Strade Bianche 2022

Plan de l’édition 2022 des Strade Bianche © RCS Mediagroup S.p.a.

Samedi 5 mars, à 11 h 40, s’élancera le départ de la 16e édition des Strade Bianche.

Profil de l’édition 2022 des Strade Bianche © RCS Mediagroup S.p.a.

Sienne-Sienne : 184 kilomètres à parcourir, ponctués de onze secteurs de chemins de terre. À l’instar des « chemins de terre » de Paris-Tours dans le vouvrillon, des « sterrato » de la Clásica Jaén Paraíso Interior au milieu des champs d’oliviers ou des « ribinoùs » du Tro Bro Leon, les Strade Bianche (littéralement « chemins blancs« ) arpentent les vignobles du Chianti. Une appellation viticole loin d’être inconnue des œnophiles que des plus cinéphiles grâce notamment à Hannibal Lecter.
En près de trois décennies, la course a totalement changé de dimension. Son caractère atypique a su conquérir le cœur des coureurs en faisant le bonheur des suiveurs. Sous le format d’une cyclo-sportive, à sa genèse en 1997, elle ne se professionnalisera que dix ans plus tard. Après avoir été initialement placée en octobre pour sa première édition, le sixième Monument, comme certains aiment à la surnommer, a immédiatement trouvé sa place dans la foulée du week-end d’ouverture des classiques belges. Pourtant, par ses similitudes avec la classique des feuilles mortes et par sa géolocalisation dans le nord transalpin, sa place pourrait tout autant se situer dans le prolongement de l’enchainement des semi-classiques italiennes pré-Tour de Lombardie (en Lombardie avec les Coppa et Tre Valli Vaserine, dans le Piemont avec la classique Milan-Turin et en Emilie-Romagne avec les Grands Prix).
L’édition aoûtienne de 2020 fait figure d’exception. Son organisation vernale n’ayant pu être épargnée face aux mesures de confinements généralisés en Europe et à l’arrêt mondial des activités sportives aux prémices de la crise sanitaire. Pour se voir déplacer à la saison chaude en ouverture d’une saison condensée à la suite du « lockdown ».

UNE Course atypique

Le parcours 2022 reste inchangé à celui des trois précédentes éditions. Près de soixante-trois kilomètres de routes blanches réparties en onze secteurs sur les 184 km qui composent le tracé de la course. Avec un dénivelé positif total de 3073 mètres, le parcours est tout aussi exigeant physiquement que techniquement.

Année🥇 PREMIER🥈 deuxieme🥉 troisieme
2007🇷🇺 Alexandr Kolobnev🇸🇪 Marcus Ljungqvist🇺🇦 Mikhaylo Khalilov
2008🇨🇭 Fabian Cancellara🇮🇹 Alessandro Ballan🇩🇪 Linus Gerdemann
2009🇸🇪 Thomas Löfkvist🇩🇪 Fabian Wegmann🇨🇭 Martin Elmiger
2010🇰🇿 Maxim Iglinskyi🇸🇪 Thomas Löfkvist🇦🇺 Michael Rogers
2011🇧🇪 Philippe Gilbert🇮🇹 Alessandro Ballan🇮🇹 Damiano Cunego
2012🇨🇭 Fabian Cancellara🇰🇿 Maxim Iglinskyi🇮🇹 Oscar Gatto
2013🇮🇹 Moreno Moser🇸🇰 Peter Sagan🇮🇹 Rinaldo Nocentini
2014🇵🇱 Michal Kwiatkowski🇸🇰 Peter Sagan🇪🇸 Alejandro Valverde
2015🇨🇿 Zdenek Stybar🇧🇪 Greg van Avermaet🇪🇸 Alejandro Valverde
2016🇨🇭 Fabian Cancellara🇨🇿 Zdenek Stybar🇮🇹 Gianluca Brambilla
2017🇵🇱 Michal Kwiatkowski🇧🇪 Greg van Avermaet🇧🇪 Tim Wellens
2018🇧🇪 Tiesj Benoot🇫🇷 Romain Bardet🇧🇪 Wout van Aert
2019🇫🇷 Julian Alaphilippe🇩🇰 Jakob Fuglsang🇧🇪 Wout van Aert
2020🇧🇪 Wout Van Aert🇮🇹 Davide Formolo🇩🇪 Maximilian Schachmann
2021🇳🇱 Mathieu van der Poel🇫🇷 Julian Alaphilippe🇨🇴 Egan Bernal

Fait de chemins de terre, il n’est pas étonnant de voir les coureurs de classiques dominer les Strade Bianche. Des flandriens les plus assidus aux cyclocrossmen, tous font bonnes figures en Toscane et animent la course menant à Sienne.
Labellisée World Tour depuis 2017, les Strade signent l’amorce d’une campagne de classiques aboutie pour tout coureur y brillant. En témoigne le triplé ardennais de Gilbert en 2011 ou même le printemps exceptionnel d’Alaphilippe et Fulgsang en 2019. Voir tout bonnement une année couronnée de succès au plus haut rang mondial ; le Pole étant sacré champion du monde en 2014, Spartacus champion Olympique par deux occasions en 2008 et 2016 ou même Alafpolak porteur du maillot jaune durant quatorze jours sur le Tour de France. Plus récemment Wout van Aert, auteur d’une grandissime saison, glanant un Monument, un rôle d’équipier de luxe sur le Tour et deux médailles d’argent aux mondiaux en 2020. Tandis que Mathieu van der Poel entamait un printemps au premier plan sur les flandriennes avant de ravir le maillot jaune sur le Tour pendant pas moins de sept jours.

