Etape 4 Tour de Catalogne 2021 Preview

166,5 kilomètres, trois cols, 3980 mètres de dénivelé positif, une arrivée au sommet de Port Ainé. L’étape reine de la Volta a Catalunya s’offrira-t-elle au Roi ? A moins qu’un prince ne vienne s’en emparer ? Tout porte à croire cependant, qu’un roturier aura les faveurs de son (Port) Ainé. Qu’en est-il vraiment ?

Un départ rapide accentué par une petit brise de dos.

UNE CHANCE EN OR POUR LES ECHAPPEES ?

Avec Adam Yates leader du classement général, les Ineos Grenadiers passent de l’attaque à la défense. Il ne faudra pas compter sur l’équipe britannique pour contrôler le peloton, si ce n’est pour endormir son monde et laisser filer une échappée non menaçant au GC. Toute la question repose en faite sur la stratégie des autres équipes. Avec Richie Porte, deuxième du Général à 45 secondes et Geraint Thomas 4e à 53 secondes (et 4 secondes du podium), les Ineos disposent de trop d’option au classement général pour être bousculé. Les équipes adversaires ont plusieurs choix qui s’imposent à elles :

  • envoyer un pion menaçant à l’avant pour forcer les Ineos à rouler et user le train britannique pour tenter de les faire fasciller

Pour cela, il convient d’avoir plusieurs armes au classement général. Les équipes candidates à ce genre d’opération ne sont pas légion. Seules, les Bora Hansgrohe avec Wilco Kelderman (5e à 1’03) et Lennard Kämna (13 à 1’33), les Movistar avec Alejandro Valverde (6e à 1’04) et Enric Mas (16e à 1’40), les Jumbo-Visma avec Sepp Kuss (11e à 1’29) et Steven Kruijswijk (15e à 1’37) et la BikeExchange avec respectivement Simon Yates et Esteban Chaves dans la même seconde (8e et 9e à 1’21) et Lucas Hamilton (14e à 1’35) peuvent tenter le coup de placer un des hommes pré-cités à l’avant. Deux équipes semblent se détâcher pour ce mouvement arakiri. Les australiens en envoyant Simon Yates et les espagnols en envoyant Enric Mas. Le tempérament offensif de Lennard Kämna pourrait faire de l’équipe allemande une candidate naturelle à ce rôle. Mais si le jeune coureur de 24 ans veut se tester sur les classements généraux d’une semaine, il convient de passer le plus de temps avec les leaders et de se battre avec eux dans la montée final. Plutôt que de tenter un replacement dans une opération suicide. Quant aux néerlandais, la position assez conservatrice de ses deux coureurs semble pointer vers une inaction.
La Deceuninck Quick Step pourrait être compté dans le lot avec Joao Almeida (3e à 49sec) et Fausto Masnada (18e à 1’52). Mais dans la défense d’un podium au classement général, la tentative ressemble plus à une fin de non-recevoir. Où l’italien devrait rester le plus longtemps au côté du portugais pour minimiser le débours et tenter de récupérer le temps perdu dans les étapes à venir plus favorable à son leader.

  • envoyer des hommes forts et peu dangereux au GC pour récupérer un assessit avec une victoire d’étape

A ce jeu, toutes les équipes ont au moins un grimpeur fort. Capable d’aller gagner l’étape.

Les 30 premiers kilomètres sont un terrain adéquate pour qu’un gros groupe puisse prendre le large tant la route s’élève inexorablement vers le sommet du Port de Toses (3.7 km à 9.5 % – max : 14 %).

Le final offre peu de répit en tête de groupe avec le Port del Cantò (24.3 km à 4.5 %. – max : 12 %).

Une descente en apparence technique…

… Mais uniquement pour Ilnur Zakarin, le peu de courbes étant longue.

L’ascension du Port Ainé (18.7 km à 6.8% – max : 12 %) sera le juge de paix de cette Volta a Catalunya et devrait désigner en son sommet le vainqueur de cette 100e édition. Les 3.5 derniers kilomètres sont à 7.7 %

Le plus fort de la pente intervient à la flamme rouge, sans doute la dernière occasion de porter une dernière estocade. Si un groupe vient se disputer la victoire.

Si sprint, il doit y avoir entre deux ou plusieurs coureurs. Il est impératif même en arrivée au sommet comme celle-ci d’aborder le virage en tête puisqu’il n’est qu’à 100 mètres de l’arrivée.

