : déjà lauréat, Alex Aranburu a une occasion parfaite pour doubler la mise aujourd’hui. La question repose cependant pour les kazashks de savoir si des coureurs rapides comme Omar Fraile ou Alexey Lutsenko se glisseront ou non à l’avant pendant qu’Aranburu reste au chaud dans le peloton. Si tel est le cas, l’équipe ne sera pas mis à contribution. Dans le sens inverse, le train bleu pourrait faire des dégâts dans le final.
  • Bike Exchage : après avoir été en vue sur les sprints du Tour de Catalogne, Smith Dion a une occasion parfaite pour aller glaner la première victoire de sa saison.
  • Caja-Rural : rares sont les équipes Conti à s’employer en tête de peloton au lieu de miser sur les éternelles échappées publicitaires. Pourtant l’équipe espagnole pourrait être en vue avec la carte sprint Jon Aberasturi.
  • Euskaltel Euskadi : une problématique similaire avec Mikel Aristi pour la célèbre équipe basque.

Nombre sont les équipes qui peuvent prétendre à mener la chasse derrière les fuyards. Le symbole d’autorité pour se faire dès le départ pour éviter qu’un groupe trop conséquent ne prenne le large. Le terrain est idéal pour contrôler avec la fatigue accumulée de la veille, les plus téméraires pourraient se faire petit et être résignés à un sprint. Même des équipes comme la Deceuninck Quick Step ou la Lotto Soudal peuvent miser sur respectivement Mikkel Honoré et Stefano Oldani pour un sprint. La liste peut très vite s’allonger, avec une équipe qui n’est pas représentée dans la bonne échappée du groupe pour se mettre en ordre de marche.

Avec des sommets à 44.9 et 28,7 kilomètres de l’arrivée, les difficultés de Gontzagaraigana et Urkaregi pourraient perdre à certaines équipes de durcir la course.

Sans doute les pentes d’Urkaregi sont les plus propices à ce genre d’opération. 5 kilomètres à 4.8 % peut permettre de décrocher quelques sprinteurs mais globalement peu. Les sprinteurs purs n’ayant fait le déplacement.

Problème supplémentaire pour lesdites difficultés : le vent défavorable qui joue en faveur des sprinteurs. D’autant que la vingtaine de kilomètres restants permet aisément un regroupement.

Pays Basque oblige, le final est parsemé de petits repechos. Les dix derniers kilomètres ne font pas figure d’exception. Le premier dont le toit est situé à 6.5 kilomètres de l’arrivée fait penser au Capo Mele en longuant le littoral.

Un lève cul en sortie de ville de Mutriku et un dernier aux abords d’Ondarroa.

Rien de bien vraiment méchant mais à 2 kilomètres de l’arrivée, certains voudront sans doute y tenter une late attack. La question est : le rythme imposé par les trains de sprinteurs leur permettront-ils de sortir ?

Après une decente vers le centre ville, à 800 mètres le peloton doit s’étirer. Pensant de deux voies à une par l’effet d’un rond point (à passer par la gauche).

A 600 mètres, un autre carrefour giratoire à prendre une nouvelle fois par la gauche.

Avant de conclure par un tournant à droite où la route se rétrécira à 250 mètres.

Virer dans les premiers de cordée y est primordial pour espérer disputer la victoire. Le placement s’avère donc nécessaire au sommet du dernier repecho pour entamer la descente rapide en tête et passer la flamme rouge dans les premières positions.

Qui dit positionnement primodial dit train, la tendance mène vers les équipes de leaders ne voulant subir de cassures dans un final tortueux. A ce jeu, les UAE émirates seront nécessairement bien placés pour Brandon McNulty et Tadej Pogacar. Marc Hirschi sera mis à contribution de l’équipe mais le final est rapide pour un homme si explosif et pourtant peu nommé. En défense demain du maillot de leader, le suisse préparant les ardennaises n’aura pas l’occasion de se tester. Ce qui n’est pas nécessairement le cas sur l’arrivée du jour. Les suiveurs occasionnels seront néanmoins que le petit Cancellara est rapide et puissant. 2e de peu à Nice battu par le tout aussi explosif Julian Alaphilippe, Hirschi avait presque réussi à faire la nique à Tadej Pogacar et Primoz Roglic à Laruns mais été à cours à cause de son long raid solitaire. 2e malheureux à Liège-Bastogne-Liège en étant gêné par la vague de Julian Alaphilippe, Hirschi a montré qu’en forme c’est un coureur redoutablement rapide. Il n’y a qu’à voir le nom du sprint dans le Top 10 de Saintes-Maries-de-la-Mer dont il faisait partie pour s’en convaincre. Ce sont les suiveurs les plus avisés qui l’auront remarqué bien avant l’année dernière. Que ce soit en Allemagne mais surtout au Binck Bank Tour et à la Klasikao. Si Hirschi aborde protégé le final, il sera nécessairement bien placé et pourrait entamer les derniers mètres dans les coureurs de tête.

Evidemment, il faudra faire face pour cela au train Astana mais aussi de la Bora Hansgrohe. Dans un sprint plat, avantage sans doute à Ide Schelling sur Alex Aranburu. Le néerlandais est très en vue en ce moment. L’absence de Peter Sagan lui donne les clés du sprint aujourd’hui. Troisième du sprint du peloton à l’étape de Calella en Catalogne, le coureur se sera montré sous son meilleur jour lors de l’étape de Mansera où il lui aura manqué peu pour passer le Montserrat. Il aura impressionné sur le GP Industria & Artigianato où au kilomètre il aura signé un retour sur les hommes de tête.

S’il est des hommes rapides qui ne sont jamais bien loin depuis le début de saison, Jon Aberasturi et Mikel Aristi ne sont jamais bien loin de planter leur première gagne de la saison. Le premier rapide à Cholet échoue face à Elia Viviani et le second par deux fois depuis l’ouverture de la saison. Pourtant si une préférence doit aller ce serait vers le coureur de la Caja Rural.

PRONOSTICS

Ide Schelling vainqueur : 30 – 0.25 % (Betclic) / podium : 8.5 – 0.25 % (Winamax)

Marc Hirschi podium : 11 – 0.25 % (Unibet)

Jon Aberasturi podium : 3.9 – 0.5 % (Unibet)

Etape 4 Itzulia Basque Country 2021 Preview

189.2 kilomètres reliant Gasteiz à Hondarribia, avec un total de 2646 mètres de dénivelé positif. L’étape du jour ressemble à une occasion parfaite pour l’échappée d’aller se disputer la victoire d’étape. Mais qu’en est-il vraiment ?

Le classement général à l’issue de la veille permet plus de marge de manoeuvre pour la Jumbo-Visma. Maintenant le Top 10 se tient en 1’09 et les coureurs au delà du Top 20 possèdent un débours de plus de deux minutes.
Le départ se fera avec un vent estimé à 20 kilomètres par heure sur une portion roulante : 48 kilomètres à -0.7 %. Avec un vent si favorable, si l’étape s’y forme, ce sera nécessairement une échappée de gros moteurs. Mais nombre sont les équipes qui désireront être représentées à l’avant. Ce qui augure une bataille d’une bonne heure jusqu’au pied de la première difficulté.

En tournant à Vergara, les coureurs adoreront les premières rampes de Deskarga. La première difficulté du jour (3 kilomètres à 7.7 %) offre le terrain parfait pour qu’un groupe puisse s’extraire du peloton.

Ici même, le vent tournera en défaveur.

Sur des portions découvertes, cela ne peut que favoriser une échappée de grimpeurs costauds avec des rampes allant jusque 12 %. La question des espoirs de ladite “bonne du jour” reposera sur deux aspects concomittants :

  • les hommes qui la compose sont-ils dangereux au classement général ? Si tel est le cas, alors la Jumbo-Visma sera obligé de rouler et maintenir l’écart avec les hommes de tête de crainte de ne perdre le maillot de leader.
  • combien d’équipes sont représentées à l’avant ? Il va de soi que certaines équipes ont les clés des chances des fuyards. Si aucun Movistar n’est à l’avant, alors l’équipe espagnole roulera pour Alejandro Valverde qui a de bonnes chances en cas d’arrivée de leaders. Si aucun Astana Premier Tech n’est aux avant-postes, alors les kazashks rouleront pour le gain d’étape comme ils l’ont fait lors de la deuxième étape. Avec l’envie, les EF Education Nippo auront la veille étaient mis à contribution pour favoriser un retour du peloton et accroitre les chances de Sergio Higuita. Le colombien est rapide sur le papier, en cas d’arrivée de leaders, le petit gabarit est un des plus rapides. Les chances de victoires d’étape avec son champion national sont accrues pour l’équipe américaine. Une logique tout autant applicable avec la Bora Hansgrohe avec Maximilian Schachmann s’ils n’ont pas Patrick Konrad devant.

Dossard 161 : Michael Woods pouvait avoir un coup à jouer dans le final. Sans doute du fait de ses blessures faut-il éliminer le canadien et les Israel Start-Up Nation des équipes prétendantes à la chasse. Quoi qu’il en soit, la main d’oeuvre potentielle et le risque d’un homme bien placé au GC à l’avant reste présente. Ce qui ne garantie en rien le succès de l’échappée.

Le Jaizkibel (7.9 kilomètres à 5.5 %), montée traditionnelle de la Klasikao (Clasica San Sebastian) pourrait être le théâtre des premiers écrémages à l’arrière. Le pourcentage moyen ne rend certes pas honneur à la montée de deuxième catégorie mais c’est essentiellement dû à ses 800 mètres à -1% en son milieu et son replat sur le dernier kilomètre. Un sommet à 41.5 kilomètres de l’arrivée qui ouvre le champ des possibles.

Une descente rapide qui ne devrait pas offrir de répit où les Astana pourrait encore une fois en tirer profit.

Le mur d’Erlaitz (3.8 kilomètres à 10.6 %) ressemblerait presque au final de la veille. Bien que les pourcentages maximums y soient moins abruptes, “seulement” 13 %. Un profil qui offre des possibilités de course dans la course, tout comme de bataille entre les leaders si jonction il y a eu. A ce jeu, les UAE émirates ont un coup à jouer avec Tadej Pogacar à 20 secondes de Primoz Roglic mais aussi Brandon McNulty à 30 secondes.

Une descente peu technique et roulante pour remonter vers Irun.

Une fois dans Hondarribia, le final chaotique peut commencer avec une succession de carrefours giratoires.

A 1.5 kilomètres, un rond-points à prendre par la droite pour…

… déboucher dans une rue à sens unique. Un lieu idéal pour une late attack si une équipe est représentée en surnombre, pouvant faire barrage aisément et laisser filer leur comparse avant que la chasse ne soit prise en compte par les autres membres du groupe de tête. Une situation d’autant plus propice lorsqu’un équipe dispose de plus d’éléments que les autres qui auront possiblement plus de mal à collaborer dans l’immédiat.