Secteurs clés

Secteur n°7 : Martino in Grania

72.3 kilomètres – 62.8 kilomètres de l’arrivée

9.5 kilomètres à 1.8 % : secteur utilisé pour décanter et opérer un premier écrémage par l’arrière. Autour des collines de la Crête de Senesi, la bataille de placement en vue (principalement) du prochain secteur signe le début des hostilités. Un secteur jugé clé, la course s’y jouant à l’avant et s’y perdant à l’arrière.
Jusqu’ici, aucune édition n’y a vu d’offensives majeures dans San Martino pour la victoire finale à Sienne.

Secteur n°8 : Monte Sante Maria

54 kilomètres – 42.5 kilomètres de l’arrivée

11.5 kilomètres à 1.2 % : en 2013, Moser avait choisi ce secteur compliqué pour prendre la poudre d’escampette du peloton pour fondre sur l’échappée. Tandis qu’en 2018, ce sont Romain Bardet et Wout van Aert qui se sont extraits de l’échappée de favoris pour s’envoler vers une victoire promise. Avant d’être rejoint par Tiesj Benoot, en amont du dernier secteur. En 2020, l’échappée victorieuse d’hommes costauds (Wout van Aert, Jakob Fuglsang, Alberto Bettiol, Maximilian Schachmann, Davide Formolo et Greg van Avermaet) s’est extraite du peloton pour ne plus être revue. Bis repetita en 2021 avec une échappée composée de neuf hommes, à savoir Wout van Aert, Mathieu van der Poel, Julian Alaphilippe, Tadej Pogacar, Egan Bernal, Thomas Pidcock, Michael Gogl et Quinn Simmons.
À chaque édition, une fois passé le Ponte del Garbo, la course s’accélère et ne redescend plus en pression. Contrairement à son prédécesseur, qui est presque totalement en montée, Monte Sante Maria est ponctuée par quelques descentes. Ce qui permet à un groupe d’hommes forts de se dégager et/ou de porter les premières estocades au sein du peloton, qui n’en est plus un à la sortie dudit secteur. Il est vrai que mêlant courtes descentes parfois très raides et montées tout aussi abruptes, la sélection se fait naturellement entre techniciens, hommes encore frais et les coureurs plus mal placés. Pas moins de 3 162 mètres à plus de 7.5 % dont 1 155 à plus de 12.5 % dans sa partie la plus ardue montre l’exigence de ce secteur et son importance.

https://veloviewer.com/segment/17520263

La première partie montante à la sortie d’Asciano allonge considérablement le peloton qui se scinde dans la partie descente qui s’en suit. Sa technicité est rendue d’autant plus complexe de par la nature de son revêtement. C’est pourtant dans sa dernière moitié, grimpant de manière inexorable et irrégulière durant sept kilomètres vers le hameau de Torre del Castello, que la sélection est définitivement établie.

Secteur n°9 : Monteaperti

24 kilomètres – 23.2 kilomètres de l’arrivée

800 mètres à 7.2 % : très court mais raide (500 mètres à 10.4 %). À cause de sa faible longueur, rares sont les mouvements qui s’y opère.
Et pourtant Jakob Fuglsang décida pourtant de s’extraire du groupe d’échappées en compagnie de Julian Alaphilippe sur l’édition 2019. Là où Michal Kwiatkowski, lui, en 2014 porta son attaque victorieuse sur la partie asphaltée au sommet.

Secteur n°10 : Colle Pinzuto

19.4 kilomètres – 17 kilomètres de l’arrivée

2.4 kilomètres à 3.8 % : secteur le plus décisif des dernières années. Avec ses 370 premiers mètres d’une particulière difficulté (13.1 %), il offre une rampe de lancement parfaite. Étant situé qu’à une petite quinzaine de kilomètres de l’arrivée.

https://veloviewer.com/segment/3530569

Zdenek Stybar, Fabian Cancellera ou Kwiato y ont construit leur sacre. Tandis qu’en 2018, Tiesj Benoot s’échappa du groupe de contre pour revenir en costaud sur les deux échappées. De nombreux coureurs, à l’image de Gianluca Brambilla, aiment à profiter des plus forts pourcentages (16.3 %) pour dynamiter les groupes trop conséquents.

Le sommet offre un terrain adéquat pour un regroupement, mais tout autant pour toute équipe en surnombre désireuse de profiter du terrain pour faire travailler les autres membres du groupe de tête à l’image de la Quick Step jouant à faire rouler Spartacus (Cancellara) en 2016.

