Paris-Roubaix 2021

Profil de Paris-Roubaix 2021 © A.S.O

Compiègne – Roubaix : 257.7 kilomètres pavés de 55 kilomètres de mauvaises intentions, répartis en trente secteurs. Ce n’est pas sans raison que le Monument est surnommé “l’Enfer du Nord”. Avec un dénivelé positif de seulement 1 304 mètres, le relief n’est guère la raison qui vient à faire la différence sur le parcours qui a forgé les légendes de la Reine des Classiques depuis 1896. Garin, Coppi, Merckx, Bobet, Duclos-Lassalle ou encore Hinault y ont marqué l’histoire du sport cyclisme de leur empreinte. La nature du revêtement est source d’usure et de sélections tout au long des près de six heures de course. Année après année, les organismes des participants y sont de la même et insatiable façon éprouvés.

sous les pavés la plaque

Hors du macadam, un peu plus de 20 % du tracé est parcouru sur des blocs de granite, plus ou moins irréguliers. Tantôt poussiéreux quand le temps est radieux, tantôt savonneux quand le temps est pluvieux.

numéro de secteurnom du secteurlongueur du secteurpente moyenne distance de l’arrivéedifficulté du secteur
30Troisvilles – Inchy2200 m– 1.1 %161.4 km★★★☆☆
29Viesly – Quiévy1800 m– 1 %154.9 km★★★☆☆
28Quiévy – Saint-Python3700 m1 %152.3 km★★★★☆
27Saint-Python1500 m1.2 %147.6 km★★☆☆☆
26Haussy sur Écaillon – Saint Martin sur Écaillon800 m1.1 %141.1 km★★☆☆☆
25Saint Martin sur Écaillon – Vertain2300 m0.7 %136.8 km★★★☆☆
24Capelle sur Écaillon – Ruesnes1700 m2.3 %130.4 km★★★☆☆
23Artres – Quérénaings1300 m-0.6 %121.4 km★★☆☆☆
22Quérénaing – Maing2500 m-1.4 %119.6 km★★★☆☆
21Maing – Monchaux sur Écaillon1600 m0.2 %116.5 km★★★☆☆
20Haveluy – Wallers2500 m– 0.1 %103.5 km★★★★☆
19Trouée d’Arenberg2300 m– 0.7 %95.3 km★★★★★
18Wallers – Hélesmes1600 m– 0.1 %89.3 km★★★☆☆
17Hornaing – Wandignies Hamage3700 m– 0.1 %82.5 km★★★★☆
16Warlaing – Brillon2400 m0 %75 km★★★☆☆
15Tilloy lez Marchiennes – Sars et Rosières2400 m– 0.1 %71.5 km★★★★☆
14Beuvry la Forêt – Orchies1400 m 0.1 %65.2 km★★★☆☆
13Orchies1700 m– 0.6 %60.2 km★★★☆☆
12Auchy lez Orchies – Bersée2700 m0.5 %54.1 km★★★★☆
11Mons en Pévèle3000 m0.3 %48.6 km★★★★★
10Mérignies – Avelin700 m0.3 %42.6 km★★☆☆☆
9Pont Thibault – Ennevelin1400 m0 %39.2 km★★★☆☆
8Templeuve (l’Épinette)200 m0.8 %33.8 km★☆☆☆☆
Templeuve (Moulin de Vertain)500 m– 1.1 %33.3 km★★☆☆☆
7Cysoing – Bourghelles1300 m – 0.1 %26.9 km★★★☆☆
6Bourghelles – Wannehain1000 m0.3 %24.4 km★★★☆☆
5Camphin en Pévèle1800 m– 0.1 %19.9 km★★★★☆
4Carrefour de l’Arbre2100 m0.1 %17.2 km★★★★★
3Gruson1100 m– 0.5 %14.9 km★★☆☆☆
2Willems – Hem1400 m0.3 %8.2 km★★★☆☆
1Roubaix (Espace Charles Crupelandt)300 m– 0.7 %1.4 km★☆☆☆☆
★☆☆☆☆ = Facile – ★★☆☆☆ = Plutôt facile –
★★★☆☆ = Difficile – ★★★★☆ = Très difficile- ★★★★★ = Extrêmement difficile

