Étape 3 Paris-Nice 2021 Preview

Un contre-la-montre de 14,4 kilomètres pour 105 mètres de dénivelé positif. Un effort individuel pour purs spécialistes avec quelques petites difficultés.

Au bout de seulement deux kilomètres, le chemin de la crépinière :  une difficulté de 430 mètres à 9.2%, courte mais raide donc.

Dans un secteur boisé, le vent n’y aura que peu d’influence (heureusement pour certains car la portion était vent de face). Mais sa géolocalisation oblige les coureurs a être très bien échaffés pour ne pas avoir les jambes coupées au sommet et la passer avec le plus de tonus possible.

La majorité du parcours se fait sur des routes de campagne étroites et exposées.

Avec quelques virages et petits faux plats où il faut relancer. Un parcours somme toute technique où la relance est monnaie courante.

Sur le le retour, une fois dans la zone urbaine de Gien, les routes s’élargiront tout naturellement et le retour vers les quais de la Loire se fera sur des longues rues et avenues. Avec une très léger vent de dos, les rouleurs ont matière à dérouler.

Les 400 derniers mètres à 6.4% et des gradients maximales à 9.4% paracheveront le chrono du jour.

A l’image du premier raidard, il faudra en avoir sous la pédale en fin de parcours pour…

… relancer dans le dernier virage…

… et sprinter jusqu’au parking de l’Eglise Saint Jeanne d’Arc.

Un vent au maxima à 10.8 km/h estimé et qui devrait par sa direction être au fur et à mesure un tantinet moins favorable dans les portions découverte (de l’ordre de 1%).

Pour s’estomper au fur et à mesure de la journée. Mais comme le vent sera très faible, son influence sera quasi nulle (hormis sur les rafales peu présentes). Au vue des faibles changements météorologiques, être premier comme dernier partant n’est somme toute pas contraignant. Petit gain marginal pour les primo mais toutefois être conséquent.

SANS GANNA QUI POUR GAGNER ?

L’absence du champion du monde de la discipline ouvre la porte à tous les autres concurrents pour le gain de l’étape. Mais il n’est pas illogique de voir son coéquipier chez les Ineos Grenadiers et double champion du monde 2018 / 2019 s’afficher en tant que favori des bookmakers. Rohan Dennis en effet a tout d’une machine quand on parle d’efforts individuels. L’australien depuis son changement de matériel, chez les Bahraïn Merida dont l’issue fut une disparition inexpliquée au cours du Tour du France 2019, semble loin de son zénith où il était presque imbattable sur ces formats. Pourtant depuis que son transfert chez les Ineos, Dynamite Dennis retrouve des couleurs. Sur le Tour d’Algarve, sa performance ne peut être effacée par celle de Remco Evenepoel. Qui est sans doute le phénomène que tout le cyclisme mondial veut voir se mesurer à Top Ganna. Sur le chrono de San Benedetto del Tronto sur le Tirreno Adriatico, l’aussie avait pris une honorable 3e place derrière un stratosphérique Ganna et un Campy battant lui aussi le temps record de Fabian Cancellara jusqu’ici inégalé. A Imola avant de s’écraser sur la deuxième portion, Dennis pointait à 20.43 de Ganna soit 15 secondes de mieux que la concurrence. Et les deux derniers chronos du Giro n’ont fait que démontrer que l’aussie reste un maître du temps quand Pippo n’est pas présent.

Mais quand on parle du chrono de fermeture du Giro, on parle de suite du deuxième de l’épreuve : Victor Campenaerts. Véritable spécialiste, le belge de la Qhubeka Asso affiche de solides références sur les formats courts comme celui-ci. En trois ans, Campy affiche trente-deux contre-la-montre pour pas moins de diz-sept podiums.

Le belge arrive-t-il confiant avant ce CLM ? Son tweet semble dire le contraire, en signifiant que lui-même à peur de ne pas finir dans le Top 3. Et pourtant, cela peut aussi être vu comme une boutade. Le belge est toujours appliqué dans ses chronos. Désormais réserviste en vue des Jeux Olympiques, Campenaerts a au cours des récentes classiques affichées une belle forme et une envie non dissimulée en attaquant, notamment au Samyn. La porte reste ouverte pour Tokyo, si le petit Cannibale n’est pas remis : le belge doit donc continuer de faire ses preuves, lui qui a tout la confiance et l’admiration du sélectionneur national.

Indubitablement, la liste des favoris s’élargit vers Stefan Bissegger dont le chrono au UAE Tour (pas si loin de Ganna) était plus que prometteur et vers Søren Krach Andersen qui excepté le contre-la-montre de la Planche des Belles Filles aura remporté les deux chronos auxquels il aura participé l’an passé. D’abord, sur Paris-Nice puis au Binck Bank Tour. Cependant, ce dernier a confié n’avoir aucun repère avec son nouveau matériel. Y a-t-il des réglages à opérer ? Face à des coureurs comme Rohan Dennis qui sont habitués à leur machine et qui on perdu du temps volontairement hier en vue de l’épreuve du jour. La tâche peut être ardue, même si le parcours semble cousue-main pour le danois.

Le nom qu’il convient de ne pas éliminer est sans doute Primoz Roglic. Connu pour ses aptitudes dans l’effort individuel, le slovène de la Jumbo-Visma arrive en tant que favori de Paris-Nice. Une performance qui passe obligatoirement par un très bon chrono. Certainement que le vainqueur sortant de la Vuelta aura préféré un ITT un peu plus vallonné mais son historique prouve que sur ce type de chrono roulant, l’ogre slovène a déjà gagné.

Ce qui m’intéresse surtout, c’est de sentir comment les choses se passent et de m’habituer à mon nouveau vélo de chrono

https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Article/Paris-nice-le-poker-menteur-de-primoz-roglic/1230522

Après un stage en altitude et un excellent chrono de son compatriote sur le UAE Tour dans un format plat, le leader de la Jumbo doit remettre les pendules à l’heure.

PRONOSTICS

Victor Campenaerts podium : 2.25 -0.5% (Winamax)

Rohan Dennis vainqueur : 3.75 – 0.3% (Vbet)

Primoz Roglic vainqueur : 6.5 – 0.2% (Betclic)

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