Omloop Het Nieuwsblad 2021 Preview

Profil Omloop Het Nieuwsblad 2021 © la-flamme-rouge.eu

La situation sanitaire actuelle ne permet pas aux organisateurs des classiques flandriennes de communiquer les parcours des différentes courses organisées en Belgique. Du moins de le connaître à l’avance.

Cependant, sur la base des reconnaissances Strava des différentes équipes et des sites web des équipes comme la Movistar, le parcours 2021 est connu. Les 110 derniers kilomètres restent inchangés par rapport à l’édition précédente. Reprenant la recette introduit en 2018 avec en désert l’enchainement Mur de Grammont – Bosberg dans les dix-huit derniers kilomètres et le final à Ninove établit en 2019. Comme à l’accoutumé, c’est dans ces kilomètres connus et reconnus que la sélection se fait et que la partie commence réellement.

La Deceuninck Quick Step vient avec une véritable armada. Hormis Tim Declercq qui sera réduit au rôle de métronome du peloton en domptant les premiers fuyards, toute l’équipe peut gagner. Davide Ballerini sera la carte sprinteur. Yves Lampaert plutôt dans celui d’un attaquant lointain quand Kasper Asgreen excelle, lui aussi grâce à ses capacités dans l’effort individuel, dans l’art de la late attack (à l’image de Kuurne-Bruxelles-Kuurne l’an passé). Florian Sénéchal et Zdeněk Štybar peuvent très bien être des cartes sprints réduits si Ballerini ne fait pas partie du groupe de tête. Quant à Julian Alaphilippe, il est mis en avant dans un rôle de leader annoncé. A l’image des années Tommeke (Tom Boonen), le maillot de champion du monde donne une aura supplémentaire au sein de l’équipe. Le leadership semble définit, un peu comme lors du dernier Tour des Flandres qu’il découvrait et où l’équipe n’a eu guère d’autres choix que de rouler pour lui. Dès lors, la course des DQS pourrait être beaucoup plus défensive qu’offensive lorsque l’équipe misait sur trois têtes par le passé lors des différents monuments et classiques du printemps avec le tchèque, Philippe Gilbert et Bob Jungels ou Niki Terpstra.

Face à l’équipe belge, la Trek-Segafredo sur le papier semble la mieux armée, avec son trio de sprinteurs qui ont opéré une véritable tournante sur le dernier Tour de France, pour bousculer le Wolfpack ; que ce soit avec le vainqueur sortant Jasper Stuyven, avec le champion du monde 2019 Mads Pedersen ou avec le local Edward Theuns. Ce dernier apparaît probablement comme la meilleure carte si un petit comité doit se disputer la gagne. Véritablement en forme sur l’étape de Bessèges, le belge à l’avantage comparé à son compatriote d’avoir du rythme avec des jours de courses au compteur. Le danois, lui n’a guère convaincu à Geraardsbergen sur le Binck Bank Tour 2020. Ce qui laisse à penser que les monts pavés auront encore raison de lui.

La Lotto Soudal aurait des raisons de ne pas rougir. Tim Wellens se dégage en tant que leader après les récentes déclarations de Philippe Gilbert qui vient pour prendre du rythme, se tester mais pas le couteau entre les dents. L’objectif printanier de l’ancien champion du monde étant de décrocher une victoire à Milan San Remo.

Véritablement, les deux grands adversaires du Wolfpack sont les copains de toujours et désormais coéquipiers chez AG2R Citroën La Mondiale : Greg van Avermaet et Oliver Naesen. Le premier est des engagés, le coureur qui affiche le meilleur palmarès sur la classique d’ouverture. Pas moins de huit Top 6 pour deux victoires et deux places de 2. Sa forme à Bessèges parle pour lui. Mais le second qui a tendance à briller sur l’étape de Geraardsbergen trouvera un terrain qui lui scie à merveille.

La Bora-Hansgrohe devant composer sans Peter Sagan, récent positif au Covid-19, Nils Politt dont la forme semble plaider en sa faveur fait figure de leader. Mais l’expérience des monts pavés ne plaide pas nécessairement de son côté. Sans doute, Marcus Burghardt est un plan B solide.