Au départ de l’Oise, ce n’est qu’au bout de 96.7 kilomètres, une fois rentré dans le département du Nord, que les premiers pavés font leur apparition. Comme à l’accoutumée, le secteur de Troisvilles-Inchy ouvre le bal. D’évidence, si loin de l’arrivée, le secteur long de 2 kilomètres 200 n’est absolument pas décisif. Cependant, les premiers écrémages par l’arrière débutent. Révélateur, il est une indication pour les leaders. A savoir, si ce sera une grande journée ou un calvaire à subir. Durant près de 60 kilomètres, tout n’est qu’affaire de placement et d’élimination par l’arrière.

Haveluy – Wallers (km 154.2)

Crédits Photo : Twitter Paris-Roubaix

Situé juste avant la mythique Trouée d’Arenberg, le secteur de Haveluy-Wallers fait l’objet d’une attention toute particulière. Le rythme y est tellement élevé que les premières cassures ont lieu. La guerre de position en vue de la Trouée, 11 kilomètres plus loin, est y intense. Cependant, les regards sont éminemment tournés vers le secteur suivant.

Trouée d’Arenberg (km 162.4)

Crédits Photo : Twitter Paris-Roubaix

Loin de l’arrivée (95.3 kilomètres), la Trouée d’Arenberg est un mythe de Paris-Roubaix depuis 1968. A son amorce, la tension est palpable. Les 500 premiers mètres correspondent à l’approche de la passerelle et se font en descente (- 2.2 %) sur un pavé extrêmement disjoint, en piteux état et sur une route parcemée de trous. Une fois passée, un équilibre précaire se met en place. Garder une distance de sécurité pour éviter d’être pris par le coureur qui nous précède et conserver le maximum de vitesse possible pour ne pas se faire déborder. Une obligation : prendre le haut du pavé. A gauche, le bas-côté est pris la boue. A son opposé, les spectateurs stoppés par un ruban de sécurité. 1 900 mètres, la Drève des Boules d’Hérin commence à rendre mieux. Le pavé s’étant progressivement enherbé. Les barrières vont leur retour et sonne le glas de la fin.

Mons en Pevèle (km 209.1)

Crédits Photo :Nord Découverte

Situé à moins de 50 kilomètres de l’arrivée, il est le secteur majoritairement choisi pour faire la différence depuis son introduction en 1978. Un secteur qui créé des drames comme la chute de Fabian Cancellara en 2016 ou des nombreuses chutes sur le Tour de France 2018.

Carrefour de l’Arbre (km 240.5)

Crédits Photo : Twitter Paris-Roubaix

Après le Carrefour de l’Arbre, si le groupe de tête n’a su faire de différence ou s’entendre favorisant un regroupement. C’est le jeu du surnombre qui prime. L’équipe la plus représentée est à cet égard l’équipe récompensée.

un dimanche en enfer

Attendu depuis 2002, la pluie fait son retour du côté de Paris-Roubaix. Trop souvent épargné, cette fois sans l’ombre d’un doute les coureurs s’élanceront sous la pluie. La pavé sera humide, ce qui le rend glissant. Les secteurs seront boueux, ce qui augmentent la difficultés. Une délicatesse déjà constatée par l’état du pavé, du fait des allers et venus des engins agricoles qui malmènent les secteurs au cours de l’été et de l’automne.

Un vent favorable de Ouest-Sud-Ouest qui devrait favoriser un déclenchement de la course de loin. D’autant qu’il s’intensifiera au cours de la journée pour culminer à 29 km/h.