Secteur n°11 : Le Tolfe

13 kilomètres – 11.9 kilomètres de l’arrivée

1.1 kilomètres à -1.1 % : débutant en descente, mais dont la partie montante est extrêmement rude (400 m à 11.6 % de moyenne et un maximum à 18 %).

https://veloviewer.com/segments/8560459

Sur les quatre dernières éditions, le Tolfe peut être comme le juge de paix des Strade Bianche. Tiesj Benoot, Wout van Aert et Mathieu van der Poel y ont lancé leurs attaques victorieuses ou du moins construit leur sacre sur les premières rampes. Tandis que Fabian Cancellara, quelques années plus tôt, y fit preuve d’une puissance monstrueuse pour revenir et déposer Greg Van Avermaet. Ce dernier ayant attaqué auparavant dans la partie descendante.

annéeSecteur décisif pour la victoirenumero de secteurDistance de l’arrivée
2007Monte Sante Marie6 / 741
2008Colle Pinzuto7 / 79.6
2009Calle Santa Caterina1
2010Calle Santa Caterina1
2011Calle Santa Caterina1
2012Tolfe8 / 812.2
2013Monte Sante Marie5 / 850
2014Monteaperti8/ 1022
2015Colle Pinzuto9 / 1014.6
2016Colle Pinzuto9/ 1018.7
2017Colle Pinzuto9 / 1015.5
2018Tolfe11 / 1112.3
2019Monteaperti9 / 1123.3
2020Tolfe11 / 1112.4
2021Tolfe11/1112.4
Où le vainqueur final a-t-il bâti sa victoire ?

La montée finale : Calle Santa Caterina

La Calle Santa Caterina, une montée finale terrible surtout dans sa dernière rampe : 500 mètres à 12.5 % -pour un maximum à 16 % menant à la Piazza del Campo. Si la montée finale ne met pas à l’arrêt les coureurs usés comme WVA qui y mis pied à terre en 2018.

Les 300 derniers mètres sont eux sans difficulté puisqu’en descente. Et le dernier virage dont la sortie n’est située qu’à 100 mètres de l’arrivée impose à toute arrivée en comité réduit de virer en tête. Bien que dans une large majorité, prendre le tournant à droite sur la via delle Terme, c’est s’assurer une victoire presque certaine. Une affirmation dont Greg van Avermaet et Jakob Fuglsang seront nécessairement en désaccord.

Arrivés en groupe, Iglynskyi et Löftvist y ont construit leur sacre sur une attaque tout en punch. Tandis que Cancellara, Gilbert et Alaphilippe ont tous anticipés le dernier virage à 100 mètres de la ligne d’arrivée en attaquant Ballan pour les deux premiers et Fuglsang pour le second.

L’approche du dernier virage de Cancellara face à Stybar est un parfait exemple. Son entrée se prend rapidement, ce qui oblige les coureurs à le prendre par son extérieur. En 2016, le suisse a coupé la trajectoire du tchèque qui n’a pu lui faire le déborder par sa gauche. Les 100 derniers mètres à près de -7 % redonnent une impulsion où il est quasiment impossible de doubler le coureur qui nous précède. Le triple vainqueur des Strade Bianche avec une tactique hors pair et un sens des trajectoires digne de sa maîtrise des chronos, va lui fermer la porte à l’intérieur aux 50 mètres. GAME OVER pour le tchèque, qui impuissant ne pu que s’incliner face au métronome suisse.

Prenez la course comme elle vient, le vent comme il souffle

Placer les Strade Bianche en mars semble être la période la plus opportune pour espérer un temps maussade et des conditions dantesques. Surnommé « ventôse » dans le calendrier révolutionnaire, le troisième mois de l’année est le plus venteux en Toscane. À l’instar de Paris-Roubaix, d’aucuns suiveurs désireront un remake de l’édition 2018 ou de l’étape de Montalcino sur le Giro d’Italia 2010 où la météo avait fait des « Sienne ».
Il est vrai que plus le temps est capricieux, plus le peloton a tendance à se morceler rapidement dès l’entame de Monte Sante Marie. À l’opposé, plus le temps est clément, plus les chances de voir un petit comité se disputer la victoire dans Sienne sont grandes. Le groupe à la sortie dudit secteur 8 étant un peu plus conséquent. Là où les secteurs de Pinzuto ou du Tolfe ne permettent pas de faire une sélection suffisante en cas de comité plus ou moins fourni.

Avec le passage à dix puis onze secteurs graviers, plus aucune arrivée dans Sienne n’a vu un groupe de plus de quatre coureurs se disputer la victoire. Une vérité qui s’est vérifiée la saison passée. Ces dernières années ont vu un coureur arrivé en solitaire dans la citadelle de Sienne : 2017, 2018 et 2020. En point commun pour les deux premières d’avoir connu des éditions pluvieuses, ce qui a rendu le revêtement boueux, à défaut d’être poussiéreux.


L’édition 2022 devrait connaître un gravier humide de la veille. Cependant, les conditions seront plus clémentes que la veille (sauf pour les températures fraîches).

Ce qui ne sera pas le cas au sujet de la vitesse du vent. Un « grecale » signifiant des secteurs de San Martino et Sante Maria abordés défavorablement. Des conditions météorologiques qui ne tendront pas à favoriser une arrivée groupée. Pour cause, les 36 derniers kilomètres seront pour majorité trois quarts dos. Ce qui signifie des conditions idylliques pour aborder Monteaperti, Pinzuto et dans une moindre mesure le Tolfe de manière offensive. Contrairement aux éditions précédentes avec un vent plus léger (10 km/h l’an passé), la décision pourrait se faire avant même d’aborder ce dernier secteur. Pinzuto pourrait dès lors retrouver les faveurs des attaquants et être le juge de paix de cette seixième édition.

UN CHAMPION DU MONDE UN PEU COURT ?

