Etape 2 Paris-Nice 2021

Après une première étape nerveuse marquée par un sprint massif remporté à la manière par Sam Bennett. Le peloton commence sa descente inexorable vers le Sud de la France dans une profil qui ne laisse guère de place à l’imagination. La seule façon d’échapper à un sprint massif est de créer des bordures. Mais le temps le permettra-t-il ?

Profil Etape 2 de Paris-Nice 2021 © A.S.O.

C’est une constance sur Paris-Nice, en mars, le vent a l’habitude de souffler et rares sont les étapes qui échappent au risque de bordures. L’étape du jour relie Oinville sur Montcient et Amilly. 188 kilomètres à parcourir pour 1016 mètres de dénivelé positif.

Modèle Arome dans le Loiret et la Seine-et-Marne au 08 mars 2021 à 13 h © meteociel.fr

Les opportunités de bordures sur ce parcours sont nombreuses avec un vent droit quart dos. Cependant, la force du vent sera techniquement trop faible pour qu’une tentative de bordures soit couronnée de succès. C’est donc plutôt vers le final qu’il faut s’attarder afin de savoir si le peloton échappera à un sprint. Ce qui serait une première à Amilly après les sprints de 2011 et 2017 remportés respectivement par Greg Henderson et Sonny Colbrelli.

La journée comme les 13 kilomètres finaux emprunte les routes de campagne ; des zones somme toute dégagées du vent.

Le premier enjeu de nervosité se situera à 4.6 kilomètres de l’arrivée avec un rétrécissement qui devrait tendre le peloton.

Cependant, rien de bien rédhibitoire pour tenter de se replacer sur le kilomètre suivant.

3.2 kilomètres du but et un nouveau rétrécissement. A cette distance de l’arrivée, les équipes voudront absolument y être bien placées.

Mais encore une fois, rien de contraignant dans l’absolu. La Rue de la Vallée permet un replacement pour qui aura rétrogradé au maxima dans le ventre mou du peloton.

A 1.7 kilomètres de l’arrivée, c’est l’heure de tourner sur la droite dans un virage qui devrait voir de belles relances. Quand le peloton en 2017 avait continué sur la Rue de la Vallée pour conclure un sprint vent de face 200 mètres plus loin.

1.6 kilomètres et un dernier faux plat de 400 mètres à aborder.

Un « lève-cul » qui ne devrait guère poser de problèmes aux hommes les plus rapides du peloton et leurs trains qui devraient y maîtriser toute attaque.

Au sommet, une place pavée qui auraient pu avoir son importance (bien que minimal) si le pavé était mouillé…

De 900 à 500 mètres, les trains de sprinteurs auront de quoi étirer encore plus le peloton et annihiler toute tentative d’attaques.

Un dernier virage en épingle qui devait pouvoir se prendre avec la vitesse, laissant place à un boulevard pour les poissons pilotes et leurs sprinteurs.

A regarder le replay du sprint d’hier, plusieurs enseignements peuvent être tirés. D’abord, le train de la Deceuninck Quick Step était attendu pour placer sur orbite Sam Bennett mais cette fois l’irlandais a du se servir de Pascal Ackermann en poisson pilote. C’est d’ailleurs le travail du train de la Bora Hansgrohe qui a été mis à l’honneur avec un Jordi Meeus. Le belge jouant des épaules avec Mads Pedersen à 630 mètres et déposant un Ackers un peu sec à 150 mètres. Pourtant, l’irlandais de la Deceuninck Quick Step a paru le plus fort dans un sprint où il a surclassé tout le monde… Les mains sur les cocottes qui plus est. Ensuite, les trains de la Groupama-FDJ que de la Trek-Segafredo se sont mis en avant. Si une hiérarchie doit être placée, sans doute Mads Pedersen a l’avantage a ayant été serré par le champion de France contre les barrières et contraint de faire un sprint en deux temps. Enfin, si l’équipe DSM avait tout pour placer Cees Bol sur orbite. L’équipe néerlandaise a été invisible dans le dernier kilomètre. Il faut surtout noter qu’au 423 mètres, l’allemand de la Bahrain Victorius (Phil Bauhaus) sur la vue aérienne ne rendait même pas 25 mètres aux premiers de cordée, ce qui laisse à penser que son sprint est l’un des meilleurs hier malgré sa place septième place.

Dans une optique de paris sportifs, parier Sam Bennett est probablement contre intuitif au vue de la cotation affichée (1,9) dans un sprint un peu plus ouvert qu’hier puisque plat dans son final. Si Ackermann a montré quelques faiblesses en se remettant sur la selle très vite. Le type de sprint de la veille n’est pas celui que l’allemand affectionne. Les sprints passés (UEA Tour et 2019) sont emprunts d’erreurs communes que l’allemand doit corriger, comme lancer trop tôt. Al Marjan Island en étant la parfaite illustration. Mais à Palm Jumeirah, le sprint était prometteur. Tout comme le sprint de la veille. Les rayons de lumière pourraient illuminer l’allemand sur la Course au Soleil.

PRONOSTICS

Pascal Ackermann podium : 3.9 – 0.5% (Unibet)

Phil Bauhaus podium : 4.5 – 0.25% (Betclic)

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