Avoir un vent de côté permet de faire des cassures plus aisément. Attention danger dans les secteurs intermédiaires. Hornaing et Tilloy pourraient en devenir des secteurs clés.

une rivalité sempiternelle

Crédits Photo : Eurosport

Chaque génération à son lot de rivalité. La décennie passée fut marquée par l’opposition farouche, sur les flandriennes, entre Tom Boonen et Fabian Cancellara. Une polarisation de l’adversité maintes fois vu et revu : Hinault et Lemond, Anquetil et Poulidor, Merckx et De Vlaeminck ou encore Coppi et Bartali.
Depuis maintenant six ans, Wout van Aert et Mathieu van der Poel s’opposent dans les sous-bois. Une rivalité qui les a poussé à se partager les titres de champion du monde de cyclo-cross dans les catégories jeunes, espoirs et professionnels. Désormais, les antagonistes sont poussés à s’affronter sur la route. Depuis qu’ils pratiquent la compétition sur route, le belge et le néerlandais se sont rencontrés par quarante-cinq occasions chez les professionnels. Un matchup qui a tourné, à l’image des terrains boueux, à l’avantage de MVDP. Terminant vingt-sept fois devant WVA, avec un total de neuf victoires à la clé.

Crédits : ProCyclingStats

La lutte exacerbée entre les deux a pris une dimension particulière à l’occasion de la saison 2020. Amenés à se rencontrer sur les preuves World Tour, les deux phénomènes ont marqué à leur manière la fin de saison sur les courses d’un jour. Si le Tour des Flandres est une image parfaite de l’émulation que génére ce duel perpétuel.

Cette relation indissociable ne fait pas naître qu’une reconnaissance respective. Les contre-exemples sont légions. Gent-Wevelgem a débuté cette série de match sur le terrain et en dehors. Dans le final des rues de Welvelgem, les deux comparses se sont littéralement roulés dessus avant de se renvoyer la faute dans les médias. Leurs adversaires ont ainsi pu parfaitement tirer profit du marquage des deux hommes. Un schéma qui n’a cessé de se reproduire depuis lors ; que ce soit à la Primavera (Milan San Remo), dans le final du Creuzot au Tour de France ou même lors du pénultième tour du circuit urbain de Louvain au Mondial dans les Flandres, le week-end dernier.

Wout van Aert
Mike Teunissen  
Dylan Groenewegen
Edoardo Affini
Timo Roosen
Nathan Van Hooydonck
Pascal Eenkhoorn

L’équipe Jumbo-Visma aligne Wout van Aert en fer de lance. A l’image de 2019, l’équipe qui célèbrera le centenaire de son sponsor pourra compter sur Mike Teunissen en éventuel Plan B (en cas de nouvel incident de son coéquipier). Gardons que les gros moteurs de Edoardo Affini, Timo Roosen, Nathan van Hooydonck et Pascal Eenkhoorn seront d’une aide particulier pour placer WVA dans les meilleures conditions.

Mathieu van der Poel
Tim Merlier
Silvan Dillier
Jonas Rickaert
Jasper Philipsen
Senne Leysen
Oscar Riesebeek
Gianni Vermeersch

MVDP n’est pas le seul crossman de la Alpecin Fenix. Gianni Vermeersch a toutes les qualités pour faire parler de ses talents lorsque le terrain est boueux et glissant. Un Paris-Roubaix humide n’est pas pour lui déplaire. Être coéquipier de Mathieu van der Poel offre son lot d’avantages et d’inconvénients. L’inconvénient majeur est d’être réduit à un rôle de coéquipiers au service de son leader. L’avantage certain repose sur l’effet de marquage entre leaders. Un second couteau peut tirer son épingle du jeu. Un des bénéfices du surnombre quand la course amène tout à chacun à se retrouver esseulé.
Fort de sa place de 2 en 2018, Silvan Dillier tentera d’apporter sa pierre (et non son pavé) à l’édifice. Là où Jasper Philipsen tentera le pari impossible de la passe de 5. Lui qui a gagné ses quatre dernières courses.