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161  ALAPHILIPPE Julian
162  ASGREEN Kasper
163  SERRY Pieter
164  DEVENYNS Dries
165  HONORÉ Mikkel Frølich
166  SCHMID Mauro
167  VERVAEKE Louis

Qui dit courtes montées raides, appelle la Quick Step Alpha-Vinyl à faire de Julian Alaphilippe son fer de lance. Depuis plusieurs années, le double champion du monde a évolué. D’abord chien fou aux balbutiements de sa carrière, le français n’a eu de cesse de parfaire sa science de la course. Tant et si bien qu’il est sans doute à l’heure actuelle, le coureur qui sait parfaitement être à 100 % pour ses objectifs.
Désireux d’être au sommet de sa forme pour les ardennaises à chaque saison, avant de couper par deux fois pour avoir des pics sur le Tour de France puis pour les mondiaux. Ainsi en 2019, la première semaine du Tour offrait une occasion rêvée pour Loulou de porter le maillot jaune. Une idée qu’il s’était fixée au micro de France Télévision à l’arrivée de Saint-Michel-de-Maurienne. 2020 aura été la démonstration parfaite de sa gestion. Semblant court à la sortie d’un Tour de France se terminant à une semaine du Mondial d’Imola, Alaphilippe n’a pas déçu dans les pourcentages les plus importants de la Gallisterna. Bis repetita l’an passé. Ardant défenseur d’un palmarès le plus étoffé, l’objectif « Liège-Bastogne-Liège » qu’il martèle à toutes les reprises était le rendez-vous du printemps avec lequel il avait une revanche à prendre. Malheureux vainqueur déclassé d’une Doyenne automnale, qui restera dans les mémoires comme celle de l’arrogance d’un champion. Un athlète aux bras levés 25 mètres avant la ligne, dans un sprint en comité réduit réunissant les meilleurs puncheurs du monde. Un maillot irisé crucifié sur la ligne dans une posture christique, gage d’une leçon maintes fois répétée : rien n’est acquis tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie.

je sais que je peux performer sur plein de courses, mais j’ai vraiment envie de réussir la préparation idéale pour Liège – Julian Alaphilippe, journal L’Équipe

Amoureux du Monument wallon qui lui résiste depuis 2015, Julian Alaphilippe en a fait l’objectif principal encore une fois. Mais dans le cas présent, la préparation est totalement revue si ce n’est mûrie. Exit les flandriennes pour mieux cibler ses objectifs, bonjour les capteurs de puissance pour peaufiner l’ébauche de la conclusion de son printemps. Ceci explique pourquoi tant en Provence que dans la Drôme, Julian Alaphilippe apparaissait fort sans être transcendant. Cinquante jours le sépare du Quai des Ardennes, toute la question repose de savoir s’il peut de nouveau lever les bras sur une course qui lui va comme un gant. Quand bien même la forme ne serait pas optimale. Après tout, le parallèle avec la précédente édition est aisée. Ce qui n’a pas empêché le puncheur français de n’être déposé que par une attaque nucléaire de Mathieu van der Poel dans la rampe finale.
Traditionnellement, même si ces trois dernières années ont fait figure d’exception, la Quick Step n’a pas pour habitude de briller sur l’Omloop malgré un effectif à faire palir n’importe quel manager. Dominer parfois même invisible, le week-end d’ouverture n’a guère été une réussite pour les Belges. Cependant, sur les Strade Bianche, le Wolfpack a pour habitude de montrer les crocs. Le soutien pour Alaphilippe est à la hauteur du champion qu’il est. Pieter Serry, Louis Vervaeke et Dries Devenyns auront pour rôle clé de tenir le peloton en laisse dans les secteurs 7 et 8, avant que la course ne s’emballe. Kasper Asgreen et Mikkel Honoré se doivent d’être des supports indéniables pour faire jouer le surnombre, dans un final où le secteur de Sante Marie a pour fonction d’esseuler au maximum tous les leaders et refermer les options tactiques. Mauro Schmid, vainqueur de l’étape de Montalcino sur le Giro d’Italia 2021 et dernier des loups de la meute pourrait devenir, à l’instar de ses deux coéquipiers danois, un candidat possible pour être utilisé de manière offensive. À l’image des offensives de Gianluca Brambilla, en 2016, pour permettre à Zdenek Stybar de marquer Fabian Cancellara et que ce dernier produise tous les efforts les plus superflus possibles. Transfuge de l’équipe Qhubeka Assos, la formation de vttétiste du suisse est un atout indéniable pour briller sur les chemins de graviers.

UN OGRE Slovène à l’appétit insatiable

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211  POGAČAR Tadej
212  BJERG Mikkel
213  COVI Alessandro
214  RICHEZE Maximiliano
215  LAENGEN Vegard Stake
216  SOLER Marc
217  ULISSI Diego

