Liège Bastogne Liège 2021 Preview

Plan de la Doyenne des Classiques 2021 © A.S.O.

Liège-Bastogne-Liège figure parmi les courses les plus anciennes du peloton professionnel. Créée en 1892, elle est la plus ancienne des courses encore présentes au XXIe siècle. Ce qui lui vaut le surnom de ” la Doyenne “. Le temps aura façonné son visage à plusieurs occasions. Entre 1992 et 2018, l’arrivée était déplacée à Ans, ce qui ajouta quelques surprises au palmarès du traditionnel quatrième Monument de la saison. Avec notamment des difficultés redessinant sans cesse le final de cette classique ardennaise. Depuis 2019, l’arrivée est de nouveau jugée à Liège. Le millésime 2021 offrira un 107e cru que nombre de coureurs souhaite accrocher à leur palmarès.

Profil de la Doyenne des Classiques 2021 © A.S.O.

Le parcours de cette édition 2021 sera un copier-coller de l’édition précédente, à une différence mineure. Le tracé comptera 2,1 kilomètres supplémentaires pour faire un détour par la cote de Desnié portant le kilométrage à 259.1 kilomètres de course pour 4266 m de dénivelé positif.

Avec un sommet à 61.7 kilomètres de l’arrivée, le Col du Rosier est l’endroit où les manœuvres des grandes équipes commencent. Une sélection par l’arrière commence sur la difficulté la plus longue de la journée.

Plus pimentée que feu le col du Maquisard (4 kilomètres à 4.9 %), l’inédite cote de Desnié (1.6 kilomètres à 8.2 %) souhaite ajouter de la nervosité à la course une fois arrivé à SPA. Les organisateurs désireux de ne proposer aucun répit au peloton afin de forcer les mouvements. Mais à seulement dix kilomètres de la Redoute tant redoutée, n’est-ce pas voué à être un coup d’épée dans l’eau ? Sauf à tirer profit d’une sélection avant la “redout(able)”.

Une sélection dure à mettre en place sur une bosse aux allures de faux plat montant à zone découverte.

Cependant, le vent de dos (de 18 km/h à 22 km/h) pourrait pousser à anticiper les manoeuvres. Là où à la fois le Rosier et le Redoute ont une direction nettement moins favorable aux mouvements.

La côte de la Redoute est le visage de Liège-Bastogne-Liège dont la portion la plus compliquée mesure 1.5 kilomètres à 9.8 % et des pentes maximales à 16.5 %. L’endroit idéal pour lancer une offensive avec seulement 35,2 kilomètres à parcourir une fois le sommet franchi. Le problème réside dans les vingt kilomètres séparant son sommet du pied de la Roche aux Faucons. Extrêmement favorable à une chasse, comme nous l’avons vu en 2019 où les leaders ont du mal à faire la différence.
Le rôle d’un coureur comme Mauri Vansevenant peut être clé dans la réussite de la quête de Julian Alaphilippe. Anticiper les mouvements, pourrait alléger le poids de la course sur les épaules de la Deceuninck Quick Step, en permettant au belge de sortir comme il l’a tenté sur la Flèche Wallonne. Que ce soit les Ineos Grenadiers, Jumbo-Visma, UAE émirates, Movistar, Astana Premier Tech, Bora Hansgrohe, etc. Tous ont des cartes pour miser sur un final classique dans un va-tout dans la côte finale. Cela signifie qu’il y a nombre d’équipes qui peuvent fixer le scénario d’une attente de la Roche aux Fauçons. Dans le cas où les Deceuninck Quick Step serait plutôt dans le contrôle de la course et de son cadenassage, ils pourraient trouver aisément des alliés de circonstances ayant louper le coche.

Pourtant, la course d’attente pourrait avoir lieu dans une journée où le vent sera défavorable dans la remontée vers Liège. Avantageant un scénario classique d’une course se jouant dans la Roche aux Fauçons.