A la flamme rouge, la route retrouve de la largeur.

Avant de déboucher sur un rond point à 700 mètres de la ligne.

Lui même débouchant sur une route coupée par un terre plein central.

300 mètres : un dernier rond-point qui oblige à virer dans les premiers pour espérer viser le gain d’étape.

Sortie de rond point : des aménagements urbains qui ont visiblement l’air modulable. Donc potentiellement de la deux voies sur les 200 derniers mètres.

Et débouler sur la ligne d’arrivée vent de dos (13km/h).

Très indécise, il est une certitude. Les Astana après leur démonstration sur le final de Sestao pourrait encore une fois sortir une “Astanasterclass”. L’équipe a les éléments pour aller chercher la victoire dans l’échappée, tout comme avec les leaders en profitant du surnombre et du tumultueux final. “Number… number… number” comme rabâcherait Patrick Lefévère. Détenteur du KOM Strava de la montée d’Erlaitz chez les amateurs : Oscar Rodriguez pourrait être la carte échappée des Astana. Intrisècquement bon dans les murs, l’espagnol a la marge de manoeuvre adéquate pour prendre le large sans être inquiété. Pointant à 18’46 du leader. Mais l’équipe compte aussi dans ses rangs des coureurs en forme en chasse d’étape dont Alexey Lutsenko, brillant sur le GP Indurain et déjà très en vue depuis le début de saison. Ainsi qu’Omar Fraile venant sur ses terres en conquête d’une victoire d’étape.

Si leader, il devait y avoir. Les UAE émirates ont toutes les cartes pour faire vasciller Primoz Roglic et l’esseuler. Jonas Vingegaard aura fort à faire pour contrer les offensives de Brandon McNulty. Qui pourrait profiter du chaos pour sortir comme il l’a déjà fait à Tortoreto sur le dernier Giro. En profitant du marquage des deux slovènes et ainsi rebattre les cartes du GC mais surtout de faire peser encore plus une double menace sur les épaules de Primoz Roglic.

Une étape assurément à livebet, au vue de l’évantail des possibles multiplier les picks n’est pas une mauvaise option mais pas celle que je choisis de privilégier avec l’inconnu de l’issue qui rend la loterie encore plus incertaine.

PRONOSTICS

Omar Fraile ou Alexey Lutsenko vainqueur : 6.5 – 0.5 % (Unibet)

Brandon McNulty podium : 18 – 0.25 % (Betclic)

Oscar Rodriguez vainqueur : 125 – 0.1 % (PMU)

Oscar Rodriguez podium : 30 – 0.15 % (Winamax)

Étape 3 Itzulia Basque Country 2021 Preview

167.7 kilomètres pour 2591 mètres de dénivelé positif et une arrivée en véritable mur, qui devrait assurer creuser les écarts au classement général. Avec deux slovènes qui ont prouvé leur capacité et supériorité sur ce type d’arrivée et Israël Start-Up Nation comptant sans doute le meilleur coureur du monde dans les pourcentages à deux chiffres, les espoirs des échappées semblent vain.

Dans le prolongement du sprint intermédiaire, le sommet de la cote de Llodio n’est situé qu’à une petite quinzaine de kilomètres. Les premiers mouvements au sein du peloton devraient y avoir lieu. A l’image de la veille, l’équipe Astana Premier Tech par son surnombre de coureurs puncheurs pourraient profiter de cette occasion avec les coureurs de la Bora Hansghore pour désorganiser le groupe et d’esseuler au maximum Primoz Roglic et Tadej Pogacar qui font tout deux figures d’épouvantails.

Mais mieux vaut être accompagné dans la folle aventure avec une descente plutôt favorable à un groupe de chasse.

Suivi immédiatement du Malkuartu dont la partie la plus raide est à 10.2 % sur 1680 mètres en son pied. Un premier écrémage important ne peut qu’y être fait tant les pentes sont terribles.

Cette fois, les fuyards peuvent profiter d’une descentes certes peu technique mais n’offrant jamais un visuel à un groupe de chasse puisqu’en partie totalement boisée.

Les seuls passages techniques à trois lacets en son début.

Pour conclure par une arrivée finale infernale : Santa Maria d’El Yermo à Ermualde. Pas moins de 3.3 kilomètres à 10.2 % dont 2.5 kilomètres à 12.5 % n’offre guère d’endroits où se cacher.

Sur de petites routes, mieux vaut aborder la difficulté dans les premiers de cordée.

Y avoir un train ou des coéquipiers est accessoire, tant les pentes sont raides. Les coureurs n’en tirent aucun bénéfice. Tout se fait à la pédale. Les plus forts s’isolent, les plus faibles prennent un tir. A un peu moins de 1.5 kilomètres de l’arrivée, la pente se radoucie… Enfin passant de près de 19 % à 11 %.

On pourrait se poser la question de l’influence du vent mais la zone est totalement couverte jusqu’aux 200 mètres. Ce qui fait que le vent n’aura que peu d’impacts dans la montée finale du jour.

Je pense que demain (l’arrivée à Ermualde) me convient beaucoup mieux.

Michael woods

S’il est un coureur qui a mis un cible sur cette étape, c’est Michael Woods. Le coureur de la Israel Start Up Nation vient en véritable conquérant. Avant même de démontrer ses capacités bien connues sur les pentes à deux chiffres, il convient de faire remarquer que le leader des ISN a repéré le final dimanche dernier : https://www.strava.com/activities/5067240574/segments/2813763287653532620

Gravisant Santa Maria del Yermo en 12’32 soit une moyenne de 16 km/h, prenant le KOM Strava par l’occasion. Un KOM pris tout autant sur la partie raide : 10’15 à 14.6 km/h. Une moyenne qui montre l’étendue de la difficulté.

Rusty Woods est un adepte des performances sur les murs. Gardien de la victoire sur le Mur de Fayence (1.2 kilomètres à 9.8 %) en début de saison, il avait répondu présent à son statut de favori. Vainqueur triomphal de l’étape des murs à Saturnia du Tirreno-Adriatico 2020, il s’échappant sur les pentes du Poggio Murella (1.6 kilomètres à 10.8 %). Sa troisième place à la Flèche Wallonne en démarrant de très loin par rapport à Marc Hirschi et Benoit Cosnefroy n’est pas sans montrer une fois de plus que c’est sur les pentes les plus abruptes que le canadien excelle. Sa victoire à Milan – Turin avec l’arrivée au sommet de Superga (4.1 km à 9.8 %) devant Alejandro Valverde et ses places d’honneur à San Luca (2.1 km à 9.4 %) ou même au mondial d’Innsbruck dans le Gramartboden (2.8 km à 11.5 % – max 25 %) atteste encore une fois que son palmarès est fleuri lorsqu’il faut résister au lactique.

Mais pour vaincre, il faudra se défaire du leader du général. Qui l’avait battu précisément à l’arrivée de San Luca. En effet, Primoz Roglic est sans nul doute l’un des meilleurs coureurs lorsque l’on parle de murs indigestes. Délaissant un peloton tout entier sur les pentes du col de Durbize (1.2 km à 10.3 %) pour aller conquérir la victoire à Chiroubles sur le dernier Pars-Nice. Le slovène s’est toujours offert ses adversaires sur les pentes les plus raides. Tout le monde aura en tête sa cadence de pédalage sur le Pas de Peyrol où il était sorti vainqueur de son duel avec Tadej Pogacar, voire même au Col de la Loze. Mais c’est sans doute sur les pentes de Los Machucos (6.9 à 8.6 %) et Mas de la Costa (4.1 km à 12.2 %) que Rogla s’est montré à son aise.

Attention tout de même à Tadej Pogacar qui aura montré une nouvelle fois un visage aggressif sur l’étape de la veille dans la montée d’Asturiana. Le compatriote de Roglic n’est pas en reste dans ces pentes où il aura maintes fois fait jeu égale. Michael Woods a tout intérêt de profiter du marquage des deux autres pour tirer profiter de la situation et éviter un sprint sans doute perdu d’avance. A ceci près d’un tel sprint se fait sur la réserve, ce qui donne une chance à Rusty Woods face aux ogres slovènes.

D’autres coureurs méritent forcément une mention honorable. Forcément David Gaudu attirera l’oeil des français. Le coureur de la Groupama-FDJ souhaite se préparer pour les ardennaises et après un final repéré lui aussi dimanche aura à coeur de briller. A l’image d’un Adam Yates tout aussi alaise lors que la pente s’élève mais sa passivité la veille pose question pour un coureur aux résultats souvent en dents de scie. Sans doute du mal à croire en Maximilian Schachmann au vue de la longueur de la difficulté. Tout comme à Alejandro Valverde, souvent battu sur son terrain depuis deux ans surtout pas les slovéniens. Tout comme Marc Hirschi dont le rôle devrait être de rester au près de son leader. Et s’il était une surprise ? Oscar Rodriguez pourrait être une belle carte pour les Astana aujourd’hui. Un podium à 50 un poil haut pour un prétendant au Top 8.

PRONOSTICS

Michael Woods podium : 2.15 – 1.5 % (Unibet)

Michael Woods vainqueur : 5.9 – 0.25 % (Winamax/PMU)

Michael Woods et Primoz Roglic sur le podium : 3.8 – 0.25 % (Betclic)

Etape 2 Itzulia Basque Country 2021

154.8 kilomètres pour 2518 mètres de dénivelé positif reliant Zalla à Sestao, pour une étape promise à un sprint des puncheurs au sein du peloton ; du moins, sur le papier. Si l’étape est parfaitement contrôlable, le final l’est-il pour autant ?

DE L’ORAGE DANS L’AIR POUR UN FINAL CHAOTIQUE

Un temps exécrable : de la pluie, du vent et moins de 10°C. Des conditions climatiques que certains vont adorer et que d’autres vont assurément détester.

La Asturiana (7.4 kilomètres à 6.5 % de moyenne – max : 14 %) mais une difficulté majeure dans sa première moitié. Les 2.8 premiers kilomètres étant à 10.5 % de moyenne.

La route se prête aux mouvements très tôt dans Asturiana d’une part avec une météo favorable : vent de dos. D’autant que la zone est pour une bonne partie couverte, ce qui n’est pas pour freiner les attaques.

Des mouvements d’autant plus favorisés par des routes peu larges.

Sans offrir un visuel conséquent. La chasse n’est pas favorisée dans ces conditions, quand bien même un train serait en marche. Bien inspiré seront les mouvements tant contrôler les attaques devrait y être compliqué,

Une descente technique menant à 3.6 kilomètres de l’arrivée. Un endroit idéal pour maintenir l’écart et même l’amplifier. Impossible de ne pas être tenter d’y aborder Asturiana en tête, le sommet n’est qu’à 14.3 kilomètres de l’arrivée. Ce qui offre 11 kilomètres de descente.

