Liège Bastogne Liège 2022

Plan de Liège-Bastogne-Liège 2022 ©️ A.S.O.

Dimanche 24 avril, à 10 h 15, s’élancera le départ de la 108ᵉ édition de Liège-Bastogne-Liège.

Profil de Liège-Bastogne-Liège 2022 ©️ A.S.O.

Liège – Liège : 257.1 kilomètres à l’horizon desquels se profile le dénouement du triptyque ardennais. Créé en 1892, le dernier des quatre Monuments vernaux est la plus archaïque des courses encore contestée au XXIe siècle.
La succession des générations n’aura eu de cesse de creuser et façonner les rides du visage de la « Doyenne » à travers les vallons liégeois. Une robe ardennaise indémodable dont le corsage « redoute »-(able) est la base d’une coupe saillante depuis 1974. Une encolure dont l’asymétrie changeante, s’arrête tantôt sur l’épaule Liégeoise, tantôt sur l’épaule Ansoise (entre 1992 et 2018). Depuis 2019, la première a repris les faveurs des finitions de la tunique de la Doyenne des classiques.

L’ARDENNAISE LA PLUS OUVERTE ?

Liège-Bastogne-Liège est la classique du printemps la plus vallonnée. Avec 4256 mètres e dénivelé positif, la course se résume à une longue et pénible usure avant les cotes clés. Là où la Flèche Wallonne ne se résume qu’à une course de cote explosive et où les routes étroites et raides de l’Amstel Gold Race ramènent à la même et interminable guerre de positionnement que sur les courses flandriennes ont initié tout au long de la belle saison.
L’une des autres différences notables avec toutes les autres classiques repose sur un plateau de participants et de prétendants à la victoire à Liège beaucoup large. Les hommes forts des classiques pavées commencent à être émoussés face aux grimpeurs/coureurs de classements généraux en pleine forme ascendante. Un nivellement des états de forme qui ouvre nécessairement la voie aux surprises.

éditionsVAINQUEUR DE Liège-BASTOGNE-LIÈGEPLace à LA FLECHE WALLONNEplace à L’AMSTEL GOLD RACE
2021Tadej PogačarDNS/
2020Primož Roglič//
2019Jakob Fuglsang23
2018Bob Jungels4133
2017Alejandro Valverde119
2016Wout Poels441
2015Alejandro Valverde12
2014Simon Gerrans/3
2013Dan Martin4DNF
2012Maxim Iglinskiy1311
2011Philippe Gilbert11

Pourtant, dans l’ensemble, le vainqueur de la Doyenne est un coureur qui a su être parmi les hommes forts du week-end ardennais… Loin d’être un visage inconnu.

éditionsplace à Liège-BASTOGNE-LIÈGEVAINQUEUR DE LA FLECHE WALLONNEplace à L’AMSTEL GOLD RACE
20212Julian Alaphilippe6
20202Marc Hirschi/
201916Julian Alaphilippe4
20184Julian Alaphilippe7
20171Alejandro Valverde19
201616Alejandro Valverde/
20151Alejandro Valverde2
20142Alejandro Valverde4
201352Daniel Moreno21
201215Joaquim Rodríguez24
20111Philippe Gilbert1

L’affirmation selon laquelle la Flèche serait un point de repère pour savoir qui pourrait être un prétendant au podium sur le Quai des Ardennes n’est pas non plus dénuée de sens.

LA ROCHE AUX FAUCONS, JUGE DE PAIX ?

Le parcours de cette édition 2022 sera un copier-coller de l’édition précédente, à une différence qui pourrait se révéler majeure. Le tracé ne comprend plus la cote des Forges entre la Redoute et la Roche-aux-Faucons.

DIFFicultésdistance de l’arrivéelongueurpourcentage moyenpourcentage maximal
Cote de La Roche-en-Ardennne180.4 kilomètres2 800 mètres6.2 %8.5 %
Cote de Saint-Roch133.1 kilomètres1 000 mètres11.2 %12 %
Cote de Mont-le-Soie89.3 kilomètres1 700 mètres7.9 %15.2 %
Cote de Wanne81 kilomètres3 600 mètres5.1 %13.7 %
Cote de Stockeu74.4 kilomètres1 000 mètres12.5 %16.4 %
Cote de la Haute-Levée70.2 kilomètres2 200 mètres7.5 %15.3 %
Col du Rosier56 kilomètres4 400 mètres5.9 %10 %
Cote de Desnié42.6 kilomètres1 600 mètres8.1 %11 %
Cote de La Redoute29.5 kilomètres2 000 mètres8.9 %16.5 %
Cote de la Roche-aux-Faucons13.4 kilomètres1 300 mètres11 %14.2 %
Cliquez sur le nom des difficultés pour avoir accès à leur profil Veloviewer
https://veloviewer.com/segments/17189607