le wolpack toujours en chasse

Crédits : Deceuninck Quick Step

S’il est une équipe qui a marqué la dernière décennie, c’est bien la Deceuninck Quick Step. La stratégie du Wolfpack est simple : être une hydre à plusieurs têtes. L’avantage numérique offre indéniablement un atout tactique dans le final. C’est grâce à ce surnombre que Philippe Gilbert est le dernier tenant du titre. Grâce à la présence d’Yves Lampaert, Nils Politt n’a absolument rien pu faire pour contrer les attaques des hommes de Patrick Lefévère. Encore plus prononcé depuis la fin des années Boonen, le cumul de leaders a permi à la DQS de placer un homme sur le podium de chaque édition 2012. Depuis la retraite de Tommeke, la pluralité de leaders est la grande force de l’équipe.

Yves Lampaert
Zdeněk Štybar
Florian Sénéchal
Kasper Asgreen
Bert Van Lerberghe
Davide Ballerini
Tim Declercq

Patrick Lefévère est un homme d’expérience. Si l’ancien coureur belge n’est plus directeur sportif mais manager d’équipe. Son expérience et sa vision ont une influence indéniable sur ses coureurs, notamment lors des classiques. Depuis 1980, Pat’ officie dans le peloton professionnel pour pas moins de 38 Paris-Roubaix à son actif.

editionseQuipe dirigéemeilleur coureur sur paris roubaixPosition
1980Marc – IWC – VRDJacques Osmont20
1981Capri Sonne – Koga MiyataMarc Demeyer5
1982Capri Sonne – Campagnolo – MerckxGregor Braun
3
1985LottoJozef Lieckens7
1986Lotto – Emerxil – MerckxMarc Sergeant7
1987Lotto – MerckxMarc Sergeant7
1988TVM – Van SchiltNoël Segers20
1989Domex – Weinmann – Eddy MerckxJan Goessens21
1990Weinmann – SMM – UlsterThomas Wegmuller7
1991Weinmann – Eddy MerckxCarlo Bomans3
1992GB-MG MaglificioFranco Ballerini11
1993GB-MG MaglificioFranco Ballerini2
1994GB-MG Maglificio – BianchiFabio Baldato2
1995Mapei-GBFranco Ballerini1
1996Mapei-GBJohan Museeuw1
1997Mapei-GBJohan Museeuw3
1998Mapei – BricobiFranco Ballerini1
1999Mapei – QuickstepAndrea Tafi1
2000Mapei – QuickstepMusée Johan1
2001Domo – Farm FritesServais Knaven1
2002Domo – Farm FritesJohan Museeuw1
2003Quickstep – DavitamonServais Knaven7
2004Quickstep – DavitamonJohan Museeuw5
2005Quickstep – InnergeticTom Boonen1
2006Quickstep – InnergeticTom Boonen2
2007Quickstep – InnergeticTom Boonen6
2008Quickstep – InnergeticTom Boonen1
2009Quickstep – InnergeticTom Boonen1
2010Quickstep – InnergeticTom Boonen5
2011Quickstep Cycling TeamSylvain Chavanel38
2012Omega Pharma – Quick-StepTom Boonen1
2013Omega Pharma – Quick-StepNiki Terpstra3
2014Omega Pharma – Quick-StepNiki Terpstra1
2015Etixx – Quick StepZdeněk Štybar2
2016Etixx – Quick StepTom Boonen1
2017Quick-Step FloorsZdeněk Štybar2
2018Quick-Step FloorsNiki Terpstra3
2019Deceuninck – Quick StepPhilippe Gilbert1

Gardien de quatorze victoires sur l’Enfer du Nord avec ses coureurs, il est le recordman absolu de la maîtrise de la petite Reine. Aucune équipe n’a su égaler son bilan qui s’étale sur les vingt-six dernières années. Tantôt en jouant sur les egos capables de triompher sur les classiques avec Franco Ballerini et Johan Museeuw dans les années Mapei, tantôt en s’organisant derrière un leader unique comme Tom Boonen dans les années Quickstep – Innergetic.