Un point crucial où l’organisation de la chasse est quasi impossible. Surtout dans un peloton n’y prenant pas tous les risques dans les virages humidifiés par la pluie contrairement aux hommes de tête désireux d’aller décrocher le gain de l’étape (si tenté qu’ils n’aient pas le skill de Zakarin).

1.9 kilomètres de l’arrivée : un premier rond-point qui doit nécessairement étirer le peloton ou un groupe de tête conséquent si regroupement il y a.

La flamme rouge commence une nouvelle fois par le second rond-point de ce final.

Avant d’entamer le début du final à 600 mètres de la ligne d’arrivée…

… dont les 300 premiers mètres sont à pas moins de 11.5 %

Les premières rampes collent au bitume avec des pourcentages à près de 16 %.

Sur des routes normales..

Il conviendra de prendre la droite de la route pour éviter les ralentisseurs au sol…

… avant d’entammer le dernier kick à 300 mètres…

… et d’aborder les 200 derniers mètres totalement plat qu’il faudra aborder dans les trois premières places pour espérer décrocher la victoire d’étape à Sestao.

UNE CHANCE POUR LES SECONDS COUTEAUX

La montée d’Asturiana implique que les risques d’attaques seront omniprésentes. La Jumbo-Visma possède le maillot de leader sur les épaules de Primoz Roglic. Le slovène a seulement deux secondes d’avance sur Brandon McNulty. Mais aussi et surtout dix-huit et vingt-quatre secondes sur ses coéquipiers : Jonas Vingegaard et Tobias Foss. Les killer Wasps ont ainsi une belle carte à jouer. Le final scie parfaitement au récent vainqueur de la Vuelta. Son équipe devrait être au tempo dans Asturiana pour le porter vers les dix secondes de bonifications accordées au vainqueur. Dans un final rappelant celui de Suances, l’ancien sauteur à ski à montrer qu’il était l’un des meilleurs sur ce type de finition. Un final qui tend à montrer que virer en tête aux 200 mètres est important. Les trois premiers (Primoz Roglic, Andrea Bagioli, Félix Grosschartner) ayant viré en 2, 3 et 4 derrière un Guillaume Martin s’écrasant. Récemment, l’arrivée de Biot lors de Paris-Nice n’a fait que confirmer l’impression ressentie en Espagne.

Cependant, la position du danois est excellente. Vingegaard a tout intérêt à suivre les mouvements pour obliger les autres équipes en prendre en compte la chasse et forcer un regroupement. Si le final est cousue main pour Primoz, il l’est tout autant pour Vingagaard qui se sera révélé d’abord sur les pentes du Jebel Jais, crucifixiant Alexey Lutsenko à 50 mètres de la ligne. Mais surtout à la semaine Coppi e Bartali en s’adjuvant deux victoires d’étape (Sogliano al Rubicone et l’arrivée punchy de San Marino) ainsi que le classement général. La dernière étape de Forli aurait pu être coché à son compteur tant il a semblait l’offrir à son dauphin Mikkel Honoré, le GC étant assuré.

Roglic devrait se contenter de rester au marquage de l’américain des UAE Emirates et principalement de Tadej Pogacar. Son compatriote au caractère offensif n’est plus à démontrer ne pointant qu’à vingt-huit secondes. Là encore, les UAE Emirates avec Marc Hirschi à trente-huit secondes ont une autre carte stratégique pour tenter de dynamiter le final et esseuler au maximum Primoz Roglic en le forçant à sauter sur le plus de coups possibles. Le suisse vainqueur de la Flèche Wallonne a montré, l’an passé, en forme, qu’il est le puncheur du moment capable de rivaliser avec Julian Alaphilippe. Ses talents de descendeur ne sont plus à démontrer. L’ombre au tableau réside dans sa forme du moment, en construction pour les ardennaises. Aura-t-il le bon de sortie ? Ou devra-t-il travailler pour Tadej Pogacar qui a une occasion à l’arrivée de combler son retard sur Roglic ? Des chaines qui pourrait le contraindre dans un final avec les deux slovènes à lancer son leader et tester sa condition en étant mis au service du collectif tourné vers le vainqueur du Tour UAE et du Tirreno-Adriatico.

Trois ans en arrière, le final pointerait directement vers Alejandro Valverde. Le leader de la Movistar pointe à 43 secondes de Roglic. Si le UAE Tour n’augurait rien de bien, le Tour de Catalogne semblait montrer un Valverde sur une courbe ascendante. Mais c’est réellement sa victoire ce week-end, au GP Miguel Indurain, qui redore le blason du vétéran espagnol. La Movistar, fidèle à elle-même, pourrait être d’une grande aide à la Jumbo-Visma pour favoriser un sprint en comité réduit de leaders/puncheurs. Tentant d’imprimer un tempo, l’équipe locale pourrait faire le travail pour Roglic qui n’aurait jusqu’à son rôle de marquage.

Si l’on parle de Suances et d’hommes offensif, forcément Guillaume Martin fait partie des dynamiteurs qui seront intéressés pour durcir le final. Le français de la Cofidis Solutions Crédits a montré sa forme sur les routes de Paris-Nice et nul doute qu’il participera à la fête. Le problème du français résidant principalement dans son anticipation… Toujours trop tôt.

Dans la même position que la Movistar, les Bora Hansgrohe eux devraient miser sur une montée moins explosive pour ne pas faire rompre Maximilian Schachmann dès le pied. Passé les passages les plus raides, l’allemand est en position de disputer la victoire étant un excellent puncheur et descendeur. Le seul qui a pu tant bien que mal rivaliser face à Roglic sur Paris-Nice. Sans doute, l’équipe Astana Premier Tech a plus ce rôle avec Alex Aranburu qui sera privilégié pour le gain de l’étape comme il l’était à Suance. Mais s’il n’est pas présent, Omar Fraile qui lui avait servi de pilote pour durcir la montée pourrait disputer ses chances ; tout comme un Jakob Fuglsang. Mais à 1 minute 03, si attaque il y a dans Asturiana, Alexey Lutsenko pointe en tête des hommes avec une marge de manoeuvre plus importante.

La liste de prétendants est longue, une vingtaine d’hommes coche un certain nombre de cases pour remporter la victoire d’étape. Deux équipes pourraient cependant être à l’offensive et miser sur des coureurs qui excellent sousmauvais temps. D’aborrd, la Deceuninck Quick Step semble avoir un coup à jouer avec Mauri Vansevenant. Mais c’est probablement vers Mikkel Honoré qu’il convient de se tourner. Deuxième du Général de la Coppi e Bartali, le danois est en forme. Quand on parle de temps pluvieux, on pense forcément aux danois qui y excelle. A 46 secondes au GC, la marge dde manoeuvre est permise. Le jeune de 24 ans désire à se tester sur les classements généraux quand il en a l’opportunité. L’occasion est parfaite pour la DQS qui peut miser sur Mattia Cattaneo et Vansevenant en plus pour mettre le feu au pétard. En face, les Ineos Grenadiers ont un intérêt au chaos. Adam Yates est en bonne position pour un podium au GC (28 secondes de Roglic). Mais les britanniques seront forcément intéressés à faire vasciller les slovènes. Richard Carapaz pourrait être utiliser en artificier comme sur les pentes de Vallter 2000. A ceci près que, la marge de manoeuvre est plus importante. L’équipe désire tester des coureurs en phase de course. L’équatorien pourrait l’être dans un cadre offensif. Bien placé à Suances, les finaux punchy lui conviennent. En démontre Fracasti où Carapaz avait fait la nique à Caleb Ewan et Diego Ulissi.

PRONOSTICS

Jonas Vingegaard vainqueur : 40 – 0.25 % (Winamax) / podium : 14 – 0.25 % (Unibet)

Mikkel Honoré vainqueur : 30 – 0.25 % (Unibet) / podium : 9.5 – 0.25 % (Unibet)

Richard Carapaz vainqueur : 35 – 0.25 %(Winamax) / podium : 12 – 0.25 % (Unibet)

Etape 7 Tour de Catalogne 2021 Preview

133 kilomètres, 2231 mètres de dénivelé positif pour une étape de conclusion traditionnel dans le circuit de Montjuïc à Barcelone.

Le circuit originel de Montjuïc à parcourir 8 fois faisait 6 kilomètres avec la difficulté de la montée du Château de Montjuïc (2.49 kilomètres à 4.3 %) avec 700 mètres à 6.6 % autour du stade Olympique.

Cette année seulement après 7 éditions sur le même circuit, les organisateurs ont décidé de modifier le circuit final. En empruntant le Montjuïc par son “Purito”, nom donné au segment Strava après son passage lors de l’étape 9 de la Vuelta 2012.

En comparaison, le final de cette 100e édition est outrement plus compliquée que les éditions précédentes.

Pour se rendre compte de la difficulté de ce mur, il n’y a qu’à revenir son passage lors de ladite édition de la Vuelta a Espana.

2.6 kilomètres à 4.3 % mais dont les 600 derniers mètres sont à 11.7 %, ce qui ouvre l’évantail de possibilités pour les plus puncheurs du peloton.

L’abord des premières rampes à 14 % avait vu en 2012, l’attaque d’Alessandro Ballan.

Avant que Joaquim Rodriguez aka Purito n’y sonne le peloton dont seul Philippe Gilbert pu suivre l’attaque. Rien que de nommer ces deux puncheurs doit montrer toute l’étendue de la difficulté du jour dans Montjuïc. Qui devrait assurément offrir du spectacle sur les routes de Barcelone.

S’en suit la désormais commune descente du circuit traditionnel.

Une première partie courte serpentant avec de reprendre…

Le pourtour du stade olympique en son pied.

Avec le fameux passage de 700 mètres à 6.6 %

Et de reprendre la descente vers la ligne d’arrivée.

UNE BATAILLE EPIQUE POUR LE PODIUM

Avec Alejandro Valverde à 14 secondes de Geraint Thomas et Joao Almeida à 18 secondes, pour ne citer que les deux dangers immédiats les plus puncheurs pour le gallois. Il ne fait guère de doutes que l’étape sera au moins contrôler par la Movistar et/ou la Deceuninck Quick Step, de concert avec les Ineos Grenadiers. Mais si Michael Woods pointe à 59 secondes, ce qui laisse censée être suffissante pour s’assurer d’un triplé des britanniques sur le podium. L’étape scie parfaitement au canadien. C’est donc tout autant que les Israel Start-up Nation sont attendus pour mener la chasse des premiers fuyards. Une fois sur le circuit, l’intérêt des Ineos sera de marquer et juguler les attaques de Bala et d’Almeida qui seront fortement pousser à aller vers le gain de l’étape bonifié de 10 secondes à l’arrivée.