La cote de Desnié (1.6 kilomètre à 8.2 %) souhaitait ajouter de la nervosité à la course, une fois arrivé à SPA. C’est la raison pour laquelle elle a remplacé le col du Maquisard (4 kilomètres à 4.9 %). Les organisateurs, toujours désireux de forcer les mouvements, n’avait sans doute pas anticipé les mouvements de Harm Vanhoucke, Mark Donovan et Mark Padun dans le Col du Rosier, l’an dernier.

Un mouvement dans la longue des difficultés du jour plus prévisible qu’une sélection complexe à mettre en place dans Desnié dont l’allure de faux plat montant n’encourage pas à l’offensive.

29.5 kilomètres de l’arrivée : la cote de la Redoute est assurément la figure iconique de la Doyenne. Avec une portion de 1.5 kilomètre à 9.8 % et des pentes vertigineuses à 16.5 %, elle est le signe de départ d’un final agité. L’endroit idéal pour lancer une offensive avec seulement 35,2 kilomètres à parcourir une fois le sommet franchi. Une opération dans laquelle se sera lancée l’équipe Ineos Grenadiers, en 2021, en faisant imploser le peloton.

Mais il est un obstacle de taille : la quinzaine de kilomètres séparant son sommet du pied de la Roche aux Faucons. Extrêmement favorable à une chasse, comme nous l’avons vu en 2019 où les leaders ont du mal à faire la différence. Un schéma qui s’est une nouvelle fois répété l’an passé. Quand bien même la cote des Forges était placée pour tenter de casser la chasse. L’opération dans la Redoute est souvent réduite à un coup d’épée dans l’eau.

Une nouvelle fois, le vent défavorable dans la remontée vers Liège devrait avantager, comme à l’accoutumé, un scénario classique dans la dernière difficulté, théâtre de tous les possibles, lieu des derniers va-tout, des tapis peu importe les cartes en main.

https://veloviewer.com/segment/21078140

13.4 kilomètres de l’arrivée : les forts pourcentages à son pied permettent de faire une sélection indiscutable. À l’instar de Jakob Fuglsang ou de Bob Jungels, tous deux partis vers une victoire en solitaire ; ou même de ceux qui ont su accompagner Julian Alaphilippe lors des deux dernières éditions.

Le final raboté de 1.5 kilomètre dans Liège par rapport à l’édition 2019 est, pour une troisième année consécutive, conservé. Comme une tentative vaine de favoriser les mouvements victorieux de puncheurs dans La Roche aux Faucons et d’obliger les grimpeurs à anticiper cette dernière en lançant la course de plus loin.

Le dernier kilomètre est à la fois totalement plat et en ligne droite :

  • moins bons sprinteurs : oblige aux arrivées en solitaire ou aux coups du kilomètres ;
  • comité réduit : force à négocier un sprint réduit dans une position favorable, c’est-à-dire éviter d’emmener le groupe ;
  • sprinteurs : permet à ce qu’un train puisse lancer parfaitement en cas de groupe plus ou moins conséquent.

UN VENT CAPABLE DE DISSUADER LES OFFENSIVES ?

Un vent contraire dans le final n’est pas sans permettre aux hommes au profil comme Michael Matthews d’espérer qu’un comité réduit se disputera la victoire dans Liège.

Les températures seront clémentes et le temps sera sec contrairement à ce qui était prévu en milieu de semaine.