Équipe numéro 1 à l’heure actuelle, la UAE Team Emirates ne cesse d’impressionner. Le collectif XXL a su profiter des conditions de course favorables et de la forme de ses éléments pour briller sur nombre de courses.
À raison, Tadej Pogačar doit être désigné comme l’un, si ce n’est le favori pour s’imposer sur la Piazza del Campo. Le slovène, double vainqueur du Tour de France, a beau n’être âgé que de 23 ans, son palmarès est déjà plus que bien garni. L’année 2021, sans conteste, a été un achèvement en soi. Treize victoires professionnelles dont onze au niveau World Tour, représentant près de 80 % du ratio de son équipe. Trois maillots sur le Tour de France et deux Monuments en disent long sur l’ampleur du phénomène Pogi.
Non content d’être talentueux, peu de défaut sont à relever chez le slovène. De mémoire, pas un seul jour sans sur un Grand Tour ; ce qui réduit considérablement la marge de manœuvres de ses adversaires. Lorsqu’il est victime d’un incident, pas une once de panique. Détendu jusqu’au l’outrance, « Tamau Pogi » empile les victoires de février à octobre prolongeant même jusque dans les sous-bois. Interrogeant sur sa façon de lisser « annuellement » son pic de forme.
Malgré cela, certains indices tendent à laisser penser que Pogačar n’est pas si dominateur en début de saison. Certes avec des performances dans ses standards dans le contre-la-montre de l’UAE Tour et un Tour maison remporté sans trop de difficultés. C’est bel et bien contre les inscriptions dans le marbre du palmarès qu’Adam Yates est encore paru le plus fort sur les pentes du Jebel Hafeet. Sans pour autant se défaire de son rival plus rapide au sprint et surtout plus malin. Un remake copier-coller troublant de 2021 qui peut laisser des espoirs en Toscade.
Effectivement, bien que présent dans le groupe de tête l’an passé, le Tolfe a sonné le coup de grâce pour Tadej qui n’a su répondre à la première salve d’attaques de Mathieu van der Poel. Grimaçant comme rarement son visage impassible le laisse transparaître. Si la forme est au même point qu’il y a de cela un an alors la voie semble s’ouvrir pour ses adversaires, mais aussi ses coéquipiers en haut desquels figure Alessandro Covi. Deuxième à Montalcino battu au sprint par un Mauro Schmid plus pimpant en fin d’étape, l’italien a franchi un cap très net en ce début d’année. Acteur majeur sur la Ruta del Sol, l’ouverture de son compteur à Puerto de Cartagena a semble-t-il été un déclic certain. Au cours d’une course qualifiable de masterclass des UAE jouant du surnombre dans le final. Les émiratis ont su profiter du marquage de Matteo Trentin et des offensives alternées de Brandon McNulty et Covi. Un surnombre encore vu au Trofeo Laigueglia où son équipe a réussi l’exploit de mettre trois coureurs sur la boite en oubliant pas la sixième place de Diego Ulissi.
Pour sûr, l’équipe de Jose Antonio Fernandez voudra remettre le couvert. Elle est de ces équipes qui se doivent de mettre plusieurs coureurs dans le groupe de tête. Quoi qu’il advienne, Tadej Pogačar possède toutes les qualités pour ajouter une ligne supplémentaire à son palmarès.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé

 
111  PUCCIO Salvatore
112  CARAPAZ Richard
113  NARVÁEZ Jhonatan
114  RODRÍGUEZ Carlos
115  SWIFT Ben
117  TURNER Ben

Objectif de la saison pour Tom Pidcock, il est regrettable de ne pas voir le récent champion du monde de cyclo-cross s’aligner pour l’équipe Ineos Grenadiers. Naturellement, Richard Carapaz est le nom qui revient pour suppléer l’absence de son crossman. Il est vrai que les secteurs de graviers ne devraient être un problème pour l’équatorien qui a pour habitude en son pays de monter des cols sur pareil revêtement. Seulement, le début de saison du champion olympique, contrairement à ses coéquipiers est plus en retrait. Une habitude pour un coureur qui vise le classement général sur les Grand Tours. Alors peut-être que son compatriote, Jhonatan Narvaez est une meilleure option. Assurément l’homme du week-end d’ouverture. Echappée en compagnie de Wout van Aert, Tiesj Benoot, Sonny Colbrelli et Tom Pidcock sur l’Het Nieuwsblad, le puncheur de la formation britannique a remis le couvert le lendemain avec Christophe Laporte et Taco van der Hoorn avec une résistance presque effrayante. La forme est donc clairement au rendez-vous. Ben Swift et Salvatore Puccio devraient donc être les anges gardiens dans les deux plus longs secteurs. Avant de laisser place à Carlos Rodriguez qui s’est montré à son avantage en Espagne (Valence et Ruta del Sol) mais dominé par les Émiratis à Laigueglia. Autre soutien espéré, Ben Turner devra montrer les jambes de la Ruta del Sol pour que ses talents de crossman puisse servir à son leader. Et pourquoi pas tirer profit d’une situation de course avantageuse ?

TENERIFE LEUR REND SI BIEN

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141  BENOOT Tiesj
142  BOUWMAN Koen
144  GESINK Robert
145  KUSS Sepp
146  ROOSEN Timo
147  VADER Milan

À n’en pas douter, si la Jumbo-Visma n’aligne pas Wout van Aert, le statut de leader doit revenir à Tiesj Benoot. Le belge, vainqueur de l’édition boueuse de 2018, est dans une forme étincelante. Impressionnant sur l’Het Nieuwsblad pour son premier jour de course, il aura rempli son rôle à la perfection pour offrir la victoire sur un plateau à WVA. Recruté à l’intersaison en soutien du champion de Belgique sur les classiques, rares seront à l’avenir les courses d’un jour où il sera autorisé à jouer sa propre carte.