Même si 902 jours se sont écoulés depuis la dernière édition, le cru 2021 n’ échappera pas à ce qui a déjà été observé au cours des trois dernières éditions qui eu la chance de ne pas être reportés. Un quatuor de leaders est aligné. Florian Sénéchal en vue depuis la Vuelta a Espana rêvera d’accrocher un nouveau pavé à son palmarès. Plus gros que celui glané chez les juniors. Le Nordiste a l’énorme avantage de connaître chaque millimètre du parcours. Savoir où et quand virer à la vitesse maximale. Où prendre des risques et pousser à la faute les adversaires. Mais ce n’est pas sans pression que le coureur le plus régulier des classiques pavées s’aligne. La forme à ne pas en douter est la meilleure possible, affûté comme jamais Séné est prêt.

Pourtant la concurrence est féroce en interne. Kasper Asgreen, vainqueur du Tour des Flandres, pourrait se voir tirer le gros lot. Impressionnant sur le mondial, le danois aura été vu tôt dans la course. Peut être un peu trop mais quoi qu’il en soit, la Danish Dynamite était costaud. A tel point, qu’il était difficilement imaginable de l’imaginer pourtant malade.

Yves Lampaert n’est pas en reste. Mué au statut d’équipier de luxe pour Wout van Aert, le belge est en grande forme et fin prêt à accrocher lui aussi un nouveau Monument à son palmarès. Vainqueur sur le Tour de Grande-Bretagne, la bonne impression s’est confirmée sur la Primus Classic.

Résultats de Zdeněk Štybar © First Cycling

Une aussi bonne condition perceptible pour Zdeněk Štybar. Sans nul doute, le plus expérimenté du Wolfpack. Le tchèque, multiple champion du monde de cyclo-cross, aura le temps pour avantage. Et pourrait enfin gagner le trophée tant rêvé, tant convoité.
Les trois derniers nommés seront marqués mais la pancarte ne sera-t-elle pas plus sur les épaules du français ? Envisageable, il faudra passer entre les goûts. Faire parler de sa maîtrise du vélo, les crossmen en sont avantagés. Les astres semblent s’aligner pour Styby.

Un plateau relevé

Avoir déplacé en octobre Paris-Roubaix, ouvre à un éventail de coureurs différents le Monument. Les flandriens ont moins de pavés accumulés dans les jambes avant d’y participer. La fatigue de la saison peut se faire ressentir mais surtout situ juste après le mondial, le panel de leaders en forme est plus important.

Dylan van Baarle
Gianni Moscon
Michał Kwiatkowski
Owain Doull
Luke Rowe
Leonardo Basso
Michał Gołaś

Les Ineos Grenadiers pourraient jouer trois cartes. Bien que celle de Gianni Moscon puisse être discutable.

Dylan van Baarle, récent médaillé d’argent au Championnat du Monde, arrive en forme et prêt à en découdre. Au printemps, tout au long des flandriennes, il n’aura jamais quitté le Top 10. Allant même chercher la victoire sur A travers les Flandres.
Mais le coureur le plus excitant reste Michal Kwiatkowski. Il est d’ailleurs surprenant de constater qu’à 31 ans, le polonais participe à son premier Paris-Roubaix. La question de l’expérience se pose. Pas de la capacité. Au cours des dernières semaines, le Pole n’a eu de cesse de préparer l’événement avec minutie. Attaquant dans les secteurs pavés du GP de Denain. Comme une répétition du récital qu’il pourrait livrer dimanche. Encore une fois, cette semaine, lors du Eurométropole Tour, Kwiatko a été vu tenter. Que ce soit de durcir dans le Col de la Croix Jubaru comme à l’arrivée, dans un coup du kilomètre (late attack) désespéré pour éviter le sprint et surprendre les purs sprinteurs. Attention de ne pas se méprendre, l’inexpérience n’est pas total. Il est bon de rappeler qu’en 2014, sur le Tour de France, il avait su intégrer le Top 10 de la difficile étape d’Arenberg Porte du Hainaut. Où il a pu faire connaissance avec les pavés du Nord, notamment sous des conditions climatiques exécrables qu’il devrait une nouvelle fois retrouver. Un outsider à ne pas méestimer.