A tout égard, l’objectif principal des britanniques est d’assurer la victoire finale d’Adam Yates qui cumule 45 secondes sur son coéquipier Richier Porte. Le britannique a un parcours à sa mesure. Simon, son frère au même profil s’y étant imposé en 2018. Dans une étape difficile à contrôler, une possibilité s’ouvre à l’équipe britannique qui ne défendra pas coute que coute le triplé Yates-Porte-Thomas sur le podium.

En tout état de cause, Richard Carapaz doit jouer les garde-fous de ses leaders. En marquant à la culotte, les attaques des autres leaders. C’est précisément ce rôle qui offre à l’équatorien une liberté de mouvements que ses leaders n’ont pas. La carte Carapaz se résume à une attaque – défense quand le trio se positionne plutôt sur la défensive. A chaque attaque, Carapaz peut suivre le mouvement et ne pas collaborer du fait du resserrement entre la 2e place de Richie Porte et la 7e place de Joao Almeida. Une course offensive scie parfaitement au tempérament du vainqueur du Giro d’Italia 2019. Ce dernier aura déclarer que l’équipe aura utilisée cette semaine pour tester chaque coureur clé dont il fait partie. Après un travail monstre sur l’ascension de Vallter 2000 où Richard Carapaz a sauté sur toutes les attaques pour préparer le terrain à un attaque d’Adam Yates. L’équatorien a remis le couvercle le lendemain dans un long relai sur les pentes de Port Ainé

I had to stop and put my chain back on, but I came back, got back into it all, and then I could finish off the work

https://www.cyclingnews.com/news/richard-carapaz-hits-ground-running-in-2021-volta-a-catalunya/

Malgré un ennui mécanique, ce qui a expliqué le relai de Geraint Thomas a un moment. Carapaz s’est remis en ordre de rang imprenant un relai qui a permis à l’équipe de pouvoir miser sur Porte dans les derniers kilomètres afin de permettre à G. Thomas de décrocher sa place sur le podium en faisant sauter Joao Almeida et en allant chercher la troisième place bonifiée de l’étape. Typiquement, dans une configuration de Vallter 2000 que Richard Carapaz peut tirer son épingle du jeu. Grâce à son marquage, l’équatorien pourrait à la fois fatiguer les adversaires directes de Geraint Thomas avant de s’envoler pour défendre les bonifications à l’arrivée. Un circuit où à la fois, il faut être punchy, rapide et intelligent. Richard Carapaz coche de nombreuses cases.

Mais pour cela, il faudra se défaire de Michael Woods qui après son résultat plutôt inattendu sur la longue montée de Vallter 2000 et une solide deuxième place sur l’étape de Port Ainé. S’il est un nom qui se dégage naturellement sur ce circuit, c’est bien celui de Rusty Woods qui apprécie plus que quiconque les forts pourcentages dont il est devenu un véritable maître. Le coureur de la Israel Start up Nation bénéficie contrairement à Joao Almeida d’une liberté de mouvement que le portugais n’a pas.

Difficile pour le coureur de la Deceunick Quick Step de pouvoir tirer son épingle du jeu. Joao Almeida sera sans doute trop marquer par les Ineos Grenadiers et ne devrait aller chercher le gain de l’étape qu’en sprint réduit où il est l’un des plus forts après ce qu’il a montré l’année dernière où même en figurant dans le Top 10 du sprint de la veille qu’il n’a disputé qu’à moitié se relevant à 25 mètres de la ligne. Cependant, il est une certitude : la DQS misera sur l’offensive dans le final afin de désorganiser le train des Ineos Grenadiers et de permettre une porte de sortie à son leader. Du chaos peut surgir James Knox. Dynamiteur dans le final de la veille, le britannique est en vue depuis deux étapes. A l’offensive, la DQS est tout autant en recherche d’une bon classement général d’Almeida que d’une victoire d’étape. Knox sonne comme le plan B idéal sur ce type de circuit où il aura été en groupe de contre en 2019. Un artificier que les Ineos Grenadiers seront contents de laisser filer n’étant nullement une menace au GC tant pour la victoire que pour le podium. Le coureur de Kendal étant à plus de 24 minutes d’Adam Yates.

PRONOSTICS

Joao Almeida ou Michael Woods vainqueur : 4.4 – 0.5% (Unibet)

Richard Carapaz vainqueur : 150 – 0.15 % (Betclic)

Richard Carapaz podium : 40 – 0.2 % (Unibet)

James Knox vainqueur : 50 – 0.15 % (Betclic)

James Knox podium 14 – 0.2 % (Unibet)

Etape 5 Tour de Catalogne 2021 Preview

201,1 kilomètres, un col au départ, une montée proche de l’arrivée, 2952 mètres de dénivelé positif pour conclure par une arrivée plate à Mansera. Une étape sur le papier promise au sprint mais les leaders laisseront-ils un os à ronger à la meute en chasse ?

UNE OFFRANDE POUR LES ECHAPPEES ?

Les étapes se suivent mais ne se ressemblent jamais. Sans une arrivée au sommet, les leaders n’ont que peu de chance de bouleverser le classement général. Les Ineos Grenadiers sont solidement ancrés en haut du classement général. Simon Yates est le leader du GC devant Richie Porte (45″) et Geraint Thomas (49″). Désormais au vue du final, seuls les leaders ayant une pointe de vitesse au sprint et/ou mais surtout “et” intéressé par les dix secondes de bonifications à l’arrivée. Alejandro Valverde de la Movistar pointe à la 4e place à 1’03 soit 14″ du podium tandis que Joao Almeida de la Deceuninck Quick Step lui à la 7e place (1’07) à 18″ de G. Mais ont-ils les moyens et l’envie hypothétique de contrôler la course pour un sprint où des sprinteurs peuvent être présents au vue du parcours ? De gros doutes peuvent être soulevés.

Les 36.9 premiers kilomètres sont une nouvelle fois un terrain adéquate pour qu’un gros groupe puisse prendre le large avec une route s’élevant progressivement vers du Coll de Comiols (7.8 km à 5.2 % – max : 7.6 %).

Une première partie sélective où il faut faire la différence sur les 7.3 kilomètres qu’offre cette portion pour faire exploser un groupe et/ou de partir en solitaire.

Une deuxième partie de mal-plat sur 7.7 kilomètres à 0.3 %.

Le problème majeure repose sur le vent défavorable dans la montée de Montserrat qui complexifie tout mouvement d’autant que la deuxième partie est favorable à un groupe de chasse. Dans ces conditions, malgré une descente vers Mansera avec un vent favorable, le scénario d’un sprint en petit comité est à privilégier.

Le dernier kilomètre avec une série de twist and turn peut en apparence offrir une opportunité d’anticiper un sprint pour les moins rapides du groupe

Seulement, le premier virage à 700 mètres se prend pleine balle.

Avant un rétrécissement à 600 mètres où il faudra être en alerte face aux late attacks.

Pour finir par les 300 derniers mètres de ligne droite

Dans un sprint au vent défavorable, il faudra faire preuve de malice et ne pas faire une Ackermann en lançant trop tôt.

Qui dit échappée, dit loterie

Si l’ont parle d’échappée, il faut que les coureurs accrochent le bon wagon. Et pourtant, il est des numéros dans une loterie qui peuvent attirer le sort dans le tirage. Trois noms semblent se dégager assez naturellement. Trois hommes en forme, qui auront bien figurer sur l’étape d’ouverture à Calella. Le parcours est cousue main pour Luis Leon Sanchez et Matej Mohoric qui sont tout deux en chasse d’une victoire d’étape. L’espagnol pointant en tête après la forme affichée sur le Tour UAE et Paris-Nice. Juste derrière Ide Schelling complète la liste des candidats. À l’offensive hier, il a fait parfait du premier coup à se voir créditer une petite quinzaine de secondes avant d’etre repris et que la bonne du jour ne lui file sous le nez. Si une arrivée au sprint il y a, en comité c’est sans doute le coureur de la Bora Hansgrohe qui est le plus rapide. C’est pourquoi ma demande de paris sur Betclic dans le chat client s’est tourné vers l’ajout du pari “LLS et Ide Schelling sur le podium de l’étape”, juguant les cotes trop faibles pour prendre l’un des trois.

Dans une étape de loterie où les échappées ont tout toute leur chance et où il faut une petite pointe de vitesse. Il n’est pas inopportun de prendre les mêmes coureurs dont les équipes visent une victoire d’étape. C’est pourquoi Robert Power fait partie de ces coureurs “on prend les mêmes et on recommence”. A ceci près que malgré la vitesse au sprint de Michael Storer, mon oeil sera rivé vers Thymen Arensman. Coureur ultra offensif qu’on devrait voir encore aux avants-postes. “keep hunting” comme il dit si bien sur son Instagram.

S’il est un membre du Top 25 qui peut s’échapper en ayant le bon de sortie : Santiago Buitrago est en tête de liste. Le colombien de la Bahreïn Victorious vise un bon classement général mais à 5’28 du leader. La marge est permise pour s’échapper. Sur une étape dont il aura repéré le final, il y a peu : https://www.strava.com/activities/4951332217/segments/2806573820747926760

PRONOSTICS

Ide Schelling dans le Top 3 : 6.25 – 0.5 % (Betclic)

Robert Power vainqueur : 100 – 0.15 % (Winamax)
Robert Power podium : 25 – 0.15 % (Betclic)

Santiago Buitrago vainqueur : 250 – 0.15 % (Zebet)
Santiago Buitrago podium 50 – 0.15 % (Betclic)

Thymen Arensman gagnant/placé : 45 – 0.25% (PMU)

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Etape 4 Tour de Catalogne 2021 Preview

166,5 kilomètres, trois cols, 3980 mètres de dénivelé positif, une arrivée au sommet de Port Ainé. L’étape reine de la Volta a Catalunya s’offrira-t-elle au Roi ? A moins qu’un prince ne vienne s’en emparer ? Tout porte à croire cependant, qu’un roturier aura les faveurs de son (Port) Ainé. Qu’en est-il vraiment ?

Un départ rapide accentué par une petit brise de dos.

UNE CHANCE EN OR POUR LES ECHAPPEES ?

