Etape 7 Giro d’Italia 2021

181 kilomètres pour relier Notaresco à Termoli pour 1669 mètres de dénivelé positif. Une étape plate le long de l’Adriatique qui tentera d’ajouter un peu de relief en biffurquant dans les terres. Pas quoi inquiéter les sprinteurs du peloton.

Une journée marquée par un vent alernant face / trois quarts face toute la journée. Une journée somme toute usante plus usante mentalement que physiquement. C’est surtout aux risques de bordures qu’il faudra faire attention après celle organisée la veille dans la montée de Forca di Presta par les Ineos Grenadiers. La puissance du vent entre 25 et 32 km/h le permet.

Les zones longuant le littoral sont découvertes, ce qui par endroit peut créer des risques. Notamment après le second sprint intermédiaire de la journée.

Les 26 derniers kilomètres à par de la sortie de Vasto sont en totale ligne droite.

Malgré un embranchement à 10 kilomètres de l’arrivée, c’est réellement à 4.6 kilomètres de l’arrivée que la vraie guerre de position commencera. Un premier rétrécissement qui devrait tendre le peloton et rendre la situation nerveuse à quelques kilomètres de la neutralisation.

Un enchainement quasi-ininterrompu avec des terrains plein centraux et de rond-points à négocier comme à 4.1 kilomètres qui n’auront de cesse de scinder le peloton en deux et de freiner la remontée des trains plus en retrait.

3.7 kilomètres de l’arrivée : l’étirement se prolonge. Le placement tôt commence à se faire sentir.

Toujours la même problématique incessante à 3.1 kilomètres du but.

C’est à peu près sur les 1.5 kilomètres suivants que probablement le gain d’étape se perdra. Le placement en tête à la fin est vital.

L’abord du final commence.

A 1.6 kilomètres, les coureurs vireront à droite pour débuter une rampe finale. Un petit kick qui devrait mettre le feu au poudre. Des passages à 12 % en son pied suggère que certains sprinteurs lourds ne devraient pas voir l’arrivée parmi ceux se disputant la victoire.

Gare attention aux conclusions attives. Le talus ne fait que 400 mètres à 5.9 %. Ce qui implique qu’il faudra pour les sprinteurs les plus lourds virer vraiment en tête pour ne pas être éliminé du jeu. Mais aussi trouver le bon braquet pour ne pas être collé et voir la victoire s’envoler.

A noter que les rampes les plus fortes ne sont pas sur 200 mètres mais en réalité 140 mètres avant que la pente ne se radoucisse.

La fin du talus ne signifie pas que les problèmes sont finis pour autant.

Puisque le final rentre dans sa partie plus tortueuse.

Avec de courtes lignes droites pour tenter de se replacer.

1. 1 kilomètres : un virage serré

Flamme rouge

900 mètres : il faut serrer à droite…

… et y rester.

800 mètres : l’un des derniers moments pour se replacer. La question sera de savoir si ce n’est pas trop tard.

600 mètres : un virage rapide

400 mètres : le peloton s’étire en cherchant la droite de la route.

Toujours rester collé à droite.

Un sprint qui commence à se faire sentir comme un sprint long.

Quand les coureurs déboulent à 200 mètres de la ligne enfin sur une route plus large.

Un sprint rapide, vent de dos dans la ligne droite finale.

Un sprint vraiment technique où il est impératif d’être placé dans les tout premiers à 1.6 kilomètres de l’arrivée. Avec un kick en son entrée et une quasi-impossibilité de remonter en son sommet avec la succession de virages et rétrécissements, le peloton a des risques de se morceller. Des légers écarts par le biais de cassures sont à envisager. Les équipes de leaders d’ordinaire un peu plus effacées au profit des équipes de sprinteurs après la barrière fatidique des trois kilomètres pourraient être tentées de vouloir aborder la courte difficulté en tête.