Je vais pour le meilleur résultat possible au Strade Bianche – Tiesj Benoot, site de la Jumbo Visma

Assurément dans les hommes forts du peloton, la déception serait grande si le belge ne figurait pas dans les membres du groupe de tête. Parmi les plus réguliers sur les Strade, en signant quatre Top 10 en cinq éditions dont un abandon sur l’édition 2020 d’une saison tronquée par l’épidémie de coronavirus. La renaissance semble actée pour celui qui a quitté non sans fracas la Team DSM.
Le problème pour Benoot sera d’arriver en solitaire comme en 2018, ne possédant pas le punch nécessaire pour faire la nique à des coureurs comme Julian Alaphilippe ou Tadej Pogacar. Pour se faire, la tactique de l’Het Nieuwsblad devra être répétée avec succès. Le vent de dos dans le final devrait lui être profitable, s’il tente le coup du raid solitaire. Mais il devra avoir le soutien nécessaire pour tirer les bonnes cartes de son chapeau. Quid des coéquipiers pouvant l’accompagner dans sa mission ou de le suppléer ? Robert Gesink, Timo Roosen et sans doute Koen Bouwman sont réduits au rôle d’assistant. Sepp Kuss comme tous ses coéquipiers n’a pas grand nombre de jours de course, mais sa rentrée montre clairement que les jambes sont déjà présentes. Si sa seule participation date de 2018, il est à peu près certain que l’américain devrait apprécier le revêtement spécifique des Strade. https://cyclingtips.com/2016/04/meet-sepp-kuss-revelation-of-the-2016-redlands-classic/ : vttétiste de formation tout comme son coéquipier Milan Vader, qui pourrait être la belle surprise de ces Strade. Pas forcément attendu pour son quatrième jour de course sur route de sa carrière, en tant qu’adepte des cross-countrys, le néerlandais devrait posséder les qualités nécessaires pour gérer les montées explosives.

CONFIRMER LES Premières impressions

151  WELLENS Tim
152  CAMPENAERTS Victor
153  KLUGE Roger
154  KRON Andreas
155  SWEENY Harry
156  VAN GILS Maxim
157  VAN MOER Brent

S’il est un homme bavard qui a fait de Benoot son favori, c’est bien Victor Campenaerts. En story Instagram, le coureur de la Lotto Soudal a désigné les leaders de son équipe. Tim Wellens et Andreas Kron auront ce rôle prestigieux. Le premier a encore une fois démontré qu’il est l’un des meilleurs coureurs du monde à la sortie de la pause hivernale. Le mois de février a été couronné de succès mais son absence de l’Omloop Het Nieuwsblad pour cause de maladie pose la question de la récupération ? Sera-t-il à 100 %, si tel est le cas alors il sera un prétendant sérieux. L’obstacle majeur qui se dressera sur sa route devrait être la science de la course où le belge peut avoir une fâcheuse tendance à en faire de trop pour ne pas dire courir de travers. Deuxième de la Clásica Jaén, le belge offre tout de même plus de garanties que son coéquipier danois. Pour cause Andreas Kron n’a pas franchement impressionné récemment comparé à certains coureurs dont fait partie Campenaerts.
Si l’on parle de l’OHN, la performance de « Campy » ne doit pas être passé sous silence. Victime de chute et d’incidents mécaniques, il aura usé beaucoup d’énergie dans son repositionnement au sein du peloton et en avait pourtant toujours à revendre. Tellement que contre toute attente, il aura été dans le groupe de chance derrière Wout van Aert et y aura pris une très surprenante cinquième place. Sa reconversion en coureur de classiques est semble-t-il une réussite quand on voit qu’il aura été un acteur majeur du Samyn, il y a de cela quelques jours. Espérons que les entrainements avec Mathieu van der Poel parfois sur des chemins gravillonneux porte ses fruits.

COMME UN AIR DE 2021

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41  MOHORIČ Matej
42  BILBAO Pello
43  HAUSSLER Heinrich
44  OSORIO Alejandro
45  PERNSTEINER Hermann
46  TRATNIK Jan
47  ZAMBANINI Edoardo

La Bahraïn Victorious a semble-t-il deux belles cartes, à savoir Matej Mohoric et Pello Bilbao. Si on peut raisonnablement penser que le premier sera plus en soutien du second, c’est surtout parce que le basque a véritablement impressionné les suiveurs en ce début de saison. D’abord, à l’Antenas del Maigmó à Valence avant de prendre la troisième place du Général aux Emirats. Mais pour gagner, il faudra le faire avec malice, ça tombe bien la Bahraïn est pleine de vices.

le coeur a ses raisons

131  FUGLSANG Jakob
132  BRÄNDLE Matthias
133  CATAFORD Alexander
134  CLARKE Simon
135  JONES Taj
136  NEILANDS Krists
137  SAGIV Guy