Avec Adam Yates leader du classement général, les Ineos Grenadiers passent de l’attaque à la défense. Il ne faudra pas compter sur l’équipe britannique pour contrôler le peloton, si ce n’est pour endormir son monde et laisser filer une échappée non menaçant au GC. Toute la question repose en faite sur la stratégie des autres équipes. Avec Richie Porte, deuxième du Général à 45 secondes et Geraint Thomas 4e à 53 secondes (et 4 secondes du podium), les Ineos disposent de trop d’option au classement général pour être bousculé. Les équipes adversaires ont plusieurs choix qui s’imposent à elles :

  • envoyer un pion menaçant à l’avant pour forcer les Ineos à rouler et user le train britannique pour tenter de les faire fasciller

Pour cela, il convient d’avoir plusieurs armes au classement général. Les équipes candidates à ce genre d’opération ne sont pas légion. Seules, les Bora Hansgrohe avec Wilco Kelderman (5e à 1’03) et Lennard Kämna (13 à 1’33), les Movistar avec Alejandro Valverde (6e à 1’04) et Enric Mas (16e à 1’40), les Jumbo-Visma avec Sepp Kuss (11e à 1’29) et Steven Kruijswijk (15e à 1’37) et la BikeExchange avec respectivement Simon Yates et Esteban Chaves dans la même seconde (8e et 9e à 1’21) et Lucas Hamilton (14e à 1’35) peuvent tenter le coup de placer un des hommes pré-cités à l’avant. Deux équipes semblent se détâcher pour ce mouvement arakiri. Les australiens en envoyant Simon Yates et les espagnols en envoyant Enric Mas. Le tempérament offensif de Lennard Kämna pourrait faire de l’équipe allemande une candidate naturelle à ce rôle. Mais si le jeune coureur de 24 ans veut se tester sur les classements généraux d’une semaine, il convient de passer le plus de temps avec les leaders et de se battre avec eux dans la montée final. Plutôt que de tenter un replacement dans une opération suicide. Quant aux néerlandais, la position assez conservatrice de ses deux coureurs semble pointer vers une inaction.
La Deceuninck Quick Step pourrait être compté dans le lot avec Joao Almeida (3e à 49sec) et Fausto Masnada (18e à 1’52). Mais dans la défense d’un podium au classement général, la tentative ressemble plus à une fin de non-recevoir. Où l’italien devrait rester le plus longtemps au côté du portugais pour minimiser le débours et tenter de récupérer le temps perdu dans les étapes à venir plus favorable à son leader.

  • envoyer des hommes forts et peu dangereux au GC pour récupérer un assessit avec une victoire d’étape

A ce jeu, toutes les équipes ont au moins un grimpeur fort. Capable d’aller gagner l’étape.

Les 30 premiers kilomètres sont un terrain adéquate pour qu’un gros groupe puisse prendre le large tant la route s’élève inexorablement vers le sommet du Port de Toses (3.7 km à 9.5 % – max : 14 %).

Le final offre peu de répit en tête de groupe avec le Port del Cantò (24.3 km à 4.5 %. – max : 12 %).

Une descente en apparence technique…

… Mais uniquement pour Ilnur Zakarin, le peu de courbes étant longue.

L’ascension du Port Ainé (18.7 km à 6.8% – max : 12 %) sera le juge de paix de cette Volta a Catalunya et devrait désigner en son sommet le vainqueur de cette 100e édition. Les 3.5 derniers kilomètres sont à 7.7 %

Le plus fort de la pente intervient à la flamme rouge, sans doute la dernière occasion de porter une dernière estocade. Si un groupe vient se disputer la victoire.

Si sprint, il doit y avoir entre deux ou plusieurs coureurs. Il est impératif même en arrivée au sommet comme celle-ci d’aborder le virage en tête puisqu’il n’est qu’à 100 mètres de l’arrivée.

Avec un vent de 7.2 kilomètres défavorable dans la montée finale, notamment dans les 11 derniers de cette dernière, les mouvements tardifs y seront sans doute privilégier. Ce qui favorise un petit groupe à certains égards. Non content de bien savoir grimper, il vaut mieux avec un certain punch pour gagner l’étape si tel est le cas.

Ou alors il faudra anticiper dès le pied, c’est-à-dire dans les 3 premiers kilomètres à près de 9 %.

Qui dit échappée, dit loterie

A ce jeu, un coureur se détâche. Si la Movistar a des espoirs de podium avec Alejandro Valverde ne pointant qu’à 15 secondes du podium. L’équipe espagnole a dans ses rangs, un leader qui semblait se laisser décrocher hier. Marc Soler, maintenant à 16’09 au classement général n’est plus une menace. Ses qualités de grimpeurs font qu’en cas d’arrivée de leaders, il peut attraper le bon wagon et naviguer sous les radars. Mais c’est surtout sa perte de temps dès le pied qui pose le plus d’interrogations. Un peu coutumier du fait, il n’est pas rare de voir un membre du trident basque lâcher du temps pour opérer des manoeuvres futures. L’arrivée au sommet de Port Ainé se trouve non loin d’Andorre-la-Vieille, soit une cinquantaine de kilomètres de la résidence du coureur. Au vue de son étape du Tirreno-Adriatico à Castelfidardo, les hypothèses du manque de jambes et de la défaillance sont probablement à écarter. L’espagnol y semblait fort ; à l’offensive derrière Mathieu van der Poel. Son regard pourrait être tourné vers cette étape. Avec la bénédiction de son équipe, le leader affiché du Giro d’Italia à venir a une victoire à porter de fusil.

Nombre de coureurs peuvent prétendre à une échappée et ont montré parfois de belles choses en ce début de saison. C’est le cas de Wout Poels, Matej Mohoric, Harold Tejada, Kenny Elissonde, Luis Leon Sanchez, Clément Champoussin, Dan Martin entre autres quand on remonte le classement général de la journée d’hier et que l’on voit le nombre de coureurs qui ont perdu du temps.

Cependant, un autre nom saute aux yeux : Robert Power.

Notre objectif principal est d’essayer de gagner une étape et nous nous concentrerons sur le classement général avec Robert Power. Nous ne sommes pas parmi les favoris pour un résultat au GC, mais Rob se sent motivé alors nous allons voir ce qui se passe et jusqu’où nous pouvons aller

Alex Sans Vega – Directeur sportif DE LA qHUBEKA ASSOS

Le coureur de la Qhubeka Assos est arrivé sur le Tour de Catalogne avec pour ambition dé se tester au CG. L’étape de Vallter 2000 aura été un correctif pour le coureur australien. 102e à 21’20, le classement général est à mettre de côté mais la porte est ouverte pour le 12e des Strade Bianche. Un résultat qui montre au vue du rythme de la classique des chemins blancs que la forme est présente. A l’attaque sur la dernière Vuelta a Espana, le transfuge de la Sunweb s’y sera révélé. Notamment avec sa 4e place à Formigal.

C’est sur cette même Vuelta qu’un coéquipier s’est montré à son avantage : Michael Storer. Le coureur de la DSM pourrait profiter des envies offensives de son équipe. Avec Chris Hamilton à 3’47, l’équipe ne joue rien au GC.

Nous continuerons à nous concentrer sur ces échappées et à viser des résultats d’étape

Luke roberts – DIRECTEUR SPORTIF DE LA dsm

Désormais à 12’40 au GC, le coureur australien n’est en aucun cas une menace. Si les jambes de la Farrapona où il avait pris la troisième place derrière David Gaudu et Marc Soler sont présentes, alors c’est un candidat à la victoire en cas d’échappée. D’autant que le coureur de l’ancienne Sunweb était aussi en vue sur l’étape de la Covatilla.

PRONOSTICS

Marc Soler vainqueur : 15 – 0.25 % (Betclic)
Marc Soler podium 4.5 – 0.5 % (Unibet)

Robert Power vainqueur : 150 – 0.15 % (Betclic)
Robert Power podium : 35 – 0.15 % (Betclic)

Michael Storer vainqueur : 60 – 0.15% (Betclic)
Michael Storer podium : 17 – 0.15% (Unibet)

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Etape 3 Tour de Catalogne 2021 Preview

3753 mètres de dénivelé positif pour 208.1 kilomètres avec en prime une montée sèche au sommet de Vallter 2000. Un col dont le sommet culmine à 2125 mètres.

Annéevainqueurdeuxiemetroisiemequatriemecinquième
2019Adam YatesEgan Bernal +0.00″Dan Martin +0.00″Nairo Quintana +0.00″Miguel Angel Lopez +0.02″
2014Tejay van GarderenRomain Bardet +0.00″Alberto Contador +0.03″Joaquim Rodriguez +0.04″Nairo Quintana +0.05″
2013Nairo QuintanaAlejandro Valverde +0.06″Joaquim Rodriguez +0.06″Bradley Wiggins +0.06″Thibaut Pinot +0.09″

Historiquement, on peut voir que Vallter 2000 s’est disputé entre sud-américain et meilleur puncheur parmi les grimpeurs. Les écarts y sont faibles, personne n’ayant réussi à y faire des différences. En 2013, la montée marquée par le vent de face. Le groupe mené par la Sky n’a été attaqué sérieusement qu’à lors de l’attaque de Jurgen van den Broek à 4 kilomètres de l’arrivée (lorsque de la phase de replat de l’ascension), puis de Tom Danielson à 2 km avant une attaque de Wiggins à la flamme rouge. Mais l’attaque victorieuse de Quintana n’a eu lieu qu’à 300 mètres de la ligne. En 2014, les conditions climatiques étaient dantesques (brouillard, neige et température glaciale : -4°C). En 2019, les trains de la Movistar et de la Sky ont annihilié toute attaque. A 5.4 kilomètres, Bernal suivi de Quintana attaque le groupe dont Valverde avait lâché. Le duo voit le retour d’Adam Yates un peu plus d’un kilomètres plus loin. A la faveur de la portion de replat, Lopez et Martin recolle avant les pourcentages les plus abruptes. Le groupe ne cessera de se contrer et regarder jusqu’au sommet, favorisant le retour à chaque fois d’un Dan Martin au rupteur. Ce dernier lancera le sprint au même endroit que Quintana en 2013 mais sera dépassé par Yates à 150 avant le dernier virage final.

Dès Ripoll, le peloton entame une longue ascension : plus de 43 kilomètres.

Mais le pied de Vallter 2000 est compté à 11.3 kilomètres du sommet pour une pente moyenne d’un peu plus de 7 %.

La première des questions qu’il faut se poser, ce sont les chances des échappées d’aller au bout. Avec un départ si plat, il est aisé pour le peloton de contrôler une échappée et de la filtrer. C’est premièrement, un groupe réduit de coureurs qui devraient constituer la bonne du jour. Avec le maillot de leader sur les épaules de Joao Almeida, la Deceuninck Quick Step est attendue d’ordinaire pour garder la maîtrise du peloton. Mais avec un maillot ne tenant qu’à 0.32 centièmes de Brandon McNulty et globalement qu’en guère plus de 7 secondes sur Steven Kruisjwijk (5), Richie Porte (6) et Adam Yates (7), le leader du GC a tout intérêt à laisser filer l’échappée. Pas moins de trente-sept coureurs se tiennent dans la minute, ce qui laisse un nombre trop dangereux d’hommes au GC pour qu’il n’y ait pas un risque que la DQS prenne le manche du contrôle du peloton. Mais quand bien même, la Ineos Grenadier est sans doute attendue pour prendre le relai avec deux coureurs voire trois si l’on compte Geraint Thomas (8e à 19 secondes). Comme à l’accoutumé, la Movistar devrait être aussi des leur. A domicile, l’équipe espagnole tenante du titre voudra nécessairement montrer le maillot comme elle l’a déjà fait lors de la première étape et replacer ses leaders. Marc Soler pointant à 39 secondes, Alejandro Valverde à 46 secondes et Enric Mas à 51 secondes.