UNE ABSENCE PRÉJUDICIABLE POUR WOUT VAN AERT

1  HIRSCHI Marc
2  BENNETT George
3  LAENGEN Vegard Stake
4  MCNULTY Brandon
5  POLANC Jan
6  SOLER Marc
7  ULISSI Diego

Si les absences de dernières minutes auront rythmé les classiques printanières et gâché la campagne de nombre d’équipes, il est des raisons que personne ne voudrait avoir à subir. Ce n’est pas incommodé par quelconque virus saisonnier, mais endeuillé que Tadej Pogačar ne s’alignera pas au départ de Liège-Bastogne-Liège. Sa compagne, la coureuse slovène Urska Zigart, devant faire face au décès de sa mère, atteinte d’un cancer.
Parmi les grands favoris à sa propre succession, son renoncement doit indubitablement peser sur les stratégies de course. Nécessairement, le poids de la course reposera entièrement sur les épaules de Wout van Aert. Rares sont les équipes pouvant être un allié de circonstance pour le champion de Belgique. Si la stratégie émiratie aurait pu être portée sur la défensive ; sans sa figure de proue, UAE Emirates misera sur ces éléments en tant qu’électrons libres. Que ce soit Jan Polanc, Marc Soler, Diego Ulissi et Brandon McNulty ; tous apparaissent comme des cartes crédibles. La question de la forme de Brandon McNulty peut néanmoins se poser. Contraint de mettre sa saison entre parenthèses avant le Tour de Romandie à la suite d’une infection au coronavirus, l’américain est un invité de dernier minute. Si la forme est proche de celle affichée au début de saison, alors le rouleur émirati sera assurément un homme dangereux si celui vient à s’extraire du peloton dans l’une des difficultés du parcours. Trofeo Calvin, Faun Ardeche et Paris-Nice ont vu le même schéma se reproduire sur ses différentes victoires. À savoir utiliser ses capacités dans l’éffort individuel en profitant d’une désorganisation ou au minima d’une mésentente derrière pour couronner ses raids en solitaire de succès.
Marc Hirschi restera sans doute un plan A en cas de décision après la Roche aux Faucons. Le suisse se remet progressivement de son opération à la hanche, cependant son résultat à la Flèche Wallonne ne donne pas les meilleures indications. Quand on sait qu’il avait été un élément les plus forts dans le final en travaillant pour Tadej Pogacar dans la Roche aux Faucons.

NINOVE, BELGIUM – FEBRUARY 26: (L-R) Wout Van Aert of Belgium and Tiesj Benoot of Belgium and Team Jumbo – Visma compete during the 77th Omloop Het Nieuwsblad 2022 – Men’s Race a 204,2km race from Ghent to Ninove / #OHN22 / @FlandersClassic / #WorldTour / on February 26, 2022 in Ninove, Belgium. (Photo by Vincent Kalut – Pool/Getty Images)
111  VAN AERT Wout
112  BENOOT Tiesj
113  KUSS Sepp
114  OOMEN Sam
115  ROOSEN Timo
116  VAN EMDEN Jos
117  VINGEGAARD Jonas

Forcément, sans le slovène Wout van Aert a une pancarte de la taille d’un panneau publicitaire. Il faut dire que le couteau suisse belge est un homme à tout faire redoutable. Qui peut rivaliser au sprint face à l’un des phénomènes de la décennie en cours ? Le problème, c’est qu’il faudra pouvoir lâcher le leader des Killer Wasps. Ni le Mikuni Pass (6.8 kilomètres à 10.1 %), ni le Mont Ventoux (15.7 kilomètres à 8.7 %) et encore moins la Gallisterna (2.3 kilomètres à 7.3 %) n’ont eu raison de lui malgré son poids. Une polyvalence qui est à la fois sa plus grande arme, comme sa plus grande ennemie.
Pour cause, à l’image d’un Mathieu van der Poel assaillit par les attaques sur l’Amstel Gold Race, WVA devra faire face à une adversité qui ne lui laissera aucun répit. C’est pourquoi l’effectif des Jumbo Visma s’est renforcé au cours de l’hiver. Un temps, le recrutement de Christophe Laporte, Tosh van der Sande et Tiesj Benoot a été vu comme une manière d’épauler le multiple champion du monde de cyclo-cross de façon défensive. Ce n’a pas été le cas, les Jumbo ont profité d’une force de frappe supérieure pour courir de manière offensive. Amenant des situations de course où Wout était mis sur orbite (Omloop Het Nieuwsblad et E3 Harelbeke). Mais l’application stricte de l’adage « la meilleure défense est l’attaque » implique qu’une attaque d’un coéquipier peut très bien mener ce dernier à la victoire. Dans ce rôle, Jonas Vingegaard et Tiesj Benoot auront un rôle de choix. Le premier n’est pas la meilleure garantie en ayant subi une mauvaise journée sur la Flèche Wallonne. Ce qui n’est pas le cas du second, qui a montré une grande forme depuis la reprise à l’OHN. Un rôle offensif qu’il n’a eu de cesse de prendre au sérieux tout au long du printemps, avec ou sans la présence de Wout van Aert. Ses places d’honneur sur Dwars van Vlaanderen et l’Amstel Gold Race ne sont pas sans démontrer que le transfuge des DSM a toutes les qualités pour être un second couteau de choix.