La Bahrain Victorious peut compter sur plusieurs éléments. Dylan Teuns et Sonny Colbrelli en tête d’affiche. L’italien étant avant tout la carte sprint, là où le belge peut profiter d’une course de mouvement. Mais attention au vétéran australien, Heinrich Haussler qui sortant des sous-bois peut profiter d’un rythme que les deux autres n’ont pas.

Du côté des équipes françaises, la Cofidis Solutions Crédits emmène Christophe Laporte récent vainqueur à Bellegarde qui pourrait profiter d’un petit groupe pour s’imposer. Mais sur ce type de course, Jempy Drucker affiche un meilleur palmarès. La Groupama-FDJ elle aligne Stefan Küng en leader après sa campagne 2020 prometteuse. Kevin Geniets pourrait ainsi être réduit au rôle de coéquipier quand Jake Stewart, l’attrayant britannique devrait sans nulle doute s’économiser pour un sprint groupé si le scénario le permet. Là où la B&B Hotels p/b KTM semble hors de propos en envoyant une composition résolument tournée vers une durabilité de Bryan Coquard. Seulement, la forme parle plutôt en direction de Cyril Barthe. Une équipe qui doit se montrer, plus qu’elle ne va peser en somme. A l’image des Arkea Samsic dont les espoirs reposent sur Amaury Capiot. Contrairement à la Total Direct Energie dans un style purement tourné vers les classiques avec le vainqueur de Paris Roubaix 2014 et du Tour des Flandres 2018, en la personne de Niki Terpstra qui peine à retrouver de sa superbe sur les flandriennes depuis qu’il a quitté le Wolfpack. Le néerlandais partage le leadership avec Anthony Turgis. Mais le français ne souffrira-t-il pas de sa récente chute à Blausasc ? Peut être est-il temps de voir la renaissance d’Edvald Boasson Hagen.

Séduisante sur les courses précédentes, la Bingoal Wallonie Bruxelles n’a pas à rougir face aux équipes World Tour. Il n’y a quà voir comment l’équipe a réussi à placer en tête du peloton Arjen Livyns sur le final tantôt de Gourdon que de Fayence. Un candidat imminemment crédible au Top 10.

La Israel Start-up Nation comptera sur Sep Vanmarcke en fer de lance, à moins que Mads Würtz Schmidt ne le fasse la nique.

La Bike Exchange vient avec une armada assez homogène sur le papier. Luke Durbridge et Amund Grøndahl Jansen ont la préférence mais ont-ils les armes ?

La Jumbo Visma sans sa superstar Wout van Aert alignera Timo Roosen en leader déclaré. Poisson pilote, il y a quelques temps dans les pays arabes de Dylan Groenewegen, le néerlandais est rapide. Si la forme de 2018 frappe à la porte d’aussi bons résultats que dans le Nord de l’Amérique sont à prévoir. Mathieu van der Poel, le grand rival de WVA est lui aussi absent. C’est donc une Alpecin Fenix qui espèrera que Jasper Philipsen puisse aller au sprint. Mais sa durabilité sur ce type de courses, Dries de Bondt semble en meilleure voie si Xandro Meurisse ne retrouve pas les jambes du début de saison dernière.

La EF- Education Nippo souffre elle aussi du manque de sa grande star des classiques du Printemps. Sans ses Alberto Bettiol et Michael Valgren, il faut composer au mieux avec les expérimentés Sébastian Langeveld et Jens Keukeleire.

Les Ineos Grenadiers espèreront sans doute que Gianni Moscon ait retrouvé de sa superbe. Manosque a semblé le montrer. Si Tom Pidcock est attendu, tout comme Jhonatan Narvaez en cas de sprint, l’italien sur les flandriens avec son pédigré est la carte numéro 1.

Quid des Astana Premier Tech ? Alex Aranburu n’emballe pas sur des monts pavés. Entre méforme et profils qui ne collent pas, l’équipe est peu attrayante.