Placée entre La Redoute et La Roche aux Fauçons, la Côte des Forges (1.3 kilomètre à 7.2 %) se veut brouiller les pistes d’une chasse depuis son introduction. Mais il n’en est rien, le tronçon est trop régulier et les yeux trop tournés vers la difficulté suivante. Que le secteur n’a été décisif qu’en 2019 où Julian Alaphilippe en fond de groupe a donné son feu vert à Jakob Fuglsang pour attaquer dans la dernière difficulté sans subir de veilléités de sa part.

Comme à l’accoutumé, la cote de la Roche aux Faucons devrait être le théâtre de tous les possibles. Le lieu des derniers va-tout, des tapis peu importe les cartes en main.

Les forts pourcentages à son pied permettent de faire une sélection indiscutable. C’est ici même que Fuglsang parti en solitaire vers sa victoire tout comme Bob Jungels en 2018.
À ceci près que depuis 2019, l’arrivée est de nouveau jugé à Liège. Le final est amputé de la mythique cote de Saint Nicolas, qui été située dans les cinq derniers kilomètres.

Le même final raboté de 1.5 kilomètres dans Liège est conservé par rapport à l’édition 2019. Toujours dans un esprit d’avantager les mouvements victorieux dans La Roche aux Fauçons…

… dont le sommet est situé à 10 kilomètres pour la seconde partie où Alaphilippe s’était extrait avec Marc Hirschi avant d’être rejoint par les deux slovènes (Tadej Pogacar et Primoz Roglic), l’an passé.

Le dernier kilomètre en ligne droite et totalement plat :

  • oblige aux arrivées en solitaire ou aux late attacks pour les moins rapides ;
  • force à négocier un sprint réduit dans une position favorable (c’est-à-dire éviter d’emmener le groupe) ;
  • permet à ce qu’un train puisse lancer parfaitement son sprinteur en cas de comité plus ou moins conséquent.

LA ROCHE AUX FAUCONS, UNE NOUVELLE FOIS DECISIVE ?

Si le vent de face n’est dans l’absolu pas un frein aux offensives, il est indubitablement un obstacle qui devrait favoriser des mouvements plus proches de l’arrivée. Un allier de taille pour la Deceuninck Quick Step. Pour sûr, s’il est un coureur qui est désavantagé par l’abandon de la Côte de Saint-Nicolas. C’est bel et bien Julian Alaphilippe. S’il est un coureur qui souhaiterait tout mettre dans la Côte de la Roche-aux-Fauçons. C’est assurément le champion du monde. Que les autres équipes de leaders soient intéressées par des offensives tardives de leurs hommes forts est du pain béni pour les hommes de Patrick Lefévère qui devraient en conséquence avoir moins de pain sur la planche. Et surtout pour Alafpolak qui n’aura pas à s’épuiser tôt dans une course usante lancée de loin.

J’aime l’ancien format et la combinaison de Saint Nicolas et d’Ans qui probablement correspondent plus à mes caractéristiques, mais c’est toujours une course qui me convient dans son parcours.

https://www.cyclingnews.com/news/julian-alaphilippe-content-to-shoulder-good-kind-of-pressure-ahead-of-liege-bastogne-liege/