Côté Israël Premier-Tech, ce n’est pas à faire injure à Krists Neilands que de dire que Jakob Fuglsang et Simon Clarke sont les leaders désignés. Le danois, vttétiste de formation, était un des hommes de l’édition 2019 et même de la saison toute entière. Son niveau en Espagne était rassurant. Pour preuve, sur les pentes de l’Antenas del Maigmo, dans le secteur gravillonneux du col, il faisait partie des hommes forts du peloton. Ceci dit, il n’a jamais véritablement présenté une menace dans des épreuves où il y a de cela quelques années, il aurait été un prétendant. La forme est semble-t-il là sans être éblouissante. Le poids de l’âge sans doute se fait sentir.
Simon Clarke, lui, navigue pour ne pas dire dans l’ombre. Si l’on regarde le palmarès et les résultats purs et durs. Sur la semaine du Challenge de Marjorque, il n’a jamais décroché les roues des hommes les plus forts. Débutant au Trofeo Calvia par une place d’honneur dans le groupe de poursuite derrière Brandon McNulty. A la Tramuntana, rebelotte. Les hommes forts vu les précédents jours se sont extraits dans les difficultés pour finir par un sprint punchy où Tim Wellens et Alejandro Valverde étaient les favoris logiques. L’australien y a pris la place restante sur le podium. Un schéma répétable à l’infini sur cette semaine d’ouverture en Espagne, qui a laissé de fortes impressions et où tous ceux qui s’y sont mis en avant ne cessent de montrer leur grande forme. Là où il est un grand intérêt d’avoir vu courir Clarke est sans nul doute sur la Ruta del Sol. L’aussie y a été presque insolent de bonnes jambes. Et si la dernière étape et sa 49e place ne laisse rien augurer de bien, il faut l’avoir vu courir pour comprendre à quel point il est en forme. Membre de l’échappée matinale partie dans le premier col, cette dernière a été reprise à mi-course. Qu’à cela ne tienne, une seconde échappée d’hommes forts est ensuite repartie. Extrêmement remuant, ce n’est que dans les contreforts, aux plus forts des pourcentages de la montée finale, qu’il a finalement craqué. Des signaux positifs somme toute, confirmés à l’occasion du Het Nieuwsblad où il aura pris la onzième place. C’est-à-dire qu’il aura réglé le sprint du peloton derrière le groupe de contre en chasse de Wout van Aert. Un exploit en soi, tant la question de son comportement sur les pavés demeurée en suspens. Lui qui a plutôt privilégié les ardennaises au cours de sa carrière.
De ces mots mêmes, Simon Clarke est amoureux des Strade Bianche et en fait sa course favorite.  Rien d’étonnants quand on sait qu’il est habitué des chemins de terre de par ses origines à Melbourne. En 2019, il était l’un des coureurs les plus offensifs du groupe des leaders et à l’image de Maximilian Schachmann, il apparaissait comme l’un des plus forts dans le groupe de contre. Ce n’est que par hésitation qu’il a loupé le bon wagon, s’obligeant à fournir trop d’efforts qui lui seront restés dans les jambes. L’an passé, il était même le plus fort des hommes en chasse du groupe de tête. C’est à logique aux vues de son historique et de sa forme du moment que l’australien ne doit surtout pas être mésestimé.

Circulez y a rien à voir

81  VALGREN HUNGALD Michael
82  CAICEDO Jonathan Klever
83  GUERREIRO Ruben
84  HEALY Ben
86  SCULLY Tom
87  VAN DEN BERG Marijn

Si la maladie a réduit les chances de Michael Valgren, les espoirs de la EF Education-EasyPost devraient être sur les épaules du portugais Ruben Guerreiro.

191  ARNDT Nikias
192  BRENNER Marco
193  COMBAUD Romain
194  HAMILTON Chris
195  HEINSCHKE Leon
196  NIEUWENHUIS Joris

La Team DSM fait partie des équipes qui ont vu leur leader tombé dans l’hécatombe des non partants. Ainsi sans Romain Bardet, qui pour prendre le flambeau ?

31  MOSCON Gianni
32  BASSO Leonardo
33  BOARO Manuele
34  GAZZOLI Michele
35  LÓPEZ Miguel Ángel
36  MARTINELLI Davide
37  VELASCO Simone

Difficile de s’exprimer sur l’équipe Astana Qazaqstan qui n’aligne pas Alexey Lutsenko. Transfuge de l’équipe Ineos Grenadiers, Gianni Moscon est un nom qui revient souvent lorsque l’on parle de classique mais sa reprise retardée en raison d’une bronchite au début du mois semble avoir eu raison d’une potentielle forme possible. Alors peut être que l’on espérera que Miguel Angel Lopez brille, bien que des doutes demeurent.

181  MATTHEWS Michael
182  BEWLEY Sam
183  COLLEONI Kevin
184  GRMAY Tsgabu
185  KONYCHEV Alexander
187  SOBRERO Matteo

La Bike Exchange-Jayco aligne encore une fois une équipe où il sera compliqué de peser sur la course quand bien même Matteo Sobrero doit être la meilleure carte. La forme n’est clairement pas là.

171  BARGUIL Warren
172  DELAPLACE Anthony
173  FLÓREZ Miguel Eduardo
174  GESBERT Élie
175  HARDY Romain
176  RIOU Alan
177  RUSSO Clément

Idem pour la Arkéa Samsic où la forme de Warren Barguil est en construction et où Elie Gesbert est trop fluctuant.

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Malheureusement, les attentes ne sont pas grandes pour les équipes Continentales italiennes. La Bardiani-CSF-Faizanè, EOLO-Kometa et Drone Hopper – Androni Giocattoli doivent être considérées comme de simples figurants.

DES ATTENTES MALGRé TOUT

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201  BRAMBILLA Gianluca
202  CATALDO Dario
203  KAMP Alexander
204  TIBERI Antonio
205  SIMMONS Quinn
206  MOSCA Jacopo
207  THEUNS Edward

La Trek-Segafredo est une équipe séduisante sur le papier avec des coureurs expérimentés à l’image de Gianluca Brambilla qui doit nécessairement servir d’appui à Quinn Simmons. Malheureux l’an passé, subissant les chutes qui l’ont éliminé du groupe de tête. Parmi les plus jeunes du peloton, l’américain est un gros moteur à seulement 20 ans. Sa reprise à la Faun Ardèche a été décevante avant de corriger le tir sur la Drôme. Les Strade Bianche sont censés lui aller comme un gant, il ne lui reste plus qu’à rehausser son niveau.