La météo n’est pas sans jouer une légère influence. Si le vent sera léger, il sera de dos. Ce qui invite à l’offensive.

Sur des routes totalement boisées, le vent n’a que peu d’impact. Ce qui explique les mouvements plutôt lointain en 2013 malgré un vent de face.

La partie plus exposée n’intervenant que dans les lacets finaux soit à 2 kilomètres de l’arrivée.

Les INEOS Grenadiers s’affiche en grande favorite pour remporter l’étape, avec plusieurs cartes maîtresses. Richie Porte, Adam Yates et Geraint Thomas sont extrêment bien placé. Le train de la Ineos devrait se mettre en route sur les pentes de l’ascension de Vallter 2000. Afin d’asphyxier au plus les adversaires, d’empêcher toute attaque en imprimant un rythme trop soutenu et d’isoler aux plus les leaders adversaires afin qu’ils ne trouvent pas ou peu d’aide dans le final. G. devrait faire partie de cet étage d’hommes sacrifiés. La forme en début de saison a montré que le gallois est en pic ascendant mais n’est pas au top. Avec un tel collectif, le vainqueur du Tour de France n’aura pas l’occasion d’attaquer comme il l’a fait au pied du Prati di Tivo. La véritable interrogation demeure plutôt sur le rôle qu’aura Richard Carapaz qui fait sa rentrée sur la course catalane. L’équatorian punchy et au tempérament offensif trouve un terrain à sa mesure avec un long col au dessus des 2000 mètres. Mais si sa position au GC, à 52 secondes de Joao Almeida lui permet quelques manoeuvres que ces deux équipiers n’ont pas. Son rôle peut tout autant être réduit à celui d’équipier se sacrifiant. La main d’oeuvre manquant après le sacrifice de Jonathan Castroviejo, Luke Rowe et Rohan Dennis. Deux voies semblent s’ouvrir :

  • soit après le relai de ses trois rouleurs, la Ineos dynamite de loin avec une attaque de Richard Carapaz
  • soit Richard Carapaz est sacrifié pour continuer le tempo avant une attaque d’un des membres du trio

En tout état de cause, Richard Carapaz est voué à s’employer tôt ou se découvrir tôt à la faveur d’une attaque à la Warren Barguil. Au vue du chrono de Yates, le britannique ressemble à une excellente carte qu’il sera compliqué d’aller chercher.

L’équipe la plus à même à faire dérailler le train des britanniques est la Jumbo-Visma. L’équipe vient elle aussi avec un trident à l’image des british et de la Movistar. Steven Kruijswijk à seulement 5 secondes d’Almeida, le néerlandais peut rêver du maillot de leader qu’il convoite en l’absence de Primoz Roglic. Mais si l’équipe affiche un nombre record d’hommes forts sous la minute. Koen Boowman, Robert Gesink et Chris Harper seront réduits au rôle d’équipiers. Ce sont sur les épaules de George Bennett (28e à 51 secondes) et Sepp Kuss (32e à 55 secondes) que la tâche de dynamiter le groupe devrait reposer. Techniquement, la montée correspond mieux aux caractériques de l’américain. Seulement, aura-t-il la permission d’attaquer ? Sans doute que oui, une stratégie qui permettrait à Kruisjwijk de la jouer défensive.

Le coureur le plus sur la défensive sera forcément Joao Almeida. Le coureur de la Deceuninck Quick Step n’espèrera qu’une chose. Que les groupes se neutralisent et que les attaques elles aussi. Si le portugais réussi sa mission de s’accrocher le plus longtemps possible et profite d’un groupe désorganisé. Alors en cas d’arrivée en petit comité de leaders, il est sur le papier le plus rapide et pourrait bénéficier de 10 secondes de bonifications bienvenues. Mais le portugais a montré quelques signes de friabilité sur les pentes du Jebel Hafeet et du Prati di Tivo sur le territoire des frères Yates en leur concédant du temps à chaque fois. Si James Knox à 41 secondes pourrait être sacrifié au côté de son leader. Fausto Masnada a seulement 20 secondes au GC, soit une marge plus importante que sur le UAE Tour pourrait être un plan B efficace en vue de l’enchaînement de deux étapes de montagne qui peuvent être pénalisante pour le leader de l’équipe belge. Un grimpeur de classe lors qu’il a sa carte à jouer en atteste ses Giro chez DQS comme la Androni Gioccateli mais aussi de ses performances sur le Tirreno Adriatico comme du Tour des Alpes.

Bien que Brandon McNulty au GC, l’ascension de Vallter 2000 devrait montrer les lacunes que l’américain des UAE Emirates a encore quand la route s’élève comparé aux autres leaders.

Du Top 10, deux coéquipiers sont dans un mouchoir de poche et pourrait profiter de la cacophonie entre les différentes formations. En effet, les deux leaders de la Bora Hansgrohe : Lennard Kämna (10e à 24 secondes) et Wilco Kelderman (11e à 27 secondes) navigue probablement légèrement sous les radars. Le premier au tempérament plus offensif devrait adorer porter une attaque. Quand le second, qui semble fort bien remis de sa blessure du 17 janvier, devrait attendre patiemment en attendant un sprint réduit où il est l’un des plus rapides.

Afficher trois leaders n’est pas gage de réussite, la Movistar en a souvent fait les frais sur les Grands Tours. Une fois n’est pas coutume, si le nombre est la force des deux autres équipes. L’aspect stratégique autour du trident basque pêche souvent. Bien que Marc Soler et Alejandro Valverde pointent respectivement à 39 et 46 secondes, l’affaire semble entendu qu’Enric Mas est la meilleure chance de victoires. La question est de savoir si le deuxième de la Vuelta 2019 est en suffisamment en forme. Lui qui n’a pour l’heure rien montrerau Tour de la Provence.

Les attentes sont probablement plus grandes vers le dauphin d’un Grand Tour, du dernier Giro d’Italia pour être exact. Si Jai Hindley pointe en compagnie de son coéquipier et compatriote Michael Storer à 1’24”. Son retard lui offre une liberté de mouvements, beaucoup plus importante que tus les autres leaders cités. Après un travail impressionnant pour Tiesj Benoot à Paris-Nice que ce soit à Chiroubles qu’à la Colmiane où l’autralien est apparu visiblement en forme. Sans nul doute, les meilleurs chances de la Team DSM.

Après sa performance sur le Prati di Tivo où Simon Yates était le seul au niveau de Tadej Pogacar. Le britannique est attendu notamment dans un combat fratricide. Si la montée lui convient tout autant qu’à Adam. Il convient de se demander si Lucas Hamilton, qui partage le leadership au sein de la BikeExchange, n’a pas son mot à dire. Sur un terrain que l’australien maîtrise, il fait partie de ces coureurs rapides au sprint.

Nombre de coureurs en vue en ce début de saison ont tout intérêt à passer à l’offensive. C’est le cas de Hugh Carthy pour la EF Education Nippo, comme de Giulo Ciccone et Kenny Elissonde pour la Trek Segafredo ou même Clément Champoussin pour les AG2R Citröen La Mondiale.

Toujours présents dans le groupe de tête au sommet de Vallter 2000, Nairo Quintana s’affiche une nouvelle fois comme un prétendant sérieux sur un col pour sud américain. A l’offensive avec Egan Bernal en 2019, il s’envolait vers un podium s’il avait d’abord collaboré avant le retour de Yates et si le groupe étaient moins désorganisés. A 1’07” au GC, le leader de la Arkea Samsic a lui aussi un bon de sortie sur une attaque.

Robert Power de la Qhubeka Assos comme Harold Tejada de la Astana Premier Tech ou Santiago Buitrago de la Bahrain Victorious sont des leaders en formation qu’il convient de laisser mûrir. Quant aux deux leaders de la Israel Start Up Nation, Michael Woods et Dan Martin trouveront des pentes à leur convenance mais pourront-ils suivre le rythme ? J’en doute.

Comment ne pas conclure par le leader de la Groupama-FDJ, Attila Valter qui a laissé son leadership à Sébastian Reichenbach. Seulement il manque quelques chiffres à Valter 1998 pour aller glaner la victoire demain.

PRONOSTICS

Adam Yates vainqueur : 3.2 – 1 % (Winamax)

Hugh Carthy podium : 5 – 0.25 % (Betclic)

Nairo Quintana podium : 5.5 – 0.25 % (Unibet)

Etape 2 Tour de Catalogne 2021 Preview

Seule épreuve chronométrée de la Volta a Catalunya avec au programme 18.5 kilomètres.

Le contre-la-montre commence en faux plat avec 600 mètres à 4.9 au bout de seulement 400 mètres.

Un faux-plat qui se passe tout en puissance.

Le passage le plus intéressant de la course et où les grimpeurs voudront limiter la casse sera sans nul doute la montée vers Foncuberta. Longue de 3.3 kilomètres à 3.5 %, elle s’apparente encore à une très longue faux-plat interminable.

Où la puissance sera de mise.

Vraiment sans grande difficulté pour les plus gros rouleurs qui pourront y développer toute leur puissance en restant gainés et aussi trouver des zones de replat dans des parties boisées.

Avant de retrouver des routes plus clémentes dans Melianta.

Le bref passage descendant en arrivant au Lac de Banyoles donner une impulsion supplémentaire se passant sur de longues routes larges. Pas vraiment de technique spécifique dans une portion qui aurait pu sembler l’être.

Avant d’aborder le tour du lac où si le relief ne pose aucun problème, ce sont les nombreux virages qui jugeront de la technicité du segment.

Sur des routes pas toujours très larges, bien que globalement les premiers semblent se passer plutôt bien sur les prolongateurs.

Il conviendra juste d’être précis dans ses trajectoires dans certains “S”.

En fin de parcours, un coupe-patte de 500 mètres à près de 6 % dont les pentes maximales atteignent 13.6 %.

Avec un virage en angle droit, le segment peut être une perte de temps pour celui qui se sera mis dans le rouge.

Un véritable kick où il faut avoir du tonus.

Vient la conclusion sur une large partie descendante.

Avec quelques virages à négocier.

Mais toujours sur un terrain favorable aux rouleurs.

Aucune différence notable entre le premier partant : Jan Bakelants à 13h41

Et Andreas Kron à 16h35 où globalement tous les coureurs auront les mêmes conditions météologiques. Pas de pluie et un vent ne s’intensifiant que trop légèrement pour être considéré comme un élément d’influence.

REMI CAVAGNA, GRAND FAVORI ?