Les Jumbo Visma n’ont guère le choix. Tenter d’accompagner Wout van Aert en sacrifiant ses coéquipiers pour annihiler toutes les attaques, en prenant le risque de se faire esseuler ou prendre les devants en jouant du surnombre. Paris-Roubaix aura au moins démontrer qu’en faisant front derrière son leader, ce dernier ne peut parer à toute attaque et la Jumbo Visma ne peut faire guère mieux qu’une habituelle place de deuxième. En accompagnant Wout van Aert le plus loin possible, Benoot peut très bien être amené à se retrouver à jouer la gagne, car personne ne voudra emmener Wout sur un plateau. Une situation d’autant plus favorisée par une course dynamitée par les effectifs adversaires désireux de dynamiter la course.

DES ÉLÉMENTS PERTURBATEURS

LIEGE, BELGIUM – APRIL 25: Tao Geoghegan Hart of United Kingdom, Michal Kwiatkowski of Poland & Richard Carapaz of Ecuador and Team INEOS Grenadiers during the 107th Liege – Bastogne – Liege 2021, Men’s Elite a 259,5km race from Bastogne to Liège / Côte de La Redoute (292m)/ #LBL / on April 25, 2021 in Liege, Belgium. (Photo by Bas Czerwinski/Getty Images)
91  MARTÍNEZ Daniel Felipe
92  DE PLUS Laurens
93  FRAILE Omar
94  KWIATKOWSKI Michał
95  PIDCOCK Thomas
96  RODRÍGUEZ Carlos
97  THOMAS Geraint

L’identité des Ineos Grenadiers a changé. Résolument plus offensif sur les classiques, la puissance du collectif s’est relevée lorsque le train infernal se déchaine dans les difficultés. Un train qui avait déjà été mené par Tao Geoghegan Hart dans la Redoute, l’an passé. Un plan qui pourrait se répéter une fois de plus cette année. Mais cette fois, les britanniques trouveront des alliés de taille.

81  TEUNS Dylan
82  CARUSO Damiano
83  HAIG Jack
84  LANDA Mikel
85  MOHORIČ Matej
86  POELS Wout
87  SÁNCHEZ Luis León

Les Bahraïn Victorious sont les autres coureurs du moment. Avec un roster tout autant offensif, les Bahrainistes en tout pour faire exploser la course. L’an passé, les Grenadiers étaient probablement un peu trop seul pour exploiter une stratégie offensive réussite. La Quick Step, les Jumbo et UAE misant sur une sélection dans la Roche aux Faucons. La donne à changer en 2022 où les courses se lancent de loin. C’est ainsi que si Dylan Teuns et Daniel Martinez miseront sur une séparation dans la dernière difficulté. Leurs coéquipiers pourraient lancer tout autant la course de loin que de profiter du marquage des leaders dans le final. Des noms comme Wout Poels, Jack Haig ou Matej Mohoric pour la Bahrain ne sont pas à exclure dans ce type de scénario. Là où si Tom Pidcock ne s’est pas remis de ses problèmes intestinaux, Michal Kwiatkowski ou Carlos Rodriguez pourraient initié cette course de loin après sans doute un gros tempo d’Omar Fraile dans la Redoute. Le jeune espagnol véritable phénomène découvrira son premier Monument mais après une première partie de saison sur le devant de la scène notamment sur les courses par étape, le phénomène en devenir est sans nul doute une carte maîtresse dans un scénario d’anticipation. Etant moins surveillé que ces coéquipiers.

éditionsPLACE À Liège-BASTOGNE-LIÈGEPLace à LA FLECHE WALLONNEVAINQUEUR DE L’AMSTEL GOLD RACE
2021//Wout van Aert
2020///
2019//Mathieu van der Poel
20181950Michael Valgren
2017//Philippe Gilbert
2016125Enrico Gasparotto
20152133Michał Kwiatkowski
2014810Philippe Gilbert
201312517Roman Kreuziger
2012311Enrico Gasparotto
201111Philippe Gilbert

Des ardennaises, lever les bras sur l’Amstel Gold Race est sans doute le moins bon indicateur. Une épine dans le pied de Kwiatkowski ?