Alaphilippe soulignait en interview à l’Equipe que la Roche aux Faucons devrait être une énième fois le juge de paix. Au cours des dernières années, Julian Alaphilippe nous a montré être le meilleur du monde dans ce type d’effort très précis : une difficulté à 10 bornes de l’arrivée suivie d’une descente. Grâce à ses qualités de puncheur, il sait s’extraire en solitaire ou n’emmenant sur son porte-bagage qu’un nombre de coureurs très restreint. Le coureur de la Deceuninck Quick Step a cette faculté inouï à avoir une attaque en double injection. Un second souffle qu’il n’a pas eu au sommet du Cauberg, dimanche dernier. Un élément qui faisait douter de sa forme après un printemps en demi-teinte. Autrement dit, un second punch que personne d’autre n’a. A l’image de son attaque des mondiaux de Bergen et d’Imola où il a, sur ses secondes accélérations, mis la plaque. Grâce à ses qualités de descendeur, Loulou peut maintenir si ce n’est creuser l’écart sur ses adversaires. Grâce à sa résistance au lactique, Juju sait souffrir comme personne pour bien souvent finir en solitaire face à une meute en chasse. Le final de la Roche aux Faucons est très similaire à cette effort “alaphilippesque”. Il y a de cela deux ans sur le Tour de France, le sommet de la cote de Mutigny qui a vu un raid solitaire de Julian Alaphilippe vers son premier maillot jaune était situé à 16 kilomètres de l’arrivée. Le sommet de la cote de la Jallière, qui a vu son attaque pour la reconquête du maillot, suivi seulement de Thibaut Pinot, était à 12.5 kilomètres de l’arrivée. L’an passé, les trois victoires du coureur préféré des français ont eu un goût de déjà vu. D’abord sur le Tour de France avec une attaque dans le Col des Quatre Chemins dont le sommet était situé à 11 kilomètres de l’arrivée. Ensuite lors du mondial d’Imola, Alaphilippe a montré une énième fois être le meilleur coureur du monde dans ce type d’effort puisque le sommet de la Gallisterna était situé à 12 kilomètres de l’arrivée. Enfin, sur la Flèche Branbançonne dans le Mokkesstraat suivi seulement de Mathieu van der Poel avant d’être rejoint par Benoît Cosnefroy. Même si on pourrait citer son effort précisément dans la Roche-aux-Fauçons aved Marc Hirschi avant d’être rejoint par Tadej Pogacar et Primoz Roglic. Le reste appartient désormais à l’Histoire… L’histoire pas toujours glorieuse du meilleur puncheur du monde.

Trois points communs se dégagent de chaque final qu’il a remporté et animé :

  • une cote taillée pour puncheurs
  • suivi d’une descente puis d’une partie plane
  • une distance moyenne de douzaine de kilomètres à parcourir entre le sommet et l’arrivée

Tous les éléments d’une victoire étincelante d’Alaphilippe sont réunis après sa victoire à la Flèche Wallonne. Une victoire qui lui permettrait de rentrer dans le club très fermé des coureurs ayant réussi le doublé :

  • Ferdi Kübler en 1951 et 1952,
  • Stan Ockers en 1955,
  • Eddy Merckx en 1972,
  • Moreno Argentin en 1991,
  • Davide Rebellin en 2004,
  • Alejandro Valverde en 2006, 2015 et 2017
  • Philippe Gilbert en 2011.

Tous les feux sont au vert pour le français qui de retour de stage se sera débloqué à Valkenburg avant de mettre tout le monde d’accord à Huy. Et démontrer que les jambes sont prêtes pour dimanche. Alaphilippe peut faire face à son objectif affirmé du début de saison : Liège-Bastogne-Liège. La chasse gardée autour de Julian est composée de Dries Devenyns et Pieter Serry qui seront mis à l’ouvrage dès l’ouverture de course pour contrôler les échappées matinaux. Pour le final, Mikkel Honoré, James Knox, Joao Almeida et Mauri Vansevenant seront au support du champion du monde dans sa quête. La fougue du premier couplée à sa forme pourrait servir de plan B. Quand le portugais de retour de stage en altitude pourrait faire parler de son expérience de la Doyenne dans les rangs amateurs. L’ayant remporté à la manière avec les U23 en 2018. Des soutiens bienvenus qui lui seront nécessairement profitables.

Mais pour se faire, il faudra se défaire des deux slovéniens. Vainqueur sortant, Primoz Roglic après une anticipation malvenue sur le Mur de Huy arrive en grande forme. Ultra dominant sur Paris-Nice (bien que le Classement Général lui ait échappé le dernier jour) et gardien du Tour du Pays-Basque sans la moindre fausse note, le champion de Slovénie aligne déjà quatre victoires en seize jours de course.