Si on juge le contre-la-montre de Paris-Nice à Gien perdu pour 8 dizièmes, le champion de France de la discipline s’aligne en grand favori. Il est vrai qu’après les déclarations d’avant-saison de Julian Alaphilippe sur la forme du TGV de Clermont, il ne fait plus de doutes que le rouleur de la Deceuninck Quick Step est en grande forme. Sa tentative d’évasion lors de l’étape de Chiroubles couronnée de malchance l’aura démontré.
Si l’on pouvait craindre que la présupposée chute hier avec Rui Costa et Pieter Serry ne pose quelques soucis à Rémi Cavagna, il n’en est rien. Le français ayant eu un problème mécanique au même moment. C’est donc un Cavagna en forme et conquérant qu’il faudra aller chercher. Et si la SNCF a l’habitude d’être en retard, le TGV a tout préparé pour être à l’heure. En témoigne, son activité Strava d’y il a deux jours :

https://www.strava.com/activities/4983982218#2808691018940991478

Où il aura repéré avec minutie le parcours du jour trois fois.

Et si l’on parle à la fois du repérage du chrono du jour et de Paris-Nice. Il convient de parler du 4e dudit CLM : Brandon McNulty. Parmi les favoris, l’américain s’aligne comme le meilleur dans l’exercice de l’effort individuel. Ayant effectué le 18 mars dernier, une sortie en faisant deux tours minutieusement :

https://www.strava.com/activities/4967535891#2807638213673016372

Le leader des UAE Team Emirates ne laisse rien au hasard. Sa troisième place à sur le ITT de Valdobbiadene derrière les deux monstres de la Ineos Grenadiers ne sont pas sans témoigner des qualités déjà connu de McNulty dans les rangs amateurs.

Evidemment Rohan Dennis est au regard de son palmarès, le plus grand danger pour le frenchy. Devant l’américain à Valdobbiadene, l’australien semble retrouver au fur et à mesure des contre-la-montre de sa superbe. Le contre-la-montre de Gien était une déception avec seulement une 6e place mais il n’aura été qu’à sept petites secondes du podium. Ce qui en fait nécessairement un candidat redoutable.

Cela étant si Cavagna s’avère redoutable, la Deceuninck Quick Step affiche une startlist où nombre peuvent prétendre au moins à un podium sur l’étape du jour.

C’est le cas de Josef Černý, véritable bête à rouler qui enchaine les assessits sur les épreuves chronométrées. Il n’y a qu’à voir les trois chronos du Giro pour s’en convaindre.

Mais il faudra faire face à une concurrence interne sauvage avec notamment João Almeida qui doit gagner du temps sur ses adversaires au classement général où le portugais s’aligne comme un coureur en forme et surtout un rouleur hors pair.

Chad Haga fait partie des coureurs qui auront le KOM mensuel sur le segment du kick de fin. L’américain a donc repéré le parcours (2 fois) il y a quelques jours. Un objectif en soimais une interrogation demeure après une année 2020 en deça des espérances placées sur le coureur de la Team DSM qui aura été vainqueur du chrono de fermeture sur le Giro d’Italia 2019.

Spécialiste et homme du classement général se confronte. De grandes attentes sont placés parmi ces derniers notamment sur Geraint Thomas, Steven Kruisjwijk, Hugh Carthy, Richie Porte, Enric Mas qui auront livré des aptitudes certaines dans l’effort individuel. Mais avant cela, il leur faudra se défaire de rouleurs comme Joey Rosskopf, Thomas de Gendt, Stefan de Bod, Jonanthan Castroviejo, Marc Hirschi, Luis Leon Sanchez (qui pourrait revêtir le maillot de leaders si il figure sur le très haut du panier), etc.

PRONOSTICS

Brandon McNulty podium : 2.05 – 1 % (Unibet)

Brandon McNulty vainqueur : 7 – 0.25 % (Winamax)

Josef Černý podium : 3.9 – 0.25 % (Unibet)

Etape 1 Tour de Catalogne 2021 Preview

 

Une étape d’ouverture gravée dans le marbre du Tour de Catalogne. Une étape ouverte tant le profil s’offre à une explication entre sprinteurs ou une offrande pour les baroudeurs de la première heure. L’historique va en ce sens avec quatre bien qu’on puisse dire cinq sprints sur les sept dernières éditions.

EDitionVAINQUEURTYPE DE VICTOIRENombre d’échappéeSpécificité
2019Thomas de GendtSolitaire6Départ difficile avec un premier catégorie
2018Álvaro José HodegSprint6Profil sans difficulté + vent défavorable
2017Davide CimolaiSprint4Profil similaire à celui de 2020 avec Coll Formic à 55 kilomètres de l’arrivée
2016Nacer BouhanniSprint3Multiples attaques dans le final
2015Maciej Paterski Échappée 3Echappée tardive (plus de 50 km) qui comptera jusqu’à 13’15”
2014Luka MezgecSprint2Multiples attaques dans le final
2013Gianni MeersmanSprint réduit2Montée et descente rythmée de Alt de Collsacreu par la Sky Team
2012Michael AlbasiniÉchappée5Première heure de lutte

L’ECHAPPEE A-T-ELLE UNE CHANCE D’ALLER AU BOUT ?

C’est la question qui se pose légitimement lorsque l’on jete un coup d’oeil à la startlist. Peu d’équipe emmène un sprinteur : Peter Sagan pour la Bora Hansgrohe, Juan Sebastián Molano pour les UAE Team Emirates, Max Kanter pour la Team DSM, Smith Dion pour la BikeExchange, Clément Venturini pour la AG2R Citroën La Mondiale, Reinardt Janse van Rensburg pour la Qhubeka Assos, Daryl Impey pour la Israel Start-up Nation. Rien que de mentionner ces noms et la pauvreté du plateau apparait. C’est pourquoi dans l’esprit collectif, peu d’équipes ont d’intérêt à chasser. A raison, d’ailleurs. Sauf que… Quelques ombres au tableau demeure.
D’abord, le départ qui contrairement à la victoire de Thomas de Gendt ne comporte aucune difficulté avant les Guilleries. Tandis qu’en 2019, un col de première catégorie s’ériger au bout d’une trentaine de kimomètres. En 2015, l’échappée a mis plus d’une heure de lutte avant de se former et comptait jusque 13 minutes d’avance. Un scénario hautement improbable actuellement.
Ensuite, si le départ est plus simple. Cela signifie qu’il est beaucoup plus simple pour les équipes intéressées par un sprint de contrôler l’échappée et de la filtrer en accordant un bon de sortie à peu de coureurs.
Enfin, si malgré tout un trop plein de coureurs intéressés se dégagent. Alors les échappées ont de grande chance d’aller au bout. Les équipes de sprinteurs se résignant. Mais entre en jeu alors, les équipes de leaders qui auront un intérêt au classement général à chasser l’étape.

La bataille pour prendre le large devrait une nouvelle fois être longue. Beaucoup d’équipes ont affiché leur ambition de prendre l’échappée matinale au vue des chances des échappées. Mais certaines équipes comme la Deceuninck Quick Step devrait rallonger la manoeuvre. Avec un sprint intermédiaire à Tossa de Mar à seulement 25,1 kilomètres, les coureurs de Lefevere devraient mettre en route pour que Joao Almeida aille y faire les bonifications. Jusqu’au kilomètre 40, le peloton aura un vent favorable. Dès lors, à seulement 10 kilomètres sera placé le second sprint intermédiaire de la journée. Il faut donc s’attendre à ce que les équipes de leaders bataillent elles-aussi pour les bonifications qui y sont attribués. A l’image du Tour UAE, il n’est pas improbable que la DQS soit de celles-ci. Ce qui favorise une échappée tardive et potentiellement plus facile à contrôler.

Le vent nécessairement pas favorable dans le final n’est pas sans être à l’avantage de la chasse dans les parties ascendantes qui se feront avec un léger vent de face.

La grande chance des sprinteurs, c’est qu’une échappée bien filtrée leur parmettra de franchir les difficultés plus aisément.

Des difficultés longues et roulantes qui avec le vent de face favorise les sprinteurs avec un train moins élevés et surtout des offensives annihilées par le vent.

Sur les éditions passées, les écarts ont parfois fondus drastiquement dans la descente qui suit Montseny. Un schéma tout à fait reproduisible comme en 2017 où l’échappée y a été reprise avec le pied de la dernière difficulté.

Reste le final favorables aux offensives de dernières minutes et qui est marqué à chaque édition par des late attacks pour la grande majorité stoppée. Mais à ce jeu, les équipes de sprinteurs doivent s’employer.

Le Collsacreu es extrêmement roulant mais les écarts peuvent y fondre comme neige au soleil comme en 2013 où sous le train de la Team Sky, l’écart de près de 3 minutes a été combler.

Avant que le peloton ne se scinde dans la descente. Un scénario sans doute moins facilement reproduisible cette fois avec un vent moins favorable.

Si les 10 derniers kilomètres sont souvent marqués par des attaques à cause des nombreux repechos qui offrent un terrain idéal pour les tentatives tardives.

Le dernier kilomètre nécessite un placement constant.

Afin d’aborder en tête, le dernier rond-point situé à 500 mètres de la ligne d’arrivée.

Dans cette optique, il est raisonnable de penser que la Bora Hansgrohe mise sur Peter Sagan. Après un Milan San Remo plus que convaincant, il serait probablement illogique de ne pas rouler vers une victoire d’étape. D’autant que rien ne garantie une bonne place au GC de Kämna. L’équipe allemande est attendue et répondra sans doute présente pour anéantir les chances des échappées.
Toujours en forme en début de saison, Daryl Impey est un habitué des assessits en Catalogne et pourrait profiter du travail de la Bora à laquelle son équipe pourrait se joindre. Auteur de quatre podiums sur la course dont un sur l’étape du jour en 2016. Année marquée par la supériorité de Nacer Bouhanni sur les sprints ici-même. Rarement mal placé à Calella, le sud africain pourrait profiter du faible plateau de sprinteurs pour faire parler sa pointe de vitesse en cas de comité réduit.
Mais il faudra faire face aux nombreuses late attack dont Joey Rosskopf pourrait faire partie. Le coureur de la Rally Cycling a été vu à de nombreuses reprises sur Strava depuis une semaine faire le tour du final. Avec un vent plus favorable dans les 5 derniers kilomètres, un rouleur pourrait se faire la malle et réussir là où Keldermann a échoué il y a quelques années.
Tout en se débarassant des sprinteurs plus polyvalents dont Gianluca Brambilla fait partie. Vainqueur en solitaire à Blausasc, l’italien de la Trek Segafredo arrive en forme avec une équipe boostée par la récente victoire de Jasper Stuyven sur le premier Monument de la saison. Une spirale positive qui devrait porter l’équipe au plus haut et tenter des coups afin d’user les trains présents. Une attaque de Guilo Ciccone dans le final n’est pas à écarter, Brambilla pourrait en profiter pour marquer un peu plus ses adversaires et profiter du travail des autres pour aller glaner une victoire au sprint où la position est primordiale.