Paris-Roubaix sera ma dernière course de l’année, je n’aurais rien à perdre.

michal kwiatkowski

Matej Mohorič
Marco Haller
Heinrich Haussler
Sonny Colbrelli
Marcel Sieberg
Jonathan Milan
Fred Wright

Comment ne pas citer la Bahraïn Victorious, quand on voit la forme outragueuse de Sonny Colbrelli. L’italien sur un nuage brille partout. La tactique de marquer à la culotte MVDP et WVA au mondial n’étant pas payante. Le champion d’Europe devra revoir sa stratégie si les deux monstres viennent à se marquer.

Jonas Rutsch
Sebastian Langeveld
Michal Valgren  
Tom Scully
Stefan Bissegger
Julius van der Berg
Mitchel Docker

La EF Education Nippo fêtera dignement la retraite dde Mitchel Docker. Deux néophytes de Paris-Roubaix débuteront : Jonas Rutsch et Michal Valgren. Le danois est parmi les coureurs les plus en vue en fin de saison. Troisième du championnat du monde, les courses en Italie ne lui ont pas résister. Mais quid d’une course comme la Reine des Classiques.
Il partagera le leadership avec Stefan Bissegger, deux Top 10 chez les espoirs. Pour gagner Paris-Roubaix, il faut être un gros moteur. Grâce à ses résultats en contre-la-montre, la Swiss Dynamite a de quoi faire sur les pavés. C’était d’ailleurs un objectif affiché lors du début de saison. Avec l’envie de briller sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Sur la première, le suisse aura surpris son monde en faisant montre de puissance sur les monts flandriens. Un indice comme quoi, il pourrait être le prochain Fabian Cancellara. Une question légitime qui se pose tout autant pour Filippo Ganna. La forme est au rendez-vous. Pas totalement ridicule sur le Tour du Benelux, sans être transcendant. C’est avec précision que Bissegger prépare l’échéance. Sur le final de l’Eurométropole, il aura été vu. Allant jusqu’à travailler pour que Valgren fasse le jump sur le groupe de tête dans la dernière des difficultés. Un autre outsider de taille, sans doute sous les radars, qui appréciera le mauvais temps.

Greg Van Avermaet
Oliver Naesen  
Lawrence Naesen
Stan Dewulf
Gijs Van Hoecke
Damien Touzé
Michael Schär

L’équipe AG2R Citroën La Mondiale a comme depuis le début de saison, une équipe solide sur le papier. Mais tellement décevante dans les faits. GVA est loin d’être en condition et Naesen ne trouve pas le petit truc en plus. Le coureur le plus intéressant à observer sera sans doute Stan Dewulf, bien que ce dernier ait dit se mettre au service des deux premiers.

Peter Sagan
Daniel Oss
Maciej Bodnar
Max Schachmann
Juraj Sagan
Jordi Meeus
Nils Politt

La Bora Hansgrohe aligne encore du lourd. Peter Sagan est la naturelle tête d’affiche mais ses coéquipiers ne sont pas en reste. Notamment, le dauphin du dernier vainqueur: Nils Politt. L’allemand a montré être en forme sur son tour national, au GP de Wallonie où il aura été le coureur qui attaque le plus avec Campy et au mondial. De bonnes augures en vue de l’objectif du week-end. Quid d’un Jordi Meeus sur les pavés ?

Hugo Houle
Ben Perry
Davide Martinelli
Yevgeniy Gidich
Yevgeniy Fedorov
Dmitriy Gruzdev
Gleb Brussenskiy

Qui est sérieusement emballé par la Astana Premier Tech ?