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11  VAN AVERMAET Greg
12  BERTHET Clément
13  CALMEJANE Lilian
14  COSNEFROY Benoît
15  SCHÄR Michael
16  VENDRAME Andrea
17  VENTURINI Clément

Un constat similaire peut être fait pour les AG2R Citroën La Mondiale. Greg van Avermaet a souvent brillé sur cette course, sans jamais la décrocher. Pas moins de huit Top 10 en onze participations. Une régularité qui hisse forcément le belge sur les prétendants de la journée. Les soutiens sont de taille quand on cite des coureurs comme Andrea Vendrame et Lilian Calmejane où le profil de course devrait théoriquement permettre à ces coureurs de s’exprimer.
Mais les yeux seront surtout tournés vers Benoit Cosnefroy, qui comme Julian Alaphilippe trouve un terrain qui lui scie à merveille. Après une Ruta del Sol décevante, le champion du monde espoirs 2017 s’est retrouvé à l’occasion de la Drôme Classic. Réellement impression sur les pentes du Mur d’Allex où il aura exposé de bien meilleure chose qu’Alaphilippe à mon sens alliant force, punch et vélocité. Cependant, il semble manquer ce petit quelque chose. Assez logique quand on sait que les ardennaises sont ses objectifs de début de saison. La forme se doit d’être ascendante sans pour autant être optimale à ce moment de l’année.

 
21  DE TIER Floris
22  GOGL Michael
23  MEURISSE Xandro
24  OLDANI Stefano
25  STANNARD Robert
26  THWAITES Scott
27  VERMEERSCH Gianni

À l’opposé de la régularité, Michael Gogl pour les Alpecin-Fenix  doit être nommé quand on parle des Strade Bianche au regard de son historique. Seulement à l’opposé de Simon Clarke et de Greg van Avermaet, la forme n’est clairement pas là. Alors peut être que Gianni Vermeersch sera le remplaçant idéal ?

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121  HERMANS Quinten
122  BAKELANTS Jan
123  DELACROIX Théo
124  PETILLI Simone
125  POZZOVIVO Domenico
126  ROTA Lorenzo
127  VAN DER HOORN Taco

Seul au monde contre les émirates au Trofeo Laigueglia, Lorenzo Rota concentre les attentions. Véritable sangsue, à 5 contre 9, puis 4 contre 7, 3 contre 5 et 2 contre 1, ni Alessandro Covi ni même Juan Ayuso n’ont réussi à se défaire de l’intenable Lorenzo Rota. La Intermarché Wanty Gobert Matériaux devra compter sur un effectif qualitatif pour l’appuyer. Dans une édition où l’offensive peut payer, l’italien a toutes les qualités pour aller décrocher un accessit.

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161  VALVERDE Alejandro
162  ARCAS Jorge
163  NORSGAARD Mathias
164  MAS Lluís
165  OLIVEIRA Nelson
166  RUBIO Einer Augusto
167  SERRANO Gonzalo

Prophète en son pays, divinité de son sport, Alejandro Valverde signe sa dernière saison professionnelle. Le monument vivant de l’équipe Movistar affiche un programme comme un hommage à sa carrière. Une tournée d’adieu sur des courses qui ont façonné sa carrière. Pas étonnant de le voir aligner dans une course au profil d’ardennaise. Ce qui l’est pourtant, c’est de constater que la course en Toscane est l’une des seuls à avoir résisté à Papy Bala.
Dans une forme éblouissante depuis le début de saison, Bala devrait faire assurément le show pour le plaisir des suiveurs. Mais il sera obligé de passer à l’offensive pour éviter les meilleurs puncheurs dans la montée finale, n’ayant plus le punch de ses 30 ans. Un vieux briscard qui a l’expérience pour tirer profit de toutes les situations de course, en font nécessaire un homme dangereux.
Pourquoi pas tirer sa révérence de la meilleure des façons possibles ? A 41 ans, l’espagnol n’a plus rien à perdre, plus rien à gagner non plus ayant le respect de tous. C’est totalement décomplexé que Bala est attendu à Sienne après un Gran Camino couronné de succès.

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61  BENEDETTI Cesare
62  GAMPER Patrick
63  HIGUITA Sergio
64  HINDLEY Jai
65  KONRAD Patrick
66  SCHELLING Ide
67  ZWIEHOFF Ben

Curieux de voir jusqu’où peut aller Sergio Higuita avec la forme qu’il affiche. Sans doute, une carte fragile pour la Bora Hansgrohe.

PRONOSTICS

Le vent défavorable dans Monte Sante Marie devrait permettre à un groupe plus conséquent que les précédentes éditions de s’extraire. Dès lors, le jeu d’équipe deviendra primordial. Le secteur de Colle Pinzuto devrait retrouver sa grandeur. Abordé en son pied avec un vent défavorable, étant entièrement recouvert, le pied doit permettre les offensives. Un jeu subtil du chat et de la souris sera lancé. Pas impossible de voir un second couteau tirer les marrons du feu.

🥇Tiesj Benoot

🥈Lorenzo Rota

🥉 Simon Clarke

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