Les UAE Team Emirates peuvent se targer de gagner à domicile. Mais en Belgique, les cartes sprints semblent claires. Alexander Kristoff pour un emballage final ou Matteo Trentin dans une course plus débridée.

Malgré de bons rouleurs pas grand chose à attendre de la Quebeka Assos. Victor Campenaerts n’a pas le profil. Michael Gogl est contraint à l’attaque, là où Dimitri Claeys à une course d’attente.

La Movistar misera sur Ivan Garcia Cortina en forme l’an passé avant la pause Covid.

Enfin l’équipe DSM n’a pas à rougir. Si Tiesj Benoot est toujours en forme à la reprise. Romain Bardet se muera sans doute en coéquipier de luxe. Soren Kragh Andersen, 3e l’an passé pourrait à l’image de la 107e édition du Tour de France profiter du jeu d’équipe où la Sunweb excellait. A moins que Casper Pedersen, vainqueur de Paris-Tours n’en profite ou bien Joris Nieuwenhuis qui a pour avantage de sortir des cross et donc d’être en forme.

A vrai dire avec un temps clément et un vent soufflant du NE, la course n’est pas promise au mouvement les plus sélectifs. La Deceuninck peut en profiter pour prendre plus facilement la course à son compte grâce à son surnombre d’hommes forts se sacrifiant pour le collectif.

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En misant sur Alaphilippe comme les déclarations de Patrick Lefevere semble le suggérer, la course devrait se dessiner dans l’enchainement final. L’absence de Mathieu van der Poel bride un peu moins la course selon toute vraisemblance. Et les résurgences des années Boonen à la Quick Step ne sont pas à écarter, plutôt à anticiper.

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Les faveurs d’une attaque semblent se diriger vers le Mur de Grammont. L’effort y semble Alaphilippesque. Similaire en quasi tout point à cet effort dans une difficulté aux pourcentages abruptes où le champion du monde a pour tradition d’attaquer avant de filer vers la victoire dans un chrono de chaque instant comme dans les cotes de Mutigny et de la Jallière ou dans le col des Quatre Chemins sur les récents Tour de France ou encore dans la cote de la Gallisterna à Imola. Un effort qui caractérise le français depuis son succès à Milan San Remo avec là aussi une estocade portée dans le Poggio.

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Seulement marqué et avec un vent certes léger mais défavorable dans le final, un petit comité pour se disputer la gagne n’est pas à exclure. Le terrain est propice à une chasse et une équipe comme la Trek Segafredo à l’effectif pour contrer la DQS. La carte d’un Sénéchal est alors toute vue. Mais Stybar porté par un extra boost voudra sans doute rentre très vite un hommage à son grand-père récemment décédé. Ce qui a forcé le tchèque a quitté son camp d’entrainement et faire pas moins de 1 500 kilomètres en voiture pour aller l’enterrer. Un ancien vainqueur de l’OHN galvanisé ? Pourquoi pas.

Mais qui dit sprint dit homme rapide et homme en forme. Dès lors, Nieuwenhuis pourrait profiter à la fois d’une énième masterclass de son équipe comme d’une arrivée en petit comité. Voire Roosen qui est mis en avant comme un homme en forme à la sortie des stages de février. Si les watts observés sont mis en pratique, le néerlandais a déjà montré qu’il avait une certaine durabilité par le passé et aussi une belle pointe de vitesse. Deux hommes sous les radars, deux hommes mésestimés dont il faudrait à tort ou à raison se méfier.

Mais qui dit Het Nieuwsblad dit Greg van Avermaet. Parfaitement entouré, les clés de la réussite sont entre ses mains. Dans une course par élimination, le belge sait mieux que quiconque se placer là où tout le monde veut se placer. La forme est parlante, ne reste plus qu’à viser la cible.

PRONOSTICS

Greg van Avermaet podium : 5,5 – 0.5% (Zebet)

Zdenek Stybar vainqueur : 25 – 0.25% (Betclic)

Florian Senechal vainqueur : 20 – 0.25% (Betclic)

Joris Nieuwenhuis podium : 90 – 0.125% (Zebet)

Timo Roosen podium : 40 – 0.125% (Zebet)

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