La même garde rapprochée que pour la Flèche Wallonne entourera le vainqueur sortant. La question est dans une course de mouvement, Jonas Vingegaard à l’image de l’Amstel Gold Race sautera-t-il sur tous les coups ou y sera-t-il à l’initiative comme Sam Oomen lors de son attaque avec Richard Carapaz dans le final de dimanche dernier ? C’est toute la question autour du danois qui a ébloui de forme sur la semaine Coppi e Bartali et sur l’Itzulia Basque Country. Les indications de forme semble pourtant tendre, à l’image de la Deceuninck Quick Step, vers une garde très rapprochée de son leader…. A tort ou à raison. Bien qu’ayant remporté le sprint du groupe de cinq coureurs, l’an passé. Il est à noter que Primoz Roglic ne s’impose guère dans les sprints totalement plats. Son explosivité n’a que très peu fait la différence sur un tel final. Il convient tout autant de mesurer sa victoire de l’an passé. Si Alaphilippe n’avait pas levé les bras trop tôt, Roglic n’aurait pas gagné. Évidemment, Alaphilippe se serait fait déclassé pour sa vague. Mais ce n’est que révélateur de plus d’une domination sur ce type de sprint dont il n’est maître. D’autant que si vague il n’y avait pas eu, Roglic aurait été battu au minima par Marc Hirschi qui semblait s’envoler vers un doublé Flèche – Doyenne et probablement par son compatriote.

Tadej Pogacar après avoir été mis à l’écart de la Flèche Wallonne avec son équipe arrive sur LBL avec les crocs. Une mise hors course qu’il aura pallier par une sortie d’un peu plus de 200 bornes sur le parcours de Liège – Bastogne – Liège : https://www.strava.com/activities/5167401379
S’il est un coureur qui s’affiche en grande forme, c’est le vainqueur du Tour de France sortant. Vainqueur du UAE Tour, Pogi aura poursuivi sa domination du cyclisme mondial en s’adjuvant le Tirreno-Adriatico. Avant de tomber face à un os sur le Tour du Pays Basque où son compatriote à repris la main dans un duel qui risque de rythmer l’été prochain sur le prochain Tour. Mais si Pogacar a perdu tout espoir de disputer la gagne à Arrate, il a sans doute paru être le plus costaud ce jour-là. Ce qui laisse planer quelques regrets derrière lui, surtout pour les suiveurs. Comme l’an passé, il serza sans doute compliqué de se défaire du prodige slovène dans la Côte de la Roche-aux-Fauçons. En cas de sprint réduit, s’il était un des deux du duo slovène à choisir, ce serait le plus jeune des deux. Le duel n’est pas si déséquilibré si on se fit à l’arrivée de La Roche-sur-Foron mais le sprint de Laruns aura démontré que Pogacar peut briller tant dans des sprints en bosse par son puncheur que plat par son explosivité. Si Tamau Pogi est entouré par le très explosif Marc Hirschi qui s’alignait sur les ardennaises avec ambition. Le début de saison repoussé a semble-t-il eu raison des desseins du jeune suisse, élève de Fabian Cancellara. Sans doute, faut-il plus compter sur l’expérimenté Davide Formolo pour porter haut son coéquipier. Il est vrai que l’italien est l’architecte de la victoire de Pogacar sur le Tirreno Adriatico notamment sur l’étape de Castelfidardo. 2e en 2019 et 7e en 2018, le tracé de la Doyenne correspond parfaitement aux caractéristiques de Formolo qui pourrait être une option si jamais les UAE émirates veulent une course dynamique.

