Etoile de Bessèges – Etape 2 Preview

Le Grand Prix de Nîmes Métropole, 154.12 kilomètres pour 202 mètres de dénivelé positif ne fait guère de doutes : les sprinteurs seront à la fêtes à La Calmette.

Une étape dans le secteur de Nîmes qui pourrait être explosive si le vent s’en mêle. Souvenons-nous des risques bordures à Nîmes au Tour de France comme à la Vuelta mais surtout des coups de trafalgar sur Paris-Nice et ici même l’an passé à Belgrade.

Les Dieux de la météo seront du côté des sprinteurs puisque les risques de bordures sont réduits à un pourcentage infinitésimale tant le vent ne soufflera pas dans le sens d’une scission du peloton. Ne soufflera pas du tout même.

Tout se jouera donc dans les derniers kilomètres pour le premier sprint massif de l’année du plateau World Tour.

Le dernier kilomètre ne comporte aucune difficulté technique avec un sprint presque en totale ligne droite sur le dernier kilomètre. Seul un rond point subsiste à 500 mètres de la ligne d’arrivée. Un détail technique qui aura pour effet d’étirer le peloton. Si le positionnement est un facteur important dans un sprint. À La Calmette, il sera primordial.

A la sortie du rond-point, il reste seulement 400 mètres. Par le fait que ce dernier va étirer en file indienne le peloton, le vainqueur devrait se trouver dans les deux premiers trains virant en tête.

Le point du RC Auto semble être le moment idéal pour le poisson pilote du vainqueur s’écarte en déposant son sprinteur à 200 mètres pour franchir lancer les derniers 100 mètres à 3.6%.

Les ingrédients de la victoire

  • Avoir un “leadout” pour être positionné en tête du peloton et ne pas se laisser déborder.
  • Être un sprinteur parmi les plus rapides du peloton
  • Être en forme

Le début de saison, moment de Nacer Bouhanni ?

Sur le papier, l’équipe Trek Segafredo affiche sans nulle doute le meilleure train. Mais au cours de la première étape, les Arkea Samsic ont fourni un gros travail pour rester constamment en tête. L’équipe est entièrement tournée vers les sprints pour Nacer Bouhanni que ce soit Bram Welten, Matis Louvel, Owsian Lukasz, Connor Swift et surtout Clément Russo et Daniel McLay dans le final. Le constat est simple. Le boxer vosgien du peloton semble renaître depuis qu’il a quitté la Cofidis Solutions Crédits. Rien que la saison dernière en Arabie Saoudite, Bouhanni avait montré de bons signes précurseurs. Sa 6e place à Milan Turin n’en est que plus vraie. Régulier tout au long de la saison dernière. Ces victoires en classe 1.1 lui ont assurément redonné du baume au cœur. Le seul vertu de la confiance se faisant, tous les espoirs sont permis pour l’ancien champion de français.

Et si on devait parier ?

 Nacer Bouhanni
Un sprint très ouvert en début de saison. Des trains et des automatismes, pas encore totalement pris. Un podium à 3.5 appréciable
 Gerben Thijssen
Très en vue sur la Vuelta, pas loin de titiller les meilleurs. Le jeune belge emmenait par un John Degenkolb de luxe pourrait faire des ravages. Un podium à 8
 Ethan Hayter
Qui dit début de saison dit surprise. Les Ineos Grenadier n’ont pas emmené Hayter pour faire de la figuration mais pour que le jeune sprinteur se frotte aux meilleurs. Convainquant dans le placement lors de la première étape, virer en tête pourrait lui ouvrir les portes d’un podium à 27

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