Christophe Laporte
Eddy Finé
Tom Bohli
Szymon Sajnok
Piet Allegaert
Andre Carvalho
Jampy Drucker

Tous les yeux tournés sur Christophe Laporte, véritable pourfendeur de classiques chez la Cofidis Solutions Crédits.

Stefan Küng
Arnaud Démare
Jake Stewart
Ramon Sinkeldam
Olivier Le Gac
Fabian Lienhard
Miles Scotson

La Groupama-FDJ n’a pasà rougir. Arnaud Demare montre du mieux et surtout Stefan Küng devrait s’éclater sous un Paris-Roubaix pluvieux.

Boy van Poppel
Taco van der Hoorn
Pieter Vanspeybrouck
Baptiste Planckaert
Tom Devriendt
Wes Kreder
Aimé De Gendt
Kévin Van Melsen

Côté Intermarché Wanty Gobert Matériaux, le nom le plus cité est à raison Taco van der Hoorn. Animé par une rage de ne pas avoir été sélectionné pour le mondial des Flandres, le néerlandais est sans cesse vu à l’attaque, avec son lot de réussite. Une année couronnée de grands succès pour l’ancien de la Jumbo. Littéralement impressionnant, il n’est pas rare de voir des attaquants « matinaux » pousser loin la chanson. C’était le cas notamment de Silvan Dillier lors du sacre de Peter Sagan en 2018 ou encore de Matthews Hayman en 2016. S’il est un moteur capable de pareil exploit, c’est bien TvdH.

Sep Vanmarcke
Hugo Hofstetter
Jenthe Biermans
Mads Würtz Schmidt
Jenthe Biermans
Tom Van Asbroeck
Rudy Barbier

Chez Israël Start-Up Nation, Sep Vanmarcke monte en puissance. Mais un Mads Würtz Schmidt ou même un Hugo Hofstetter ne sont pas à mettre de côté. D’autant que le belge attire le mauvais œil sur lui.

Philippe Gilbert
John Degenkolb
Florian Vermeersch
Tosh van der Sande
Sébastien Grignard
Frederik Frison
Harry Sweeny

Belle équipe que la Lotto Soudal mais une préférence pour Florian Vermeersch.

Iván García Cortina
Imanol Erviti
Juri Hollmann
Gabs Cullaigh
Mathias Norsgaard
Sebastián Mora
Lluís Mas

La Movistar comptera sur IGC, malchanceux au mondial avec une crevaison au plus mauvais moment. Attention au petit Mathias Norsgaard capable de tout.

Luke Durbridge
Jack Bauer
Rob Stannard
Alex Konychev
Chris Juul-Jensen
Barnabás Peák
Sam Bewley

Une équipe dynamique du côté de la Bike Exchange mais pas nécessairement des plus plaisantes pour un Paris-Roubaix.

Jasha Sütterlin
Søren Kragh Andersen  
Cees Bol
Nils Eekhoff
Nikias Arndt
Max Kanter
Casper Pedersen

Une DSM pétrie de talents. N’y allons pas par quatre chemins. Avec une place de deux chez les juniors, une victoire chez les espoirs, tous les regards sont tournés vers Nils Eekhoff qui peut avoir tendance à souffler le chaud et le froid mais a des résultats convainquant… Assez pour se laisser séduire.

Victor Campenaerts
Max Walscheid
Dimitri Claeys
Simon Clarke
Giacomo Nizzolo
Michael Gogl
Reinhardt Janse Van Rensburg

Une obligation pour les coureurs de la Qhubeka NextHash. L’équipe est en difficulté, les courses pour se montrer se font rares. Victor Campenaerts apparaît être LE coureur du moment pour l’équipe sud africaine. Mais qui sait, avec les soucis de l’équipe actuelle, le surplus de motivation devrait être présent pour tous. (même si l’on sait que Michal Gogl a signé avec la Alpecin Fenix pour deux ans).