Cependant, les trois équipes des grands favoris se profilent plutôt vers une course défensive ; en attente de la Roche-aux-Fauçons. Ce qui n’est pas le cas des Ineos Grenadiers qui avec le renoncement de Tom Pidcock s’affiche en véritable trouble-fête. Sans le prodige britannique, le leadership semble s’être placé sur les épaules de Michal Kwiatkowski. Techniquement, Adam Yates aurait été un leader plus naturel dont un sprint en comité réduit peut sourire. Mais ni le Tour du Pays Basque en deça des espérances, ni la Flèche Wallonne n’ont rassuré sur le british. Qui a une facheuse tendance à commencer ses saisons trop fort et le payer à l’approche des Grands Tours. Si les mouvements doivent avoir lieu dans la Redoute, Richard Carapaz s’affiche comme une option crédible dans un mouvement lointain. Convainquant sur l’Amstel Gold Race où sa présence dans le groupe de tête aura donné les nuts à ses coéquipiers mais aussi sur la Flèche en attaquant dans le final (dans le Chemin des Gueuses). Le problème de l’équatorien comme pas mal de coureurs qui doivent anticiper la côte finale repose sur sa faiblesse au sprint. Sa force repose sur son intelligence de course sachant profiter du moindre moment où un groupe se regarde pour s’en extraire. Cependant, le Pole reste la carte maitresse de l’équipe britannique. Son retour de stage en altitude lui permet de profiter de ce travail en altitude pour supporter une journée valonnée et usante. Maître du placement, Kwiatko est rarement hors coup. En cas de sprint réduit, la vitesse parle clairement en sa faveur et en fait nécessairement un prétendant à prendre au sérieux.

A chaque équipe son némesis. La Movistar fera partie de ces équipes qui voudront absolument une décision finale dans la Roche-aux-Fauçons pour Alejandro Valverde. Né un 25 avril, Bala fêtera ses 41 ans dimanche. Gardien de quatre victoires sur la Doyenne, une cinquième victoire le placerait ex-aequo avec le grand Merckx. Depuis sa victoire au GP Miguel Indurain, Papy semble avoir retrouvé une seconde jeunesse après deux saisons décevantes. Le Tour du Pays Basque a montré que le champion du monde 2018 est définitivement de retour.

Sa troisième place à la Flèche Wallonne n’est qu’une énième preuve que Bala est proche de son meilleur niveau malgré son âge avancé. Le punch n’est plus celui d’antan mais l’arrivée de l’Amstel aura exposé aux yeux de tous à quel point il ne faut pas enterrer Valverde si vite. Deuxième du sprint du groupe pour la quatrième place, il n’a été battu que par Michael Matthews. Alors qu’il aura été à l’initiative du sprint en lançant depuis le panneau 300 mètres. Un sacré effort qui aurait du le contraindre à une place moins honorifique.

editionplacejour
2019DNF28 avril
20181322 avril
2017123 avril
20161624 avril
2015126 avril
2014227 avril
2013321 avril
2012DQS22 avril
2010325 avril
20091926 avril
2008127 avril
2007229 avril
2006123 avril
20053324 avril

Liège-Bastogne-Liège est toujours dans le sillage de son anniversaire. Mais ce n’est que par une occasion que Bala a eu l’occasion de courir le fameux jour. Fait intéressant, en quatorze participations il aura fini pas moins de huit fois dans le Top 10… Toute sur le podium de la Doyenne. Peut-on attendre un Valverde intenable dans le final ? Si les résultats ne sont pas toujours là, on se souviendra d’un Valverde remuant derrière Bob Jungels en 2018.