DES LOUPS QUI ONT LES CROCS

Ne pas mentionner Julian Alaphilippe sur son grand objectif de la saison seraitmésestimer le talent qu’on lui connait pour préparer ses objectifs. Seulement, pour gagner mieux pour le français de nous faire ce qu’il sait faire de mieux : un exploit alaphilippesque, en sortant en solitaire dans la dernière difficulté. Une tâche rendue ardue par le vent de face dans le final. Après avoir été battu au sprint par Pogi l’an passé, par Pello Bilbao et Daniel Martinez sur l’Itzulia cette année, tout coureur ayant un minimum de vitesse croira plus que jamais en ses chances de faire la nique au français. C’est pourquoi il n’est pas à exclure qu’au delà du fait que Remco Evenepoel profite d’une course d’anticipation pour miser sur son registre classique : faire parler son gros moteur. Un scénario qui malheureusement tend à ce que Loulou ne soit pas sur le podium de la Doyenne.
A moins que des coureurs en forme et leur équipe ne fasse le jeu du frenchy. On peut penser aisément à la Movistar d’Alejandro Valverde qui fêtera son 42e anniversaire lundi mais qui n’a jamais paru aussi jeune. Bien que sa pointe de vitesse sur le plat, du moins son punch ne soit plus celui d’antan. Ou encore la Cofidis de Ion Izagirre qui a fait de la Doyenne, un de ses grands objectifs.

La Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège font partie de mes objectifs personnels. J’ai très à cœur de faire le meilleur résultat possible. Bien entendu, ce sont des courses très particulières et peut-être que la ‘Flèche’ correspond un peu moins à mes caractéristiques mais plus à celles d’un coureur explosif. Mais je pense qu’on a des coureurs pour s’illustrer, comme Jesús Herrada. Liège-Bastogne-Liège est une course que j’adore, chargée d’histoire. J’ai déjà fini 5e de cette course (en 2017) et ce serait fantastique de réaliser un tel résultat. Après le Tour du Pays-Basque, ma victoire d’étape et la 2e place au classement général, je me sens particulièrement motivé pour relever le défi et réussir la meilleure performance possible. – Ion Izagirre, sur le site de l’équipe Cofidis

D’autres coureurs en forme et particulièrement français seront à regarder de près. On pense aisément à Romain Barbet qui s’il gagnait la Doyenne serait le deuxième coureur de l’histoire à s’y imposer après avoir remporté le Tour des Alpes. Alexandre Vinokourov était le seul à avoir réussi pareil exploit. Mais s’il est un coureur en forme dont l’équipe a une stratégie entièrement tournée vers les points UCI, c’est bel et bien Warren Barguil. Disposant d’une belle pointe de vitesse, le grimpeur français a toutes les qualités pour s’y illustrer.

Il en va de même pour des coureurs étrangers comme Aleksandr Vlasov, Michael Matthews, Tim Wellens, et cetera qui peuvent profiter d’une course d’anticipation comme du vent de face pour essayer de tirer profit de la situation d’un petit comité dans le final.

Attention qui plus est à la EF Education First de Nelson Powless mais surtout de Ruben Guerreiro qui s’en va en guerre. Les hommes de Vaughters misent sur ces classiques après avoir été un temps contrarié par les virus printaniers.

PRÉDICTION

La Redoute sera crainte malgré un vent défavorable dans le final et l’éviction de la Cote des Forges. L’alliance des forces entre les Ineos Grenadiers et la Bahraïn Victorious morcelleront le peloton qui ne réussira pas la jonction comme l’an passé avant la Roche aux Faucons. UAE et Quick Step ayant chacun un élément dans le groupe de tête. Tiesj Benoot profitera du marquage de Wout van Aert pour lancer une offensive dans la deuxième partie de la Roche aux Faucons. Une offensive qui sera couronné de succès. Derrière un petit groupe de cinq coureurs composé de Warren Barguil, Carlos Rodriguez, Alejandro Valverde, Dylan Teuns et Marc Soler se disputeront les miettes.

🥇Tiesj Benoot

🥈Warren Barguil

🥉 Carlos Rodriguez

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