Tout suggère que des sprinteurs lourds comme Dylan Groenewegen et Tim Merlier doivent impérativement virer en tête pour espérer la victoire. Ce dernier devra compter sur un nouveau travail exceptionnel de placement d’Alexander Krieger. D’ordinaire le placement est le talon d’Achille du belge mais sur les deux sprints disputés, le sprinteur de la Alpecin Fenix a profité du travail colossal de son poisson pilote. Le sprint long lui scie à merveille. Mais espérer le remporter, il ne faudra pas faire la moindre erreur dans le final.

Evidemment si l’on parle de sprint avec un rampe explosive Caleb Ewan fait figure d’épouvantail. L’australien jusqu’ici étonnament mal placé dans ses sprints, son poisson pilote Roger Kluge a choisi contraint ou forcé de mener le sprint beaucoup trop tôt. Ce qui a obligé son sprinteur à se repositionner derrière les autres trains mais a permis d’aborder la ligne droite dans les prétendants à la victoire. Toute la question de savoir reproduire le même schéma en gardant au moins un soutien au sommet du Corso Mario Milano. Une tâche qui semble ardue pour la Pocket Rocket.

Deux fois deuxième, Giacomo Nizzolo a montré être un redoutable coureur en matière de placement. A l’instar du sprinteur de la Lotto Soudal, celui de la Qhubeka Assos trouve un final presque cousue-main pour lui. Le manque de soutien au sommet du talus est plus prononcé du côté de l’italien qui doit se débrouiller seul au cours des deux derniers sprints. Un élément qui démontre l’intelligence de course du champion d’Europe qui ne manque les victoires que par manque de vitesse par rapport à Merlier et Ewan.

Entre probablement le meilleur des sprinteurs pour ce type de final et un final qui lui va comme un gant, Peter Sagan trouve une étape presque parfaite pour faire un up au classement par points. En quête du maillot ciclamen qu’Arnaud Demare lui a ravi l’an passé. Le slovaque trouve une adversité de taille avec Giacomo Nizzolo, qui se retrouve presque dans la posture d’un Sam Bennett avec le peu d’étapes aux sprints. Avec 50 – 35 – 25 – 18 – 14 points attribués aux cinq premiers de l’étape, le leader actuel du classement par points pourrait prendre le large sur Peto et espérer la même durabilité sur les étapes plus accidentées. Sagan ne compte cependant que 22 points de retard. Loin d’être un écart irrémédiable, le triple champion du monde sur route peut profiter d’une situation où le classement général semble se compliquer par son leader. Avec Emmanuel Buchmann qui près d’une minute 20 sur les principaux leaders, l’équipe pourrait se recentrer prochainement dans la quête d’étape et autour de la recherche du maillot ciclamen. S’il est une qualité indéniable pour Peter Sagan, c’est celui du placement. Toujours dans la bonne roue, la rampe finale se prête parfaitement à un train mené par Félix Grosschartner et Matteo Fabbro. Si Cesare Benedetti se sacrifiera avant, il faut espérer que Daniel Oss puisse être le dernier étage de la fusée pour emmener son sprinteur vers sa première victoire sur la 104e édition du Giro d’Italia.

La late attack est une option qui fait toujours peur pour les trains de sprinteurs lorsque l’on aborde un final technique. Cependant, la rampe de 12 % est sans doute trop courte pour réussir à faire une différence telle que les sprinteurs plus polyvalents et bien placés soient piégés. Mais les trains des leaders se doivent d’aborder ce kick dans les premiers pour éviter les cassures. S’il est une équipe qui maitrise cette art d’être en tête dans les moments décisifs, c’est bien celle des Ineos Grenadiers. La technicité du sommet pourrait faire des différences, très vite le peloton se retrouve au kilomètre et rentre dans des rues qui serpentent et se rétrécissent au fil des aménagements urbains. Jhonatan Narvaez pourrait profiter de ce travail de placement pour aller faire parler sa pointe de vitesse déjà vu lors du sprint intermédiaire de la deuxième étape.

PRONOSTICS

coureurstype de classementcotemisebookmakers
Peter SaganPodium 2.250.5 %
Giacomo NizzoloVainqueur 70.25 %
Jhonatan NarvaezPodium 500.15 %
Jhonatan NarvaezVainqueur 3000.1 %

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