Avec un vent de 7.2 kilomètres défavorable dans la montée finale, notamment dans les 11 derniers de cette dernière, les mouvements tardifs y seront sans doute privilégier. Ce qui favorise un petit groupe à certains égards. Non content de bien savoir grimper, il vaut mieux avec un certain punch pour gagner l’étape si tel est le cas.

Ou alors il faudra anticiper dès le pied, c’est-à-dire dans les 3 premiers kilomètres à près de 9 %.

Qui dit échappée, dit loterie

A ce jeu, un coureur se détâche. Si la Movistar a des espoirs de podium avec Alejandro Valverde ne pointant qu’à 15 secondes du podium. L’équipe espagnole a dans ses rangs, un leader qui semblait se laisser décrocher hier. Marc Soler, maintenant à 16’09 au classement général n’est plus une menace. Ses qualités de grimpeurs font qu’en cas d’arrivée de leaders, il peut attraper le bon wagon et naviguer sous les radars. Mais c’est surtout sa perte de temps dès le pied qui pose le plus d’interrogations. Un peu coutumier du fait, il n’est pas rare de voir un membre du trident basque lâcher du temps pour opérer des manoeuvres futures. L’arrivée au sommet de Port Ainé se trouve non loin d’Andorre-la-Vieille, soit une cinquantaine de kilomètres de la résidence du coureur. Au vue de son étape du Tirreno-Adriatico à Castelfidardo, les hypothèses du manque de jambes et de la défaillance sont probablement à écarter. L’espagnol y semblait fort ; à l’offensive derrière Mathieu van der Poel. Son regard pourrait être tourné vers cette étape. Avec la bénédiction de son équipe, le leader affiché du Giro d’Italia à venir a une victoire à porter de fusil.

Nombre de coureurs peuvent prétendre à une échappée et ont montré parfois de belles choses en ce début de saison. C’est le cas de Wout Poels, Matej Mohoric, Harold Tejada, Kenny Elissonde, Luis Leon Sanchez, Clément Champoussin, Dan Martin entre autres quand on remonte le classement général de la journée d’hier et que l’on voit le nombre de coureurs qui ont perdu du temps.

Cependant, un autre nom saute aux yeux : Robert Power.

Notre objectif principal est d’essayer de gagner une étape et nous nous concentrerons sur le classement général avec Robert Power. Nous ne sommes pas parmi les favoris pour un résultat au GC, mais Rob se sent motivé alors nous allons voir ce qui se passe et jusqu’où nous pouvons aller

Alex Sans Vega – Directeur sportif DE LA qHUBEKA ASSOS

Le coureur de la Qhubeka Assos est arrivé sur le Tour de Catalogne avec pour ambition dé se tester au CG. L’étape de Vallter 2000 aura été un correctif pour le coureur australien. 102e à 21’20, le classement général est à mettre de côté mais la porte est ouverte pour le 12e des Strade Bianche. Un résultat qui montre au vue du rythme de la classique des chemins blancs que la forme est présente. A l’attaque sur la dernière Vuelta a Espana, le transfuge de la Sunweb s’y sera révélé. Notamment avec sa 4e place à Formigal.

C’est sur cette même Vuelta qu’un coéquipier s’est montré à son avantage : Michael Storer. Le coureur de la DSM pourrait profiter des envies offensives de son équipe. Avec Chris Hamilton à 3’47, l’équipe ne joue rien au GC.

Nous continuerons à nous concentrer sur ces échappées et à viser des résultats d’étape

Luke roberts – DIRECTEUR SPORTIF DE LA dsm

Désormais à 12’40 au GC, le coureur australien n’est en aucun cas une menace. Si les jambes de la Farrapona où il avait pris la troisième place derrière David Gaudu et Marc Soler sont présentes, alors c’est un candidat à la victoire en cas d’échappée. D’autant que le coureur de l’ancienne Sunweb était aussi en vue sur l’étape de la Covatilla.

PRONOSTICS

Marc Soler vainqueur : 15 – 0.25 % (Betclic)
Marc Soler podium 4.5 – 0.5 % (Unibet)

Robert Power vainqueur : 150 – 0.15 % (Betclic)
Robert Power podium : 35 – 0.15 % (Betclic)

Michael Storer vainqueur : 60 – 0.15% (Betclic)
Michael Storer podium : 17 – 0.15% (Unibet)

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