Si la bataille des puncheurs semble tendre vers une extraction du peloton des deux slovènes, d’Alaphilippe et potentiellement Valverde. D’autres coureurs notamment grimpeurs peuvent avoir un mot à dire mais il ne faut pas pour autant effacer le scénario d’un groupe faisant jonction avec les coureurs pré-cités. Le vent de face peut favoriser un regroupement. Si le résultat des années précédentes ne montre pas de groupes réduits d’une quinzaine d’unités, il n’en a jamais été loin. Même les années pourtant moins favorables de la Côte de Saint-Nicolas s’en approchait. Mais il faut remonté à 2015 pour voir pareil scénario. En ordre de marche, les équipes de sprinteurs passant bien les difficultés peuvent répondre présentes pour mener ladite chasse sur le chemin de Liège. Mais il ne faudra pas tarder et se regarde dans le blanc des yeux. En pole position de ces sprinteurs, Michael Matthews est l’homme à nécessairement mentionné. En grande forme, l’australien faisait partie des hommes à accrocher le wagon sur le Cauberg mais ayant subi la cassure causée par Julian Alaphilippe. Sa quatrième place à l’Amstel est le reflet de ce que Bling-Bling est capable du mieux. La forme est présente depuis Paris-Nice où il aura été le seul à relancer au sommet du Mur de Durbize derrière Primoz Roglic. Des capacités dans les pentes raides déjà vu à Imola dans la Gallisterna qui n’était pas loin de lui offrir une nouvelle médaille mondiale. Bien sûr, l’équipe peut compter sur Esteban Chaves qui pourrait faire parler de son retour au sommet mais son sprint est loin d’être un gage en petit comité. Tandis qu’un Lucas Hamilton était en vue cette saison offre plus de garanties de ce point de vue.

A la double casquette, les Astana Premier Tech font partie des équipes qui comme les Ineos Grenadiers peuvent dynamiter la course de partout avec Omar Fraile, Luis Leon Sanchez, Alexey Lutsenko tous rapides au sprint et en grande forme mais aussi Jakob Fuglsang plus en attente de la Roche-aux-Fauçons. Tout comme jouer dans le final non pas du surnombre mais pour Alex Aranburu en cas d’option sprint en comité réduit. L’équipe a montré toute la volonté de sacrifice pour son sprinteur polyvalent. Sa grande forme et sa surprenante 13e place à la Flèche Wallonne montre que le basque a passé un cap. Déjà entre-aperçu sur le Tour du Pays Basque en étant tout le temps à l’offensive que ce soit à Sestao (étape qu’il a gagné), à Ondarrao et à Arrate. La question est-il assez rapide pour battre Matthews en face à face dans un sprint plat ? Un léger doute plane pour un coureur qui n’a pas vraiment la finesse tactique dans les finales d’étape.

Si la durabilité de Daryl Impey dans le final de Liège-Bastogne-Liège pose question. Michael Woods se pose parmi les puncheurs en forme pouvant suivre l’attaque attendue de Julian Alaphilippe. Evidemment, il n’est pas sans rappeler que comme à l’accoutumé Alaphilippe devra répondre en ayant la pancarte… ou plutôt un véritable panneau publicitaire. Cette fois, Rusty Woods se présente dans une difficulté où il peut faire partie des hommes de tête. Si sur le papier le Mur de Huy correspond aux capacités du canadien dans les forts pourcentages. Son placement qui a tendance à pêché n’a pas été la course de son podium raté. Mais plutôt son inaptitude à savoir frotter dans les moments cruciaux, conséquence de ses mauvais placements. Or, dans le final du jour Woods peut aisément pallier à ce défaut. Mais son sprint n’est pas le meilleur et pour échapper et faire la nique au meilleur. Le coureur d’ISN est contraint au même schéma qui l’a fait remporter l’étape de Villanueva de Valdegovia sur la dernière Vuelta : anticiper et arriver en solitaire. Une tâche ardue qui l’enlève sans doute des prétendants du jour.

Evidemment, les coureurs comme David Gaudu, Guillaume Martin, Warren Barguil, Maximilian Schachmann, Ide Schelling, Patrick Konrad, Quinten Hermans, Ben Tulett, Ben O’Connor, et bien d’autres méritent une mention parfois plus qu’honorable.

PRONOSTICS

Coureurstype de classementcotemisebookmaker
Julian Alaphilippe ou Tadej PogacarVainqueur 31 %
Alejandro ValverdePodium 3.50.35 %
Julian AlaphilippeVainqueur 6.50.5 %
Michael Matthews Vainqueur 400.15 %

Pour les petites BK, le boost Winamax sur le podium d’Alaphilippe est plus qu’intéressant et à prendre impérativement.

Valverde déjà pris à 4.8 sera comptabilisé à la cote article et non Discord.

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