Etape 7 Tour de Catalogne 2021 Preview

133 kilomètres, 2231 mètres de dénivelé positif pour une étape de conclusion traditionnel dans le circuit de Montjuïc à Barcelone.

Le circuit originel de Montjuïc à parcourir 8 fois faisait 6 kilomètres avec la difficulté de la montée du Château de Montjuïc (2.49 kilomètres à 4.3 %) avec 700 mètres à 6.6 % autour du stade Olympique.

Cette année seulement après 7 éditions sur le même circuit, les organisateurs ont décidé de modifier le circuit final. En empruntant le Montjuïc par son “Purito”, nom donné au segment Strava après son passage lors de l’étape 9 de la Vuelta 2012.

En comparaison, le final de cette 100e édition est outrement plus compliquée que les éditions précédentes.

Pour se rendre compte de la difficulté de ce mur, il n’y a qu’à revenir son passage lors de ladite édition de la Vuelta a Espana.

2.6 kilomètres à 4.3 % mais dont les 600 derniers mètres sont à 11.7 %, ce qui ouvre l’évantail de possibilités pour les plus puncheurs du peloton.

L’abord des premières rampes à 14 % avait vu en 2012, l’attaque d’Alessandro Ballan.

Avant que Joaquim Rodriguez aka Purito n’y sonne le peloton dont seul Philippe Gilbert pu suivre l’attaque. Rien que de nommer ces deux puncheurs doit montrer toute l’étendue de la difficulté du jour dans Montjuïc. Qui devrait assurément offrir du spectacle sur les routes de Barcelone.

S’en suit la désormais commune descente du circuit traditionnel.

Une première partie courte serpentant avec de reprendre…

Le pourtour du stade olympique en son pied.

Avec le fameux passage de 700 mètres à 6.6 %

Et de reprendre la descente vers la ligne d’arrivée.

UNE BATAILLE EPIQUE POUR LE PODIUM

Avec Alejandro Valverde à 14 secondes de Geraint Thomas et Joao Almeida à 18 secondes, pour ne citer que les deux dangers immédiats les plus puncheurs pour le gallois. Il ne fait guère de doutes que l’étape sera au moins contrôler par la Movistar et/ou la Deceuninck Quick Step, de concert avec les Ineos Grenadiers. Mais si Michael Woods pointe à 59 secondes, ce qui laisse censée être suffissante pour s’assurer d’un triplé des britanniques sur le podium. L’étape scie parfaitement au canadien. C’est donc tout autant que les Israel Start-up Nation sont attendus pour mener la chasse des premiers fuyards. Une fois sur le circuit, l’intérêt des Ineos sera de marquer et juguler les attaques de Bala et d’Almeida qui seront fortement pousser à aller vers le gain de l’étape bonifié de 10 secondes à l’arrivée.

A tout égard, l’objectif principal des britanniques est d’assurer la victoire finale d’Adam Yates qui cumule 45 secondes sur son coéquipier Richier Porte. Le britannique a un parcours à sa mesure. Simon, son frère au même profil s’y étant imposé en 2018. Dans une étape difficile à contrôler, une possibilité s’ouvre à l’équipe britannique qui ne défendra pas coute que coute le triplé Yates-Porte-Thomas sur le podium.

En tout état de cause, Richard Carapaz doit jouer les garde-fous de ses leaders. En marquant à la culotte, les attaques des autres leaders. C’est précisément ce rôle qui offre à l’équatorien une liberté de mouvements que ses leaders n’ont pas. La carte Carapaz se résume à une attaque – défense quand le trio se positionne plutôt sur la défensive. A chaque attaque, Carapaz peut suivre le mouvement et ne pas collaborer du fait du resserrement entre la 2e place de Richie Porte et la 7e place de Joao Almeida. Une course offensive scie parfaitement au tempérament du vainqueur du Giro d’Italia 2019. Ce dernier aura déclarer que l’équipe aura utilisée cette semaine pour tester chaque coureur clé dont il fait partie. Après un travail monstre sur l’ascension de Vallter 2000 où Richard Carapaz a sauté sur toutes les attaques pour préparer le terrain à un attaque d’Adam Yates. L’équatorien a remis le couvercle le lendemain dans un long relai sur les pentes de Port Ainé

I had to stop and put my chain back on, but I came back, got back into it all, and then I could finish off the work

https://www.cyclingnews.com/news/richard-carapaz-hits-ground-running-in-2021-volta-a-catalunya/

Malgré un ennui mécanique, ce qui a expliqué le relai de Geraint Thomas a un moment. Carapaz s’est remis en ordre de rang imprenant un relai qui a permis à l’équipe de pouvoir miser sur Porte dans les derniers kilomètres afin de permettre à G. Thomas de décrocher sa place sur le podium en faisant sauter Joao Almeida et en allant chercher la troisième place bonifiée de l’étape. Typiquement, dans une configuration de Vallter 2000 que Richard Carapaz peut tirer son épingle du jeu. Grâce à son marquage, l’équatorien pourrait à la fois fatiguer les adversaires directes de Geraint Thomas avant de s’envoler pour défendre les bonifications à l’arrivée. Un circuit où à la fois, il faut être punchy, rapide et intelligent. Richard Carapaz coche de nombreuses cases.

Mais pour cela, il faudra se défaire de Michael Woods qui après son résultat plutôt inattendu sur la longue montée de Vallter 2000 et une solide deuxième place sur l’étape de Port Ainé. S’il est un nom qui se dégage naturellement sur ce circuit, c’est bien celui de Rusty Woods qui apprécie plus que quiconque les forts pourcentages dont il est devenu un véritable maître. Le coureur de la Israel Start up Nation bénéficie contrairement à Joao Almeida d’une liberté de mouvement que le portugais n’a pas.

Difficile pour le coureur de la Deceunick Quick Step de pouvoir tirer son épingle du jeu. Joao Almeida sera sans doute trop marquer par les Ineos Grenadiers et ne devrait aller chercher le gain de l’étape qu’en sprint réduit où il est l’un des plus forts après ce qu’il a montré l’année dernière où même en figurant dans le Top 10 du sprint de la veille qu’il n’a disputé qu’à moitié se relevant à 25 mètres de la ligne. Cependant, il est une certitude : la DQS misera sur l’offensive dans le final afin de désorganiser le train des Ineos Grenadiers et de permettre une porte de sortie à son leader. Du chaos peut surgir James Knox. Dynamiteur dans le final de la veille, le britannique est en vue depuis deux étapes. A l’offensive, la DQS est tout autant en recherche d’une bon classement général d’Almeida que d’une victoire d’étape. Knox sonne comme le plan B idéal sur ce type de circuit où il aura été en groupe de contre en 2019. Un artificier que les Ineos Grenadiers seront contents de laisser filer n’étant nullement une menace au GC tant pour la victoire que pour le podium. Le coureur de Kendal étant à plus de 24 minutes d’Adam Yates.

PRONOSTICS

Joao Almeida ou Michael Woods vainqueur : 4.4 – 0.5% (Unibet)

Richard Carapaz vainqueur : 150 – 0.15 % (Betclic)

Richard Carapaz podium : 40 – 0.2 % (Unibet)

James Knox vainqueur : 50 – 0.15 % (Betclic)

James Knox podium 14 – 0.2 % (Unibet)

Laisser un commentaire