PRONOSTICS

Gianluca Brambilla vainqueur : 80 / podium : 20 – 0.15 % (Betclic)

Daryl Impey podium : 3.75 – 0.25 % (Betclic)

Joey Rosskopf vainqueur : 150 – 0.1% (Betclic)

Tour de Catalogue 2021 Classement Général Preview

Une 100e édition de la Volta a Catalunya qui se veut marquante. Un retour fracassant dans le calendrier World Tour après une annulation en 2020 à la suite de la crise sanitaire en raison de la Covid-19.

Calella – Calella (178.9 kilomètres)

Une étape désormais inconditionnelle autour de Calella. Un final intangible qui offre tantôt un sprint, tantôt une victoire éclatante de l’échappée matinale et souvent des attaques couronnées ou non de succès.

Banyoles – Banyoles (18.5 kilomètres)

Un contre-la-montre individuel qui devrait mettre en place une première hiérarchie. Bien qu’il y ait un faux-plat de près de trois kilomètres menant à Melianta, l’éffort individuel est une affaire de spécialistes qui auront un terrain à leur mesure.

Canal Olimpic de Catalunya – Vallter 2000 (203.1 kilomètres)

Une montée sèche vers Vallter 2000. Nairo Quintana (2013), Tejay van Garderen (2014) et Adam Yates (2019) s’y sont imposés par le passé. Une première explication entre leaders mais la montagne accouchera-t-elle d’une souris avec une arrivée à plus de 2 000 mètres la veille de l’étape reine ?

Ripoll – Port Ainé (166.5 kilomètres)

Un départ vers une montée inexorable de Port de Toses pour enchainer vers un final : Port d’El Canto et Port Ainé. Un final qui en 2012 avait été annulé en cours de route à cause du mauvais temps (pluie et neige). Avant de faire son retour en 2016, dans une étape remportée par Thomas de Gendt après une échappée au long court dont le belge a le secret.

La Pobla de Segur – Mansera (201.1 kilomètres)

Une étape profilée pour les échappées sur le papier avec le Port de Montserrat dont le sommet est situé à une petite quinzaine de kilomètres de l’arrivée. Un final similaire à 2012 qui avait vu un sprint à la suite d’une étape disputée où l’échappée matinale s’était formé au bout de 90 kilomètres et dont les membres comptaient 2’10 au pied de la dernière difficulté.

Tarragona – Matarô (193.8 kilomètres)

Mataro change de position, si la ville est inscrite dans les gênes du Tour de Catalogne. C’est la première fois depuis 2014 que la ville n’accueille pas le départ. Il faut remonter au début de la deuxième moitié du siècle dernier pour y voir une arrivée. Une étape sur le papier pour les sprinteurs qui devraient passer sans encombre l’Alt El Collet (2,9 kilomètres à 3,3 %).

Barcelona – Barcelona (133 kilomètres)

Un final familier dans Barcelone avec la montée de Montjuïc (rallongée) qui devrait nécessairement inspirer les plus puncheurs du peloton, qui auront un cricuit qui ler scie à merveille pour aller glaner une victoire.

QUI POUR BATTRE LES INEOS GRENADIERS ?

L’équipe britannique aligne une équipe cinq étoiles sur ce Tour de Catalogne. Adam Yates, vaillant deuxième du UAE Tour s’affiche au côté de Geraint Thomas. Le gallois qui semblait monter en puissance au fil du Tirreno Adriatico avec une montée de Prati di Tivo offensive, devrait néanmois être réduit au statut de grégario. Et de Richard Carapaz qui signe sa reprise sur le continent européen. Pour soutenir le trio, Richie Porte de retour de sa chute sur l’étape d’ouverture de Paris-Nice sera l’un des pions avec les rouleurs Luke Rowe, Jonathan Castroviejo et Rohan Dennis. Si Vallter 2000 devrait rappeler de bons souvenirs à Yates. Il devrait tout autant plaire au vainqueur du Giro 2019 avec ses plus de 2000 mètres d’altitude. Le circuit dans Barcelone est tout autant taillé pour le tempérament offensif de l’équatorien.

La Jumbo-Visma, à l’image de la rivalité naissante s’affiche comme la plus grande adversaire des britanniques. Steven Kruisjwijk, George Bennett et Sepp Kuss s’aligne avec un leadership partagé que le contre-la-montre devrait logiquement revêtir au néerlandais, mué en gregario de Primoz Roglic sur le récent Paris-Nice.

Tous les yeux, cependant seront river vers le duel des jumeaux. Les frères Yates s’affrontent pour la première fois en sept ans chez les professionnels. Simon Yates emmènera la BikeExchange après un Tirreno Adriatico convaincant où seul le britannique semblait capable de bousculer Tadej Pogacar sur les pentes du Prati di Tivo. Quelle équipe autour du britannique qui partagera le leadership avec Lucas Hamilton, récent auteur d’une 4e place au CG de Paris-Nice. Appuyé par Esteban Chaves et Tanel Kangert qui signeront leur retour.

https://www.deceuninck-quickstep.com/en/news/4798/deceuninck-quick-step-to-volta-a-catalunya

La Deceuninck Quick Step partira une nouvelle fois à la guerre avec Joao Almeida pour le classement général après sa troisième place sur le UAE Tour et sa sixième place sur le Tirreno-Adriatico. Le portugais sera dans sa quête entourné de sa garde renforcée déjà présente sur le Giro de l’an passé, avec Fausto Masnada et James Knox. Le troisième du dernier Giro possède un avantage sur ses adversaires grâce à ses aptitudes dans l’effort individuel. De quoi combler quelques lacunes dans la haute montagne ?

Si on parle de candidat qui devrait performer au contre-la-montre individuel, les coureurs de la EF Education Nippo font bonne figure. Hugh Carthy emmènera l’équipe américaine. Après un podium sur la Vuelta a Espana, la rentrée de l’américain était convaincante à la Faun-Ardèche. Rigoberto Uran, Ruben Guerreiro, Tejay Van Garderen et Jonathan Caicedo seront notamment là pour l’épauler.

Nous commencerons à le prendre comme capitaine dans des courses à étapes plus courtes . Nous essaierons de nous classer avec lui. Nous verrons comment il se comporte

Enrico Poitschke – Directeur sportif de la Bora Hansgrohe en visio conference

Parmi les jeunes aux capacités dans l’effort individuel, Lennard Kämna devrait subir son premier grand test avec un leadership affiché au sein de la Bora Hansgrohe. Le contre-la-montre devrait lui assurer d’être parmi les leaders de tête et la montagne déterminera son classement général où l’allemand devrait bien figurer s’il n’est pas cantonner au rôle d’équipier de Wilco Kelderman, qui fait son retour à la compétition après avoir été renversé par une voiture pendant un entrainement. La forme devrait sans doute jouer du côté de l’allemand plutôt que le néerlandais.

Solide équipe que la Team UAE Emirates qui tentera de surfer sur la vague du succès de Tadej Pogacar et de remporter une troisième course d’une semaine avec le prometteur Brandon McNulty qui devrait réaliser l’une des meilleures performances mardi parmi les leaders. Tous les yeux seront rivés vers le transfuge Marc Hirschi, de quoi naviguer un peu plus sous les radars.

Comment ne pas mentionner l’équipe World Tour local quand on parle de Catalogne. Pour la première fois de la saison, la Movistar aligne son hydre à trois têtes. Enric Mas après une performance en deça des espérances au contre-la-montre de la dernière Vuelta devra corriger le titre. Gardienne des quatre dernières éditions avec Nairo Quintana (2016), Alejandro Valverde (2017, 2018) et Miguel Angel Lopez (2019), l’équipe se doit te tenir son rang. C’est pourquoi l’équipe est solide pour emmener l’espagnol originaire d’Alta.

Première intéréssante de Robert Power qui se voit attribuer le rôle de leader au sein de la Qhubeka Assos.

Enfin la Groupama-FDJ tentera de briller avec son hongrois. Une victoire mercredi pour renommer le petit Attila Valter2000 ?

PRONOSTICS

Steven Kruijswijk vainqueur : 15 – 0.25 % (Betclic)

Steven Kruijswijk podium: 4.5 – 0.5 % (Betclic)

Hugh Carthy podium : 4.5 – 0.25 % (Betclic)

Nairo Quintana > Sepp Kuss : 2

Etape 7 Tirreno Adriatico 2021 Preview

Traditionnel contre-la-montre de clôture du Tirreno-Adriatico dont le parcours n’a pas changé depuis une décennie. Une victoire de Filippo Ganna semble acté sauf incident tant l’italien a littéralement atomisé les compteurs l’an passé. Premier coureur a passé sous la barre des 11 minutes.

Un effort individuel totalement plat à San Benedetto del Tronto divisible en deux sections.

La section de l’aller qui ne comporte qu’un virage après la rampe de lancement. Le restant des 5 kilomètres se fait full gas.

La section du retour comporte aucun virage technique.

Même au milieu ce qui semble être des virages se prennent sans être trop sur les freins. A vrai dire les seuls virages à relance sont à la jonction des deux sections sur la via Cervi Fratelli.

Le vent aura tendance à augmenter légèrement au cours de la journée passant de 18 km/h à 20 km/h. Ce qui donne un avantage au premier partant. Mais cela dit quand on parle de météo, c’est sans doute le paramètre le plus compliqué à déterminer avec précision et les modèles s’accordent à dire que des averses auront lieu mais que les risques diminueront pour les derniers partants. Avantage ici, à ces derniers qui par le passage des voitures peuvent avoir pour effet de sécher la route au fur et à mesure des passages si la route n’est pas trop détrempée.


ANNEEMArge du vainqueur en seconde
202018
20193
20184
20173
201613
20154
20146
20136
201212
20119

Si on regarde la marge du vainqueur, la moyenne est de 7.8 secondes. Une marge souvent proche voire inférieure à 6 secondes. Mais les années Fabian Cancellara et le chrono de l’an passée ont pour influence de faire grimper la moyenne. On peut comparer aisément le Suisse dans sa domination de l’exercice ou du moins son aura avec l’italien qui aura margé d’une marge de 12 et 14 secondes sur les deux chronos auxquels il a participé et dont la distance est similaire.

Désigné un vainqueur autre que Pippo semble un pari osé tant l’italien domine l’exercice. Wout van Aert semble le plus à même de faire se travailler. Mais pèchera-t-il des efforts consentis sur les récents jours. Le pari est peut être osé comparé à des rouleurs qui se sont économisés au cours des récentes étapes. Mais une évidence semble frapper quand on regarde le chrono de Paris-Nice et les déclarations de Wout van Aert, l