Edward Theuns
Mads Pedersen
Jasper Stuyven
Quinn Simmons
Ryan Mullen
Alex Kirsch
Toms Skujiņš
Kiel Reijnen

Le grand objectif de Mads Pedersen qui pourra compter sur Jasper Stuyven chez la Trek Segafredo. Un belge qui pourra jouer sa carte d’autant que l’inconnu demeure sur la récupération de la chute du danois au mondial. Si le champion du monde 2019 s’est pas gêné, ne jamais oublier que par temps pluvieux : il est l’un des meilleurs du monde.

Matteo Trentin
Alexander Kristoff
Sven Erik Bystrøm
Fernando Gaviria
Rui Oliveira
Vegard Stake Laengen
Mikkel Bjerg

Du côté de UAE-Team Emirates, Alexander Krisstoff ambitionne de gagner. Mais en a-t-il les capacités, lui qui regarde en arrière. Matteo Trentin pourrait être la meilleure carte, si le norvégien n’est pas en jambe.

Connor Swift
Benjamin Declercq
Amaury Capiot
Matis Louvel
Bram Welten
Chrostophe Noppe
Clément Russo

Côté Arkéa Samsic, les ambitions sont mesurées pour Sébastien Hinault. Amaury Capiot, Bram Welten, Christopher Noppe et Benjamin Declercq seront les flandriens endurcis. Quand Connor Swift essayera de mettre à profit ce qu’il a appris au Tro-Bro Léon.

Jens Debusschere  
Bert De Backer
Jonas Van Genechten
Cyril Lemoine
Luca Mozzato
Quentin Jauregui
Jérémy Lecroq

La B&B Hotels p/b KTM n’a pas de tête forte. Bert de Backer fera partie des coureurs protégés de par son expérience sur la Reine des Classiques comme Jens Debusschere. Mais le premier mettra, surtout à la fin de l’épreuve, un terme à sa carrière. Luca Mozzato lui surfera sur la forme du moment quand l’essentiel des regards seront portés sur Jérémy Lecroq. Le français, onzième de Gent welvelgem, voudra réitérer pareil exploit. Bien que les supporters les plus vaillants scandent le nom du nordiste, Quentin Jauregui, qui a repris la compétition, il y a de cela un mois à cause d’un problème au genou.

Anthony Turgis
Niki Terpstra
Edvald Boasson Hagen
Dries Van Gestel
Geoffrey Soupe
Adrien Petit
Florian Maitre

La Total Energies compte en ses rangs un ancien vainqueur. Niki Terpstra, non sélectionné pour le mondial en raison d’une méforme, ne devrait retrouver miraculeusement les jambes qu’il n’a plus depuis son départ de la Deceuninck Quick Step, en 2019. Doté d’un quatrième vélo, comme le disait Kevin Desmedt (mécanicien de l’équipe), Anthony Turgis est un leader naturel sur les classiques pavés. D’autant plus après le travail fourni pour l’équipe de France à Louvain. Une tâche rondement menée, qui a débouché sur le sacre de Julian Alaphilippe et un doublé historique pour le cyclisme français. Adrien Petit arrive en troisième position dans la hiérarchie des hommes de Jean-René Bernaudeau.

Eduard-Micael Grosu
Clément Carisey
Dušan Rajović
Evaldas Šiškevičius
August Jensen
Pierre Barbier
Julien Trarieux

Objectif montrer le maillot pour la Delko..

Timothy Dupont
Arjen Livyns
Ludovic Robeet
Stanisław Aniołkowski
Laurenz Rex
Tom Wirtgen
Tom Paquot

De même pour la Bingoal Pauwels Sauces WB où Arjen Livyns est loin de ses jambes du printemps. Ludovic Robeet coureur le plus en forme de l’équipe a toute les qualités pour aller chercher un Top 15.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Michal KwiatkowskiGagnant/Placé1250.1 %
Zdenek StybarGagnant250.1 %
Zdenek StybarPodium 70.15 %
Nils EekhoffGagnant1500.05 %
Stefan BisseggerGagnant2510.05 %

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